{"id":6591,"date":"2012-08-04T08:00:14","date_gmt":"2012-08-04T06:00:14","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=6591"},"modified":"2020-03-27T13:48:46","modified_gmt":"2020-03-27T12:48:46","slug":"locarno-2012-day-4-ornella-muti","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/08\/04\/locarno-2012-day-4-ornella-muti\/","title":{"rendered":"Locarno 2012 Day 4 : Ornella Muti"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_6903\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6903\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6903\" title=\"Omaggio a Ornella Muti\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608.jpg\" alt=\"Omaggio a Ornella Muti\" width=\"640\" height=\"960\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608.jpg 3456w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608-186x280.jpg 186w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608-512x768.jpg 512w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/08\/oc651054_p3001_168608-580x870.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-6903\" class=\"wp-caption-text\">Omaggio a Ornella Muti<\/p><\/div>\n<p><a href=\"http:\/\/wp.me\/p1cFzK-1Lp\">Read in english<\/a><\/p>\n<p>De toutes les actrices italiennes de sa g\u00e9n\u00e9ration, Ornella Muti est celle qui aura sans doute apport\u00e9 quelque chose de nouveau, une r\u00e9volution douce, au statut de star. Ornella Muti appartient \u00e0 un \u00e2ge \u00ab\u00a0non mythique\u00a0\u00bb du cin\u00e9ma italien. Contrairement aux \u00ab\u00a0dive\u00a0\u00bb du muet, aux vedettes sophistiqu\u00e9es des films \u00e0 t\u00e9l\u00e9phones blancs du fascisme, contrairement \u00e0 Anna Magnani et le n\u00e9o-r\u00e9alisme, Sophia Loren et les com\u00e9dies de l&rsquo;apr\u00e8s-guerre, Monica Vitti et sa rencontre avec Antonioni, Claudia Cardinale et les grands auteurs des ann\u00e9es 60, Ornella Muti ne b\u00e9n\u00e9ficiera pas, ou moins, du formidable \u00e9lan cr\u00e9atif du cin\u00e9ma italien. En effet, elle tourne son premier film en 1970, date qui symbolise le d\u00e9but du d\u00e9clin de la production transalpine, apr\u00e8s deux d\u00e9cennies de supr\u00e9matie artistique. Cependant, comme Bardot en son temps, Ornella Muti, arm\u00e9e d&rsquo;un \u00e9rotisme juv\u00e9nile, une gr\u00e2ce insolence et placide, une indolence qui pourrait passer pour de la paresse, va vite se distinguer des nombreuses starlettes et tr\u00e8s jeunes actrices d\u00e9nud\u00e9es, et vite oubli\u00e9es, dans des films de consommation courante. Certes sa beaut\u00e9 \u00e9poustouflante n&rsquo;est pas pour rien dans cette reconnaissance rapide du public international. Mais les choix de l&rsquo;actrice ne furent pas sans importance. L&rsquo;int\u00e9r\u00eat que lui port\u00e8rent quelques grands cin\u00e9astes et surtout un, Marco Ferreri, ne fut pas fortuit non plus. Et il est urgent de reconna\u00eetre le talent d&rsquo;Ornella Muti \u00e0 s&rsquo;extraire des clich\u00e9s de la femme fatale ou de la belle Italienne, pour r\u00e9ussir \u00e0 trouver \u00e0 chaque \u00e9tape de sa vie et de sa carri\u00e8re des r\u00f4les inattendus ou proche de ses aspirations. Ornella Muti d\u00e9bute \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de quinze ans dans le r\u00f4le principal de <em>Seule contre la mafia<\/em> (<em>La moglie pi\u00f9 bella<\/em>, titre original bien trouv\u00e9), drame sicilien \u00e0 l&rsquo;occasion duquel le cin\u00e9aste Damiano Damiani baptise la jeune romaine Francesca Romana Rivelli de son nom d&rsquo;artiste. Ces d\u00e9buts fracassants devront attendre quelques ann\u00e9es la confirmation d&rsquo;une vraie carri\u00e8re. Prisonni\u00e8re de son \u00e2ge et de sa beaut\u00e9 renversante, Ornella Muti encha\u00eene les s\u00e9ries B plus ou moins \u00e9rotiques et m\u00e9diocres