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La mort du général Aussaresses, l’ « exécutant » des basses oeuvres de la République française (1)

Le général Paul Aussaresses est mort le 2 décembre, dans sa maison alsacienne de La Vancelle. C’est là que je l’avais rencontré longuement, pour la dernière fois, en octobre 2003. J’étais venue passer deux jours chez lui et sa seconde épouse Elvier, avec une caméra et une « mission » : celle de lui faire raconter comment Maurice Audin avait disparu, après son arrestation par des paras français à son domicile algérois,  le 11 juin 1957. Père de trois enfants, Maurice Audin avait alors 25 ans, il était assistant de mathématiques à l’Université d’Alger et membre du parti communiste. Comme Henri Alleg, le directeur du quotidien Alger républicain, qui fut arrêté le 12 juin 1957 au domicile des Audin, Maurice soutenait le combat du FLN pour l’indépendance de l’Algérie. J’ai rencontré plusieurs fois Henri Alleg , auteur de La Question (mort en juillet dernier), où il racontait les sévices qu’il avait subis et révélait l’usage massif de la torture par les militaires français ( publié par les Éditions de Minuit, le livre fut interdit en 1958). À plusieurs reprises, Henri m’avait demandé de profiter de ma « relation » avec Aussaresses pour lui extirper tout ce qu’il savait sur la disparition de Maurice Audin, à laquelle le « nettoyeur » fut probablement associé. L’historien Pierre Vidal Naquet (mort en 2006), qui fut l’un des premiers intellectuels français à dénoncer l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, m’avait fait la même demande, lorsque je lui avais rendu visite à son domicile parisien, au moment où je terminais l’écriture de mon livre Escadrons de la mort : l’école française (il avait accepté de relire les parties de mon livre concernant la guerre d’Indochine et d’Algérie).

J’ai donc passé deux journées dans la maison alsacienne du général Aussaresses, à qui j’ai proposé un « marché » : je filme son récit sur la mort de Maurice Audin, et dépose la bande dans un coffre-fort, en présence  d’un huissier, et je m’engage à ne diffuser le témoignage qu’après sa mort .

Malheureusement, le général Aussaresses a refusé, craignant sans doute qu’il y ait une fuite, qui aurait pu le conduire devant les tribunaux.  En effet, si tous les crimes perpétrés en Algérie sont couverts par l’amnistie, décrétée par le général de Gaulle en 1962, il en est un qui est imprescriptible : celui de la disparition forcée. Or, le corps de Maurice Audin n’ayant jamais été retrouvé, il fait partie des trois mille disparus, enregistrés pendant la guerre d’Algérie.

Quand mardi dernier, alors que je tournais en Angleterre pour mon prochain film Sacrée croissance !, j’ai été contactée par des journalistes qui voulaient m’interviewer sur la mort d’Aussaresses, j’ai ressenti un grand regret : celui d’avoir échoué dans ma « mission »…

Mais, je dois reconnaître que j’ai passé l’année 2003 à côtoyer des généraux tortionnaires – en France, Argentine, États Unis et Chili– et que je n’en pouvais plus de la posture que j’étais contrainte d’adopter : rester polie, souriante, faire des ronds de jambe, afin d’encourager les militaires à parler. J’ai tenu pendant un an, car j’étais convaincue que  l’histoire ne s’écrit pas uniquement avec la voix des victimes, mais aussi avec celle des bourreaux. Pour qu’on n’oublie pas, car la mémoire c’est la vie…

Je mets ici en ligne, un petit extrait de l’interview que m’avait accordée Aussaresses pour mon documentaire Escadrons de la mort : l’école française. Cet extrait ne figure pas dans le film, mais dans les bonus du DVD ainsi que  dans le livre éponyme. Comme on le constatera, j’affiche un grand détachement par rapport aux paroles du général, qui raconte, avec une froideur implacable, la première fois qu’il a torturé un homme à mort.

