{"id":702,"date":"2011-04-30T15:41:45","date_gmt":"2011-04-30T14:41:45","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=702"},"modified":"2020-03-28T13:18:29","modified_gmt":"2020-03-28T12:18:29","slug":"eloge-danthony-mann","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/04\/30\/eloge-danthony-mann\/","title":{"rendered":"Eloge de Anthony Mann"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Anthony Mann demeure \u00e0 jamais l&rsquo;auteur d&rsquo;une s\u00e9rie de cinq westerns exemplaires interpr\u00e9t\u00e9s par James Stewart et qui constitue la quintessence du cin\u00e9ma classique am\u00e9ricain port\u00e9 \u00e0 sa perfection.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Mann n&rsquo;est pourtant pas le cin\u00e9aste d&rsquo;un seul genre et d&rsquo;un seul style. Il a r\u00e9alis\u00e9 de beaux polars et un excellent film de guerre (<em>Cote 465<\/em>), des bandes nerveuses et d&rsquo;autres plus lyriques ou sereines. Toutes les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;\u0153uvre de Fuller, par exemple, sont contenues dans son premier film, <em>Le Baron de l&rsquo;Arizona<\/em>, et Robert Aldrich fut baroque du d\u00e9but \u00e0 la fin. On distingue au contraire, dans la filmographie de Mann, deux p\u00e9riodes bien distinctes : celles des s\u00e9ries B et celle des westerns. La seconde est plus riche \u00e0 tous points de vue, mais elle se nourrit de la premi\u00e8re.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">De 1942 \u00e0 1949, Mann r\u00e9alise des films \u00e0 petits budgets, thrillers ou documentaires policiers qui se d\u00e9marquent de cette abondante production par la s\u00e8cheresse et la pr\u00e9cision remarquables de la mise en sc\u00e8ne, une expressivit\u00e9 saisissante de la lumi\u00e8re et des d\u00e9cors et d\u00e9j\u00e0 une fa\u00e7on unique de filmer la violence, sans fascination mais sans hypocrisie, sans complaisance mais avec brutalit\u00e9. Et surtout Mann s&rsquo;interroge sur les cons\u00e9quences et les enjeux de la violence, en donnant une repr\u00e9sentation valable pour mieux la condamner moralement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">De cette d\u00e9cennie se d\u00e9tachent plusieurs titres comme <em>La Brigade du suicide<\/em>, film policier empreint de r\u00e9alisme ou <em>Desperate<\/em>, mais aussi <em>Raw Deal<\/em> ou <em>Le Livre noir<\/em>, fantaisie historique qui transforme la R\u00e9volution Fran\u00e7aise en d\u00e9cor de western expressionniste dans lequel le m\u00e9chant, un certain Maximilien Robespierre, ne supporte pas qu&rsquo;on le surnomme Max. Il est certes difficile de prendre le film au s\u00e9rieux, mais il est travers\u00e9 d&rsquo;effets photographiques sublimes sign\u00e9s du grand John Alton, complice essentiel de Mann premi\u00e8re p\u00e9riode, et de mouvements de cam\u00e9ra acrobatiques et inoubliables. <em>La Rue de la mort<\/em> (1949) marque l&rsquo;apog\u00e9e de cette p\u00e9riode\u00a0: un film social d\u2019un profond pessimisme dans lequel un jeune homme devient voleur par amour et se retrouve pris dans un engrenage fatal. Anthony Mann reforme le couple des <em>Amants de la nuit <\/em>de Nicholas Ray (les juv\u00e9niles Farley Granger et Cathy O\u2019Donnell) et signe un de ses films les plus \u00e9mouvants.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Mann est donc un ma\u00eetre du noir au m\u00eame titre que Siodmak, Hathaway ou Fleischer.