{"id":9034,"date":"2013-04-05T06:02:26","date_gmt":"2013-04-05T05:02:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=9034"},"modified":"2020-04-03T17:34:22","modified_gmt":"2020-04-03T16:34:22","slug":"jess-franco-1930-2013","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/","title":{"rendered":"Jess Franco (1930-2013)"},"content":{"rendered":"<p>Le cin\u00e9aste espagnol Jess Franco est mort mardi 2 avril. Il a rejoint son \u00e9pouse et \u00e9g\u00e9rie Lina Romay disparue il y a \u00e0 peine plus d\u2019un an.<\/p>\n<p>Avec pr\u00e8s de deux cents films au compteur, r\u00e9alis\u00e9s entre 1959 et 2012 (les derniers produits par ses fans pour le march\u00e9 vid\u00e9o) Jess Franco restera l\u2019un des cin\u00e9astes les plus prolifiques de l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma. L\u2019un des plus fous aussi. Car ce record concerne une filmographie d\u00e9lirante plac\u00e9e sous le signe de l&rsquo;\u00e9rotisme, du fantastique, du jazz, de la litt\u00e9rature populaire, voire de tout et de n&rsquo;importe quoi.<\/p>\n<p>Jes\u00f9s Franco Manera (c&rsquo;est son vrai patronyme, mais il adoptera au cours de sa carri\u00e8re une dizaine de pseudonymes plus ou moins farfelus selon les p\u00e9riodes de sa vie, souvent emprunt\u00e9s \u00e0 des noms de jazzmen admir\u00e9s comme Clifford Brown) na\u00eet \u00e0 Madrid en 1930. Cin\u00e9phile boulimique, musicien de jazz, assistant r\u00e9alisateur, acteur r\u00e9current dans ses propres films, il conna\u00eet le succ\u00e8s en mettant en sc\u00e8ne <em>L&rsquo;Horrible Docteur Orlof<\/em> (<em>Gritos en la noche<\/em>, 1962), r\u00e9ponse espagnole au cin\u00e9ma gothique qui triomphait dans les salles de quartier, mixture des films anglais de la Hammer et surtout des <em>Yeux sans visage<\/em> de Georges Franju. Apr\u00e8s ce titre majeur de l&rsquo;\u00e9pouvante europ\u00e9enne, Franco sent le soufre. Des films comme <em>Dans les griffes du maniaque<\/em>, <em>Necronomicon<\/em>, <em>Venus in Furs<\/em> ou <em>Vampyros Lesbos<\/em> lui attirent les foudres du Vatican qui met son \u0153uvre \u00e0 l&rsquo;index, en compagnie de Luis Bu\u00f1uel ! Franco va encha\u00eener sans plus jamais s&rsquo;arr\u00eater une s\u00e9rie de films \u00e0 argument fantastique, \u00e9rotique ou policier, tel un feuilletoniste du cin\u00e9ma populaire, avec des budgets de plus en plus \u00e9triqu\u00e9s et une imagination de plus en plus d\u00e9brid\u00e9e. Dans les ann\u00e9es 60 et 70, Franco sillonne l&rsquo;Europe et tourne un peu partout (on lui doit de superbes films fantastiques made in Liechtenstein). Il travaille pour les plus notoires producteurs du cin\u00e9ma d&rsquo;exploitation (il a tourn\u00e9 des films de prisons de femmes pour le producteur suisse Erwin C. Dietrich ou des histoires de cannibales dans la for\u00eat de Vincennes pour la firme Eurocin\u00e9), avec des acteurs mercenaires (Christopher Lee, Klaus Kinski, Eddie Constantine&#8230;). Il a quand m\u00eame eu le temps de d\u00e9voiler un soleil noir, la sublime Soledad Miranda, h\u00e9ro\u00efne notamment de <em>Vampyros Lesbos<\/em> et d\u2019<em>Eug\u00e9nie de Sade<\/em>, morte dans un accident de voiture \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 27 ans.<\/p>\n<p>Tout cela sentirait bon le kitsch d\u00e9bile et la ringardise \u00e0 vil prix si Jess Franco, sous ses allures de fumiste hallucin\u00e9, n&rsquo;\u00e9tait pas un authentique cin\u00e9aste, capable de cr\u00e9er un po\u00e8me onirique avec presque rien, de tourner trois films en m\u00eame temps \u00e0 l&rsquo;insu de ses financiers, de citer le m\u00e9lodrame hollywoodien, Godard ou Fritz Lang dans un polar S. M. de troisi\u00e8me zone. Malgr\u00e9 une fr\u00e9n\u00e9sie filmique qui pourrait passer pour de la d\u00e9sinvolture ou de la d\u00e9mence, Jess Franco est l&rsquo;anti t\u00e2cheron par excellence, m\u00eame s&rsquo;il a \u0153uvr\u00e9 dans les bas-fonds de la s\u00e9rie Z. Franco est un cin\u00e9aste monde, un illusionniste baroque qui bricole des films miroirs souvent dans les pires conditions, finalement plus proche de l&rsquo;exp\u00e9rimentation que du cin\u00e9ma de genre, puisque sa filmographie, apr\u00e8s les petites s\u00e9ries B flamboyantes de ses d\u00e9buts, prend un tour \u00e9sot\u00e9rique et underground totalement d\u00e9routant. Il faut parfois s&rsquo;accrocher \u00e0 son strapontin. Son style hypnotique en fait le sujet des moqueries et de pol\u00e9miques entre rats de cin\u00e9math\u00e8ques mais aussi l&rsquo;objet d&rsquo;un culte d&rsquo;une chapelle de cin\u00e9philes exigeants\u00a0: il est vrai que des films comme <em>Shining Sex\/La Fille au sexe brillant<\/em>, film de science-fiction \u00e9rotique quasi durassien n\u2019ont rien \u00e0 envier aux exp\u00e9riences les plus extr\u00eames de l\u2019anti cin\u00e9ma. Difficile d\u2019\u00e9viter les superlatifs au sujet d\u2019un tel cin\u00e9aste.