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Ils écrivent Ainsi Soient-Ils

AinsiSoientIls

La saison 2 d’Ainsi Soient-Ils a démarré jeudi 2 octobre et s’achèvera le 23. Arte a commandé 8 nouveaux épisodes et une saison 3 est déjà en préparation pour une diffusion en 2015 à peu près à la même période. Sincèrement, je n’ai jamais été autant subjugué par une série depuis longtemps – et ça commençait dès les premières minutes avec cet entretien fracassant entre Guillaume, le séminariste troublé par son homosexualité et le père Bosco, qui entend instaurer l’ordre aux Capucins.

Les difficultés de la première saison, de son didactisme (l’exposition des séminaristes) aux errements d’interprétation (Guillaume et le père Bosco, justement, tiens donc…), ont quasiment disparu. Mais la force de cette saison 2 vient aussi du côté des nouveaux personnages. Par exemple, l’orientation “normale” de Monseigneur Poileaux qui doit redresser l’Église de France, croulant sous les dettes, est sublimée par la prestation bluffante de Jacques Bonnaffé.

Avant de crier au génie, j’attendrai tout de même de voir la (ou les ?!) prochaine saison. N’empêche qu’on ne m’ôtera pas cette idée qu’Ainsi Soient-Ils est désormais la seule série, à l’heure actuelle, à savoir aussi bien parler de la France. Bon, okay, ce n’est pas comme si il y avait une grande concurrence…

J’ai pu interroger deux de ses scénaristes-créateurs, Vincent Poymiro et David Elkaïm. Les critiques, le mariage homosexuel, les nouveautés, leur ambition, tout les sujets y passent. Ils répondent sans sourciller.

 

La critique semble moins divisée que lors de la première saison à l’égard de la série. Les gros problèmes de jeu d’acteur pour certains personnages ont quasiment disparu et la série semble plus en prise avec la société française. Comment avez-vous travaillé ces lacunes ? Qu’avez-vous essayé d’améliorer pour cette nouvelle saison ?

David Elkaïm : Je ne suis pas certain qu’il s’agissait d’un problème de jeu d’acteur. Les acteurs travaillent avec le matériau qu’on leur fournit. Nous avons, nous auteurs, notre part de responsabilité. Certains personnages étaient moins tenus que d’autres. Nous avions notamment une dette envers le personnage de Guillaume. Nous sommes passés un peu à côté en saison 1, et pour cette raison, nous avons cherché à lui offrir une partition plus juste, plus tenue. Enfin, nous avons décidé de moins nous éparpiller, de nous recentrer sur quelques thématiques, faire le deuil de certaines. Cependant, il ne faut pas prendre la deuxième saison comme une chance de rattraper nos erreurs, mais plutôt comme un moyen de reprendre le pouls de nos personnages.
Je nous vois comme des artisans plutôt que comme des auteurs, en ce sens que nous remettons sans cesse le matériel (nos histoires) sur le métier pour le polir, le tailler, le tisser. Nous n’écrivons pas pour nous, mais pour les autres.

Vincent Poymiro : Nous avons effectivement le sentiment d’avoir été plus loin, en saison 2, et en plus ils semble que les spectateurs (et notamment les critiques) aient été sensibles à ce que nous avons tenté d’approfondir, d’améliorer, de préciser.

Pour ce faire, nous avons aussi travaillé à améliorer encore notre collaboration, tous les 4 : David et moi qui écrivons, Bruno et Rodolphe qui réagissent, accompagnent, discutent, proposent, et finalement prennent en charge tout le processus, essentiel et si créatif, de fabrication (dans lequel c’est à notre tour d’accompagner, discuter, etc). Le travail de production de Bruno est à ce titre, pour nous, précieux et exemplaire, mais je tiens particulièrement à rappeler, et à souligner, l’engagement à la fois joyeux, vif et vigilant, de Rodolphe Tissot, qui est actuellement en train de réaliser la saison 3, d’affilée, et qui va rester mobilisé jusqu’à l’automne prochain sur la post production !

