Olivier Père

Les meilleurs films de l’année 2018

Voici nos films préférés parmi tous ceux sortis en France entre janvier et décembre 2018. Une fois n’est pas coutume, ces listes contiennent aussi quelques titres qui n’ont (malheureusement) pas bénéficié d’une distribution normale dans les salles françaises, ou qui furent réalisés pour la télévision. La principale occurrence dans cette catégorie est bien sûr First Reformed de Paul Schrader, réussite inespérée dont on ne retiendra pas le titre français très lourd, Sur le chemin de la rédemption. On nous pardonnera quelques omissions ou injustices. Cette sélection n’a pas pour ambition d’être définitive ni exhaustive et elle exclut sans doute plusieurs films que nous avons aimés ou jugés réussis en 2018. Nous avons tenté de voir le plus de films possibles tout au long de l’année et de rattraper sur le tard quelques omissions pour constituer ce classement sans avoir trop de remords et de lacunes. Il n’empêche qu’il nous reste certainement un certain nombre de titres de l’année écoulée à visionner ultérieurement. Sans oublier la multitude de films inédits ou de magnifiques reprises découvertes ou redécouvertes à la fortune de ressorties en salles ou de rééditions en blu-ray. Nous vous souhaitons une très belle année 2019 et vous présentons nos meilleurs vœux cinéphiliques. Nous vous invitons à nous transmettre vos listes si l’envie vous en dit.

 

1 – Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

 

2 – The House That Jack Built de Lars von Trier

 

3 – First Reformed de Paul Schrader (VOD)

 

4 – Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan

 

5 – Burning de Lee Chang-dong

 

6 – Mektoub My Love : canto uno de Abdellatif Kechiche

 

7 – Wonder Wheel de Woody Allen

 

8 – Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda

 

9 – Amanda de Mikhaël Hers

 

10 – Grass, Seule sur la plage la nuit et La Caméra de Claire de Hong Sang-soo

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

Phantom Thread de Paul Thomas Anderson

 

Grands réalisateurs en grande forme (sans ordre) :

 

Amin de Philippe Faucon

Frost de Sharunas Bartas

Paranoïa de Steven Soderbergh

La Saison du diable de Lav Diaz

L’Ile aux chiens de Wes Anderson

Madame Fang et Les Ames mortes de Wang Bing

Que le diable nous emporte de Jean-Claude Brisseau

Détective Dee : la légende des rois célestes de Tsui Hark

Coincoin et les z’inhumains de Bruno Dumont (série télévisée)

Voyages à travers le cinéma français de Bertrand Tavernier (série télévisée documentaire)

Les Ames mortes de Wang Bing

Les Ames mortes de Wang Bing

 

Outsiders (sans ordre)

 

Climax de Gaspar Noé

The Last Family de Jan P. Matuszynski

Vivir y otras ficciones de Jo Sol

Ultra Rêve de Caroline Poggi, Jonathan Vinel, Yann Gonzalez, Bertrand Mandico

Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

Les Garçons sauvages de Bertrand Mandico

Sophia Antipolis de Virgil Vernier

Heureux comme Lazzaro de Alice Rohrwacher

Suspiria de Luca Guadagnino

Bajirao Mastani de Sanjay Leela Bhansali

Au poste ! de Quentin Dupieux

Battleship Island de Ryoo Seung-wan

Une pluie sans fin de Dong Yue

Madame Hyde de Serge Bozon

The Spy Gone North de Yoon Jong-bin

Senses de Ryusuke Hamaguchi

 

Sophia Antipolis de Virgil Vernier

Sophia Antipolis de Virgil Vernier

 

 

 

Catégories : Actualités · Coproductions

12 commentaires

  1. Regnault dit :

    Très bon choix !

  2. Frédéric CAMUS dit :

    Bonjour Olivier,

    très bonne année à toi 🙂 Souhaitons-nous des films, des films, et encore des films, quels qu’en soient les supports…

    Tradition annuelle, mais pas que, tant ces classements ont disent autant sur les films que sur ceux qui les composent :

    1. Mektoub my love, Canto uno (Abdellatif Kechiche)
    2. Roma (Alfonso Cuaron)
    3. Mirai, ma petite soeur (Mamoru Hosoda)
    4. Phantom Thread (Paul Thomas Anderson)
    5. Ready Player One (Steven Spielberg)

    6. Three Billboards (Martin McDonaugh)
    7. Last Flag Flying (Richard Linklater)
    8. Under The Silver Lake (David Robert Mitchell)
    9. Sparring (Samuel Jouy)
    10. Une affaire de famille (Hirokazu Kore-Eda)

    Mention spéciale :
    Battleship Island (Ryoo Seung-Wan)

    Mention rétro :
    Attack ! (Robert Aldrich)
    Les démons à ma porte (Jiang Wen)

    Evidemment, on n’a qu’une vie, et pas assez de nuits pour tout voir. Il y aura donc du rattrapage des films ratés (Lee Chang-Dong, Lynn Shelton, Debra Granik, Paul Schrader, Chloe Zao, Yoon Jong-bin, Jonah Hill, S. Craig Zahler…), et une pensée pour Woody Allen, dont on a peut-être vu le dernier de ses films qui aura connu la salle de cinéma.