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Cependant, c&rsquo;est en abordant le western dans les ann\u00e9es 50 qu&rsquo;il devient v\u00e9ritablement un grand cin\u00e9aste classique. Sa mise en sc\u00e8ne est plus \u00e9vidente et majestueuse au contact de la nature sauvage, magnifiquement film\u00e9e mais sans la tentation contemplative d&rsquo;un Ford. C&rsquo;est la fa\u00e7on immuable de filmer la violence, s\u00e8che et choquante, qui assure la liaison entre les films noirs et les westerns de Mann. Le cin\u00e9aste compte dans ce nouveau genre des r\u00e9ussites comme <em>Les Furies<\/em>, <em>La Charge des tuniques bleues<\/em> ou <em>Du sang dans le d\u00e9sert<\/em>, mais c&rsquo;est avec les cinq films interpr\u00e9t\u00e9s par James Stewart &#8211; et tr\u00e8s souvent \u00e9crits par Borden Chase &#8211; qu&rsquo;il va signer ses chefs-d\u2019\u0153uvre : <em>Winchester 73<\/em> (1950), <em>Les Affameurs<\/em> (1952), <em>L&rsquo;App\u00e2t<\/em> (1953), <em>Je suis un aventurier<\/em> (1954), <em>L&rsquo;Homme de la plaine<\/em> (1955). Les films se parlent et se compl\u00e8tent, chaque nouveau titre \u00e9toffe la psychologie du personnage de Stewart, toujours un aventurier solitaire mu par la cupidit\u00e9 ou la vengeance et qui s&rsquo;humanise au cours du r\u00e9cit. Chaque film est g\u00e9nial et poss\u00e8de des qualit\u00e9s qui le transforment en arch\u00e9type du genre. Nous avouons un faible pour le dernier, qui est peut-\u00eatre le plus accompli. <em>L&rsquo;Homme de la plaine<\/em>, marque l&rsquo;apog\u00e9e du cin\u00e9ma classique am\u00e9ricain. La violence et la complexit\u00e9 de l&rsquo;histoire, sorte de transposition westernienne du <em>Roi Lear<\/em> est constamment \u00e9quilibr\u00e9e par la limpidit\u00e9 de la mise en sc\u00e8ne et l&rsquo;utilisation g\u00e9niale des d\u00e9cors naturels, sublim\u00e9s par le CinemaScope. James Stewart est admirable, comme d&rsquo;habitude, mais aussi les autres acteurs tels Arthur Kennedy et Donald Crisp.<br \/>\n<em>L\u2019Homme de l\u2019Ouest<\/em> (photo en t\u00eate de texte) est le dernier grand western d\u2019Anthony Mann. Succ\u00e9dant \u00e0 James Stewart, Gary Cooper apporte davantage de lassitude et de gravit\u00e9 au personnage qu\u2019il incarne, Link Jones, un homme myst\u00e9rieux et inquiet. Lors d\u2019un voyage \u00e0 la recherche d\u2019une institutrice pour son village, il est la victime, avec une danseuse et un escroc sans envergure, d\u2019une attaque de train qui les laisse tous trois sur la voie. Trouvant refuge avec ses compagnons d\u2019infortune dans une baraque, Link Jones a la f\u00e2cheuse surprise d\u2019y d\u00e9couvrir les hors-la-loi, men\u00e9s par un vieil homme qui fut autrefois son guide spirituel. Le pass\u00e9 d\u2019un homme finit par le rattraper, au d\u00e9tour d\u2019une embuscade. Ce secret dissimul\u00e9 derri\u00e8re les rides de Cooper, ce sont donc des vols et de tueries. Link va c\u00f4toyer la violence qu\u2019il fuyait, devant ces bandits d\u00e9g\u00e9n\u00e9r\u00e9s qui lui renvoient une image d\u00e9form\u00e9e et peu reluisante de sa jeunesse. Une nouvelle fois Mann s\u2019attaque \u00e0 son grand sujet : la violence. Mais comme dans tous ses films, sa mise en sc\u00e8ne fait ressentir au spectateur le d\u00e9go\u00fbt que le cin\u00e9aste \u00e9prouve face \u00ea la violence, et \u00e0 son contrepoint in\u00e9vitable et tout aussi condamnable, la vengeance. Contraint un couteau sous la gorge d\u2019assister au d\u00e9shabillage de la jeune femme, Link se vengera de son agresseur en lui arrachant ses v\u00eatements au terme d\u2019un sauvage corps \u00ea corps. <em>L\u2019Homme de l\u2019Ouest<\/em> constitue le bilan esth\u00e9tique et moral d\u2019un cin\u00e9aste qui incarne l\u2019id\u00e9e la plus haute du classicisme. Chaque sc\u00e8ne est marqu\u00e9e du sceau de l\u2019\u00e9vidence. Pourtant, pas de trace de s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 dans une \u0153uvre qui parvient \u00e0 exacerber la violence contenue dans les westerns pr\u00e9c\u00e9dents de Mann. A la beaut\u00e9 des plans r\u00e9pond la convulsion des corps, au jeu renferm\u00e9 de Cooper, s\u2019oppose la