Au rayon des nouveaux personnages, il y en a un, Mgr. Poileaux, qui marque peut-être plus parce qu’il embarque à la fois une dimension comédie et, en même temps, mène une politique qui entre en résonance avec ce que vit la France. Comment l’avez-vous créé ?

David Elkaïm : Suite au décès du regretté Michel Duchaussoy, très beau méchant de la saison 1, qui était un personnage de comédie, il nous paraissait évident qu’il fallait trouver pour le « remplacer » une figure de président de la CEF totalement différente, et en même temps, conserver l’antagonisme du personnage vis-à-vis de nos personnages principaux, et surtout de Bosco. Monseigneur Poileaux ne pouvait jouer le rôle du « méchant », vu qu’en début de saison, c’est Bosco qui tient cette place. Nous avons donc imaginé un personnage plus complexe, en apparence un candide (il se perd dans les couloirs de la CEF, il est l’objet des moqueries de son staff d’assistants…). Au fur et à mesure de la saison, il se révèle, et sa naïveté apparaît comme du bon sens. C’est un bulldozer dans une boule de pâte à modeler.

La dimension comique est primordiale, surtout lorsqu’il s’agit d’intrigue de pouvoir ou d’économie. Je pense qu’on ne parle jamais aussi bien de sujets sérieux que lorsqu’on assume une dimension comique. « Iznogood » ou « Ubu roi », « Macbeth », évidemment, nous en apprennent plus sur la soif de pouvoir des (im)puissants, que « House of Cards » qui est une fiction tellement sérieuse… [NDR : la version américaine de House of Cards. La version anglaise est beaucoup moins coincée]

On peut également parler du père Abel, un jeune prêtre ambitieux dont l’attitude semble de plus en plus ambigüe au fil de la saison. Connait-on les tenants et aboutissants de cette ambigüité à la fin de la saison ?

Vincent Poymiro : Vous verrez ! Le père Abel, interprété par Yannick Régnier, est un personnage effectivement séduisant et charmeur en début de saison 2, et qui révèle peu à peu un visage beaucoup plus trouble. Mais il a encore beaucoup à donner, son personnage a encore une sacré marge de progression… y compris en saison 3 !

Lors de la préparation au tournage, j’ai cru comprendre que vous aviez eu encore plus de difficultés pour obtenir des autorisations. Comment ça se répercute sur l’écriture ?

Vincent Poymiro : Après un petit temps de crispation, nous avons fini par trouver des lieux de tournage pour la saison 3 – on peut saluer au passage le travail de Philippe Delest, le directeur de production, qui accomplit des prodiges dans ce domaine et dans d’autres… Bien sûr, comme nous suivons la préparation, nous sommes amenés à bouger un peu les textes pour les adapter au mieux à ce que l’équipe trouve dans la réalité, et à ce que Rodolphe, du coup, invente à ce moment-là pour sa mise en scène. Ce moment d’échange avec la réalité et avec l’apport artistique de Rodolphe est un des aspects passionnants, pour nous, de la fabrication de la série.

Si l’on parle souvent des catholiques critiques tenant un discours violent à l’égard d’Ainsi Soient-Ils, c’est plus rare d’entendre le son de cloche inverse. Pourtant, un moment particulier s’est déroulé à l’issue de la projection des deux épisodes lors de Séries Mania : un prêtre et une catholique pratiquante sont intervenus pour témoigner leur sympathie au sujet de la série. Qu’est-ce que ça vous a fait ?

David Elkaïm : De nombreux catholiques nous ont exprimés leur soutien, mais jamais de manière aussi publique, et aussi enthousiaste. J’ai été fortement touché, bien évidemment.

Vincent Poymiro : Il y a pu y avoir, de la part de certains milieux, d’ailleurs pas tous « proches » de l’église (des journaux chrétiens ou conservateurs, certes, des sites émanant « spontanément » de certains séminaires ou de groupes de prêtres, mais aussi des sites d’extrême droite ou intégristes), certaines réactions très virulentes, mais la position officielle de l’Église, elle, a plutôt été de désapprobation mesurée.

