C’est quoi le plan, cheffe ?

C'est quoi le plan, cheffe ?

Les hypothèses du post-Brexit

« Brexit signifie Brexit ». La phrase a marqué les esprits. Parce que la redondance a un côté stupide. Parce qu’elle coupe court à tout espoir. Theresa May affirme vouloir respecter la décision de son pays et mettre en application le très poussiéreux-jamais-servi article 50 du traité de Lisbonne. Jamais un pays n’est sorti de l’espace européen ? Wait a minute

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  • L’exemple méconnu du Groenland

Pour les fonctionnaires de Bruxelles, le Groenland n’est pas seulement synonyme de grande terre glaciale et désertique. Ce pays évoque surtout un divorce législatif des plus complexes, qui remonte à 1985.

A l’époque, l’ancienne colonie et ses cinquante-six mille habitants décidaient de gagner en autonomie vis-à-vis du Danemark et donc de l’UE, accusée de venir pêcher un peu trop souvent dans leurs eaux. Un référendum plus tard (résultat : 52% pro-sortie, tiens tiens), le Groenland quitte alors la CEE.

Les négociations ont duré -tenez-vous bien- trois longues années et ont nécessité plus d’une centaine de réunions. Pourtant, il n’y avait qu’un point à négocier : le poisson, principale ressource du pays !

L’exemple groenlandais fait dire à Donald Tusk, le président du Conseil européen, qu’un Brexit prendrait bien… sept ans avant d’être officiel !

« Ils disaient tous que le Groenland allait souffrir » et que l’économie allait s’effondrer, raconte Lars-Emil Johansen, ancien premier ministre de l’île. Bon, dans les faits, ça va. Législativement, le Groenland a changé de statut pour devenir une sorte de territoire d’outre-mer pour l’UE. Et dans les faits, le pays n’a pas réellement coupé tout contact avec l’Union, puisqu’il reçoit des aides grâce à ce statut (220 millions pour la période 2014-2020). Mais pas de monnaie européenne, pas de droit européen, pas de bateaux allemands ou britanniques pour aller pêcher dans les eaux du Groenland. Tout bénef’ ? Peut-être. Mais la comparaison est limitée, l’échelle n’étant pas du tout la même entre ces deux territoires. Le Groenland sur la scène internationale, c’est pas vraiment l’équivalent du Royaume-Uni… et d’ailleurs, le fait que la Grande-Bretagne rêve du statut d’un ancien morceau d’empire colonial ne manque pas d’ironie !

  • La comparaison norvégienne (facile !)

Au lendemain du Brexit, les partisans du Remain se consolaient en imaginant l’hypothèse d’un arrangement à la norvégienne, tout en épuisant leurs stocks de mouchoirs. L’adaptation norvégienne est en effet un exemple du genre « petite cuisine entre amis ».

La Norvège qui bénéficie de l’Espace économique européen (EEE), mais il n’y a pas qu’elle : le Liechtenstein et l’Islande sont aussi dans ce cas. Or, ce ne sont pas les derniers pays au classement de la prospérité en Europe, ça peut donner envie.

La Norvège est libre :

1) De négocier ses propres accords de libre-échange avec les pays non-membres de l’UE.

2) De ne pas suivre les avis de la Cour européenne de justice.

3) D’accéder au marché intérieur de l’UE.

(et n’est en rien obligée de s’engager en terme d’agriculture, de pêche, de coopération judiciaire, etc.)

Mais tout n’est pas rose, puisque la Norvège doit aussi …

4) Respecter la liberté de circulation du travail / des biens / des capitaux / des services.

Pourquoi ça n’est pas crédible que le Royaume-Uni en fasse autant : parce qu’il veut limiter son immigration, notamment est-européenne.

5) Cracher sa money money money.

La Norvège paie à l’UE un montant deux fois supérieur par habitant à celui versé par le Royaume-Uni, sans siéger parmi les Vingt-huit. Chaud.

