{"id":823,"date":"2011-05-10T16:30:38","date_gmt":"2011-05-10T15:30:38","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=823"},"modified":"2020-03-28T13:17:58","modified_gmt":"2020-03-28T12:17:58","slug":"sidney-lumet-ou-le-style-invisible","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/","title":{"rendered":"Sidney Lumet, ou le style invisible"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Sidney Lumet est mort le 9 avril \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans. Un des meilleurs cin\u00e9astes contemporains, et un des plus productifs aussi, avec de nombreux travaux pour la t\u00e9l\u00e9vision et une quarantaine de longs m\u00e9trages pour le cin\u00e9ma entre 1951 et 2007, Lumet n\u2019a jamais b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du statut d\u2019un Woody Allen, d\u2019un Martin Scorsese ou d\u2019un Robert Altman. La faute en impute \u00e0 un profil de cin\u00e9aste qui n\u2019\u00e9tait pas celui de l\u2019auteur complet (Lumet \u00e9tait rarement le sc\u00e9nariste de ses films) et \u00e0 une filmographie trop \u00e9clectique et trop in\u00e9gale pour pr\u00e9tendre au statut d\u2019\u0153uvre. Aux c\u00f4t\u00e9s de films magistraux, personnels et extr\u00eamement ambitieux dans le cin\u00e9ma am\u00e9ricain comme <em>Serpico <\/em>(photo en t\u00eate de texte),<em> Un apr\u00e8s-midi de chien, Network, Le Prince de New York, Daniel, A bout de course<\/em> ou <em>Contre-Enqu\u00eate<\/em>, des commandes, des b\u00e2clages et des choses indignes de son talent, parmi lesquelles trois des remakes les plus mauvais et inutiles de l\u2019histoire du cin\u00e9ma (<em>The Wiz<\/em>, remake disco du <em>Magicien d\u2019Oz<\/em> avec Diana Ross, Richard Pryor et Michael Jackson, <em>Family Business<\/em>, remake de <em>Conseil de famille<\/em> de Costa-Gavras, <em>Gloria<\/em>, remake du film de John Cassavetes avec Sharon Stone\u2026) caus\u00e8rent du tort \u00e0 la r\u00e9putation critique du cin\u00e9aste.<br \/>\nLumet restera dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma comme l\u2019investigateur, l\u2019analyste et le satiriste des institutions am\u00e9ricaines\u00a0: la justice, la politique, la police, les m\u00e9dias lui inspir\u00e8rent ses titres les plus justement c\u00e9l\u00e8bres, avec comme h\u00e9ros des personnages id\u00e9alistes, jur\u00e9s obstin\u00e9s, journalistes ou flics int\u00e8gres confront\u00e9s \u00e0 la corruption, \u00e0 l\u2019arrivisme ou au racisme. D\u00e9mocrate, cin\u00e9aste-citoyen, Lumet a sign\u00e9 des films qui sont autant de documents et de t\u00e9moignages sur les failles du syst\u00e8me am\u00e9ricain, en m\u00eame temps que de formidables drames humains. Lumet, en marge de ses chefs-d\u2019\u0153uvre, a aussi r\u00e9alis\u00e9 des films moins connus qui m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre red\u00e9couverts, comme ceux mis en sc\u00e8ne durant son s\u00e9jour en Grande-Bretagne\u00a0: <em>La Colline des hommes perdus<\/em> et <em>The Offence<\/em> avec Sean Connery, <em>M.15 demande protection<\/em> avec James Mason (film tr\u00e8s sombre, r\u00e9cit d\u2019espionnage doubl\u00e9 d\u2019une \u00e9tude conjugale), <em>Equus<\/em> avec Richard Burton\u2026<br \/>\nSi le cin\u00e9ma de Lumet est moins spectaculaire que celui d\u2019un Coppola ou qu\u2019un DePalma, c\u2019est aussi parce qu\u2019il aborde des sujets modernes ou pol\u00e9miques avec une conception tr\u00e8s classique du cin\u00e9ma, plus proche de la captation que des recherches exp\u00e9rimentales. A c\u00f4t\u00e9 du cr\u00e9ateur des films-dossiers (pour reprendre l\u2019expression associ\u00e9e aux films politiques de Francesco Rosi, comparables dans leur d\u00e9marche avec ceux de Lumet) qui ont fait sa gloire, il existe en effet un autre Lumet\u00a0: celui des adaptations th\u00e9\u00e2trales. Elles lui furent moins favorables. Hormis son adaptation de Tennessee Williams <em>L\u2019Homme \u00e0 la peau de serpent<\/em> avec Marlon Brando et Anna Magnani, elles repr\u00e9sentent aujourd\u2019hui la part la moins comment\u00e9e et la plus oubliable de son \u0153uvre, et souffrent pour la plupart des scories et pesanteurs associ\u00e9es au th\u00e9\u00e2tre film\u00e9\u00a0: Williams, O\u2019Neill, \u00e0 de nombreuses reprises pour le petit et le grand \u00e9cran, Tch\u00e9khov, Miller, mais aussi Schaffer, Levin (pour le tr\u00e8s plaisant divertissement criminel <em>Pi\u00e8ge mortel<\/em>) et d\u2019autres dramaturges moins connus furent mis en sc\u00e8ne par Lumet.