Les retours individuels de prêtres, des religieux, des chrétiens, eux, ont toujours été très variés. Et les plus critiques étaient souvent ceux qui n’avaient pas vu la série ! Certains points de vue individuels positifs ont même été assumés par des prêtres de manière publique.

Nous avons été cependant très touchés et honorés de ces retours publics suite à la projection des deux premiers épisodes, qui insistaient l’un sur l’humanité et la complexité de nos personnages, l’autre sur la fidélité à la liturgie, aux textes et aux questionnements religieux que l’on trouve dans la série.

Sur twitter, @sebseminariste pense que s’appuyer sur les conseils d’un prêtre défroqué démontre votre envie de « se payer l’Église catholique« .  Quelle est votre réaction à cette remarque et, de manière plus générale, pouvez-vous nous préciser l’influence des consultants sur l’écriture de la série ?

David Elkaïm : Merci de nous poser cette question. D’abord, je n’ai jamais eu envie de me « payer l’Église catholique ». Et aucun de nos consultants (car nous en avons eu plusieurs), prêtres ou anciens prêtres, non plus. Je ne supporte pas les « bouffeurs de curés ». Les caricatures de Charlie Hebdo, de Siné et toute cette bande d’anarchistes terriblement misogynes ne m’ont jamais fait rire. Je ne viens pas de cette famille-là.

Pour autant, il faut faire la différence entre l’institution, l’Église catholique (avec un grand E) organisée de façon pyramidale, et les prêtres qui font le job, et un job vraiment pas facile, un job âpre, épuisant, parfois très enrichissant, mais d’autres fois terriblement avilissant, en contact permanent avec la réalité du monde et donc la misère sociale, le désengagement, l’étroitesse d’esprit, le vote FN, etc.

Pour ce qui est de l’institution, et du Vatican notamment, ce n’est pas nous qui avons inventé les luttes de pouvoir, les détournements d’argent, le retour à une certaine forme de crispation, même si le Pape François semble donner des signes d’ouverture. La crise financière qui a touché certains évêchés en raison de placements financiers hasardeux, le trou de la CEF, tout est vrai. Il suffit de vérifier. Pour nous, c’est une matière à fiction, et ça nous permet de mettre nos personnages en conflit. Nous n’avons aucun plan caché, ni même aucun message idéologique à faire passer.

Nos personnages (y compris, les plus retors, et personne ne pourra le contester), nous sommes pleinement avec eux, vraiment de leur côté. Quand on écrit, on se met à leur place, autant que possible. On essaie de les comprendre. Parfois, ce sont eux qui nous guident. Je trouve ça dommage que certains catholiques de l’intérieur ne le voient pas.

En même temps, nos séminaristes ont beau avoir eu un appel, et nous ne remettons pas en cause cela (plusieurs fois dans la série, de façon stylisé, nous mettons en scène cet appel pour Yann, pour Guillaume, pour José), ils ne sont pas des êtres béats. Ils sont en proie à des doutes, ils sont confrontés à la tentation comme Jésus et les apôtres. Mais finalement, ils s’en sortent toujours, et réaffirment leur choix. Que ce soit difficile est une réalité. Ce n’est pas nous, non plus, qui avons inventé la crise des vocations, les prêtres en exercice qui quittent leur ministère parce qu’ils n’en peuvent plus, parce qu’ils ont rencontré une femme, un homme, avec qui ils veulent vivre, parce qu’ils se sentent abandonnés par la hiérarchie… J’ai toujours l’impression que les sourires qu’affichent nos détracteurs sur leur blog ou sur leur compte Twitter sont des sourires en carton, en représentation permanente. Je suis d’origine juive, et on a les mêmes représentants de la béatitude. Ils sont toujours joyeux, et en même temps, ils sont d’un rigorisme inquiétant. Dieu les transporte, les fait danser sur les tables, tant mieux pour eux, mais ils n’ont aucune ouverture d’esprit.

