Olivier Père

ARTE France Cinéma coproduit les prochains longs métrages de Noémie Lvovsky, André Téchiné, Tiago Guedes et Alexandros Avranas

Le comité de sélection d’ARTE France Cinéma, qui s’est réuni le 12 novembre, a décidé de s’engager sur deux nouveaux films d’auteurs français et deux coproductions internationales.

 

Les Pieds sur Terre de André Téchiné
Production : Curiosa Films (France)
Avec : Louis Garrel, Charlotte Gainsbourg.
Lieutenant des forces françaises engagées au Mali, David Faber (Louis Garrel) est grièvement brûlé lors de l’explosion de son véhicule blindé. Rapatrié en réanimation en France, il doit commencer une longue convalescence, sous le regard inquiet mais dévoué de sa sœur Jeanne (Charlotte Gainsbourg). Ils se retrouvent dans la maison familiale des Alpes, entre montagne, lac et forêts. Jeanne tente de renouer le lien de son frère avec le passé, mais David, qui souffre d’amnésie après l’accident, ne paraît pas soucieux de se réconcilier avec celui qu’il était.

 

La Grande Magie de Noémie Lvovsky
Adapté librement de la pièce d’Eduardo de Filippo
Production : Les Films du Poisson (France), Niko Film (Allemagne)
Avec : Denis Podalydès, Judith Chemla, Noémie Lvovsky, Sergi Lopez, François Morel, Jean-Luc Bideau, Anne Benoît, Anne Rotger, Armelle, Micha Lescot, Laurent Poitrenaux, Arthur Teboul, Paolo Mattei.
Noémie Lvovsky se lance comme défi de réaliser une comédie musicale, avec un casting de haut vol. Les chansons sont composées par Feu ! Chatterton et la chorégraphie a été confiée à Caroline Marcadé. Dans les années 20, dans un très bel hôtel de bord de mer, Albert, un magicien un peu charlatan, fait disparaître une jeune femme. Charles, le mari, ne la voyant pas revenir, s’impatiente et lui réclame. Albert lui met alors entre les mains une petite boîte en lui disant qu’elle est à l’intérieur. Charles, prétrifié, ne la lâchera plus. 

 

Traces (Restos) de Tiago Guedes
Production : Alfama Films Production (France), Leopardo Filmes (Portugal)
Un événement violent transforme à jamais la vie d’un jeune garçon. Lors d’un rite de passage, inscrit dans une tradition païenne d’un petit village de Trás-os-montes, au nord du Portugal, ce jeune garçon est battu brutalement par trois jeunes adolescents, le laissant avec des séquelles irréversibles. Laureano ne s’en remettra jamais et gardera pour toujours la mentalité d’un enfant. Vingt-cinq ans se sont écoulés et ce garçon est aujourd’hui un homme de presque quarante ans, marginalisé par la société, et traité par beaucoup comme le « fou du village ». Il habite tout seul dans une maison délabrée aux abords du village, et il est toujours entouré de chiens errants. Le village fête la nuit de la Saint-Jean et pour la première fois après de nombreuses années, les trois garçons, devenus hommes à présent, qui avaient battu Laureano auparavant, se réunissent. Mais en pleine célébration, on découvre que le fils de l’un d’entre eux est retrouvé mort à la sortie du village, victime d’une meute de chiens abandonnés. Cet événement brutal vient perturber les relations de cette communauté villageoise.

Le film précédent de Tiago Guedes, Le Domaine, est disponible gratuitement sur ARTE.tv et la chaîne cinéma d’ARTE sur Youtube jusqu’à la fin du mois de novembre, dans le cadre de la programmation ARTE Kino Sélection.

 

Apathie (Apathy, titre provisoire) de Alexandros Avranas
Production : Les Films du Worso, Elle Driver (France), Snowglobe (Danemark), Metrafilm (Russie).

Sergei et Natalia sont des demandeurs d’asile politique qui ont fui la Russie pour la Suède avec leurs deux filles, Katja et Alina, espérant y trouver une vie meilleure. Leurs espoirs s’effondrent quand leur demande d’asile est rejetée. Leur fille Katja, traumatisée par ce refus, sombre soudainement dans un état comateux et léthargique, le syndrome de résignation, mystère médical qui affecte principalement les enfants de réfugiés.

 

Catégories : Actualités · Coproductions

Un commentaire

  1. damien dit :

    Pas très réjouissant tout ça… toujours des histoires sur des malades qui ont des maladies qui rendent malades… va falloir sortir les kleenex… en plus des masques…
    C’est quand même la facilité et le niveau zéro de la création scénaristique les histoires de famille nombrilistes où vient se rajouter une maladie pour faire pleurer dans les chaumières… on se croirait dans les téléfilms de TF1…
    Sérieusement, où sont les créatifs? où est le nouveau cinéma?
    Le film de Bruno Dumont sur la télévision, espère-on le, va nous donner un peu d’espoir sur l’avenir du cinéma.
    Vu hier, un film pas si mal (« seules les bêtes ») sauf la partie de la jeune fille folle amoureuse de la femme âgée auquel on n’y croit pas du tout (mal jouée, mal filmée). Le reste étant plutôt réussi.

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