En goguette à Fontenay-Le-Comte

Fontenay-Le-Comte

En goguette à Fontenay-Le-Comte

Fontenay-Le-Comte

« Contrôler les choses plutôt que de se laisser contrôler par elles  », disait Ian MacKaye, chanteur des pionniers de Minor Threat. Avancer sans rien attendre de personne, être acteur et pas seulement consommateur de sa musique, affirmer son indépendance à l’égard de l’industrie du disque en général : à l’instar de son proche cousin punk, le mouvement hardcore est très imprégné de la philosophie « Do it yourself » – en français, « Fais-le par toi-même ».

Comment apporter sa pierre à cette communauté ? En montant des groupes, en créant des labels ou en organisant des concerts, comme ce mercredi-là à Fontenay-Le-Comte, en Vendée. Trois groupes (Stinky Bollocks de Clisson, Another Bloodshed de La Rochelle et donc, Direwolves), un bar à ambiance rock et son patron de bonne composition, un événement Facebook : il ne faut pas grand-chose de plus pour mettre sur pied une « date ». Peu importe, semble-t-il, si le public n’est pas au rendez-vous. Et la rémunération non plus : les Direwolves ne toucheront que quarante-cinq modestes euros pour vingt-cinq minutes de représentation. A les écouter, ce n’est pas vraiment ce qui compte. « Ce qui fait la sincérité de cette scène est qu’il n’existe pas de rapport d’argent », estime Benjamin. « Nous et les autres sommes des personnes qui veulent simplement vivre leur passion en jouant de la musique. »

En savoir plus

« L’éthique du hardcore », un article de la philosophe Catherine Guesde publié en 2013 dans la revue scientifique Multitudes.

Le réseau social Facebook, précieux outil de promotion.