Vincent Poymiro : C’est étonnant, cette légende qui a circulé sur un soi-disant prêtre défroqué qui aurait constitué notre source principale d’information, et qui se serait servi de nous pour régler ses comptes !

En psychanalyse, on appelle ça un « wünsch », un souhait : « Ah, si cette série, qui nous parle d’une réalité que nous ne voulons pas voir, pouvait avoir été uniquement inspirée par un être malveillant et déçu qui veut se venger de nous ! Combien alors il serait pertinent de la balayer d’un revers de main et n’en tenir aucun compte ! »

On lit même de-ci de là des allusions à tel personnage (Mgr De Virieux) dont la « mèche »  dans la réalité est plus courte que dans la fiction… alors que nous n’avons aucune idée de qui est ce « modèle » réel,  la mèche de de Virieux nous a été inspirée par la chevelure de Dominique de Villepin !

La réalité, comme l’a dit David, c’est que nous avons beaucoup rencontré de gens, très divers, mais majoritairement « de l’intérieur », en exercice au sein de l’institution, et qu’ils nous ont parlé avec engagement, complexité, parfois peine, souvent amour, de leur vocation… et que nous avons construit autour de ça un récit dont les détails doivent tout de même beaucoup, au-delà du sérieux de notre documentation, à la marge d’invention, de folie, de pari sur la singularité, qui est le domaine propre de la fiction.

Dans un autre registre de projection, il paraît que Mgr Poileaux a plagié François Hollande par anticipation, puisque son personnage, écrit et tourné il y a près d’un an et demi, est lu par certains comme une satire du récent virage libéral du président !

Sans aller jusqu’à l’idée de « se payer » une institution, j’imagine pour autant que vous n’êtes pas des êtres insensibles et dépolitisés… Le débat sur le mariage pour tous, dont il est lourdement question dans cette saison 2, c’est quelque chose qui vous a interpellé ? Qu’en avez-vous pensé ?

Vincent Poymiro : Il y a deux point très important à préciser là-dessus : tout d’abord, du point de vue de la fiction, peu importe la politisation de l’auteur, peu importent ses opinions, ses goûts musicaux, ses préférences sexuelles ou en couleur de chaussettes. L’intérêt, en terme d’expérience, d’écrire des histoires, c’est justement, j’y insiste, de voyager dans des points de vues qui ne sont pas les nôtres et de les adopter, de les singulariser, de s’identifier à l’ensemble (cohérent et pourtant contradictoire) des valeurs singulières qui font un individu qui n’est pas du tout nous… et de faire partager cette expérience aux spectateurs, qui peuvent vivre de l’intérieur la vie d’un petit garçon de la campagne iranienne doté d’un sens aigu de la justice (Où est la maison de mon ami de Kiarostami), d’une femme policier de Baltimore noire et lesbienne (The Wire de David Simon) ou d’un ex-taulard des quartier populaires de la province française qui a rencontré Dieu et veut devenir prêtre… parce que notre seul point de vue politique, s’il y en a un, est un point de vue sur l’humain : nous pensons que plus nous irons le chercher dans ses spécificités, et dans les conflits qui les révèlent, plus chacun pourra reconnaître tel personnage comme son semblable. Non pas parce qu’il nous ressemble terme à terme, mais parce qu’au plus profond de ses spécificités, il partage avec nous les mêmes affects, les mêmes peurs, les mêmes désirs.

Quant à ce qui est de l’actualité, des débats de société… comme dit David, ce sont nos personnages qui les rencontrent sur leur chemin ! C’est-à-dire que, bien évidemment, nous nous documentons sur notre sujet, notre univers, les événements que pourraient côtoyer nos personnages. Mais, bien souvent, c’est la ligne de ce que vit tel ou tel personnage qui aimante tel ou tel événement de l’actualité. Et, franchement, vu les problématiques qui agitent Guillaume, Raphaël, le père Abel… quand la réalité vous amène sur un plateau les stratégies de lobbying des organisateurs de la Manif contre le mariage pour tous… je ne vois pas au nom de quoi nous nous priverions !

