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Interview d’Olivier de Schutter

C’était aujourd’hui la conférence de rentrée d’ARTE qui a présenté à une cinquantaine de journalistes les « événements » qui marqueront l’automne 2012, tant dans le domaine de la fiction, de l’animation ou du documentaire.  J’ai participé à ce déjeuner organisé à l’Élysées Biarritz, sous la présidence de Véronique Cayla, car mon film (et livre) Les moissons du futur fait partie des moments forts que la chaîne a décidé de mettre en avant.

À partir d’aujourd’hui, je mettrai en ligne régulièrement des informations concernant cette nouvelle enquête, pour laquelle, je le rappelle, ARTE a d’ores et déjà ouvert un site pour préparer la sortie du film, programmée le 16 octobre à 20 heures 40 :

http://www.arte.tv/fr/Un-nouveau-tour/6815836,CmC=6847730.html

N’oubliez pas de faire circuler l’information sur vos carnets d’adresses et tous les réseaux sociaux !

Pour préparer mon tour du monde, j’ai travaillé en étroite collaboration avec Olivier de Schutter, le rapporteur des Nations Unies pour le droit à l’alimentation, qui a présenté un rapport sur l’agroécologie, le 8 mars 2011, à Genève.

http://www.srfood.org/index.php/fr/rapports-publies

J’ai bien sûr filmé son allocution , qui ouvre (en partie ) le documentaire, puis je l’ai interviewé.

Je mets ici en ligne un extrait de cet entretien, où Olivier de Schutter explique pourquoi l’agroécologie est bien plus en mesure de nourrir le monde et de répondre au défi du changement climatique que l’agriculture industrielle, qui a échoué sur ces deux fronts : aujourd’hui, près d’un milliard de personnes souffrent de la faim, malgré les énormes moyens déployés depuis cinquante ans pour promouvoir le modèle agrochimique, qui, de plus, est responsable de 14% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, alors que l’agriculture devrait être une activité captatrice de CO2 ! Si l’agriculture industrielle participe largement au réchauffement climatique, c’est notamment parce que ses adeptes utilisent des engrais et pesticides chimiques, fabriqués avec des énergies fossiles (gaz et pétrole), ainsi que des techniques qui consomment énormément d’énergie (mécanisation, irrigation, transports d’intrants, etc).

Il est urgent de changer de cap !

Photo: quelques minutes avant l’allocution d’Olivier de Schutter devant le Conseil des droits de l’Homme de Genève.



Catégories : Les moissons du futur