<\/p>\n<p>Franco rejoint avec ses histoires \u00e0 dormir debout le versant le plus radical de la modernit\u00e9 cin\u00e9matographique, en inventant un cin\u00e9ma plus mental que charnel (malgr\u00e9 les apparences), o\u00f9 le r\u00e9cit, sujet de distorsions incroyables, reste la pr\u00e9occupation principale du cin\u00e9aste. Franco est un Raul Ruiz du Midi-Minuit, un alchimiste et un conteur qui a souvent film\u00e9 les m\u00eames histoires, fait des nouvelles versions de ses propres films (on ne compte plus les remakes de Dracula ou des adaptations du Marquis de Sade), utilis\u00e9 les m\u00eames acteurs (Howard Vernon, le complice\u00a0; Lina Romay, la muse et la compagne) et les m\u00eames personnages extravagants, du patrimoine ou de son invention (Frankenstein, Maciste, Fu Manchu, Orlof, son assistant aveugle Morpho, le d\u00e9tective Hal Pereira) qui r\u00e9apparaissent \u00e0 l&rsquo;improviste dans des films aussi pataphysiques que leurs titres (<em>Les Exp\u00e9riences \u00e9rotiques de Frankenstein<\/em>, <em>Les \u00c9branl\u00e9es<\/em>, <em>Deux espionnes avec un petit slip \u00e0 fleur<\/em>) ou leurs retitrages : pour des raisons publicitaires ou commerciales <em>La Comtesse noire<\/em> devient <em>Les Avaleuses<\/em>\u2026 <em>Les Exploits \u00e9rotiques de Maciste dans L&rsquo;Atlantide<\/em> devient <em>Les Gloutonnes<\/em>, truff\u00e9s d\u2019inserts pornos tourn\u00e9s par le producteur ou Franco lui-m\u00eame, quand il n\u2019a pas le choix. Dans les ann\u00e9es 60 et 70 ses films existent sous diff\u00e9rentes versions, changeant de montage, de dur\u00e9e et de titre suivant les pays, les commissions de censure ou m\u00eame les copies d\u2019exploitation, v\u00e9ritable casse t\u00eate pour les thurif\u00e9raires de l\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Franco \u00e9tait aussi connu pour tourner trois films avec le budget d\u2019un seul, avec la m\u00eame \u00e9quipe et parfois \u00e0 l\u2019insu de son producteur\u00a0! Entre la crise de fou rire et l&rsquo;effet de sid\u00e9ration que procurent ces films inimaginables, force est de constater que Jess Franco est le grand cin\u00e9aste du ressassement, qu\u2019il a construit une sorte de Com\u00e9die Humaine du fantastique, avec des personnages r\u00e9currents, des correspondances secr\u00e8tes entre les titres, des fins parall\u00e8les, des \u00e9chos et des r\u00e9p\u00e9titions.<\/p>\n<p>On pourrait m\u00eame aller jusqu\u2019\u00e0 dire que sa filmographie ne forme qu\u2019un seul et tr\u00e8s long film. Le cin\u00e9ma de Jess Franco agit comme une drogue dure. Le cin\u00e9phile avide de chocs esth\u00e9tiques est invit\u00e9 \u00e0 explorer cet univers foisonnant, \u00e0 la d\u00e9couverte du plan de Pandore qui lui donnera &#8211; peut-\u00eatre &#8211; la cl\u00e9 d&rsquo;une \u0153uvre \u00e9nigmatique, immense et unique. Cette red\u00e9couverte et cette r\u00e9\u00e9valuation furent possibles gr\u00e2ce aux efforts des \u00e9diteurs DVD et \u00e0 la pers\u00e9v\u00e9rance de certains cin\u00e9philes, dont nous faisions partie, \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise et ailleurs. Longtemps occult\u00e9e ou ouvertement m\u00e9pris\u00e9e, invisible et sujette \u00e0 de nombreuses mystifications, la filmographie de Franco est enfin accessible, mieux identifi\u00e9e (avec encore certaines b\u00e9ances malgr\u00e9 tout) et il est d\u00e9sormais possible d\u2019affirmer qu\u2019on peut y trouver l\u2019or dans l\u2019ordure, parfois \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du m\u00eame film.<\/p>\n<p>Hasard du calendrier, la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise propose ce soir \u00e0 20h, dans le cadre des soir\u00e9es cin\u00e9ma bis et du cycle \u00ab\u00a0hallucinations\u00a0\u00bb deux films de Jess Franco\u00a0: <em>Les Inassouvies<\/em> et <em>Les Croqueuses<\/em>, version caviard\u00e9e d&rsquo;inserts hard de <em>La Comtesse perverse<\/em> que nous avions r\u00e9cemment chroniqu\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion de sa sortie en DVD.