Hatufim et Homeland, plans rapprochés

HatufimHomeland

Alors que je vous prépare la semaine prochaine un récapitulatif de ma saison télévisuelle, je me penche aujourd’hui sur les liens tissés entre deux séries pourtant très différentes : Hatufim d’un côté et Homeland, son remake américain, de l’autre. Je vous propose ici un condensé un peu plus analytique de ce que j’ai publié en détails sur le site d’Arte.

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La qualité dépend-elle de la diversité ? (Partie 3)

ProductionDimensionSeries

Avant de lire la suite, je vous invite à lire la première partie de l’enquête, abordant le découpage des grilles de programmes des chaînes, et la deuxième partie concernant plus particulièrement les types de séries commandées.

Cette fois-ci, on s’attaque à la production. Ou plutôt aux productions. Un sujet d’autant plus intéressant qu’il a été notamment débattu lors des Assises de l’audiovisuel qui se sont déroulées mercredi 5 juin (et dont mon enquête semble avoir inspiré certains des intervenants, d’ailleurs…). L’idée de ces assises était notamment d’aborder l’un des sujets qui nous concernent plus particulièrement : celui d’une évolution possible des décrets Tasca, évoquée dans un rapport mené par le sénateur Jean-Pierre Plancade. De quoi aborder très concrètement la problématique de la diversité… des producteurs et des productions.

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Rectify, prison à ciel ouvert

rectify

La découverte de séries est un moment particulier. Et plus je vieillis, plus j’ai l’impression d’apprécier une série à sa juste valeur sans avoir été souillé par une promotion excessive, un brouhaha marketing qui, dans de nombreuses situations, devient contre-productif. Rectify fait parti de ces séries-là : j’en avais lu quelques brèves lignes élogieuses, sur twitter notamment, mais sans jamais rentrer dans le détail. J’ignorais à la fois son synopsis, le nom du créateur et des acteurs, son traitement. Et la surprise n’en fut que plus belle.

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4 choses à retenir des Upfronts 2013

Upfronts2013

La semaine dernière, les grandes chaînes gratuites américaines – ABC, CBS, CW, FOX et NBC – ont sorti le tapis rouge. Comme tous les ans au mois de mai, en cette période traditionnelle d’upfronts (le terme donné à cette occasion), elles ont convié les publicitaires à miser sur leur offre de programmes télévisuels prévue pour la saison prochaine. Tapis rouge, petits fours et champagne… il fallait au moins ça, après une fournée 2012-2013 assez catastrophique pour cette industrie, afin de dévoiler le nom des heureuses nouvelles séries qui tenteront d’attirer l’œil des américains la saison prochaine.

Mais ne croyez pas que les chaînes américaines organisent ces cérémonies pour le fun. C’est une histoire avant tout de pépètes. Près de 80% des espaces publicitaires sont ainsi vendus à cette occasion. En 2012, le chiffre s’élevait à un peu plus de 9,2 milliards de dollars (environ 7,1 milliards d’euros). Le chiffre devrait être sensiblement le même cette année. Ces networks, comme on les appelle, font face à une concurrence de plus en plus forte des chaînes du câble dont le gâteau publicitaire lui est supérieur (9,8 milliards de dollars – 7,5 milliards d’euros). Pour vous donner un ordre de comparaison – même si je n’aime pas comparé ces deux marchés – les recettes publicitaires brutes de la télévision en France, en 2011, revenaient essentiellement aux chaînes historiques (62%) puis la TNT (27,9%) et enfin les chaînes thématiques (10,1%).

Mais assez parlé d’économie, parlons de création. Alors, que peut-on retenir de ces nouvelles séries ? Décryptage en 4 temps.

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ITV renoue avec les comédies

ITV

Fin avril, le diffuseur anglais privé ITV, deuxième chaîne britannique en part d’audience moyenne annuelle derrière BBC One, a lancé deux nouvelles comédies. L’une, Vicious, se concentre sur un couple d’homosexuels sexagénaires acariâtres et l’autre, The Job Lot, rapporte les tribulations d’une équipe d’un Pôle-Emploi anglais. Deux comédies sur la forme comme sur le fond – j’ai tout de même quelques réserves – qui incarnent la vivacité de la télévision britannique.