<br \/>\nIl arrive aussi que Lumet adopte un dispositif th\u00e9\u00e2tral (huis-clos, unit\u00e9 de lieu et de temps, enfermement des personnages) pour traiter de sujets judiciaires, comme bien s\u00fbr son premier film et un des plus c\u00e9l\u00e8bres <em>12 Hommes en col\u00e8re<\/em>, avec Henry Fonda, ou d\u2019autres films de proc\u00e8s comme <em>Le Verdict<\/em> avec Paul Newman ou <em>Jugez-moi coupable<\/em> avec Vin Diesel. Trois films tr\u00e8s \u00e9tranges tourn\u00e9s en Angleterre adoptent une mise en sc\u00e8ne th\u00e9\u00e2trale pour filmer une th\u00e9rapie psychiatrique (<em>Equus<\/em>), un camp disciplinaire militaire (<em>La Colline des hommes perdus<\/em>) et un interrogatoire policier qui vire \u00e0 la s\u00e9ance de torture (<em>The Offence<\/em>).<br \/>\nLes deux dimensions du cin\u00e9aste (le r\u00e9alisme, le th\u00e9\u00e2tre) viennent du m\u00eame endroit, la t\u00e9l\u00e9vision et les tournages de dramatiques en direct o\u00f9 il fit ses armes, avec d\u2019autres cin\u00e9astes de sa g\u00e9n\u00e9ration. Lumet en effet comme John Frankenheimer, William Friedkin, Robert Mulligan, Franklin J. Schaffner, Sydney Pollack\u2026 a appris son m\u00e9tier \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision dans les ann\u00e9es 50. Il en r\u00e9sulte une esth\u00e9tique sans fioriture, une mise en sc\u00e8ne qui va droit au but, capte les performances d\u2019acteurs et les actions avec une m\u00eame \u00e9nergie. On peut parler de style invisible \u00e0 propos du travail de Sidney Lumet, qui peut aller jusqu\u2019\u00e0 une approche n\u00e9o-r\u00e9aliste ou pseudo-documentaire lorsqu\u2019il s\u2019agit de mettre en sc\u00e8ne des drames criminels et policiers comme <em>Un apr\u00e8s-midi de chien<\/em>, <em>Serpico<\/em> et <em>Le Prince de New York<\/em>. M\u00eame s\u2019il a tourn\u00e9 une partie non n\u00e9gligeable de sa filmographie en Grande-Bretagne, Lumet \u00e0 l\u2019instar de Woody Allen, Martin Scorsese ou Abel Ferrara reste intimement li\u00e9 \u00e0 sa ville natale, New York, qu\u2019il a r\u00e9guli\u00e8rement film\u00e9 avec amour et qui sert de d\u00e9cor \u00e0 nombre de ses meilleurs films.<br \/>\nEnfin, on ne peut \u00e9voquer le travail de Lumet sans saluer son immense talent de directeur d\u2019acteurs. Il a dirig\u00e9 quelques-uns des meilleurs acteurs am\u00e9ricains et britanniques, d\u2019Henry Fonda \u00e0 Al Pacino en passant par Marlon Brando, James Mason, Richard Burton, William Holden, Faye Dunaway, Sean Connery\u2026 qui lui doivent certaines de leurs performances les plus remarquables. Lumet aimait et connaissait le m\u00e9tier d\u2019acteur. Il avait d\u2019ailleurs d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e2ge de quatre ans quand son p\u00e8re, metteur en sc\u00e8ne, lui avait fait tenir un r\u00f4le dans une pi\u00e8ce radiophonique. Il fera du th\u00e9\u00e2tre toute sa jeunesse avant d\u2019entrer \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, o\u00f9 il dirigera plus de 200 \u00e9missions dramatiques.<br \/>\nTr\u00e8s actif au cin\u00e9ma depuis 1957 (date de sortie de <em>12 Hommes en col\u00e8re<\/em>), Lumet a conclu sa carri\u00e8re en 2007 avec un tr\u00e8s beau film, <em>7h58 ce samedi-l\u00e0<\/em>, trag\u00e9die familiale en forme de film noir, magistralement interpr\u00e9t\u00e9 par Albert Finney,\u00a0Philip Seymour Hoffman et Ethan Hawke, adieu au cin\u00e9ma qui se hisse au niveau de ses plus belles r\u00e9ussites des ann\u00e9es 70.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">TCM rendra un hommage \u00e0 Sidney Lumet en juin avec un cycle de douze films, dont deux in\u00e9dits \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision et dans les salles fran\u00e7aises, des plus c\u00e9l\u00e8bres (<em>12 Hommes en col\u00e8re, Serpico<\/em>\u2026) aux plus obscurs (<em>Blood Kin<\/em> ou <em>Last of the Mobile Hot Shot<\/em> r\u00e9alis\u00e9 en 1970 d\u2019apr\u00e8s Tennessee Williams avec James Coburn, <em>Bye Bye Braveman<\/em>, 1968, avec George Segal, com\u00e9die qui b\u00e9n\u00e9ficie d\u2019une bonne r\u00e9putation) en passant par des curiosit\u00e9s qui m\u00e9ritent peut-\u00eatre d\u2019\u00eatre r\u00e9\u00e9valu\u00e9es, comme <em>La Mouette<\/em> (1968, adaptation de Tch\u00e9khov avec James Mason, Vanessa Redgrave et Simone Signoret) et <em>Le Rendez-vous<\/em> (1969, roman-photo post nouvelle vague tourn\u00e9 \u00e0 Rome avec Anouk Aim\u00e9e et Omar Sharif o\u00f9 Lumet se prend pour Lelouch et Antonioni.) Ce cycle a le m\u00e9rite de visiter tous les aspects de la filmographie de Lumet, y compris les plus m\u00e9connus et sous-estim\u00e9s. On pourra y revoir deux titres tr\u00e8s solides de Lumet\u00a0: <em>Point-limite<\/em>, o\u00f9 le