en Italie et en Espagne, joue dans une com\u00e9die g\u00e9niale de Mario Monicelli g\u00e9nial avec Ugo Tognazzi (<em>Romances et confidences<\/em> \u2013 <em>Romanzo popolare<\/em>, 1974) et deux ans plus tard dans un chef-d&rsquo;\u0153uvre instantan\u00e9 du cin\u00e9ma moderne, point de d\u00e9part d&rsquo;une collaboration avec l&rsquo;iconoclaste Marco Ferreri : <em>La Derni\u00e8re Femme<\/em>. Ornella Muti y incarne Val\u00e9rie, pu\u00e9ricultrice, jeune ma\u00eetresse d&rsquo;un p\u00e8re c\u00e9libataire (G\u00e9rard Depardieu) qui apr\u00e8s une violence dispute pr\u00e9f\u00e8re se trancher le sexe plut\u00f4t que de subir un nouvel abandon. Dans un film d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9 au c\u0153ur des questionnements de l&rsquo;\u00e9poque sur le machisme et le f\u00e9minisme, la crise du couple et plus g\u00e9n\u00e9ralement des relations humaines, Ornella Muti donne corps \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e ch\u00e8re \u00e0 Ferreri de la femme triomphante de l&rsquo;homme, \u00e0 la fois maternelle, castratrice et putain, victorieuse de si\u00e8cles de soumission. L&rsquo;\u00e9vidence de sa beaut\u00e9, mais aussi de son jeu et de sa pr\u00e9sence physique n&rsquo;a pu que s\u00e9duire Ferreri, cin\u00e9aste trop longtemps accus\u00e9 de misogynie qui se pose plut\u00f4t en moraliste cynique. De nombreuses actrices lui doivent leurs meilleurs r\u00f4les (Annie Girardot, Marina Vlady), mais on a l&rsquo;impression que la rencontre avec Ornella Muti est aussi d\u00e9cisive pour le cin\u00e9aste que pour l&rsquo;actrice. Ferreri attendait Muti, son innocence perverse, son animalit\u00e9 domestique, son \u00e9vidence \u00e9nigmatique. R\u00e9sistance radicale \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de consommation, et \u00e0 la consommation des images, les films de Ferreri enregistrent les modes de leur \u00e9poque pour mieux les railler. R\u00e9fractaire \u00e0 tous les courants de pens\u00e9es, hostile aux intellectuels, Ferreri n\u2019a pourtant jamais cess\u00e9 de faire un cin\u00e9ma politique. Mais comme les Straub, l\u2019antifascisme de Ferreri passe directement dans les sujets de ses films, pas dans un discours signifiant. Conclusion de leur collaboration, nouveau chef-d&rsquo;\u0153uvre que Ornella Muti accepte de tourner r\u00e9ellement enceinte (elle n&rsquo;a jamais \u00e9t\u00e9 aussi belle), <em>Le futur est femme<\/em> (<em>Il futuro \u00e8 donna<\/em>, 1984) est un autre grand film programmatique du cin\u00e9aste. Utopie (moins n\u00e9gative que d\u2019habitude) sur l\u2019amour et la maternit\u00e9, <em>Le futur est femme<\/em> propose les bases d\u2019une nouvelle soci\u00e9t\u00e9 affranchie des lois sociales et familiales, o\u00f9 les vrais liens ne seraient plus ceux du sang, mais ceux du c\u0153ur. Un couple d&rsquo;intellectuels boh\u00eames adopte une jeune femme abandonn\u00e9e qui attend un enfant. La co\u00efncidence sublime entre l&rsquo;\u00e9tat de l&rsquo;actrice et de son personnage ajoute \u00e0 l&rsquo;\u00e9motion de ce film majeur du cin\u00e9ma italien des ann\u00e9es 80.<\/p>\n<p>Entre ces deux films, Ferreri et Ornella Muti tournent ensemble \u00e0 Los Angeles <em>Conte de la folie ordinaire<\/em> (<em>Storie di ordinaria follia<\/em>, 1981), une adaptation de Charles Bukowski dans laquelle Ben Gazzara (voir l\u2019hommage qui lui sera \u00e9galement rendu durant le festival avec un documentaire en premi\u00e8re mondiale et <em>Autopsie d\u2019un meurtre<\/em> d\u2019Otto Preminger) interpr\u00e8te l&rsquo;\u00e9crivain maudit et l&rsquo;actrice Cass, prostitu\u00e9e masochiste qui finira par se trancher la gorge apr\u00e8s plusieurs outrages inflig\u00e9s \u00e0 sa beaut\u00e9. Pour la premi\u00e8re fois, on a le sentiment qu&rsquo;Ornella Muti se