Le cinéma de John Williams

Indiana Jones

14 min

Disponible à partir du 26/01/2026

Quand Steven Spielberg décide de mettre en scène un archéologue facétieux, personne ne peut prédire qu’il s’apprête à redéfinir les codes du cinéma d’action grand public. À ses côtés pour l’aider, John Williams signe une B.O. aussi éternelle que le personnage.

Caché dans la pénombre d’une jungle péruvienne qu’il semble connaître comme le fond de sa poche, il s’avance lentement, sa silhouette dessinant dès les premières secondes un chapeau qui deviendra sa marque de fabrique : lui, c’est Ie Dr Henry Jones Jr, surnommé Indiana ou “Indy”, dans les premières minutes des Aventuriers de l’Arche perdue (1981). Incarné par un fringant Harrison Ford, le personnage s’apprête à devenir, au début des années 80, une des figures les plus populaires du monde du cinéma et de la pop culture. Armé d’un fouet, d’un charme à toute épreuve et d’une sacrée dose de chance - un élément que Spielberg avouera avoir emprunté à Tintin, auquel il rendra officiellement hommage dans un film d’animation en 2011 - l’archéologue parcourt le monde à la poursuite d’artefacts mythiques.

Jamais timide lorsqu’il faut répondre à l’appel de l’aventure (et de son ami Steven Spielberg), John Williams travaille rapidement sur un thème correspondant aux prérogatives du héros : quelque chose de léger, d’enivrant et capable d’accompagner les plus belles bravades du personnage chapeauté. Il lui présente alors deux thèmes au piano, et Spielberg tombe immédiatement sous le charme - à tel point qu’il est incapable d’en choisir un au détriment de l’autre. Williams les combine alors pour créer “The Raiders March”, thème principal de ce premier film, devenu cultissime et accompagnant encore aujourd’hui chaque épisode de la saga. C’est dans cette même optique qu’il compose le thème, romantique par nature, accompagnant les scènes entre Indy et le personnage de Marion Ravenwood (incarnée par Karen Allen) mais aussi celui de la course-poursuite à moto dans le troisième opus, Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989) avec Sean Connery dans le rôle du père.

Véritable dépositaire du cinéma hollywoodien du XXème siècle, John Williams a signé quelques-unes des BO les plus marquantes de l’Histoire. Star Wars, Harry Potter, Jurassic Park, Superman, Indiana Jones : à chaque génération son thème inoubliable. Collaborateur privilégié de Steven Spielberg, il pave la route d’autres grands noms de la musique de film comme Hans Zimmer (Interstellar, Pirates des Caraïbes, la trilogie The Dark Knight) ou Howard Shore (les trilogies Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit). Sous la direction de Bastien Stil, l’Orchestre Philharmonique de Radio France lui rend un vibrant hommage avec une série de concerts réinterprétant quelques-unes des plus célèbres de ses musiques.

Filmé le 18 décembre 2025 dans l’Auditorium de Radio France, Paris.

Réalisation

Isabelle Julien

Production

SOMBRERO AND CO

Pays

France

Année

2025

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