    Amicalement,

    FC

  3. Abel Tiffauges dit :

    Cher Olivier Père, merci pour ce beau top.

    La place privilégiée que vous réservez à The house that Jack built me fait m’interroger sur la relation que vous entretenez au cinéma de Lars von Trier : sans évoquer les années 80, un seul de ses films (Les idiots, pas le plus évident) figurait dans vos “meilleurs films des années 90” ; aucun dans votre “Retour sur quelques grands films des années 2000”.
    Nymphomaniac ne figure dans aucun des tops des années 2013 et 2014, mais vous ne tarissez pas d’éloges sur Melancholia dans l’article que vous y consacrez.

    Ce dernier opus constitue-t-il l’apothéose d’un cinéaste inégal, ou n’est-il que le marqueur d’une année “faible” où son oeuvre aurait trouvé grâce à vos yeux ?

    Merci pour votre réponse et bonne année,
    T.

    • Olivier Père dit :

      L’apothéose du cinéaste sans aucun doute, je pense qu’il s’agit de l’un de ses films les plus importants (testamentaire?), aux côtés de Melancholia. Et l’année 2018 n’a pas été si faible que ça, du moins pour le cinéma asiatique. Bonne année à vous,

  4. Herbert S dit :

    qu’avez-vous pensé de Roma d’Alfonso Cuaron ?

    • Olivier Père dit :

      Je ne suis pas un grand fan de Cuaron (j’avais beaucoup aimé Children of Men pourtant) ce n’est pas ce nouveau film qui va me faire changer d’avis. Je trouve sa mise en scène trop ostentatoire, elle écrase son sujet et les personnages.

  5. FC dit :

    Olivier,

    je ne peux que t’encourager à le voir toutes affaires cessantes, et en salles. Hosoda s’approche de plus en plus de l’infiniment petit (la réduction du monde à une maison d’architecte) et en raconte au moins autant sur un enfant de 4 ans et sur ses parents que sur le Japon d’hier et d’aujourd’hui, tout en laissant percer ce qu’il en pense. Plus q’un film que l’on regarde, c’est vraiment une histoire dans laquelle on habite.

    PS : Je tiens les Fils de l’Homme pour le film le plus important depuis quelque chose comme 15 ans.. J’ai le sentiment que, depuis, la mise en scène enfle et cannibalise de plus en plus le reste du film. On courra néanmoins voir le suivant 🙂

  6. ballantrae dit :

    Cher Olivier,
    De plus en plus difficile pour moi de faire des listes en fait!
    Vais je comme l’an passé enfin élaborer la liste 2017 fin 2018? Allons-y:

    1-Faute d’amour A Zviagintsev
    2-Lost city of Z J Gray
    3-La la land D chazelle
    4-Le musée des merveilles T Haynes
    5-Ghost story D Lowery
    6-Quelques minutes après minuit J A Bayona
    7-Détroit K bigelow
    8-Dunkerque C Nolan
    9-Laissez bronzer les cadavres H Cattet/B Forzani
    10-Jeannette B Dumont

    En 2018 c’est sûr que resteront en tête Phantom thread et Le poirier sauvage.Mais après??? Que de choix! A commencer par le grand retour de Lee Chang Dong avec Burning que je ne peux qu’associer à la disparition de Pierre Rissient qui a pu le voir avant sa disparition.
    Je ne veux pas oublier la souveraine assurance classique du Spielberg de Pentagon papers comme celle de Chazelle pour First man (film mal aimé que je place haut).
    Wes Anderson m’emballa avec L’île aux chiens, lettre d’amour au Japon et à l’animation façon Starevitch.
    2018 est aussi l’année de quelques délectables frissons de l’angoisse: Hérédité, Ghostland ou encore
    Les brumes de LVT aussi à leur manière démesurée et iconoclaste.
    Il serait injuste de ne pas citer l’absolue singularité des Garçons sauvages comme celle de Climax .
    Et le cinéma comme sismographe du réel avec En guerre de S Brizé qui préfigurait le temps que nous vivons. Emotion de voir sur grand écran le résultat d’un tournage auquel je pus assister doublée de la force sans concessions du film.
    Je ne veux pas oublier on plus tout comme vous cher Olivier que W Allen malgré l’hystérie ambiante a bel et bien accompli un très beau Wonder wheel.
    Et puis il y a ces rencontres inattendues comme Amanda ou encore Leto vent d’Est enthousiasmant.
    Sans parler du retour de B Tavernier et de B Dumont sur le petit écran qui ont amplifié avec gourmandise l’élan du docu cinéma pour l’un, les écarts hallucinants de la saison 1 pour l’autre.
    Pas vu Roma car pas netflixé pour le moment et pourtant j’aime énormément Cuaron notamment children of men que comme d’autres je tiens très haut! D’autres oublis bien sûr forcément.
    A force une liste pourrait naître de tout cela…dans un an sûrement!

  7. Gilles dit :

    Bonjour,

    Je suis surpris de ne pas retrouver Un couteau dans le coeur dans votre sélection qui est tout de même un très bel hommage à un genre que vous appréciez, le Giallo.

    • Olivier Père dit :

      C’est vrai et j’apprécie aussi le cinéma de Yann Gonzalez il aurait pu y être au même titre que d’autres films comme Mademoiselle de Joncquières, Dilili à Paris ou Cold War.

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