livre \u00e0 une composition, cr\u00e9\u00e9e un personnage tr\u00e8s loin d&rsquo;elle. Le r\u00f4le de Cass demeure sans doute son plus beau travail de com\u00e9dienne, celui o\u00f9 elle d\u00e9laisse l&rsquo;\u00e9nergie vitale, la sensualit\u00e9 sans histoire qui la caract\u00e9rise pour entrer dans la peau d&rsquo;un \u00eatre malade, morbide et inqui\u00e9tant. Un an plus t\u00f4t, Ornella Muti \u00e9tait dans un registre totalement oppos\u00e9 la princesse intergalactique (et nymphomane) de <em>Flash Gordon<\/em>, extravagance de science-fiction produite par Dino De Laurentiis et r\u00e9alis\u00e9e par Mike Hodges dans laquelle l&rsquo;actrice se pavane dans les robes et les d\u00e9cors les plus invraisemblables, tr\u00e9sors de vulgarit\u00e9 satin\u00e9e, et d\u00e9ploie une sensualit\u00e9 sans complexe, en se moquant de cette image de fantasme sexuel, avec cette indiff\u00e9rence qui n&rsquo;appartient qu&rsquo;\u00e0 elle et qui exclut le moindre clin d&rsquo;\u0153il complice au spectateur. Au-del\u00e0 du bon et du mauvais go\u00fbt, v\u00e9ritable plaisir coupable et lupanar cin\u00e9matographique, <em>Flash Gordon<\/em> est un must fortement recommand\u00e9 aux \u00e9rotomanes et cin\u00e9philes d\u00e9viants.<\/p>\n<p>En Italie, la seconde rencontre marquante apr\u00e8s Ferreri est celle avec Dino Risi. Dans les ann\u00e9es 70, alors que l&rsquo;\u0153uvre du ma\u00eetre de la com\u00e9die italienne devient de plus en plus m\u00e9lancolique et nihiliste, Ornella Muti correspond chez Risi au personnage de la jeune femme \u00e0 la fois paum\u00e9e, insensible et manipulatrice, symptomatique du peu de sympathie qu&rsquo;\u00e9prouve Risi pour les nouvelles g\u00e9n\u00e9rations. Dans <em>Dernier Amour<\/em> (<em>Primo amore<\/em>, 1878), variation autour de <em>L&rsquo;Ange bleu<\/em>, Ornella Muti interpr\u00e8te une jeune femme qui s\u00e9duit un cabot vieillissant (Ugo Tognazzi) avant de l&rsquo;abandonner \u00e0 sa d\u00e9cr\u00e9pitude, et dans <em>La Chambre de l&rsquo;\u00e9v\u00eaque<\/em> (<em>La stanza del vescovo<\/em>, 1977), elle est l&rsquo;\u00e9pouse du m\u00eame Tognazzi, tent\u00e9e par une aventure avec Patrick Dewaere. Dans <em>Les Nouveaux Monstres <\/em>(<em>I nuovi mostri<\/em>, 1977), elle appara\u00eet dans un fameux sketch (\u00ab\u00a0Histoire sans parole\u00a0\u00bb) dans le r\u00f4le du clich\u00e9 h\u00e9t\u00e9rosexuel ultime: l&rsquo;h\u00f4tesse de l&rsquo;air sexy et facile \u00e0 s\u00e9duire. Certes les films proposent d&rsquo;Ornella Muti une vision r\u00e9ductrice et m\u00eame n\u00e9gative, teint\u00e9e de misogynie, mais ils ne demeurent pas moins des titres remarquables dans l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;un cin\u00e9aste dont l&rsquo;humour grin\u00e7ant a de plus en plus de mal \u00e0 masquer le pessimisme et le sentimentalisme amer.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 80, devant la crise du cin\u00e9ma italien, Ornella Muti participe \u00e0 deux productions prestigieuses, adaptations de grandes \u0153uvres litt\u00e9raires, qui n&rsquo;\u00e9chappent pas \u00e0 un certain acad\u00e9misme : <em>Chronique d&rsquo;une mort annonc\u00e9e<\/em> (<em>Cronaca di una morte annunciata<\/em>, 1987) de Francesco Rosi d&rsquo;apr\u00e8s Garcia Marquez et surtout <em>Un amour de Swann<\/em> (1984) de Volker Schl\u00f6ndorff o\u00f9 elle campe une convaincante Odette face \u00e0 Jeremy Irons\/Swann et Alain Delon\/Charlus, qu\u2019elle avait d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9\u00a0dans le polar fran\u00e7ais <em>Mort d\u2019un pourri<\/em> de Georges Lautner en 1977.