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Séries Mania : Et le reste…

SeriesMania

Dernier billet consacré au festival Séries Mania qui s’est achevé dimanche dernier. J’en profite donc pour faire un petit récapitulatif des choses que j’ai pu voir mais que je n’avais pas encore abordé. Il y a de tout, de la série française, israélienne, australienne, canadienne et même argentine.

Globalement, ayant un profil plus naturellement attiré par la comédie, j’ai été un peu déçu de la sélection cette année. Mon coup de cœur va très certainement à QI (j’en dis le plus grand bien par ici) mais je n’ai pas vraiment été emballé par une série dramatique. Il faut dire que je suis aussi passé à côté de la création qui a remporté le prix du public, Don’t Wipe Your Tears Without Gloves. Et ce n’est pas faute d’avoir manqué de curiosité mais j’ai simplement manqué de temps.

Au total, j’ai pu y découvrir 14 séries (nouveautés et nouvelles saisons). C’était fatiguant mais c’était largement intéressant. A mon sens, c’est l’Australie qui est le pays dont la fiction ressort du lot. Car elle sait manier les arts délicats à la fois de la série dramatique, de la comédie douce amère et de la dramédie (j’ai parlé de Please Like Me ici).

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Séries Mania : Interview avec Farhad Safinia, Boss

Boss

Boss est la série la plus cruelle de l’histoire de la télévision. Pourtant, pas de zombies, ni de terroristes, mais simplement un homme, Tom Kane, le maire de Chicago. Atteint d’une maladie qui va entrainer la dégénérescence de son cerveau, il est prêt à tout (mais alors, vraiment tout) pour conserver le pouvoir (voir bande-annonce).

Derrière cette vision extrêmement sombre du monde politique se trouve un homme étonnamment charmant et drôle, Farhad Safinia, 37 ans, irano-américain ancien de Cambridge et de la Tisch de New York. Nous l’avons rencontré lors du festival Séries Mania, où il a tenu une masterclass.

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Séries Mania : Anatomie du festivalier

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Séries Mania, ce sont des séries, mais ce sont aussi des rencontres (j’aime cette phrase EdouardBaerienne). Et l’on y rencontre une espèce étonnante : le festivalier. Le festivalier est un être légèrement particulier. Il a certes les cernes d’un chirurgien ayant réalisé une garde de 72 heures, il a certes l’hygiène de vie d’un joueur d’une compétition de jeux vidéo venant de passer un week-end en LAN mais il transpire de passion et d’excitation dès lors qu’il entre dans une salle de projection.

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Séries Mania : QI, Please Like Me et 30 Degrees in February

PleaseLikeMe

Après avoir passé deux jours à Séries Mania et avoir enfilé quelques heures de visionnage de séries, je fais un premier arrêt aux stands. Je vous parle de la saison 2 de QI, comédie d’OCS, de 30 Degrees In February, une série dramatique suédoise de la chaîne publique SVT et Please Like Me, une dramédie australienne diffusée sur ABC2. La diversité, y a rien de mieux, right ?

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Séries Mania : Interview avec Boris Duchesnay, OCS

QI

Lors de mon enquête sur la diversité de la fiction française, j’abordais la question sensible du 26 minutes, ce format que presque aucune chaîne française ne souhaite implanter dans sa grille des programmes. J’ai rencontré à l’occasion de Séries Mania l’un des rares à croire aux vertus de ce format : Boris Duchesnay, directeur des programmes d’OCS, le bouquet des chaînes d’Orange.

Passé par le groupe Canal+ via TPS Star, il est arrivé au tout début des chaînes Orange. Depuis, il tente d’insuffler à cette entreprise télévisuelle une saveur particulière. Car depuis désormais un peu plus d’un an, l’une des priorités d’OCS est de faire naître une identité de création originale au travers de comédies largement décalées de 26 minutes. Il y a eu Plaisir de nuire, joie de décevoir (qui était un programme court à la base), QI (dont la saison 2 arrive le 3 mai) et Lazy Company, la petite dernière tandis qu’In America vient d’entrer en tournage. Interview.

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