Salon de Marjolaine (3)

Je suis allée voir hier soir le film « Nos enfants nous accuseront » de Jean-Paul Jaud que j’invite mes lecteurs à aller voir:

C’est une belle histoire qui montre qu’il n’est pas encore trop tard pour réagir et éviter que les populations agricoles, et nous les consommateurs, soient décimés par les cancers et autres maladies de Parkinson.

Je suis impressionnée par le nombre de témoignages spontanés au cours des débats qui suivent les projections de mon film, un peu partout en France (j’en ai fait plus de soixante en France depuis le mois de mars et refuse actuellement une demande sur dix). Nombreuses sont les familles de paysans qui viennent me raconter leur inquiétude face à l’explosion des cancers (et maladies de Parkinson) dans leur entourage.

Je dis haut et fort qu’il est scandaleux qu’on continue de vendre des produits agrotoxiques -insecticides, herbicides et fongicides- qui mettent en danger la santé des paysans et de leurs familles ainsi que que celle des consommateurs, alors que les fabricants et les instances réglementaires savent pertinemment que ces molécules sont toxiques.

Récemment, l’un des agriculteurs dits « conventionnels » venu me parler a fini par avouer qu’il ne mangeait pas les produits de sa ferme, mais qu’il ne consommait que ce que fournissait son « carré bio » réservé à sa famille…

Récemment la Communaté européenne , qui a calculé que quelque 100 000 molécules chimiques avaient envahi notre environnement depuis une quarantaine d’années, a suivi les recommendations du rapport REACH, concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques. Elle exige désormais que les fabricants fournissent « un certain nombre d’informations relatives aux substances qu’elles produisent, utilisent ou importent », pour accorder ou confirmer leur homologation. Enfin!

mineco.fgov.be/organization_market/Reach/Reach_fr-01.htm

Cette heureuse initiative constitue un aveu: les substances chimiques que l’on retrouve, notamment sous forme de résidus dans notre assiette, ont été mises sur le marché sans étude ni information sérieuse préalable. Et seuls les imposteurs, qui roulent pour les intérêts des industriels, prétendront qu’il n’y a pas de lien avec l’épidémie de cancer ( mais aussi de diabète ou de maladies neurologiques) qui ne cesse de progresser depuis une vingtaine d’années…

Je rappelle que mon prochain film (et livre) pour ARTE sera précisément sur ce sujet qui nous concerne tous.

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