{"id":6416,"date":"2012-06-20T08:00:59","date_gmt":"2012-06-20T07:00:59","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=6416"},"modified":"2015-08-21T18:11:10","modified_gmt":"2015-08-21T17:11:10","slug":"sur-trois-westerns-de-jack-arnold-crepuscule-sanglant-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/06\/20\/sur-trois-westerns-de-jack-arnold-crepuscule-sanglant-2\/","title":{"rendered":"Sur trois westerns de Jack Arnold : Cr\u00e9puscule sanglant"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_6417\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6417\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-6417\" title=\"Cre\u0301puscule sanglant (1956) \" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant.jpg\" alt=\"Cre\u0301puscule sanglant (1956) \" width=\"640\" height=\"512\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant.jpg 1000w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant-349x280.jpg 349w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant-958x768.jpg 958w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant-580x464.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-6417\" class=\"wp-caption-text\">Cre\u0301puscule sanglant (1956)<\/p><\/div>\n<p>Jack Arnold a r\u00e9alis\u00e9 cinq westerns entre 1955 et 1975, soit le premier au c\u0153ur de sa p\u00e9riode la plus fertile sous contrat avec le studio Universal-International et le dernier alors qu\u2019il a d\u00e9j\u00e0 sacrifi\u00e9 sa carri\u00e8re cin\u00e9matographique au b\u00e9n\u00e9fice d\u2019une plus lucrative reconversion dans les \u00e9missions et s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. (1)<\/p>\n<p>N\u00e9glig\u00e9s, voire trait\u00e9s avec une pointe de condescendance par les sp\u00e9cialistes du western (ce sont souvent les m\u00eames qui n\u2019accordent aux r\u00e9ussites majeures d\u2019Arnold dans le domaine de la science-fiction qu\u2019une importance relative (2)), les trois titres d\u2019Arnold qui nous int\u00e9ressent ne sont certes pas en mesure de rivaliser avec ses films de science-fiction. Mais <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> (<em>Red Sundown<\/em>, 1956) et <em>Le Salaire du diable<\/em> (<em>Man in the Shadow<\/em>, 1957) sous leur enveloppe un peu terne de westerns de s\u00e9rie et l\u2019agr\u00e9able platitude de leur mise en sc\u00e8ne, se r\u00e9v\u00e8lent profond\u00e9ment personnels et viennent confirmer la constance d\u2019un cin\u00e9aste qui tout au long de sa p\u00e9riode la plus f\u00e9conde (1953-1959), a creus\u00e9 le m\u00eame sillon cin\u00e9matographique et explor\u00e9 des id\u00e9es constantes au travers de sujets h\u00e9t\u00e9rog\u00e8nes. Quant au dernier western classique de Jack Arnold, <em>Une balle sign\u00e9e X<\/em> (<em>No Name on the Bullet<\/em>, 1959), qui est \u00e9galement son dernier film de valeur, il propose des similitudes confondantes avec ses meilleurs films de science-fiction, et doit se voir comme le v\u00e9ritable testament artistique du cin\u00e9aste qui d\u00e9clinera par la suite.<\/p>\n<div id=\"attachment_6419\" style=\"width: 245px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6419\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6419\" title=\"Cre\u0301puscule sanglant (1956) \" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant2.jpg?w=235\" alt=\"Cre\u0301puscule sanglant (1956) \" width=\"235\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant2.jpg 1000w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant2-219x280.jpg 219w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant2-603x768.jpg 603w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/06\/crecc81puscule-sanglant2-580x738.