Un siècle après sa naissance et près de soixante ans après sa disparition, l’héritage de John Coltrane rayonne sur la planète jazz et au-delà. Maître de cérémonie habité, le saxophoniste et homme-orchestre Raphaël Imbert nous y immerge en connaisseur, lors d’une soirée au Studio 104 de la Maison de la radio et de la musique. Il invite trois brillantes représentantes de la nouvelle génération jazz (la pianiste Nina Gat, la contrebassiste France Duclairoir et la batteuse Ananda Brandaõ) à une méditation musicale autour d’une célèbre photo du saxophoniste, prise par William Claxton au musée Guggenheim de New York, le montrant posant devant une toile de Pierre Soulages. Puis, en compagnie d’un quartet de musiciens (Célia Kameni au chant, Pierre-François Blanchard au piano, Pierre-François Dufour à la batterie et au violoncelle et Pierre Fenichel à la contrebasse), il explore l’écriture d’un homme connu pour composer en rédigeant des poèmes mystiques. Une épopée spirituelle et musicale, doublée d’un pari sur l’espérance d’un “amour suprême" (référence au plus fameux album de Coltrane), à l’heure où le rêve américain vacille.