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Queen of Montreuil
84 min
Disponible jusqu'au 30/09/2026
En deuil de son mari, Agathe accepte d’héberger chez elle à Montreuil deux Islandais fantasques... Sólveig Anspach signe un conte urbain solaire, infusé de burlesque et de poésie. Avec Florence Loiret Caille.
De retour d’Asie avec, sous le bras, l’urne funéraire contenant les cendres de son mari, Agathe croise deux Islandais, Anna et son grand fils Ulfur, à l’aéroport, puis devant la maison où elle loge à Montreuil. Lorsque le duo lui demande de l’héberger temporairement, Agathe accepte sans hésiter, malgré son chagrin. Une routine douce et décalée s’installe entre les trois colocataires. Tandis qu’Anna et Ulfur partent explorer Montreuil et ses alentours, l’une en montant sur une grue, l’autre en sympathisant avec un phoque abandonné du zoo de Vincennes, Agathe tente d’apprivoiser son deuil. Faisant vaillamment face aux tentatives intempestives de son entourage pour la réconforter, elle semble trouver revigorante l’énergie brute de décoffrage, tout droit venue du Grand Nord, qui anime ses nouveaux amis.
À hauteur de grue
Après avoir tourné successivement en France (Haut les cœurs !), puis dans son pays natal, l’Islande (Back Soon), Sólveig Anspach jette un pont entre les deux pays, qui fusionnent allègrement dans le creuset montreuillois. Dans ce film à petit budget, mais cadré avec élégance, la réalisatrice a eu l’idée poétique d’observer la ville du haut d’une grue par le truchement de la fantasque Anna et de son goût pour l’escalade. Les dialogues, dans des effluves de ganja, entre elle et le grutier, incarné par un Samir Guesmi en pleine forme, contribuent pour beaucoup au charme du film. Croquant avec tendresse la faune montreuilloise métissée, pique-assiette et bohème qui gravite autour d’Agathe, la cinéaste consacre son héroïne, qui peine à faire son deuil, en reine qui s’ignore de la petite communauté. Pâle, mélancolique, en retrait mais infiniment expressive, Florence Loiret Caille donne une dimension tragique à son personnage. Ce conte urbain solaire, dans lequel on se serre les coudes et où le spleen se soigne à grand renfort de burlesque, compose une utopie du vivre-ensemble. Laquelle, une décennie après sa sortie, à l’heure du narcotrafic et de la gentrification galopante, peut paraître naïve, mais reste délicieusement réconfortante.
Avec
Florence Loiret Caille
Didda Jonsdottir
Réalisation
Solveig Anspach
Pays
France
Année
2011
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