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 235px) 100vw, 235px\" \/><p id=\"caption-attachment-6419\" class=\"wp-caption-text\">Cre\u0301puscule sanglant (1956)<\/p><\/div>\n<p><em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> est pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d\u2019une r\u00e9putation gu\u00e8re flatteuse. Peu de cin\u00e9philes l\u2019ont vu, et encore moins revu. Pourtant, sous son aspect de western de patronage (le film conte la r\u00e9demption d\u2019un pistolero qui d\u00e9cide de devenir sh\u00e9rif adjoint), <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> est un film remarquable qui contient en germe des th\u00e8mes qu\u2019Arnold approfondira d\u00e8s ses films suivants.<\/p>\n<p>\u00c9loge apparent de la norme, <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> peut se lire comme la confession d\u2019un cin\u00e9aste qui n\u2019a jamais transgress\u00e9 les r\u00e8gles des studios et a sign\u00e9 ses meilleurs films sous la r\u00e8gles des contraintes et des avantages \u00e9conomiques et artistiques du secteur B de la Universal.<\/p>\n<p>Mais surtout, <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> est le r\u00e9cit d&rsquo;un itin\u00e9raire moral. R\u00e9alis\u00e9 pour le m\u00eame producteur &#8211; Albert Zugsmith &#8211; que <em>L&rsquo;homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em> (<em>The Incredible Shrinking Man<\/em>, 1957) &#8211; il entretient avec le chef-d&rsquo;\u0153uvre de Jack Arnold d&rsquo;\u00e9tonnantes similitudes. <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> pourrait presque passer pour un brouillon de <em>L&rsquo;Homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em>, du moins laisser para\u00eetre une ligne directrice dans l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;Arnold, qui dissimule derri\u00e8re sa modestie apparente et son assujettissement aux lois des studios de profondes pr\u00e9occupations morales. Les deux films enregistrent avec une froideur d\u00e9barrass\u00e9 de tout lyrisme le cheminent hasardeux de deux hommes vers des territoires inconnus, l\u2019infiniment petit pour l&rsquo;un, le Bien pour l&rsquo;autre. <em>L&rsquo;homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em> commence physique et finit m\u00e9taphysique; <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> ne quitte jamais les territoires du concret pour illustrer une trajectoire clairement mystique. Un homme meurt symboliquement au d\u00e9but du film pour rena\u00eetre diff\u00e9rent et commencer une nouvelle existence inverse de la pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Alec (Rory Calhoun), un pistolero l\u00e9gendaire, croise sur son chemin un ancien compagnon d&rsquo;aventures au cr\u00e9puscule de sa vie. Ce dernier tente de lui faire comprendre l\u2019\u00e9chec de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme, la st\u00e9rilit\u00e9 d\u2019une vie violente qui l\u2019a conduit \u00e0 la d\u00e9ch\u00e9ance et \u00e0 la solitude. Apr\u00e8s une altercation dans un saloon avec une horde de bandits, les deux hommes se r\u00e9fugient dans une cabane o\u00f9 ils sont assi\u00e9g\u00e9s \u00e0 la tomb\u00e9e de la nuit. C\u2019est alors que survient une s\u00e9quence stup\u00e9fiante qui oriente le film vers une direction inattendue et vient rompre la promesse d\u2019un western routinier : mortellement bless\u00e9, le compagnon d\u2019Alec lui propose de l\u2019enterrer vivant pour qu\u2019il survive \u00e0 l\u2019incendie de la cabane. Il lui fait \u00e9galement promettre de ne pas suivre son exemple et de mettre fin, s\u2019il\u00a0 r\u00e9chappe \u00e0 l\u2019embuscade, \u00e0 son existence violente. Le plan r\u00e9ussit. Une fois les bandits enfuis et l\u2019incendie \u00e9teint, on assiste \u00e0 la r\u00e9apparition sous les cendres fumantes d\u2019Alec. Cette sc\u00e8ne semble emprunt\u00e9e \u00e0 un film fantastique, avec la main de l\u2019enterr\u00e9 vif sortant du sol comme celle d\u2019un vampire. L\u2019id\u00e9e g\u00e9niale de Jack Arnold est d\u2019appliquer \u00e0 la lettre un th\u00e8me jud\u00e9o-chr\u00e9tien (\u00ab\u00a0Christian Reborn\u00a0\u00bb) en faisant r\u00e9ellement revenir