Le pays du charbon enterre ses mineurs

En Pologne, un reportage de Marc Bertrand et Aliénor Carrière

Le pays du charbon enterre ses mineurs

En Pologne, un reportage de Marc Bertrand et Aliénor Carrière

Temps de lecture : 30 min
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En Pologne, le charbon fournit presque toute l’électricité du pays. Une garantie d’indépendance énergétique. Mais les gouvernements n’ont jamais osé s’attaquer aux vieilles mines héritées de l’époque communiste, pourtant déficitaires depuis vingt-cinq ans.

Aujourd’hui, le secteur s’écroule. Secouées par des vastes mouvements de grève, les mines publiques vivent leurs derniers instants, et avec elles des dynasties de gueules noires s’apprêtent à disparaître.

Chapitre 1

Ceux qui sont restés au fond

130 ans d’exploitation puis plus rien. Tout au bout de la longue liste des mines fermées, on trouve Kazimierz-Juliusz. Encore une liquidation par manque de rentabilité.

Tout commence fin août 2014. Les salaires arrivent en retard. La mine de Kazimierz-Juliusz est endettée à hauteur de 100 millions de zlotys (25 millions d’euros), dont une vingtaine qu’elle doit à ses employés.

C’est l’été et la chaleur grimpe au fond de la mine. Les esprits s’échauffent : « On a senti que la situation financière de la mine se dégradait », témoigne Wlodzimierz, mineur électricien depuis vingt-sept ans. Face à la menace de banqueroute, lui et ses camarades refusent… de remonter.

Mineur syndiqué, Wlodzimierz a l’impression d’un immense gâchis. Il reproche à l’administration de ne pas avoir su gérer le budget de ce site minier historique.

Organiser un sit-in à l’intérieur des galeries poussiéreuses, et y rester quatre jours : il fallait oser. Ce mode de protestation permet de bloquer la production. Ce jour-là, malgré la menace de licenciement disciplinaire, quatre-vingt-deux mineurs décident de rester au fond : « Nous n’avions rien à perdre, on allait perdre notre emploi quoi qu’il arrive. » Sauf qu’en bas, l’hygiène se dégrade. En haut, l’administration ne réagit pas.

Un compromis est alors trouvé avec le groupe public Katowicki Holding Węglowy (KHW), qui détient Kazimierz-Juliusz. La mine met la clé sous la porte, et ses huit cent quinze employés avec elle. En échange, les mineurs obtiennent la garantie de retrouver un emploi dans les exploitations du groupe, parmi l’immense maillage minier que constitue la région.

"Nos vêtements étaient humides, certains parmi nous faisaient des crises d'épilepsie. Quand ça a pris fin, nous avons gardé cette veste de mineur, et nous l'avons tous signée", explique le chef du syndicat Sierpen80.
Témoignage de Gregorz, vingt-et-un ans de carrière à Kazimierz-Juliusz

En Pologne, deux grandes compagnies publiques, KHW et Kompagnia Weglowa, détiennent la quasi-totalité des mines du pays. En janvier 2015, d’immenses grèves bloquent la production de charbon dans toute la Silésie. Les employés viennent d’apprendre qu’un grand plan de restructuration va toucher Kompania Weglowa. Le géant polonais, premier producteur de charbon de l’Union européenne et qui compte soixante mille salariés, annonce vouloir fermer la moitié de ses quinze mines dans les cinq années à venir.

La pression des grèves a payé. En février 2015, le gouvernement, principal actionnaire de Kompagnia Weglowa, recule et concède le maintien de quatre mines menacées de fermeture. C’est une année électorale, et il ne fait pas bon se mettre à dos les quatre millions de voix des Silésiens…

Mais le statu quo n’arrange personne. Le gouvernement hésite à toucher à une si puissante industrie, mais il est en train de perdre la confiance des mineurs. Pendant ce temps, les mines continuent de perdre de l’argent.

"Papa ne pleure pas" - ce tag géant d’un quartier populaire de Katowice a fait parler de lui. Il est inspiré du dessin d’une petite fille dont le père a perdu son emploi de mineur.
Chapitre 2

Les raisons de la colère

Nikisowiecz, quartier populaire et minier construit au début du siècle, jouxte la mine de Wieczoreck.
Le charbon fournit 88% de l’électricité de Pologne. Les politiciens l’ont toujours présenté comme une ressource essentielle pour la sécurité énergétique nationale. Des discours qui contrastent avec le déclin de l’industrie minière.