 

La première fois que j’ai rencontré Aussaresses c’était dans le restaurant parisien de La Coupole. J’avais dû beaucoup batailler pour obtenir cette rencontre, car, à l’époque, son avocat Gilbert Collard lui avait recommandé de ne plus parler. Un an plus tôt, le général avait  publié un livre où il reconnaissait avoir pratiqué la torture et les exécutions sommaires en Algérie. Un témoignage cru, exempt de tout remords, qui lui a valu deux procès : un pour “ complicité d’apologie de crimes de guerre ”, à l’initiative de la Ligue des droits de l’homme ; et un autre, intenté par le Mouvement contre le racisme et l’amitié entre les peuples, qui l’accusait de “ crimes contre l’humanité ”.

Ayant fourbi mes armes, j’avais choisi de jouer cartes sur table, en lui disant ce qui était, au demeurant, le fond exact de ma pensée : “ Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous avez agi ainsi, je ne pourrai jamais approuver ce que vous avez fait. C’est une question de morale. En revanche, au nom de la vérité historique, je trouve important que vous parliez. Je ne comprends pas que ceux qui n’ont cessé, avec raison d’ailleurs, de dénoncer le silence de la “Grande Muette” sur la guerre d’Algérie, vous tirent aujourd’hui dessus à boulets rouges… S’il faut vous juger, c’est pour ce que vous avez fait, pas pour ce que vous avez dit

—   Tout a été amnistié par De Gaulle au lendemain de l’indépendance algérienne, m’avait rétorqué le le général bardé de décorations.

—   Certes, lui avais-je répondu, mais ça ne vous gêne qu’on parle de vous comme d’un voyou de la pire espèce ? ”

—    Madame, avait souri Aussaresses , si je suis un voyou, alors je suis un voyou de la République… Toute ma vie, je n’ai été qu’un soldat qui a fait son travail de soldat pour la France parce que la France le lui a demandé… ”

J’ai raconté les suites de cette rencontre dans mon livre Escadrons de la mort : l’école française , dont je reproduis ici un extrait:

En tout cas, mon argument l’a convaincu. Pendant un an, je rencontrerai le général Aussaresses à plusieurs reprises : au siège d’Idéale Audience, le producteur du documentaire que je réalise pour Canal +, où je filmerai trois heures d’interview ; dans son appartement parisien, près de la Tour Montparnasse, et en Alsace, où il vit avec Elvier, sa seconde épouse[1].

À chaque rencontre, une question n’a cessé de me poursuivre : pourquoi parle-t-il ? Pourquoi a-t-il finalement accepté d’aller toujours plus loin dans le récit de sa “ carrière ” ? J’y vois trois raisons. D’abord, il est à la fin de sa vie et, à l’instar de ses collègues argentins qui me parleront également, il ressent, consciemment ou non, le besoin de soulager sa conscience, d’écrire lui-même sa part de l’Histoire, avant que d’autres s’en chargent à sa place. Ensuite, il aime parler aux femmes : avant moi, il y eut Florence Beaugé, du Monde[2]. Enfin, bien qu’il le nie farouchement, il a envie de mouiller les politiques, ceux qui l’ont “ envoyé au casse-pipe ”, pour reprendre l’une de ses expressions favorites. Ceux, en tout cas, qui ont fait du jeune provincial qui préparait Normale Sup, après avoir été premier prix de version latine au concours général, un spécialiste des “ coups tordus ” et des basses œuvres, en reconnaissant constamment ses mérites, puisqu’il a fini bardé de médailles avec le grade de général de brigade.