son personnage \u00ab\u00a0d\u2019entre les morts\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Le film va ensuite suivre la m\u00e9tamorphose d\u2019un homme violent en homme pacifique. Une sc\u00e8ne de cauchemar montre Alec \u00e9voquer dans son sommeil le souvenir de tous les adversaires qu\u2019il a tu\u00e9 dans des combats r\u00e9guliers (les duels apparaissent en surimpression sur son visage). Car il n\u2019est pas tant question dans <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> de l\u2019application de la loi par un ancien aventurier que de la remise en question de l\u2019h\u00e9ro\u00efsme et de la mythologie de la violence. Bien que tireur \u00e9m\u00e9rite, Alec refuse d\u2019engager un duel loyal avec un tueur \u00e0 gages et utilise un fusil de chasse &#8211; quitte \u00e0 passer pour un l\u00e2che &#8211; pour le mettre hors d\u2019\u00e9tat de nuire. C\u2019est le triomphe de la ruse contre l\u2019h\u00e9ro\u00efsme, du pragmatisme contre les principes. On devine alors ce qui pouvait profond\u00e9ment d\u00e9plaire aux amateurs de westerns dans cette petite s\u00e9rie B qui davantage que de faire l\u2019\u00e9loge de l\u2019ordre et du conformisme conteste le folklore westernien. Le h\u00e9ros pr\u00f4ne des m\u00e9thodes anti spectaculaires pour faire respecter la loi, qui d\u00e9solent une partie de la population avide de divertissements violents (Arnold est particuli\u00e8rement f\u00e9roce \u00e0 l\u2019encontre de cette banalisation de la violence et de l\u2019usage des armes \u00e0 feu, notamment lors des sc\u00e8nes qui montrent deux jeunes enfants arm\u00e9s de fusils miniatures se pr\u00e9cipiter \u00e0 l\u2019annonce du moindre duel). Une phrase du dialogue vient souligner cette d\u00e9fiance vis-\u00e0-vis de la fascination et de la virtuosit\u00e9 dans le maniement des armes : \u00ab Il y a des hommes admirables qui ne savent pas tirer et des bons tireurs qui sont de pauvres types. \u00bb<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le caract\u00e8re conventionnel de la mise en sc\u00e8ne, plusieurs passages portent la marque du cin\u00e9aste : l\u2019ouverture dans la plaine, avec l\u2019apparition d\u2019une silhouette chancelante qui s\u2019\u00e9croule sur le sol, est calqu\u00e9e sur celle de <em>Tarantula<\/em> (<em>Tarantula!<\/em>, 1955). La salamandre expos\u00e9e dans un aquarium \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du saloon est un d\u00e9tail insolite qui vient rappeler discr\u00e8tement le bestiaire fantastique &#8211; et aquatique &#8211; qui rendit c\u00e9l\u00e8bre Arnold (<em>L\u2019\u00c9trange Cr\u00e9ature du lac noir<\/em> &#8211; <em>Creature from the Black Lagoon<\/em>, 1954; <em>La Revanche de la cr\u00e9ature<\/em> &#8211; <em>Revenge of the Creature<\/em>, 1955). Mais surtout, <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em> reste m\u00e9morable gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de Grant Williams en tueur \u00e0 gages juv\u00e9nile et psychopathe, dont le patronyme m\u00eame, Swann, rec\u00e8le une promesse d\u2019ambigu\u00eft\u00e9. Chacune de ses sc\u00e8nes, \u00e0 partir de la seconde moiti\u00e9 du film, est surprenante de perversit\u00e9, comme lorsqu\u2019il s\u2019invite \u00e0 la table d\u2019un vieux couples de fermiers et d\u00e9coupe la nappe avec un grand sourire puis d\u00e9truit la vaisselle en guise de menace. Grant Williams \u00e9tait l\u2019acteur f\u00e9tiche de Jack Arnold, qui le dirigea dans trois films cons\u00e9cutifs : <em>Cr\u00e9puscule sanglant<\/em>, <em>Faux-monnayeur<\/em> (<em>Outside the Law<\/em>, 1956) dans lequel il campe un gangster, et enfin <em>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em> o\u00f9 il est remarquable dans le r\u00f4le-titre. Mais cette fid\u00e9lit\u00e9 n\u2019a pas permis \u00e0 la carri\u00e8re de Grant Williams de prendre de l\u2019essor, et il ne parvint jamais \u00e0 quitter le secteur B de la