Esterno notte (1/6)

1 min

Disponible à partir du 08/05/2026

À la télévision le samedi 16 mai à 02:10

Déroulant comme une tragédie ce moment de 1978 où bascule l'histoire italienne, Marco Bellocchio réalise sa première série pour explorer dans toute son ampleur l'affaire Aldo Moro, qui lui avait inspiré il y a vingt ans le film "Buongiorno, notte".

Rome, mars 1978. Aldo Moro est président de la Démocratie chrétienne (DC), premier parti politique italien depuis trente ans. Dans le contexte tendu des années de plomb, qui voit le pays secoué par des attentats terroristes de tous bords et la montée des extrêmes, il travaille à la constitution d’un gouvernement d’union nationale soutenu par le Parti communiste. Ce compromis mûrement réfléchi suscite des réticences au sein du gouvernement, et de la colère chez les militants radicaux. Le 16 mars, alors qu'il se rend au Parlement, où sa proposition doit recevoir un vote de confiance, Aldo Moro tombe dans un guet-apens organisé par un commando des Brigades rouges. Son escorte est abattue sans sommation, lui est kidnappé. Le pays est sous le choc…

L'art et les faits
Toute la lumière n’a pas encore été faite sur l’enlèvement d’Aldo Moro, qui s’est révélé comme un tournant majeur de l’histoire de l’Italie du XXe siècle. Après son film Buongiorno, notte (2003), qui adoptait le regard d’une activiste des Brigades rouges, Marco Bellocchio porte l’affaire à l’écran pour la seconde fois, approfondissant son approche à travers cette série qui se pose comme une "interprétation artistique" des faits. Le récit multiplie les points de vue pour analyser l’enchaînement des causes et des effets qui a conduit à une mort absurde, signant autant l’échec du gouvernement que celui de l’action terroriste. Au fil des épisodes, le clan politique d’Aldo Moro, sa famille, le pape, un couple de révolutionnaires et Moro lui-même se retrouvent ainsi pris au piège d’un engrenage qui les dépasse. Bellocchio filme cette histoire comme une tragédie, doublée d’un récit d’espionnage où chaque personnage apparaît dans sa profondeur – y compris les plus grotesques, comme le ministre de l’Intérieur, Francesco Cossiga, qui manque de basculer dans la folie. Une œuvre sombre et captivante servie par un casting de choix, en tête duquel on retrouve Fabrizio Gifuni (Nos meilleures années), Toni Servillo (Il Divo, La grande bellezza) et Margherita Buy (Mia madre).

Avec

  • Fabrizio Gifuni (Aldo Moro)

  • Margherita Buy (Eleonora Chiavarelli)

  • Toni Servillo (Paul VI )

  • Fausto Russo Alesi (Francesco Cossiga)

  • Daniela Marra (Adriana Faranda)

  • Gabriel Montesi (Valerio Morucci)

  • Fabrizio Contri (Giulio Andreotti)

  • Lorenzo Gioielli (Enrico Berlinguer)

Réalisation

Marco Bellocchio

Scénario

  • Marco Bellocchio

  • Davide Serino

  • Stefano Bises

  • Ludovica Rampoldi

Production

  • ARTE France

  • Kavac Film

  • The Apartment

Producteur/-trice

  • Lorenzo Mieli

  • Simone Gattoni

Image

Francesco Di Giacomo

Montage

  • Francesca Calvelli

  • Claudio Misantoni

Musique

Fabio Massimo Capogrosso

Costumes

Daria Calvelli

Décors de film

Andrea Castorina

Pays

  • Italie

  • France

Année

2022

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