L’irrésistible succès des Moissons du futur

Je continue ma tournée française qui confirme ce que j’ai déjà écrit sur ce Blog : partout les salles sont pleines, et régulièrement les organisateurs sont obligés de refuser du monde, pour des questions de sécurité ! Partout, aussi, Les moissons du futur soulèvent l’enthousiasme pour des raisons similaires que je résume ici, en me basant sur ce que j’ai entendu à de nombreuses reprises :

–       Ce film « fait du bien », car on voit qu’il y a des alternatives qui marchent au modèle dominant de l’agrobusiness ;

–       Les paysans ont l’air heureux et sont fiers de leur travail ;

–       On comprend que tout est imbriqué : le Nord et le Sud, le global et le local ; les producteurs et les consommateurs ;

–       Grâce à l’exemple de l’ALENA (Mexique/Etats Unis) et l’histoire du Sénégal (protection de la filière oignons), on comprend que le « libre échange » est une « farce » (comme le dit Ulrich Hoffmann, l’expert des Nations Unies) et que le protectionnisme n’est pas un gros mot…

–       Les images sont magnifiques et l’astuce du globe qui circule de main en main, et de continent en continent, nous rappelle que nous sommes tous des « terriens », reliés par un destin commun.

–       Ce film donne envie d’agir là où nous sommes.

Je constate avec plaisir, que contrairement à certains journaux réputés « sérieux » (comme Libération ou Le Monde), qui ont complètement « zappé » ce sujet lors de la présentation de mon film, le public est particulièrement sensible à la question des « externalités », c’est-à-dire des coûts induits par l’agriculture industrielle (pollution de l’eau, maladies provoquées par les pesticides, etc), qui ne sont pas pris en compte pour fixer le prix des aliments issus de l’agriculture « conventionnelle » ou chimique.

Cela conforte mon intuition qu’il faut continuer ce travail de pédagogie, en déconstruisant la machine économique, dont les indicateurs sont faussés par toute une série de mécanismes pervers qui occultent les processus de destruction des ressources de la planète. Il est urgent de tout remettre à plat, et notamment de questionner le mythe de la croissance qui est au cœur de l’idéologie productiviste et consumiériste, dont tout indique qu’elle nous mène droit dans le mur. C’est le but de ma prochaine enquête, intitulée provisoirement « Sacrée croissance ! »

Vous pouvez soutenir la production de ce nouveau film, en pré-achetant le DVD, ainsi que l’ont fait quelque 2000 souscripteurs pour Les moissons du futur.

J’en profite pour vous informer que ARTE Reportage diffusera, samedi 1er décembre, vers 18 heures 20, un documentaire de 26 minutes sur le drame des paysans de Fukushima, intitulé « Terre souillée »,  que j’ai tourné lors de mon voyage au Japon, en juin dernier.

Faites circuler ces informations pour lesquelles vous trouverez plus de détails sur le site de m2rfilms :

http://www.m2rfilms.com/crbst_19.html

Pour finir, je mets en ligne quelques images qui rendent compte du succès des Moissons du futur dans toutes les salles de France et de Navarre :

– Je remercie Audrey Hoc, qui a réalisé un joli reportage sur la projection qui s’est tenue à Bayonne, la semaine dernière :

http://lautretv.fr/actualites/video/regards-croises-sur-film-engage_140#

– 300 personnes à Lorient, le 5 novembre, où je ne suis jamais arrivée, en raison d’un retard (cinq heures!) de mon TGV.

– 250 personnes à Pessac, le 14 novembre

– 260 personnes à Arbois, pour Notre poison quotidien (le 23 novembre)

Lors de mon court séjour à Arbois, j’ai rencontré Pierre Overnoy (photo ci-dessous), un viticulteur de renommée internationale qui pratique l’agriculture biologique, sans aucun produit chimique (y compris le soufre) depuis … 1964. Installé à Pupillin, il a été chaleureusement applaudi lors du débat qui a suivi la projection de Notre poison quotidien, auquel participait le docteur Jean-Jacques Laplante, un médecin de la Mutualité sociale agricole (MSA), auteur d’un ouvrage intitulé Les maux de la terre, où il aborde les dégâts sanitaires causés par les pesticides chez les paysans.

– 400 personnes (auxquelles s’ajoute une centaine de « refoulés »)  à Lons le Saunier pour Les moissons du futur (le 24 novembre):

– 350 personnes à Chadrac près du Puy en Velay (le 25 novembre)

Photo: Vincent Pradier

Sans oublier Caen (200 personnes), Dijon (130 personnes), etc

Je renvoie aussi vers quelques liens glanés sur la toile:

http://www.sudouest.fr/2012/11/19/les-moissons-du-futur-ou-le-bon-grain-qui-dit-vrai-882817-706.php

http://www.starting-block.org/actus/focus/277-marie-monique-robin-il-faut-se-desintoxiquer-de-la-consommation

http://collectif-personnels.bergerie-nationale-rambouillet.over-blog.com/article-les-moissons-du-futur-a-la-bn-112411169.html

http://www.macommune.info/evenement/film-debat-notre-poison-quotidien-76038

http://www.msafranchecomte.fr/lfr/-notre-poison-quotidien-

http://www.lalsace.fr/loisirs/2012/11/16/du-reve-au-reveil-le-film-engage

http://www.ecolo-pratique.com/index.php/2012/11/12/les-moissons-du-futur-choisir-son-avenir/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=les-moissons-du-futur-choisir-son-avenir

Sans oublier ce quiz proposé par Babelio sur Le monde selon Monsanto! A vous de jouer!

http://www.babelio.com/quiz/2853/Le-Monde-selon-Monsanto?qq=1

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