cin\u00e9aste retrouve Henry Fonda dans le r\u00f4le du pr\u00e9sident des Etats-Unis qui doit g\u00e9rer une crise nucl\u00e9aire en pleine Guerre froide (et en 1964 la m\u00eame ann\u00e9e que <em>Docteur Folamour<\/em>\u00a0! Le film de Lumet sera \u00e9clips\u00e9 par celui de Kubrick.) Ou <em>Le Gang Anderson<\/em>, polar interpr\u00e9t\u00e9 par Sean Connery, dans lequel le succ\u00e8s du cambriolage d\u2019un immeuble est mis en p\u00e9ril par un syst\u00e8me de\u00a0 haute surveillance \u00e9lectronique, sorti en 1971 soit un an avant le scandale du Watergate\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Je n&rsquo;ai jamais rencontr\u00e9 Sidney Lumet mais j&rsquo;avais beaucoup d&rsquo;admiration pour certains de ses films, au point de lui proposer \u00e0 la fin de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re le L\u00e9opard d&rsquo;honneur Swisscom pour l&rsquo;ensemble de sa carri\u00e8re. H\u00e9las sa fille Jenny (actrice et aussi sc\u00e9nariste de <em>Rachel se marie <\/em>de Jonathan Demme) devait m&rsquo;apprendre \u00e0 cette occasion que son p\u00e8re \u00e9tait mourrant. Le nom du cin\u00e9aste (am\u00e9ricain) qui recevra le L\u00e9opard d&rsquo;honneur Swisscom lors du prochain festival del film Locarno sera d\u00e9voil\u00e9 le dimanche 15 mai, durant le Festival de Cannes.<br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.TCMcinema.fr\/\">www.TCMcinema.fr<\/a><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sidney Lumet est mort le 9 avril \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans. Un des meilleurs cin\u00e9astes contemporains, et un des\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":10471,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Sidney Lumet est mort le 9 avril \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans. Un des meilleurs cin\u00e9astes contemporains, et un des\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2011-05-10T15:30:38+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2020-03-28T12:17:58+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/05\/Serpico-2.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"1510\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"1000\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"7 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/\",\"name\":\"Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\"},\"datePublished\":\"2011-05-10T15:30:38+00:00\",\"dateModified\":\"2020-03-28T12:17:58+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"Sidney Lumet, ou le style invisible\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Olivier P\u00e8re\"},\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re","og_description":"Sidney Lumet est mort le 9 avril \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 86 ans. Un des meilleurs cin\u00e9astes contemporains, et un des\u2026","og_url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/","og_site_name":"Olivier P\u00e8re","article_published_time":"2011-05-10T15:30:38+00:00","article_modified_time":"2020-03-28T12:17:58+00:00","og_image":[{"width":1510,"height":1000,"url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/05\/Serpico-2.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"Olivier P\u00e8re","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Olivier P\u00e8re","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"7 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/","name":"Sidney Lumet, ou le style invisible - Olivier P\u00e8re","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website"},"datePublished":"2011-05-10T15:30:38+00:00","dateModified":"2020-03-28T12:17:58+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/10\/sidney-lumet-ou-le-style-invisible\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"Sidney Lumet, ou le style invisible"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/","name":"Olivier P\u00e8re","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558","name":"Olivier P\u00e8re","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","caption":"Olivier P\u00e8re"},"url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/users\/116"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=823"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24587,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/823\/revisions\/24587"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/media\/10471"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=823"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=823"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=823"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}