De fait, rien ne préparait Paul Aussaresses, né en 1918 dans le Tarn d’un père historien et directeur de journal, à devenir un spécialiste des “ coups durs et des coups tordus[3] ”. Il a vingt-deux ans quand il refuse de prêter serment au maréchal, parce qu’il “ n’apprécie pas sa politique collaborationniste ”. Quand est signé l’armistice, le 22 juin 1940, il choisit de rester sous les drapeaux et se porte volontaire pour commander une section de tirailleurs algériens au sud de Constantine. Devenu officier de carrière, il intègre l’école de Saint-Maixent qui s’était repliée avec l’école de Saint-Cyr à la caserne Miollis d’Aix-en-Provence, en zone libre. “ C’est à l’automne 1942, raconte-t-il, que je suis devenu agent secret. À vingt-quatre ans, ma famille bourgeoise de province et mon adolescence studieuse, mes convictions religieuses, les principes démocratiques auxquels j’étais attaché m’avaient préparé à devenir tout autre chose qu’une barbouze ou un tonton flingueur[4]. ”

C’est ainsi que le futur “ capitaine Soual ”, son nom de guerre, rejoint la France libre à Madrid, où il est recruté par les gaullistes pour les “ services spéciaux ”. Il est envoyé à Alger où un certain “ capitaine aviateur Delmas ” tente “ d’éprouver sa détermination ”.

L’anecdote vaut la peine d’être rapportée telle qu’Aussaresses la raconte, car elle constitue une justification a posteriori et une tentative de “ rationalisation ” de l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie : “ Je sais exactement ce que je risque, mon capitaine, dit la jeune recrue au “Bordelais” : si je suis pris, je serai fusillé, que je sois en uniforme ou pas. […] Alors Delmas éclata d’un fou rire nerveux : “Ah, mon pauvre garçon ! Quand on vous fusillera, vous serez bien content, car avant on vous aura torturé et la torture — croyez-moi —, c’est bien pire que la mort. C’est à cet instant que je compris un point essentiel : les guerres où l’un des deux camps mène une action clandestine sont d’autant plus impitoyables que la mauvaise foi y est l’arme principale. C’est cette mauvaise foi qui justifie toujours la violence et cette violence n’a jamais d’autre limite — pour paraphraser Clausewitz — que la violence mise en œuvre par l’adversaire. En l’occurrence, du moment que le principe était d’exécuter sommairement un ennemi auquel on refusait a priori toute qualité de combattant, cela supposait implicitement que l’on ait préalablement tiré de cet ennemi tous les renseignements dont il pouvait être porteur[5]. ”

Après cette explication pro domo, suit une note en bas de page encore plus tortueuse : “ C’est ce principe qui fut appliqué plus tard en Algérie. Mais la différence entre les résistants et le FLN, c’est qu’il n’était pas envisageable, dans l’esprit des résistants, de s’en prendre aux populations civiles. Pour cette raison, l’action de la Gestapo, lorsqu’elle torturait ou exécutait sommairement des résistants ou des combattants des forces spéciales — dont les objectifs étaient toujours militaires —, ne saurait être comparée à l’action menée en Algérie quelques années plus tard par l’armée française contre un FLN dont la politique était d’attaquer systématiquement des civils. De ce fait, j’ai souvent considéré que les terroristes sont les fils spirituels de la Gestapo qui s’en prenait, elle aussi, aux otages civils[6]. ”

De l’esprit des “ Jedburgh ” au “ 11e Choc ”

Le 18 novembre 1943, “ Jean Soual ” atterrit sur la “ terre promise ”, très précisément en Écosse. Après avoir subi des “ tests sévères ”, il est envoyé dans un camp d’entraînement des services spéciaux, où trois cent quarante volontaires — britanniques, américains, français, néerlandais, belges et canadiens — s’initient au parachutisme, mais aussi à toutes les techniques des barbouzes : “ J’allais ainsi accomplir, dans l’intérêt de mon pays et dans la clandestinité, des actions réprouvées par la morale ordinaire, tombant sous le coup de la loi et, de ce fait, couvertes par le secret : voler, assassiner, vandaliser, terroriser, écrit Aussaresses dans son livre. On m’a appris à crocheter les serrures, à tuer sans laisser de traces, à mentir, à être indifférent à ma souffrance et à celle des autres, à oublier et à me faire oublier. Tout cela pour la France[7]. ”