En Haute-Silésie, on ne se considère pas Polonais : on est avant tout Silésien. Dans cette région rattachée à la Pologne après la Seconde Guerre mondiale, l’identité locale est intimement liée à la mine, dont les chevalements jalonnent le paysage. Et pour le régime communiste, les Silésiens avaient leur importance. Car l’industrie minière était synonyme de dollars – la Pologne trouvait dans le charbon son principal produit d’exportation vers le reste du monde.

Les « gueules noires » étaient donc des prolétaires particulièrement choyés. Retraite précoce, magasins réservés remplis de produits électroménagers introuvables pour le commun des mortels, et surtout un salaire parmi les plus élevés du pays. Avec leurs uniformes noirs cernés de marteaux dorés, les mineurs jouissaient d’un grand prestige : « On donnait même le statut de mineur à des sportifs en vue ou des célébrités, qui évidemment ne sont jamais descendus une seule fois au fond ! », remarque Andrzej Chalupka, le sourire amer.

Ancien mineur, il est parti à la retraite quand Gottwald, la mine où il travaillait dans le centre-ville de Katowice, a fermé en 1993. Aujourd’hui, un grand « S » orne l’ancien chevalement de la mine, transformée en mall à l’américaine, symbole du passage à l’économie de marché.

« On donnait même le statut de mineur à des sportifs en vue ou des célébrités, qui évidemment ne sont jamais descendus une seule fois au fond ! »

Andrzej Chalupka, mineur retraité

Une première crise il y a 25 ans

Les années 1990 sont un réveil brutal pour l’industrie minière, sommée de devenir rentable. Le gouvernement encourage le lancement de sociétés privées et dépense des sommes astronomiques en pré-retraites pour réduire les effectifs. D’un demi-million de mineurs en Pologne à la chute du communisme, il en reste aujourd’hui moins de cent mille. 

En rouge, les mines fermées ; en jaune, les mines en cours de fermeture ; en vert, les mines publiques ; en bleu, les mines privées.

Les mineurs ont lutté pour conserver leurs privilèges. Pourtant d’exportateur, leur pays est devenu importateur ! « La République tchèque a du charbon de meilleure qualité que le nôtre et la Russie des conditions géologiques fantastiques qui lui permettent de vendre beaucoup moins cher », explique Jerzy Markowski, ministre du Commerce et de la Sécurité énergétique de 1995 à 1997.

Le coup de grâce vient des Etats-Unis. Avec la découverte du gaz de schiste, les Américains choisissent de développer cette nouvelle source d’énergie et délaissent le charbon. Les Etats-Unis exportent leur trop-plein de charbon par cargos entiers vers le reste du monde. Résultat : le prix de l’or noir dégringole sur le continent européen. En Pologne, Kompania Weglowa est même obligée de vendre à perte pour s’aligner sur les prix américains.

Des mines en sureffectif

Si le charbon polonais n’arrive plus à être compétitif, c’est parce que les vieilles mines d’État sont restées des mastodontes très coûteux : « La part des salaires des mineurs accapare toujours 60% des coûts de production aujourd’hui. Elle devrait être moitié moindre ! », s’agace Jerzy Markowski. Les mines disposent encore d’effectifs pléthoriques : trois à six mille employés par exploitation. Mais leur véritable problème est ailleurs, explique l’ancien ministre : « En Australie, ils récoltent le charbon depuis la surface. En Pologne, on en est réduit à creuser toujours plus profond pour trouver du charbon. »

À Nikiszowiec, la mine de Wieczorek a été construite il y a presque deux siècles. Marek Braszczok, employé des services de sécurité de la mine, confirme qu’il faut descendre de plus en plus bas pour trouver une veine à exploiter. Alors Wieczorek va bientôt s’arrêter.

