Si si, la famille

Si si, la famille

Dans leur fuite, les réfugiés syriens ont aussi abandonné le confort et l’intimité de leurs maisons. Sous les tentes d’une, deux ou trois pièces, que les femmes s’affairent à garder impeccables, une vie nouvelle de promiscuité s’est établie, que les familles améliorent pas à pas : des paillassons constitués de petits cailloux pour se déchausser au sec, des dalles de bétons coulées sous les tentes pour éviter les infiltrations d’eau, des sous-tentes pour séparer les parents des enfants, des téléviseurs équipés d’une antenne parabolique pour se brancher au monde extérieur…

Et malgré la précarité du quotidien et le manque de perspectives, des événements familiaux heureux rythment la vie du camp, comme les naissances et les mariages.