Pourquoi ça n’est pas crédible que le Royaume-Uni en fasse autantc’est la forte contribution financière du pays qui a fini par convaincre les Anglais de se diriger vers la sortie.

  • Et pourquoi pas un modèle à la Suisse ?

Des accords bilatéraux sectoriels à volonté. Plus de cent-vingt pour la Suisse, avec un accès au marché unique en prime. En échange ? Les libertés de circulation (travail, biens, services et personnes). Un point noir pour le Royaume-Uni : inutile d’aller plus loin sur cette hypothèse.

  • Mais loin des modèles déjà existants, le Royaume-Uni pourrait bien créer son propre statut.

Tel un satellite de l’UE, le Royaume-Uni pourrait chercher à garder de fortes relations financières avec le continent ! Il s’agirait de tout revoir, point par point, et cela pourrait prendre des années. Ainsi, le Canada a mis dix ans pour arriver à un accord de libre-échange avec l’Union européenne. WAIT : DIX ANS ?

Autrement dit, vous avez le temps de vieillir sereinement !

C'est l'article 50 qui le dit

L’article 50 ? C’est simple, il fait cinq paragraphes. Pour une fois qu’un article européen est lisible… Problème : c’est loin d’être un mode d’emploi, puisque les quelques paragraphes qui y sont écrits ne précisent pas grand chose.

  • On y parle de « retrait volontaire ». OK, soit.
  • Le pays en question « doit informer le Conseil européen de son intention ». NO WAY. Je crois qu’ils ont été mis au parfum.
  • « Le Conseil doit ensuite proposer des orientations » vers le retrait. Ouais et d’ailleurs il attend encore votre annonce officielle.
  • Une contrainte : « maximum deux ans » pour sortir officiellement, à partir du moment où le pays a notifié son retrait. Le Conseil peut prolonger cette période mais pour cela, il faudra une dérogation des Vingt-sept. Easy !
Le Groenland raffraîchit l'ambiance.

Bon, alors, il arrive ce retrait officiel ?

Les dirigeants européens souhaitent que Londres notifie son retrait de l’Union « le plus tôt possible ».

Du balai !

Mais Theresa May, elle, a fait savoir qu’elle n’en ferait pas la demande « avant la fin de l’année ». Keep calm and eat cookies.

(accent suisse) On preeend not' temps

Le ministre du Brexit, David Davis, n’a pas fini de bosser.

L’inconnu du mois

Si vous arrivez à le reconnaître, deux possibilités : soit vous êtes un pro de la politique européenne et du très sexy Conseil européen, soit vous être originaire de Gand et c’est votre voisin de palier depuis dix ans. Pour votre info, ce haut fonctionnaire belge est partout annoncé comme jeune + brillant + très qualifié + multilingue.

Mais c’est qu’il est assez discret, Didier Seeuws, sur la scène médiatique. Jusqu’ici, il était directeur des départements transport / télécommunications / énergie au Conseil européen. Le genre de poste qui te fait trois lignes sur ton CV rien qu’en l’écrivant. Pratique.

Mais ça, c’était avant ! Avant quoi ? Avant d’être nommé responsable de la « Task Force Brexit », (« force d’intervention du Brexit »). Ouais mec, ça envoie comme titre.

Tu fais quoi dans la vie ?

– (voix rauque et profonde) Je suis responsable de la Task Force Brexit. 

On dirait une réplique de Sylvester Stallone.

De suite, ton quotient sexyness prend dix points, et ce même si tu t’appelles Didier… Mais, dans les faits, tu as le pire job ever. A savoir négociateur en chef d’un accord impossible. Cette « task force sur l’article 50 », nommée par le Commission, a la lourde tâche de produire des propositions législatives menant au Brexit. Nettement moins sexy.

Le concurrent français

Donc a priori, pour gérer les négociations, on a un négociateur en chef. Cool. Sauf que cette nomination côté Conseil aurait énervé la Commission. Laquelle, un mois plus tard, a répliqué en sortant un Français de son chapeau. Mais oui les mecs, battez-vous, grande idée !