<\/p>\n<p>Une autre adaptation litt\u00e9raire, de John Fante cette fois, lui offre un beau r\u00f4le de m\u00e8re (<em>Bandini<\/em> de Dominique Deruddere, 1989), alors que le temps ne semble avoir aucune prise sur elle et qu&rsquo;il lui faut toutefois abandonner les r\u00f4les sexy ou st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s que lui offre r\u00e9guli\u00e8rement depuis ses d\u00e9buts le cin\u00e9ma italien commercial. Parmi les nombreuses com\u00e9dies l\u00e9g\u00e8res tourn\u00e9es par Ornella Muti (avec Adriano Celentano, Paolo Villaggio ou Carlo Verdone), on distinguera <em>Personne\u2026 n&rsquo;est parfait\u00a0!<\/em> (<em>Nessuno \u00e8 perfetto<\/em>, 1981) fantaisie sur la diff\u00e9renciation sexuelle par le sp\u00e9cialiste de la question Pasquale Festa Campanile (cin\u00e9aste \u00e0 r\u00e9\u00e9valuer d&rsquo;urgence), dans laquelle un homme sans qualit\u00e9 (Renato Pozzetto) d\u00e9couvre que sa sublime \u00e9pouse est un ancien parachutiste allemand qui a d\u00e9cid\u00e9 de changer de sexe en Su\u00e8de.<\/p>\n<p>Ornella Muti a \u00e9galement tourn\u00e9 un autre film avec Festa Campanile et Renato Pozzetto (auquel lui aussi nous rendrons hommage cet ann\u00e9e \u00e0 Locarno), <em>Un povero ricco<\/em> (1983). Dans un registre beaucoup plus dramatique, Festa Campanile a offert un beau r\u00f4le \u00e0 Ornella Muti dans <em>La Fille de Trieste<\/em> (<em>La ragazza di Trieste<\/em>, 1981), un autre film sur la folie dans lequel elle retrouve Ben Gazzara, son partenaire de <em>Conte de la folie ordinaire<\/em>.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 90, agr\u00e9able surprise dans un itin\u00e9raire de femme et d&rsquo;actrice en perp\u00e9tuel mouvement, la carri\u00e8re de l&rsquo;actrice conna\u00eetra un nouveau souffle en France. Alors qu&rsquo;elle vient d&rsquo;\u00eatre \u00e9lue plus belle femme du monde par un magazine am\u00e9ricain, Ornella Muti traverse le cin\u00e9ma d&rsquo;auteur avec une aisance incroyable comme les productions commerciales. Elle r\u00e9appara\u00eet au c\u00f4t\u00e9 de Jean-Pierre L\u00e9aud dans <em>Pour rire !<\/em> (1996) de Lucas Belvaux (puis dans sa trilogie o\u00f9 elle formera un couple \u00e9patant avec Fran\u00e7ois Morel), dans <em>L&rsquo;Inconnu de Strasbourg<\/em> (1998) de Valeria Sarmiento, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision aux c\u00f4t\u00e9s de G\u00e9rard Depardieu dans <em>Le Comte de Monte Cristo<\/em> (1999) de Jos\u00e9e Dayan ou dans des com\u00e9dies grand public comme <em>Jet Set<\/em>, <em>People<\/em> ou <em>Les Bronz\u00e9s 3\u00a0: amis pour la vie, <\/em>\u00e9quivalents fran\u00e7ais du \u00ab\u00a0cin\u00e9-panettone\u00a0\u00bb italien. En 2004, elle fait une apparition dans le second film d&rsquo;Asia Argento, <em>le Livre de J\u00e9r\u00e9mie<\/em> (<em>The Heart Is Deceitful Above All Things<\/em>) Quoi de plus naturel que la rencontre de ces deux femmes, belles, provocantes, sensuelles, latines absolument, affranchies en somme\u00a0? En 2012 Ornella Muti a particip\u00e9 au film de Woody Allen tourn\u00e9 \u00e0 Rome, <em>To Rome With Love<\/em> aux c\u00f4t\u00e9s d\u2019une distribution internationale prestigieuse.<\/p>\n<p>C\u2019est un grand plaisir que d\u2019accueillir ce soir Ornella Muti sur la sc\u00e8ne de la Piazza Grande. Demain apr\u00e8s-midi, le public du festival pourra assister \u00e0 une conversation avec l\u2019actrice italienne au Forum.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Read in english De toutes les actrices italiennes de sa g\u00e9n\u00e9ration, Ornella Muti est celle qui aura sans doute apport\u00e9\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":6903,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Locarno 2012 Day 4 : Ornella Muti - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/08\/04\/locarno-2012-day-4-ornella-muti\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Locarno 2012 Day 4 : Ornella Muti - 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