Universal. (3)<\/p>\n<p>Notes<\/p>\n<p>(1) Nous n&rsquo;avons pas vu <em>Tornade<\/em> <em>sur la ville<\/em> (<em>The Man from Bitter Ridge<\/em>, 1955), le premier western r\u00e9alis\u00e9 par Jack Arnold, avec Lex Barker dans le r\u00f4le principal, ni son dernier, <em>Boss Nigger<\/em> (id., 1975), un \u00ab\u00a0blaxploitation western\u00a0\u00bb \u00e9crit et interpr\u00e9t\u00e9 par une des stars du genre, Fred Williamson. Dans <em>Directed by Jack Arnold<\/em> (McFarland and Company, Inc., Publishers, Jefferson, North Carolina, and London, 1983), Dana M. Reemes d\u00e9crit <em>Tornade<\/em> <em>sur la ville<\/em> (l&rsquo;histoire d&rsquo;un d\u00e9tective qui m\u00e8ne dans une petite ville une enqu\u00eate sur une s\u00e9rie de holdups et de crimes) comme un western conventionnel mais bien fait qui permet \u00e0 Lex Barker une de ses meilleures performances. Quant \u00e0 <em>Boss Nigger<\/em>, il respecte le cahier des charges de ce type de productions principalement destin\u00e9es au public afro-am\u00e9ricain. Un chasseur de primes noir est \u00e9lu sh\u00e9rif d&rsquo;une petite ville et prend la d\u00e9fense de la communaut\u00e9 mexicaine contre la bourgeoisie blanche. L&rsquo;antiracisme d&rsquo;Arnold est ici r\u00e9duit \u00e0 sa caricature. De l&rsquo;avis g\u00e9n\u00e9ral, c&rsquo;est Fred Williamson qui doit \u00eatre tenu pour l&rsquo;auteur complet &#8211; et donc le responsable &#8211; de ce film simpliste qui obtint cependant un important succ\u00e8s aux \u00c9tats-Unis.<\/p>\n<p>(2) \u00ab Il lui a toujours manqu\u00e9 le punch de Boetticher et le charme de Bartlett, bien que comme eux, il ait surtout travaill\u00e9 \u00e0 la Universal. Technicien m\u00e9diocre, ses westerns b\u00e9n\u00e9ficient presque tous de tr\u00e8s bons sc\u00e9narios souvent inexploit\u00e9s. \u00bb<\/p>\n<p>Patrick Brion, in <em>Le Western<\/em> (10\/18, Paris, 1966)<\/p>\n<p>\u00ab Il s&rsquo;\u00e9tait fait une petite r\u00e9putation en se sp\u00e9cialisant dans les films de science-fiction, sans beaucoup d&rsquo;efforts, il est vrai, car les fans du genre sont fort indulgents et la concurrence n&rsquo;\u00e9tait pas tr\u00e8s grande. \u00bb<\/p>\n<p>Bertrand Tavernier, Jean-Pierre Coursodon, in <em>50 ans de cin\u00e9ma am\u00e9ricain<\/em> (Nathan, Paris, 1991)<\/p>\n<p>(3) \u00ab Il \u00e9tait brillant. Je l&rsquo;ai repris pour jouer un m\u00e9chant psychopathe dans mon film suivant, <em>Faux-monnayeur<\/em> (&#8230;) Mais le studio ne lui a pas offert d&rsquo;opportunit\u00e9s et sa carri\u00e8re n&rsquo;a jamais vraiment d\u00e9coll\u00e9. Il n&rsquo;avait pas le bon physique pour l&rsquo;\u00e9poque et le public n&rsquo;a jamais vraiment accroch\u00e9 avec lui. Hollywood voulait un Robert Taylor ou un Rock Hudson, pas un gars blond aux yeux bleus. Et il \u00e9tait presque trop mignon pour jouer des personnages forts. \u00bb<\/p>\n<p>Jack Arnold sur Grant Williams, in <em>Directed by Jack Arnold<\/em>, p. 85)<\/p>\n<p>Jack Arnold trouvera en Grant Williams l&rsquo;interpr\u00e8te id\u00e9al de <em>L\u2019homme qui r\u00e9tr\u00e9cit<\/em>. Le visage poupin et le physique lisse de l&rsquo;acteur rendent la diminution de son personnage \u00e0 la taille d&rsquo;un enfant, puis d&rsquo;une poup\u00e9e, plus humiliante encore, et ne font qu&rsquo;accentuer le processus de d\u00e9virilisation en face de sa femme dont est victime l&rsquo;homme qui r\u00e9tr\u00e9cit.<\/p>\n<p>(voir notre \u00e9tude sur ce blog http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/2010\/12\/10\/l%E2%80%99homme-qui-retrecit-de-jack-arnold\/)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jack Arnold a r\u00e9alis\u00e9 cinq westerns entre 1955 et 1975, soit le premier au c\u0153ur de sa p\u00e9riode la plus\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":6417,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Sur trois westerns de Jack Arnold : Cr\u00e9puscule sanglant - 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