 

C’est ainsi que fin juillet, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, annonce choisir Michel Barnier pour “mener les *difficiles* négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l’UE”. Y’a pas comme un doublon ? Je vois déjà les eurosceptiques pointer cet emploi fictif du bout de leurs doigts (crochus, les doigts, évidemment).

Mais qui va faire quoi ? « La nature des relations futures entre Didier Seeuws et Michel Barnier reste encore à définir », rabâchent les dépêches sans plus de précisions. Well, on dirait que chaque institution a choisi son champion pour mener les discussions en son nom. Le Conseil choisit Didier pour représenter les Etats membres. La Commission, elle, choisit Michel pour se représenter elle-même.

La bête noire des financiers londoniens

Et cette nomination de Michel Barnier, ça reste une belle manœuvre tactique pour agacer les Anglais. Et c’est un beau tacle à la City.

Pourquoi ?

Parce que Barnier, l’ancien commissaire européen aux Finances, est l’architecte de l’Union bancaire européenne. Un épisode durant lequel il a gagné le joyeux titre de « bête noire de la City » de Londres. Imaginez la tête des traders anglais au quinzième étage de leur tour d’ivoire quand on leur a annoncé le cadeau…

fleche-noire

En effet, si elle veut rester la première place financière européenne, la City aura besoin d’un « passeport financier » européen, sorte de dérogation pour ses banques et entreprises. La Commission lui répond un truc du genre :

Ah ouais, tu veux garder tes avantages financiers ? Mouais, on verra si tu le mérites, on t’a mis sur le dos le plus intraitable des négociateurs.

Ce qui fait dire au tabloïd europhobe The Sun que cette nomination est une véritable “déclaration de guerre”.

Pétition, vous avez dit pétition ?

Avant même le référendum du 23 juin, une pétition avait été créée mi-mai, prête à recueillir des millions de signatures pour recommencer le vote en cas de victoire du Brexit « à moins de 60 % des voix ou si la participation est inférieure à 75% ».

Bingo, les deux conditions se trouvent réunies ! Un mois après le vote, le nombre de signataires culmine à plus de quatre millions.

Trois jours après le Brexit, la pétition est donc inondée par des citoyens, des trolls et journalistes aventureux : « Hey regardez les mecs, on a signé en déclarant être britannique même si c’est faux, et ça marche !« . Gé-nies.

Le site a saturé en quelques heures. Parmi les gros trolls qui ont décrédibilisé cette pétition, on trouve :

  • Marion Maréchal Le Pen, qui a jugé utile de se faire passer pour Napoléon Bonaparte pour la signer…
  • Les hackers de 4chan, des utilisateurs anonymes qui voulaient montrer le trop faible niveau de sécurité de cette pétition en ligne.

Leur technique ? Placer des bots, des logiciels qui se font passer pour des humains. Parmi les faux signataires, on a vu passer…

  • Kim Il-Sung, premier dictateur de Corée du Nord, en direct live de son tombeau funéraire. On n’arrête plus la technologie.
  • 39 411 habitants du Vatican. Un chiffre étonnant, sachant que la cité papale n’accueille que huit cents personnes sur son saint sol…

La structure officielle, Petitions Commitee, s’en est bien sûr rapidement rendu compte – 4chan étant tout sauf discret lors de ses actions – et la plateforme a signalé avoir été hackée.

96% des signatures viennent tout de même du Royaume-Uni (contre vingt-cinq mille Français, quinze mille Espagnols, et autant d’Australiens et d’Américains, citoyens et robots flippés par le départ britannique).

