Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les prochains films de Philippe Garrel, Mahamat-Saleh Haroun et Karim Moussaoui

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma, qui s’est réuni le 18 mars, a décidé de soutenir deux films français et une coproduction franco-algérienne : les prochains films de Philippe Garrel (L’Amant d’un jour) et Mahamat-Saleh Haroun (Une saison en France), ainsi que le premier long métrage de Karim Moussaoui, En attendant les hirondelles.

L’Amant d’un jour de Philippe Garrel (SBS Films)

Coécrit avec Jean-Claude Carrière, Caroline Deruas et Arlette Langmann comme son film précédent L’Ombre des femmes, L’Amant d’un jour clôt une série de trois long métrages consécutifs en noir et blanc et au format cinémascope 2.39 : 1 initiée avec La Jalousie en 2013. Après la névrose et la libido féminines Garrel souhaite s’intéresser à l’inconscient d’une jeune fille et au complexe d’Electre, « complexe d’ Œdipe au féminin » (Freud).
« C’est l’histoire d’un père et de sa fille de 23 ans qui rentre un jour à la maison parce qu’elle vient d’être quittée, et de la nouvelle femme de ce père qui a elle aussi 23 ans et qui vit avec lui… »
(Philippe Garrel)

L’Amant d’un jour nouvelle fiction intime sur le sentiment amoureux aura pour interprètes Eric Caravaca (dans le rôle du père) et Esther Garrel (dans celui de sa fille).

Tournage en mai et juin en Ile-de-France.

Mahamat-Saleh Haroun

Mahamat-Saleh Haroun

Une saison en France de Mahamat-Saleh Haroun (Pili Films)

Ce nouveau film du cinéaste tchadien raconte, loin des clichés de la misère et de l’exclusion, la situation tragique en France d’une famille de demandeurs d’asile centrafricains (un père veuf et ses deux enfants) qui a fuit la guerre civile dans son pays.

Il mettra en scène Eriq Ebouaney et Sandrine Bonnaire dans les rôles principaux.

« J’ai essayé de saisir la complexité des situations à travers les trajectoires de différents personnages qui n’ont pas eu d’autre choix que de fuir leur pays. Quel est le destin de ces hommes et femmes jetés sur les routes de l’exil ? Telle est la question qui court tout au long du film. » (Mahamat-Saleh Haroun)

Tournage à l’automne en France.

Karim Moussaoui

Karim Moussaoui

En attendant les hirondelles de Karim Moussaoui (Les Films Pelléas / Prolégomènes)

Le cinéaste algérien Karim Moussaoui a été révélé en 2013 par Les Jours d’avant en 2013, un moyen métrage découvert au Festival del Film Locarno où il était présenté en première mondiale, couvert de récompenses dans de nombreux festivals internationaux, puis salué par la critique lors de sa sortie en salles en France le 4 février 2015. Karim Moussaoui participe à l’émergence d’une nouvelle scène cinématographique indépendante en Algérie avec de jeunes auteurs talentueux, dans des conditions de production et de diffusion très précaires. Les Jours d’avant évoquait avec une maîtrise impressionnante du récit le désarroi d’adolescents et le climat de violence des années 90 en Algérie, en relatant un assassinat politique selon deux points de vue différents. Dans En Attendant les hirondelles Karim Moussaoui entend parler de l’Algérie d’aujourd’hui, à travers trois histoires distinctes donnant à voir un aperçu contrasté de ce pays tiraillé entre aspiration à la modernité et poids des traditions, entre les traumatismes et cicatrices encore ouvertes de la guerre civile et l’espoir dans l’avenir.

Cet ambitieux projet a été développé dans le cadre de la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes, il a également reçu le premier prix de la bourse d’aide au développement du festival Cinemed. Tournage en Algérie à l’automne.

Les Jours d'avant est disponible en DVD, édité par Damned

Les Jours d’avant est disponible en DVD, édité par Damned

Photo en tête de texte : Philippe Garrel sur le tournage de L’Ombre des femmes (Crédits photographiques : Guy Ferrandis – SBS Productions)

Catégories : Actualités · Coproductions

2 commentaires

  1. ballantrae dit :

    Superbe Ombre des femmes que je viens juste de revoir.Un jour, il serait intéressant de revenir sur ses films des 70′ comme L’enfant secret ou la cicatrice intérieure (bon sang quel titres à chaque fois!).
    C’est dans sa génération LE cinéaste qui a décidé un jour que son art serait celui d’un poète qui réinventerait la circulation entre JE et monde.

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