Verdun
Ils ne passeront pas

2 min. (Extrait)
Disponible : 07/11/2017 au 15/11/2017
Verdun, ou "l'abattoir du monde". Il y a un siècle, de février à décembre 1916, Français et Allemands se sont livré une bataille démentielle pour le contrôle de quelques collines à proximité de la ville de Verdun, en Lorraine. Trois cent mille soldats y sont morts dans la boue et le sang, 400 000 autres ont été blessés. Retour en archives sur ces dix mois d'enfer.
Verdun, ou "l'abattoir du monde". De février à décembre 1916, Français et Allemands se sont livré une bataille démentielle pour le contrôle de quelques collines à proximité de la ville de Verdun, en Lorraine. Trois cent mille soldats y sont morts dans la boue et le sang, quatre cent mille autres ont été blessés. Ces trois cents jours d'atroces combats n'ont pas changé le cours de la guerre, mais ont vu naître un mythe à deux faces. Enjeu vital de patriotismes dressés l'un contre l'autre, du front jusqu'à l'arrière, Verdun devient au fil des mois le symbole de l'absurdité du massacre, comme de l'indifférence de gradés, obsédés de prestige, envers les vies qu'ils sacrifient. Théâtre de faits d'armes héroïques, du côté français comme du côté allemand, "l'enfer de Verdun" voit entrer en scène des figures appelées à jouer, pour le meilleur et pour le pire, des rôles clés dans les décennies à venir : les jeune officiers Hermann Göring et Charles de Gaulle, les généraux Philippe Pétain et Paul von Hindenburg…
"Duel devant l’univers"
Serge de Sampigny, qui a travaillé avec l’historien américain Paul Jankowski, explore minutieusement les ressorts de cet affrontement titanesque. En sondant les motivations politiques de chaque camp, en plongeant dans le quotidien des soldats, leurs rêves et leurs cauchemars, en faisant le tri entre la réalité et le mythe, il décrypte magistralement ce que Paul Valéry avait qualifié de "duel devant l’univers". Son film rappelle que les soldats de Verdun ne furent pas seulement des victimes, envoyées à la boucherie sous la contrainte. Le nationalisme, le devoir, puis l'effroyable routine de la tuerie furent aussi des leviers puissants. Sur un commentaire précis, dit par Jacques Gamblin, le récit suit la chronologie de la bataille, décrivant et interprétant les faits. Il les fait revivre par des archives rares, complétées par des reconstitutions tournées peu après la guerre, colorisées pour les distinguer des autres, ainsi que de nombreuses images de synthèse, qui restituent les lignes mouvantes du front et la topographie du champ de bataille.

Générique

Réalisation :

Serge de Sampigny

Pays :

France

Année :

2014