Mi-juillet, un débat est accordé aux partisans du Remain : rien d’illogique à cela, le gouvernement était contraint de répondre à cette pétition puisqu’elle a reçu plus de cent mille signatures. Mais la discussion qui aura lieu entre les députés britanniques en septembre à ce sujet sera purement rhétorique et les élus ne prendront aucune décision. Cela dit, vu la ligne du gouvernement May, on se demande à quoi servira ce débat…

Bon, ce qui reste étrange, c’est que son créateur est un partisan du Brexit… ! Il voulait une sécurité pour son camp à l’époque où il a créé cette pétition en ligne, et ça s’est légèrement retourné contre lui… Ici ,un portrait de William Oliver Healey par notre confrère de 28 minutes :

GUIDE DE DIPLOMATIE SELON TONTON BORIS

Tout juste nommé ministre des Affaires Étrangères, Boris Johnson s’est retrouvé face à ses anciennes bourdes : en tant que journaliste puis maire de Londres, il s’est plu ces dernières années à qualifier vulgairement ceux qui se retrouvent être aujourd’hui ses collègues. Si toi aussi tu veux te faire remarquer, suis le guide !

Chiffre_Disque_2 La touche populiste

Tu veux marquer ton style, imprimer ton goût pour les parallèles vaseux, affirmer ta résistance à la grosse machine européenne ? Alors toi-aussi, fais une sortie fracassante et populiste en pleine campagne. Il faut des comparaisons simples pour le bas peuple :

« Napoléon, Hitler, plusieurs personnes ont essayé d’unir le continent européen, et ça s’est terminé de manière tragique. L’Union européenne est une autre tentative avec des méthodes différentes. »

Chiffre_Disque_4 Imposez votre vision de l’histoire

Aux Jeux olympiques de Pékin, faites grande impression. Affirmez avec conviction (mais non sans ironie, que c’est bon de rire de temps en temps !) devant une tripotée de faces de citrons que le ping-pong, ou tennis de table, a été inventé au XIXème en Angleterre, lors des dîners mondains… Et profitez-en pour remettre le bon vieux débat sur l’origine de ce sport (Chine ? Grande-Bretagne ?) bondissant à l’ordre du jour. Subtil.

Bonus

Ca n’a pas loupé ! Pour sa première conférence de presse, Boris s’en est pris plein la face. Un journaliste américain a lancé la fronde. « Vous avez accusé le président américain Barack Obama d’avoir une ‘aversion ancestrale pour l’empire britannique’ parce qu’il était ‘en partie kényan' », a-t-il avancé avant de rappeler l’anecdote Clinton-en-infirmière-psy.

 

Réponse de Johnson : « J’ai bien peur qu’il existe aujourd’hui un long catalogue de choses que j’ai pu dire ou faire, et qui ont pu être déformées. Cela me prendrait vraiment trop de temps de m’engager dans des excuses globales concernant tous ces propos ».

Pas le time, mec, j’suis ministre maintenant.

Pour sa défense, Boris Johnson joue bien au clown. Il a des antécédents internationaux, positifs aussi. Il parle plusieurs langues, il a grandi entouré d’un père fonctionnaire européen, et reste malgré les apparences quelqu’un d’assez cultivé. Sa capacité à grimacer devant les photographes, sa répartie certaine et son ironie sont d’autant plus facilement médiatisables… une publicité gratuite qui l’aura menée à son poste de ministre. Et pourquoi pas ?!

Didier Seeuws, pro-Conseil Européen
A lire ailleurs :

Ce titre magique de POLITICO résume toute la situation (en anglais) : How to annoy a Brit — put a Frenchman in charge of Brexit” (« Comment ennuyer un Britannique ? Confiez le Brexit à un Français »)

Michel Barnier, pro-Commission
Pendant ce temps-là, au château …

C’est l’histoire d’un Royaume qui se voulait indépendant. A sa tête depuis 63 ans, une fée aux cheveux blancs mais aux tenues multicolores, qui avait pour grand pouvoir de savoir se taire en toute circonstance.