« La République tchèque a du charbon de meilleure qualité que le nôtre et la Russie des conditions géologiques fantastiques. »

Jerzy Markowski, ancien ministre

« La part des salaires des mineurs accapare toujours 60% des coûts de production aujourd’hui. Elle devrait être moitié moindre ! »

Pourquoi Wieczorek va fermer

Pour Marek Braczszok, la privatisation est la seule issue possible. Une opinion partagée par l’ancien ministre : « Le secteur minier public va mourir d’ici cinq ou six ans. Le gouvernement ne sait pas comment faire face à ça, il n’a pas les moyens d’investir pour moderniser l’appareil productif. Mais nous avons encore 200 millions de tonnes de charbon en réserve dans nos sous-sols. La solution, ce sont des investisseurs privés. »

Mais pour les mineurs, l’arrivée des sociétés privées étrangères signifie surtout une nouvelle saignée dans leurs rangs. « Les mines ne vont pas disparaître de la région, elle vont rétrécir. Nous sommes engagés dans un processus de privatisation long et douloureux », diagnostique Agata Zygmunt, sociologue à l’Université de Katowice. « C’est un problème ici, en Silésie, où des villes entières voient la mine comme une mère nourricière. C’est la seule industrie qui existe. Si elle disparaît, il n’y a plus rien qui reste. »

« Le secteur minier public va mourir d’ici cinq ou six ans. »

Jerzy Markowski, ancien ministre

Chapitre 3

Quand la mine a déjà fermé

Les mineurs illégaux travaillent la nuit pour remplir de charbon des sacs en toile. Le travail est risqué, les accidents fréquents.
À cent kilomètres au nord de Katowice, dans une vallée encaissée proche de la frontière Tchèque, la ville de Walbrzych a vu ses mines fermer dès les années 1990. Les anciens mineurs n’ont pas retrouvé de travail. Ils sont retournés creuser, mais cette fois dans des mines illégales.

À Walbrzych, le charbon est partout. Les veines affleurent souvent jusqu’à la surface du sol, pas besoin de creuser très profond pour tomber sur la roche noire. Des bruits de pioche s’échappent d’un trou en amont du chemin. Jarek, 23 ans, mains gantées et ceinture lombaire à la taille, a fini sa journée. Avec l’aide de Roman Janiszek, 51 ans, il remonte des seaux de charbon à la surface, dont il remplit des sacs en toile.

Il est 18h, la relève arrive. Une camionnette blanche s’arrête et cinq hommes en sortent. « Trois d’entre eux sortent de prison », souffle Roman. La police est passée hier, alors ils sont méfiants. Pris en flagrant délit, l’amende pour extraction illégale est élevée, cinq mille zlotys (1250 euros), et la saisie du produit de la journée. En cas de récidive, ils encourent la prison.

Jarek charge le produit d’une nuit et d’une journée de travail dans le coffre, quatre, cinq sacs de plusieurs dizaines de kilos. À son âge, il n’a jamais connu la mine. Roman, lui, y a travaillé jusqu’à la fin.

Après Katowice, Walbrzych était l’autre grande ville des mines de charbon en Pologne. Mais Victoria, Walbrzych et Thorez, les trois exploitations houillères de cette cité de 110 000 habitants, ont toutes fermé entre 1992 et 1998, victimes de la transition vers l’économie de marché. Les premiers bedaszyby, littéralement « les puits de pauvreté », sont apparus quelques mois plus tard.

Roman Janiszek, 54 ans, mineur illégal.

« Avant, Walbrzych était vivante », regrette Roman. « La mine payait pour tout, les équipements sportifs, la culture, les écoles. » Restent aujourd’hui les rues vides, les façades noircies par le charbon et l’hôtel Sudete, du nom des montagnes qui entourent la ville. C’est le plus haut bâtiment des environs, imposant souvenir de dix étages qui rappelle la splendeur perdue de la ville. Un complexe du plus haut standing soviétique, destiné à accueillir les mineurs étrangers en villégiature à Walbrzych. Il a fermé en 1999.

