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Procès Séralini/Fellous Suite et (bonnes) nouvelles

Je vois, avec amusement, que mon commentaire sur le procès qui oppose le professeur Gilles-Eric Séralini au professeur Marc Fellous, a déchaîné les foudres des défenseurs patentés de l’industrie des OGM!

J’en profite pour faire quelques mises au point:

– J’ai décidé de supprimer systématiquement tout message contenant des insultes (comme le mot « gourde » qu’affectionne particulièrement « Anton« ), car , comme sur tout Blog, il y a des règles de bonne conduite et décence à respecter.

– Je précise que je suis ravie que les chercheurs liés à l’industrie des biotechnologies créent une association comme l‘Association française des biotechnologies végétales, mais comme d’autres, je demande, que celle-ci n’ait pas l’indécence de se présenter comme une « association indépendante« , ainsi qu’elle l’a fait dans ses courriers au Conseil supérieur de l’audiovisuel.

– Concernant les conflits d’intérêts , il est fort gênant que Marc Fellous, qui préside la commission du génie moléculaire, chargé  de conseiller le ministère de l’agriculture sur les OGM, soit lié financièrement à l’industrie, dont il est censé évaluer les produits. Même chose pour son prédécesseur, Axel Kahn.

Anton peut toujours ergoter sur la qualité des revues scientifiques où les travaux de Gilles-Eric Séralini ont été publiés, au nombre desquelles l’une des plus réputées – Environmental Health Perspectives – quand on sait que les études de Monsanto sur le maïs OGM n’ont jamais été publiées nulle part, car elles sont couvertes par le « secret commercial »!

Pour le maïs MON 873, il a fallu une décision de justice d’un tribunal de Munich pour contraindre la firme à transmettre les données brutes de ses « essais »! C’est un énorme problème sur lequel je reviendrai longuement dans mon livre et film Notre poison quotidien.

En effet, comme nous le verrons, les fabricants de pesticides et d’OGM, qui sont, je le rappelle, des plantes pesticides, ne publient jamais les études toxicologiques qu’ils remettent  aux agences de réglementation, en invoquant une « clause de confidentialité« ?

Pourquoi? Comme me l’explique un scientifique qui travaille dans un organisme international réputé,  dont je tairai pour l’heure le nom, préférant garder la surprise pour la diffusion, « c’est parce que les industriels n’ont pas intérêt à publier des données qui sont contraires à leurs intérêts« …

Car « publier » signifie accepter que lesdites « données » soient soumises à l’examen critique des pairs, ce qui manifestement fait peur aux fabricants de produits toxiques.

Par ailleurs, j’ai le plaisir d’informer les lecteurs que la version arabe de mon  livre Le monde selon Monsanto vient de sortir.

C’est la quinzième traduction du livre. J’attends maintenant un exemplaire de la chinoise et de la grecque!

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