Les consignes sont simples : “ Taper très vite, sans jamais se poser de questions, pour tuer l’adversaire le plus vite possible. ” Ou encore : “ S’affranchir de tout élan moral, ne jamais chercher à être loyal, mais être simplement efficace et décidé à sauver sa vie par n’importe quel moyen. ” Et Aussaresses de commenter : “ Je suis sûr que c’est cet état d’esprit très particulier […] qui m’aida à tenir le coup lorsque, onze ans plus tard, je fus envoyé en Algérie. ”

En fait, le jeune Français est entré dans la famille des “ Jedburgh ”[8], la fine fleur des forces spéciales aériennes interalliées, où il fait la connaissance de l’avocat américain William Colby, futur patron de la CIA, au moment de la guerre du Viêt-nam, version US. La mission des “ tontons flingueurs ” est plus que risquée : s’infiltrer derrière les lignes ennemies, par équipes de trois — un Américain ou un Britannique, un officier du pays où se déroule l’opération et un opérateur radio —, pour soutenir les maquis de la Résistance, en prévision du débarquement des Alliés. C’est ainsi qu’Aussaresses est parachuté dans le maquis de l’Ariège, commandé provisoirement par un certain… Marcel Bigeard. Et puis, le 25 avril 1945 — “ Et là, disent ses anciens camarades, il fallait vraiment en avoir… ” —, il saute de nouveau, mais cette fois en uniforme allemand, entre Berlin et Magdebourg, pour prendre contact avec les prisonniers du camp 11A d’Altengrabow.

Repéré pour sa témérité à toute épreuve, il est affecté, à la fin de la guerre, à la DGER, la Direction générale des services spéciaux, bientôt rebaptisé SDECE, le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage[9]. En clair : les services secrets, surnommés dans le jargon la “ Piscine ”, dont le siège est situé dans la caserne Mortier, à l’angle du boulevard Mortier et de la rue des Tourelles, dans le XXe arrondissement parisien.

À la différence de la Direction de la sécurité du territoire (DST), le SDECE n’est pas un service de police, mais un organisme militaire qui dépend directement du Premier ministre. Officiellement, sa mission est “ de rechercher hors du territoire national tous les renseignements et la documentation susceptibles d’informer le gouvernement, pour signaler aux administrations intéressées les agents des puissances étrangères qui nuiraient à la défense nationale ou à la sûreté de l’État[10] ”. Il dispose d’une structure éminemment clandestine, le “ Service Action ”, dont les agents sont habilités à mener toutes sortes d’“ opérations spéciales ” : “ L’élimination physique fait partie de la routine quotidienne des hommes du “Service Action” du SDECE, raconte Thyraud de Vosjoli, un ancien de la “Piscine” qui dirigea l’antenne du SDECE à Washington au début des années 1950. Ces hommes font leur devoir et sont fiers de leur professionnalisme, conscients de rien avoir à envier au savoir-faire de la Gestapo ou du KGB[11]. ”

C’est précisément dans le Service Action qu’est intégré le capitaine Aussaresses, en 1946. Jacques Morlane, son patron, lui demande de créer une “ unité spéciale ”, le 11e “ bataillon parachutiste de choc ”, dit “ 11e Choc ”, véritable bras armé des services secrets[12]. Nommé commandant, il est affecté à la citadelle de Mont-Louis, à 80 km à l’est de Perpignan, où il entraîne quelque 850 hommes, dont un certain Philippe Castille (qui mènera l’attentat contre le général Salan en 1957, avant de devenir le chef des plastiqueurs de l’OAS). L’insigne de ce bataillon spécial, c’est “ Bagheera ”, une tête de panthère noire choisie “ pour honorer la mémoire des membres du service Action en Extrême-Orient ”. C’est pour avoir créé le 11e Choc que Paul Aussaresses est décoré de la Légion d’honneur, à vingt-neuf ans.

“ Quelle était la mission du 11e Choc ?

— Eh bien, il devait mener ce qu’on appelait alors la “guerre psychologique”, partout où c’était nécessaire, et notamment en Indochine.

— Concrètement ?