Richard, 52 ans, ancien mineur illégal

Richard, 52 ans, est un ancien mineur « de jour », c’est-à-dire employé au triage du charbon à la surface de la mine. Il a été chercher du charbon dans les mines illégales pendant deux hivers, entre 2003 et 2005. « Ces gens-là veulent juste gagner leur pain », justifie Roman Janiszek. « Quand les mines ont fermé, la mairie de Walbrzych a installé une zone économique spéciale pour attirer les entreprises en leur faisant payer moins d’impôts. Mais la paie est de 1000, 1500 zlotys (entre 230 et 350 euros) par mois. Ce n’est pas assez pour survivre ici. »

Répression policière

En 2014, La police a identifié 186 mineurs illégaux, et condamné plusieurs centaines de trous. Une cinquantaine de personnes est régulièrement arrêtée pour extraction illégale de charbon. Selon Roman, ils seraient beaucoup plus nombreux – trois mille personnes, « surtout l’hiver, quand il faut du charbon pour se chauffer ». Mais aussi pour organiser une véritable contrebande. Le charbon est vendu à des intermédiaires, de quoi se faire « 150 à 200 zlotys (40 à 50 euros) par jour de travail », assure un autre mineur. Il est ensuite revendu au marché noir environ 40% moins cher que le prix en magasin, ou expédié par camions jusqu’à Wroclaw, la capitale de la Basse-Silésie.

Après plusieurs écroulements dus à des puits illégaux creusés sous les routes de la ville, et quelques accidents mortels, la mairie a créé en 2012 une brigade de la police municipale spécifiquement destinée à lutter contre les « puits de pauvreté ».

Le taux de chômage comparé à Walbrzych, à Wroclaw et en Pologne.

Les contrôles policiers n’ont pas empêché les mineurs de pauvreté de continuer leurs exploitations dangereuses et illégales. En quelques années, le visage de la région s’est transformé. « Ce n’est plus une ville de mineurs, mais de mineurs retraités », philosophe Roman Janiszek. « Ici, c’est simple. Un quart des habitants de la ville travaillaient à la mine. Les trois quarts restant, c’était la femme et leurs deux enfants. Et tout le monde vivait bien. Aujourd’hui, les familles ont implosé et il n’y a plus de boulot aussi bien payé. Pourquoi les jeunes resteraient ici ? »

Chapitre 4

Jeunes mineurs, problème majeur

Du mineur de fond au manager en formation, tous ont voulu travailler à la mine parce qu’elle offrait bon salaire et stabilité. Aujourd’hui, ils voient le modèle de leurs aînés se fissurer.

Mineurs de père en fils – ce pourrait être un slogan régional. Mais aujourd’hui, les pères dissuadent leurs enfants de se lancer dans l’aventure. Une motivation, la plus forte peut-être, pousse encore les jeunes à descendre au fond : l’argent.

Michal Piotrowski, 27 ans, a fait trois ans d’études pour obtenir son diplôme d’ingénieur logisticien. Un métier qu’il n’a jamais cherché à exercer. « Ma femme est tombée enceinte, il nous fallait de l’argent. Avec un salaire normal, je n’aurais jamais pu louer un appartement et subvenir aux besoins de ma famille. Pour les jeunes, c’est très compliqué de trouver un emploi avec une paie décente en Pologne », explique-t-il. À la mine, le jeune homme gagne 3000 zlotys net par mois (750 euros). « Un meilleur salaire que pour n’importe quel autre job. Et un gage de stabilité. »

« Pour les jeunes, c’est très compliqué de trouver un emploi avec une paie décente en Pologne. »

 Michal Piotrowski, jeune mineur

Embauché il y a trois ans à la mine de Makoszowy, propriété de la compagnie publique KHW, Michal a déjà subi la crise du secteur. Sa mine a été placée sous la tutelle de l’autorité de restructuration au début de l’été 2015. Elle va fermer, « après les élections », assure-t-il. Lui fait partie des deux cent cinquante mineurs de fond « sauvés » sur les mille quatre cents employés que comptait la mine. Il a été reclassé dans une mine voisine, à un poste similaire.