Silencieuse quelle que soit la crise, Elizabeth II s’était bien gardée de donner son avis sur le Brexit, même si de petits plaisantins essayaient de lui faire dire ce qu’elle n’exprimait pas. Comme le Sun, qui en mars dernier sortait une couverture racoleuse insinuant qu’elle était pour la sortie de l’UE… Mais son porte-parole avait de suite dénoncé des « ragots fallacieux »

Son petit fils, William, s’était positionné pour le Remain discrètement, mais personne dans la famille n’était allé voter. Bien qu’aucune loi ne l’interdise, une tradition abstentionniste était en vigueur chez les Windsor. Histoire d’être aussi impartiaux que possible sur les affaires politiques et économiques du Royaume.

Comme personne ne savait ce qu’elle pensait, les internautes avaient tenté de faire parler son portrait…

Et puis soudain, un beau matin, la Reine a eu peur. Son beau royaume risquait d’être fracturé alors elle a osé une déclaration. Là vous vous dîtes “enfin, elle ne va pas mâcher ses mots face à la débâcle !”. Ouais ouais… C’est la Reine, hein, ça reste mesuré, ne vous enflammez pas. Face aux revendications indépendantistes de l’Écosse, elle a simplement appelé les dirigeants écossais à ne pas prendre de décision précipitée : « Ce qui fait la qualité des dirigeants dans un monde qui va si vite est d’accorder une place suffisante à une réflexion et une méditation tranquilles, susceptibles de permettre un examen plus profond, plus calme, de la meilleure façon de traiter les difficultés et les opportunités »

C’est l’histoire d’un Royaume qui se voulait indépendant, mais qui allait finir en morceaux, en dépit de la diplomatie royale, beaucoup trop tranquille.

On n'y croyait plus

Les Anglais renoncent à assurer la présidence tournante du Conseil de l’UE de juillet à décembre 2017. Sage décision. L’Estonie reprendra le flambeau, plus tôt que convenu. Theresa May a annoncé mi-juillet la nouvelle par téléphone au président du Conseil européen Donald Tusk, expliquant que son pays serait « très occupé avec les négociations pour quitter l’UE » l’année prochaine à la même époque.

Chiffre_Disque_1 Le conseil le + militaro-stupide

Quoi de mieux pour un diplomate que de savoir manier un fusil d’assaut ? C’est vrai ça, entre deux réunions à l’ONU, ça peut être utile ! Alors fais comme Boris, et pose toi aussi devant les photographes et en costume avec ton AK-47, quand tu débarques aux côtés de combattants peshmergas dans les montagnes du Kurdistan. Cette photo (prise en 2015) fera juste un peu polémique, et vous gagnerez en visibilité.

Chiffre_Disque_3

un vocabulaire des + primitifs

Non mais sérieux, qui s’intéresse à ces peuples primitifs d’Océanie, qui ? Qui connaît la Papouasie-Nouvelle-Guinée, hein, qui ? Pour les éléments de langage, suivez Johnson, encore journaliste en 2006, qui écrit un article plein de sens dans le Telegraph, où il place cette analyse sensible des habitants de l’île : « Depuis dix ans, nous, au parti conservateur, on a l’habitude ‘d’orgies cannibales’ façon Papouasie Nouvelle Guinée, où on exécute les chefs”. Bon, quand les soi-disant cannibales réagiront sans comprendre votre trait d’esprit, soyez sympa, excusez-vous pour le principe. Ils pourraient avoir des ressources rares sous leurs palmiers.

Deux ans plus tard, vous pourrez tranquillement récidiver et vous conforter dans votre position de gros Blanc bien-pensant en traitant les habitants du Commonwealth de « négrillons » et les Africains d’individus aux « sourires de pastèques ».

Chiffre_Disque_5 N’oubliez pas de flatter vos consœurs

Travaillez votre style d’écriture comme Boris, ça pourra servir dans vos discours. Décrivez Hillary Clinton comme « une blonde artificielle, aux lèvres gonflées et au regard bleu d’acier, comme une infirmière sadique dans un hôpital psychiatrique »  et vous ferez un carton, notamment le jour où vous devrez la rencontrer, et qu’elle sera devenue Présidente des Etats-Unis.