th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 de Lee J. Coob, grim\u00e9 en vieillard. M\u00eame la nature semble participer \u00ea ce sentiment de d\u00e9sespoir : paysages arides, d\u00e9sert rocailleux, village fant\u00f4me o\u00f9 s\u2019accomplira le r\u00e8glement de compte final. Quintessence du classicisme, testament artistique, sommet du cin\u00e9ma de la cruaut\u00e9, <em>L\u2019Homme de l\u2019Ouest<\/em> se cl\u00f4t sur un apaisement relatif. L\u2019homme aura du une derni\u00e8re fois verser le sang pour esp\u00e9rer une nouvelle vie, et la femme, victime de la bestialit\u00e9 des hommes, n\u2019y gagnera qu\u2019un amour impossible.<br \/>\nIl faut ajouter un troisi\u00e8me acte \u00e0 la carri\u00e8re de Mann, le dernier, h\u00e9las inf\u00e9rieur aux deux premiers :<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Il d\u00e9bute en 1960 par <em>La Ru\u00e9e vers l\u2019Ouest<\/em>, un western \u00e0 gros budget assez lourdingue, suivi par l\u2019exp\u00e9rience malheureuse de <em>Spartacus<\/em>\u00a0: Mann sera renvoy\u00e9 par son acteur et producteur Kirk Douglas, \u00e0 la demande du studio m\u00e9content des rushes, apr\u00e8s une semaine de tournage. La star va rechercher en Stanley Kubrick, jeune prodige du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant qui l\u2019avait d\u00e9j\u00e0 dirig\u00e9 dans <em>Les Sentiers de la gloire<\/em>, un complice plus ob\u00e9issant qu\u2019Anthony Mann, en d\u00e9saccord avec sa vision du gladiateur r\u00e9volt\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait mal conna\u00eetre le futur auteur de <em>Barry Lyndon<\/em> ! Kirk Douglas se fera pardonner en confiant \u00e0 Mann la r\u00e9alisation, cinq ans plus tard, d\u2019une superproduction sur la Seconde Guerre mondiale, <em>Les H\u00e9ros de Telemark<\/em>, d\u2019excellente facture.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">C\u2019est l\u2019\u00e9poque des superproductions hollywoodiennes des ann\u00e9es 60, tourn\u00e9es en Espagne ou en Italie et symptomatiques d&rsquo;une certaine d\u00e9cadence des grands studios, telle qu\u2019elle est d\u00e9crite dans <em>Quinze Jours ailleurs<\/em> de Vincente Minnelli. Malgr\u00e9 son \u00e9viction du colossal <em>Spartacus<\/em>, Mann a les reins suffisamment solides pour affronter le producteur m\u00e9galomane Samuel Bronston et deux tournages gigantesques. <em>La Chute de l&#8217;empire romain<\/em> (qui narre la m\u00eame histoire que <em>Gladiator <\/em>de Ridley Scott) et surtout <em>Le Cid <\/em>(plus proche de la r\u00e9alit\u00e9 historique que de Corneille), avec Charlton Heston, offrent en effet de beaux restes, notamment au niveau de la composition plastique des plans, des s\u00e9quences spectaculaires de batailles et des ext\u00e9rieurs grandioses. Les derniers travaux de Mann sont d\u00e9cid\u00e9ment marqu\u00e9s par l&rsquo;\u00e9chec et l&rsquo;interruption puisqu&rsquo;il meurt en 1967 \u00e0 Berlin avant d&rsquo;avoir pu terminer <em>Maldonne pour un espion<\/em>, \u00e9trange thriller d&rsquo;espionnage qui renoue avec les ambiances tordues de ses premiers films et dont le tournage sera achev\u00e9 par son interpr\u00e8te principal, Laurence Harvey.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Anthony Mann demeure \u00e0 jamais l&rsquo;auteur d&rsquo;une s\u00e9rie de cinq westerns exemplaires interpr\u00e9t\u00e9s par James Stewart et qui constitue\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":10461,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Eloge de Anthony Mann - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/04\/30\/eloge-danthony-mann\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Eloge de Anthony Mann - Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"&nbsp; 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