—   Je préparais mes hommes à des opérations clandestines, aéroportées ou non, qui pouvaient être le plasticage de bâtiments, des actions de sabotage ou l’élimination d’ennemis… Un peu dans l’esprit de ce que j’avais appris en Angleterre[13]. ”

Si j’ai tenu à rappeler le parcours d’Aussaresses avant la guerre d’Algérie, c’est parce que je voulais qu’on comprenne bien une chose : l’homme n’entrait pas dans la catégorie simplificatrice – et somme toute, plus rassurante- des « grandes brutes fachos », aveuglées par leur bêtise ; il n’était pas non plus un « électron libre », torturant tout seul dans son coin.

Non ! Il était un « exécutant », pour reprendre la terrible expression de Pierre Messmer (décédé en 2007), lorsque je l’ai interviewé pour mon film. L’ancien para d’Indochine, qui fut ministre des Armées de 1960 à 1969, m’avait expliqué qu’il avait été sollicité par Robert McNamara, le secrétaire de la Défense du président Kennedy, qui voulait que la France envoient des « spécialistes » former les militaires américains aux techniques de la « guerre antisubversive ». Il avait choisi des militaires ayant une « expérience en Algérie », comme Aussaresses, qui, m’avait-il dit « n’était pas un penseur, mais un exécutant ».

Les « exécutants » obéissent aux ordres des « penseurs », en l’occurrence ici les politiques (le gouvernement et les députés) qui ont donné les pleins pouvoirs aux paras du général Massu pour mâter la rébellion indépendantiste.

Et les politiques, comme Pierre Messmer, qui n’a jamais été inquiété (ses obsèques ont été célébrées en grande pompe aux Invalides), n’ont jamais eu de compte à rendre, ni devant les tribunaux, ni devant l’histoire officielle qui continue de les encenser.

Voilà pourquoi je dis qu’il est facile de tirer à boulets rouges sur celui qui se vantait d’avoir créé et dirigé un « escadron de la mort », dont le modèle sera ensuite exporté vers l’Amérique du Nord et du Sud ; même si cela ne l’exonère en rien de sa responsabilité individuelle, n’oublions pas que Aussaresses n’était qu’une « petite main » , certes pleine de sang, dont les forfaits furent encouragés par une politique d’État, celle de la France. Or, à ce jour, les dirigeants de la France, qui furent impliqués dans la guerre sale algérienne, n’ont jamais été publiquement condamnés.

Comme l’a dit Bernard Stasi, le 10 mars 2004, au moment de me remettre le prix du Meilleur Documentaire Politique au … Sénat, « nous ne sommes pas encore au bout du chemin », si nous voulons que « notre pays mérite effectivement d’être considéré comme le pays des droits de l’Homme »...


[1]  La première femme d’Aussaresses était aussi membre des services spéciaux. Elle est décédée peu après la publication du livre de son ex-mari sur l’Algérie. Celui-ci dit qu’elle n’a pas supporté les révélations qu’il y faisait…

[2]  Florence Beaugé, “ Le secret du général Aussaresses ”, Le Monde, 20-21 mai 2001.

[3]  Paul Aussaresses, Services spéciaux, Algérie 1955-1957, op. cit., p. 18.

[4]  Paul Aussaresses, Pour la France. Services spéciaux 1942-1954, Le Rocher, Monaco, 2001, p. 7.

[5]  Ibid., p. 83.

[6]  Ibid., p. 84.

[7]  Paul Aussaresses, Services spéciaux, Algérie 1955-1957, op. cit., p. 15.

[8]  Du nom de l’abbaye écossaise en ruines.

[9]  Le SDECE deviendra l’actuelle DGSE, en 1981.

[10]  Cité par Roger Faligot et Pascal Krop, DST, police secrète, Flammarion, Paris, 1999.

[11]  Cité par Douglas Porch, Histoire des services secrets français, Albin Michel, Paris, 1995, tome 2, p. 130.

[12]  Il sera dissous en décembre 1963, sur ordre du général De Gaulle, à cause de l’attitude de ses cadres, majoritairement favorables à l’OAS.

[13]  Entretien avec l’auteur, 21 octobre 2003.

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