Olivier Père

La Double Enigme de Robert Siodmak

Demain ressort à Paris grâce au distributeur Action Cinémas/Théâtre du Temple spécialisé dans le patrimoine une perle hollywoodienne. La Double Énigme (The Dark Mirror, 1946) de Robert Siodmak est moins connu que certains des autres classiques du film noir de ce cinéaste comme Les Tueurs ou Deux mains, la nuit. La Double Énigme est pourtant l’un des meilleurs titres de Robert Siodmak, petit maître à la carrière internationale responsable d’excellents thrillers psychologiques tournés à Hollywood, héritier de l’expressionnisme allemand fasciné par l’ombre et le grotesque.

La Double Enigme

La Double Enigme

Né en Allemagne, Siodmak fait ses débuts au cinéma en 1929 avec Les Hommes le dimanche au générique duquel on retrouve aussi Edgar G. Ulmer, Billy Wilder et Fred Zinnemann. L’avènement du nazisme pousse Siodmak à poursuivre sa carrière en France où il signe quelques très bons films dans les années 30 comme Pièges ou Mollenard. Au début des années 40 Siodmak s’embarque pour les Etats-Unis avec là encore de nombreuses réussites tournées pour la Universal. La rétrospective de la Cinémathèque française à l’occasion du centenaire du studio a d’ailleurs permis de revoir plusieurs films américains de Siodmak. La Double Énigme, une histoire de sœurs jumelles accusées du même meurtre permet à Olivia de Havilland d’accéder enfin au premier (double) rôle dramatique dont elle rêvait et à Siodmak d’explorer à nouveau les méandres d’un scénario psychanalytique plutôt convaincant. Les nombreux trucages optiques qui permettent à l’actrice de figurer deux fois dans le même plan sont particulièrement réussis.

 

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