<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/01\/02\/la-comtesse-perverse-et-plaisir-a-3-de-jess-franco\/\">https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/01\/02\/la-comtesse-perverse-et-plaisir-a-3-de-jess-franco\/<\/a><\/p>\n<p><em>Les Inassouvies<\/em> (<em>Die Jungfrau und die Peitsche\/De Sade 70<\/em>, 1969) est l\u2019un des derniers films de la p\u00e9riode \u00ab\u00a0faste\u00a0\u00bb de Franco et t\u00e9moigne de son admiration pour Sade, un auteur qu\u2019il a tr\u00e8s souvent adapt\u00e9, plus ou moins librement. C\u2019est aussi l\u2019un de ses films les plus raffin\u00e9s, symptomatique du go\u00fbt du cin\u00e9aste pour les r\u00e9cits gigognes et les mises en abyme. Ici Franco s\u2019inspire de \u00ab\u00a0La Philosophie dans le boudoir\u00a0\u00bb. Une jeune aristocrate, absorb\u00e9e par la lecture du roman de Sade, est prise dans une r\u00eaverie \u00e9rotique o\u00f9 elle est faite prisonni\u00e8re dans une \u00eele par des libertins. <em>Les Inassouvies <\/em>baigne dans une atmosph\u00e8re onirique et ravira autant les \u00e9rotomanes que les amateurs de musique \u00ab\u00a0lounge\u00a0\u00bb et les sp\u00e9cialistes du Nouveau Roman.<\/p>\n<p>Gageons que cette soir\u00e9e sera charg\u00e9e d\u2019\u00e9motion car Jess Franco \u00e9tait venu plusieurs fois \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise ces derni\u00e8res ann\u00e9es, toujours accompagn\u00e9 de Lina Romay \u00e0 l\u2019occasion d\u2019hommages et notamment lors de la plus grande r\u00e9trospective jamais organis\u00e9e de ses films avec 69 titres\u00a0! Parions aussi que le directeur de la programmation Jean-Fran\u00e7ois Rauger, grand pr\u00eatre depuis plus de vingt ans de la r\u00e9habilitation critique de Franco en France va continuer \u00e0 dispenser la bonne parole et \u00e0 d\u00e9poussi\u00e9rer les nombreux tr\u00e9sors que cache encore la filmographie de Jess Franco.<\/p>\n<p>Nous avions beaucoup de sympathie pour l\u2019homme et de curiosit\u00e9 pour l\u2019\u0153uvre, imposante et parfois d\u00e9courageante mais qui poss\u00e8de plus de qualit\u00e9s qu\u2019on a bien voulu le pr\u00e9tendre. Nous tacherons de revenir sur nos films de Franco pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s d\u00e8s que l\u2019occasion se pr\u00e9sentera, et de republier l\u2019entretien qu\u2019il nous avait accord\u00e9 en 1998.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le cin\u00e9aste espagnol Jess Franco est mort mardi 2 avril. Il a rejoint son \u00e9pouse et \u00e9g\u00e9rie Lina Romay disparue\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Le cin\u00e9aste espagnol Jess Franco est mort mardi 2 avril. Il a rejoint son \u00e9pouse et \u00e9g\u00e9rie Lina Romay disparue\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2013-04-05T05:02:26+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2020-04-03T16:34:22+00:00\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"8 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/\",\"name\":\"Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\"},\"datePublished\":\"2013-04-05T05:02:26+00:00\",\"dateModified\":\"2020-04-03T16:34:22+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Jess Franco (1930-2013)\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Olivier P\u00e8re\"},\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re","og_description":"Le cin\u00e9aste espagnol Jess Franco est mort mardi 2 avril. Il a rejoint son \u00e9pouse et \u00e9g\u00e9rie Lina Romay disparue\u2026","og_url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/","og_site_name":"Olivier P\u00e8re","article_published_time":"2013-04-05T05:02:26+00:00","article_modified_time":"2020-04-03T16:34:22+00:00","author":"Olivier P\u00e8re","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Olivier P\u00e8re","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"8 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/","name":"Jess Franco (1930-2013) - Olivier P\u00e8re","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website"},"datePublished":"2013-04-05T05:02:26+00:00","dateModified":"2020-04-03T16:34:22+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/04\/05\/jess-franco-1930-2013\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Jess Franco (1930-2013)"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/","name":"Olivier P\u00e8re","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558","name":"Olivier P\u00e8re","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","caption":"Olivier P\u00e8re"},"url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9034"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/users\/116"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9034"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9034\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24779,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9034\/revisions\/24779"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9034"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9034"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9034"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}