ARTE

Égalité Femmes-Hommes

L’égalité professionnelle, la lutte contre les violences faites aux femmes et contre le sexisme

L’engagement d’ARTE dans le domaine de l’égalité professionnelle, la lutte contre les violences faites aux femmes et contre le sexisme se traduit aussi bien au sein de l’entreprise que dans sa programmation. Cela passe par :

Une politique active de promotion de l’égalité professionnelle :

Cette politique s’inscrit dans des contextes juridiques différents, le droit allemand s’appliquant pour ARTE Deutschland, alors que le droit français s’applique dans ce domaine tant pour ARTE GEIE que pour ARTE France.

Les actions menées portent notamment sur les rémunérations, les nominations et les promotions. La Chaîne promeut ainsi de manière volontariste les femmes dans l’entreprise. Dans le cadre des accords sur l’égalité professionnelle conclus avec les syndicats, outre l’objectif de se rapprocher de la parité pour les cadres dirigeants, les engagements portent par exemple sur l’accès aux formations longues pour les femmes, ainsi qu’aux formations en ligne ou à distance, et au développement du télétravail afin notamment de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

Dans le domaine des rémunérations, la réglementation française prévoit pour en finir avec les écarts de salaire injustifiés et appliquer le principe « à travail égal, salaire égal », que les entreprises de plus de 50 salariés s’évaluent chaque année sur le plan de l’égalité professionnelle grâce à l’Index égalité Femmes-Hommes. Cet index se situe au niveau suivant pour l’année 2018 :

Publication relative au décret du 8 janvier 2019 portant application des dispositions visant à supprimer les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes dans l’entreprise et relatives à la lutte contre les violences sexuelles et les agissements sexistes au travail.

Index d’égalité femmes-hommes ARTE GEIE. : 86/100
Index d’égalité femmes-hommes ARTE France : 94/100

 

La lutte contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes :

ARTE GEIE s’est associée à ARTE France, aux côtés d’une vingtaine d’entreprises de médias publics et privés pour signer une charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes portée par l’association « Pour les femmes dans les médias ». Dans le cadre de cette charte, ARTE s’engage notamment :

  1. à informer tous les collaborateurs de ce qu’est le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, et des peines encourues par les personnes qui se livrent à de tels agissements ;
  2. à agir en mettant en place un dispositif d‘écoute et d’aide aux victimes ou aux témoins d’actes répréhensibles ;
  3. à partager les bonnes pratiques avec les autres entreprises de médias signataires de la charte.

La mise en place de cadres visant à promouvoir la parité et la présence des femmes à l’antenne :

  • Le comité de sélection Cinéma d’ARTE France est paritaire et il est particulièrement attentif à améliorer la représentativité des femmes dans nos auteurs et réalisateurs.
  • ARTE a inscrit dans son Projet de Groupe l’obligation de veiller à un meilleur équilibre de la représentation des femmes et des hommes, « experts » invités dans nos émissions et auteurs à l’initiative de nos programmes.
  • La programmation du festival de cinéma européen en ligne ARTE Kino Festival est strictement paritaire et ARTE soutient les actions du collectif « 50/50 en 2020 » pour plus d’égalité et de diversité dans le secteur du cinéma.
  • Les principales émissions quotidiennes de la Chaîne sont majoritairement présentées par des femmes :
    • « ARTE Journal »: Kady Adoum-Douass, Meline Freda, Marie Labory avec Damien Wanner ;
    • « 28 minutes » en semaine : Elisabeth Quin (le week-end par Renaud Dély).
  • Plus globalement, les femmes sont aux manettes de la majorité de nos émissions :
    • « Le dessous des cartes » : Présentée par Émilie Aubry après le décès de son présentateur emblématique Jean-Christophe Victor ;
    • « Invitation au Voyage » : Linda Lorin ;
    • « Thema » : Émilie Aubry, Andrea Fies avec Thomas Kausch ;
    • « ARTE Reportage » : Andrea Fies avec William Irigoyen ;
    • « Vox Pop » : Nora Hamadi depuis la rentrée 2018 ;
    • « ARTE Journal Junior » présentée alternativement par trois femmes et deux hommes (Jakob Groth, Dorothée Haffner, Stefanie Hintzmann, Magali Kreuzer et Frank Rauschendorf) ;
    • « Kreatur », une web-émission trimestrielle qui donne la parole aux femmes, animée par Marie Labory et Rebecca Donauer.

Un engagement fidèle auprès des auteures, réalisatrices et productrices, des films qui donnent les clés de compréhension des conditions de vie des femmes dans le monde pour mieux lutter contre les stéréotypes :

  • Les récents prix obtenus par la Chaîne témoignent de cet engagement : Maren Ade (Toni Erdmann – Prix du cinéma européen 2016), Maryam Ebrahimi (Iran-Irak, la guerre par l'image – Stronger than a Bullet – FIPA d’Or 2018), Virginie Sauveur (Le temps des égarés – Prix du Public au FIPA et le Pyrénées d’Or de la meilleure fiction unitaire), Ruth Zylberman (Les enfants du 209 rue saint Saint-Maur, Paris Xe – Mention spéciale au FIPA 2018 et Pyrénées d’Or du Meilleur Documentaire), Barbara Miller (Female pleasure, la sexualité des femmes face à la religion – Romy pour le meilleur documentaire de cinéma 2019) ou encore Agnès Varda (Visages Villages – Oscar d’Honneur pour Agnès Varda).
  • Dans nos documentaires, nous revenons notamment sur le traumatisme subi par les femmes nigériennes victimes de Boko Haram dans Les Survivantes de Boko Haram de Gemma Atwal. Nous analysons le regard de la société sur la place qu’y occupent les femmes avec les documentaires Femmes sans enfant, femmes suspectes de Colombe Schneck ou Violences privées – Private Violence de Cynthia Hill sur les violences domestiques. Mais ARTE montre également des exemples plus positifs comme dans le documentaire Égalité, parité, volonté – Les femmes leaders de Marita Neher qui suit la trajectoire de trois cadres dirigeantes ou encore Rachel, une ultra-orthodoxe dans l‘urgence de Paula Eiselt sur l’histoire de la New-Yorkaise Rachel Freier, qui brave les lois patriarcales de la communauté juive hassidique.
  • Dans nos fictions, nous pouvons citer Manon 20 ans mettant en scène une jeune femme à la sortie d’un centre éducatif fermé ou encore l’inspectrice Robin dans la saison 2 de Top of the Lake ou encore Loulou, une websérie qui suit les aléas de la vie de cette jeune Parisienne de 29 ans. La deuxième saison de la série Bad Banks initiée et produite par Lisa Blumenberg est actuellement en tournage.
  • Au cinéma, avec notamment Mustang de Deniz Gamze Ergüven qui raconte la résistance de cinq sœurs face aux puissances du patriarcat dans un village du fond de la campagne turque et Trois jours à Quiberon d’Emily Atef qui dresse le portrait de l’actrice Romy Schneider.

 

 

 

 

 


Date :

23 août 2019