Ce que nous pensons de cette manif soi disant « pour tous » (mais en réalité uniquement pour quelques uns) importe peu. Personnellement, je ressens plutôt de l’inquiétude et de la perplexité à l’égard de sa rhétorique contournée et fortement teintée de peur et de ressentiment. Mais si vous regardez attentivement les quelques séquences consacrées à cette intrigue dans la saison 2, vous verrez que ce n’est absolument pas de ça qu’il est question.

David Elkaïm : Très franchement, le mariage, en tant que forme d’union, ça me semble un peu désuet. Il n’empêche nullement un couple de moins s’aimer, de finir par se déchirer et donc de se quitter. Y compris chez les catholiques pratiquants. Dès lors, le mariage devient une complication, voire un enfer. Donc, il y a des hommes et des femmes, au XXIème siècle, qui se sont battus uniquement pour faire valider leur union, une union conformiste, par un représentant municipal. Ça me laisse pantois. En même temps, c’est une question d’égalité – même si les couples homos ne l’utilisent pas, il est normal qu’ils aient ce droit.

Derrière les « manifs pour tous », il y avait, et il y a toujours, une crispation autour des orientations sexuelles. On le voit bien, lorsque les mêmes s’attaquent à l’ABC de l’égalité, et aux livres pour enfant qui mettent en scène des personnages homosexuels. Il y a chez ces gens-là, au pire de la violence et de la haine, au mieux une insupportable condescendance à l’égard de l’homosexualité lorsqu’ils parlent, par exemple, de la souffrance des homosexuels à se vivre en tant que tel. Pensent-ils que l’homosexualité empêche toute forme de joie, de désinvolture et de plaisir (de plaisir sexuel, notamment) ? Ne pensent-ils pas plutôt que cette souffrance, s’il y en a une, vient du regard que continue à porter une partie de la société sur leurs différences ?

Selon le sociologue-anthropologue Maurice Godelier ayant étudié de nombreuses sociétés humaines, une société ne se fonde pas sur la famille mais dans son rapport entre le politique et le religieux. Puisque votre propos est notamment de traiter la société française, et ça se ressent d’autant plus dans cette saison, peut-on imaginer une saison d’Ainsi Soient-Ils qui embarque prochainement l’intrigue d’un homme politique, par exemple ?

Vincent Poymiro : L’analyse de Godelier est intéressante… même s’il donne à rêver d’une société qui ne serait pas fondée du tout sur ce rapport-là !

Par ailleurs nous avons toujours pensé que l’institution ecclésiastique, dans Ainsi soient-ils, est une sorte de figuration de la société française tout entière, de ses conflits moraux, de ses tiraillements politiques et philosophiques, de ses tentations de repli ou de fuite de la réalité… donc, je pense que nous traitons aussi, au travers de cette institution si particulière, des problèmes de la politique, de l’engagement et de la crédibilité de ceux qui se posent encore aujourd’hui la question du bien commun.

Quant à savoir si nous aborderons d’une autre manière, dans l’avenir, la question des rapports du politique et du religieux… Et, d’une, nous avons pour principe de ne jamais raconter les intrigues à venir, et, de deux, votre question impliquerait que nous ayons une saison 4 en préparation, ce qui n’est pas, malheureusement, à l’ordre du jour, en tout cas à l’heure où nous parlons.

David Elkaïm : On peut quand même dire qu’on a envisagé une intrigue de cet ordre, dans une potentielle et tout à fait théorique saison 4… Et aussi que, en parallèle d’Ainsi-Soient-Ils, nous avons d’autres projets qui interrogent la société française de ce côté-là.

 

Propos recueillis par mail par Manuel Raynaud.

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