« Au début, j’adorais mon travail, mais plus maintenant. On sait que le secteur est en train de mourir, on scrute internet à la recherche d’informations sur les fermetures… » Présent sur Twitter, Michal décrypte l’actualité des mines polonaises sur son blog, intitulé Jeune mineur. « Il n’y a pas tellement d’informations en Pologne sur ce milieu. Et quand les journalistes de Varsovie écrivent sur les mineurs, c’est pour dire combien ils coûtent cher aux Polonais. Des articles comme ça, il y en a beaucoup ! »

« Je décris sur mon blog le quotidien des mineurs, pour nous donner une voix face aux clichés sur notre métier. »

Michal, mineur à Sosnica-Makoszowy

Pas de bourses depuis deux ans

À Katowice pourtant, la prestigieuse université polytechnique de Silésie continue de former des ingénieurs miniers. Rafal Baranowski, 24 ans, termine un master en « technologies minières et gestion des déchets miniers ». Le jeune homme a décroché un contrat de superviseur avec KHW. 4000 zlotys (1000 euros) comme salaire de départ, 6000 (1500 euros) avec un peu d’ancienneté. Mais il est l’un des seuls de sa promotion : « Avant, Kompania Weglowa et KHW distribuaient des bourses aux étudiants pour qu’ils aillent travailler chez eux. Depuis deux ans, ils ne le font plus. »

Rafal habite encore chez ses parents, tout près de la mine de Debiensko, dans la banlieue de Katowice. « Mon père y a travaillé jusqu’à la fermeture, dans les années 2000. On lui a donné des ‘vacances’ payées pendant trois ans en attendant la retraite. » Pour lui, impossible d’envisager une autre profession que de descendre au fond… mais ce ne sera plus forcément celui des mines de sa région.

« Avant, Kompania Weglowa et KHW distribuaient des bourses aux étudiants pour qu’ils aillent travailler chez eux. Depuis deux ans, ils ne le font plus. »

Rafal Baranowski, futur ingénieur minier

La tentation de l’étranger

Adrian Wawrzynia, représentant des étudiants de l’université polytechnique, explique que de plus en plus de ses camarades rêvent aujourd’hui de partir travailler dans les mines du Canada, des Etats-Unis ou d’Australie. « Le problème, c’est qu’ici, les jeunes n’accèdent pas aux positions de managers. Et les managers pensent comme il y a vingt ans. »

Adrian Wawrzynia, représentant des étudiants à l’université polytechnique de Silésie.

Les mines de Silésie sont un serpent de mer des élections en Pologne. Le débat sur leur sauvetage a été remis sur le tapis lors des législatives d’octobre 2015. Les conservateurs comme les libéraux promettent de sauver les mines publiques, présentées comme la clé de voûte de la sécurité énergétique de la Pologne. Mais pour les jeunes mineurs, personne ne propose de véritable solution : « On ne croit plus les politiciens. Ils connaissaient les problèmes des mines, mais ils ont laissé la situation empirer », balaie Michal Piotrowski. « S’ils avaient fermé rien que deux ou trois mines de Kompania Węglowa il y a cinq ans, ça aurait été une bouée de sauvetage pour les autres exploitations de l’entreprise. Là, ils ne font rien. C’est comme une bombe qui va finir par exploser. »

Remerciements

Nous souhaitons remercier les équipes de « Mineurs du Monde » à Lille et d’ARTE à Strasbourg, les journalistes polonais Karolina Baca-Pogorzelska et Jan Dziadul pour leur aide précieuse, nos traducteurs Dorota Zygadło et Marc Potemski pour leur patience, mais aussi à Katarzyna Czernicka et son père Andrzej Chalupka qui nous ont aidé à démarrer nos recherches sur de bonnes bases. Enfin, un grand merci à Marek Braszczok pour son franc-parler.

A propos de Mineurs du monde

Le programme Mineurs du Monde a été initié par la Région Nord-Pas de Calais en 2010 pour valoriser l’Histoire de son bassin minier et la mémoire de ses gueules noires, en résonance avec le temps présent des bassins miniers de France, d’Europe et du monde.

Mineurs du Monde, en partenariat avec l’École Supérieure de Journalisme de Lille et Sciences Po Lille, a lancé le dispositif « Bourses Reporters » qui propose chaque année aux étudiants du supérieur des bourses afin de réaliser un reportage multimédia sur un bassin minier du monde. Associé au projet, ARTE Reportage diffuse les travaux de trois groupes d’étudiants réalisés en 2015 : « Ijen, du soufre au selfie », « Pologne : le pays du charbon enterre ses mineurs » et « Mines du Québec, le futur est déjà là ».

© ARTE G.E.I.E 2018