L’hiver approche

L’hiver approche

Des médecins tchèques traitent des blessés syriens. La solidarité est de mise pour lutter contre le froid hivernal.
Des médecins slovènes prodiguent des premiers soins aux malades et aux blessés. Grippes, pneumonies et accès de toux sont les maux les plus fréquents et se soignent facilement, tout comme les cas de déshydratation chez les enfants. Le médecin urgentiste Gregor dit que les équipes maîtrisent bien la situation. Il ignore par contre si cette assistance médicale suffira sur le long terme. Il ne préfère ne pas penser à l’hiver. Des personnes risquent de mourir de froid si elles doivent affronter durant deux à trois heures des températures au-dessous de zéro.

Nombre de réfugiés souffrent aussi de blessures de guerre ou d’affections graves. On ne peut pour l’instant que soulager ces victimes et non pas les guérir. L’armée tchèque construit à proximité un hôpital mobile disposant de tous les appareillages médicaux, de pansements et de médicaments ; il sera doté à l’avenir d’un chirurgien, d’un infectiologue et d’une équipe d’assistance composée de cinq infirmières et de cinq techniciens. Solidarité avec les réfugiés assurée par d’autres ressortissants de cette Europe de l’Est souvent montrée du doigt.

Médecin militaire de République Tchèque
Gregor, médecin slovène

L’approche de l’hiver  constitue un véritable casse-tête pour tous les bénévoles. Il fait encore relativement doux en Europe centrale, entre 10 et 16° dans la journée. « Les tentes sont chauffées. Mais les réfugiés contraint d’attendre dehors ont certainement froid » m’explique Lisa, une bénévole côté autrichien.

Pour éviter que les réfugiés n’errent sans trop savoir, des transports en bus ou en trains sont organisés à destination de la Slovénie, de l’Autriche et de l’Allemagne. La plupart des personnes en détresse qui arrivent de Grèce et suivent la route des Balkans plus au sud sont condamnées à marcher et sont menacées par le froid.  Bénévoles, médecins sur le terrain se montrent solidaires en dépit de tous ceux qui se rendent coupables d’agressions verbales ou physiques.

Si les Européens font preuve d’esprit d’humanité et de solidarité, si les chefs d’État et les responsables politiques font de même, alors il sera possible d’affronter l’hiver qui approche. Et pour reprendre les mots de l’un des précurseurs du Printemps arabe, le penseur libéral Iyad El-Baghdadi : « Le fait de voir l’attitude des Européens prêts à accorder leur soutien et à accueillir des réfugiés musulmans, a exaspéré nombre d’extrémistes islamistes et remis en cause leur vision du monde ».  Ne cessons pas d’ébranler la vision du monde de ceux qui sèment la haine.

Lisa, bénévole autrichienne