{"id":6217,"date":"2012-06-01T08:00:37","date_gmt":"2012-06-01T07:00:37","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=6217"},"modified":"2020-04-13T15:40:52","modified_gmt":"2020-04-13T14:40:52","slug":"dario-argento-des-bas-et-des-hauts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/06\/01\/dario-argento-des-bas-et-des-hauts\/","title":{"rendered":"Dario Argento, des bas et des hauts"},"content":{"rendered":"<p>Dario Argento est n\u00e9 le 7 septembre 1941 \u00e0 Rome. Passionn\u00e9 de cin\u00e9ma, monde dans lequel il \u00e9volue depuis l\u2019enfance (son p\u00e8re est le producteur Salvatore Argento, sa m\u00e8re est une photographe br\u00e9silienne), il est d\u2019abord critique puis sc\u00e9nariste (sa plus notable contribution restant sa participation \u00e0 l\u2019\u00e9criture d\u2019<em>Il \u00e9tait une fois dans l\u2019Ouest<\/em> de Sergio Leone avec un autre jeune cin\u00e9aste, Bernardo Bertolucci en 1968.) Les deux premiers thrillers horrifiques de Dario Argento, <em>L\u2019Oiseau au plumage de cristal <\/em>(1970, film initialement pr\u00e9vu pour Terence Young) et <em>Le Chat \u00e0 neuf queues<\/em> (1971), exercices antoniono-hitchockiens dans lesquels le jeune cin\u00e9aste italien s\u2019amuse \u00e0 tromper les sens des spectateurs n\u2019ont pas tr\u00e8s bien vieilli, mais demeurent d\u2019honn\u00eates s\u00e9ries B polici\u00e8res, stylis\u00e9es et jonch\u00e9es de r\u00e9f\u00e9rences cin\u00e9philiques et de d\u00e9tails sadiques, avec de belles musiques d\u2019Ennio Morricone. Idem pour <em>Quatre Mouches de velours gris<\/em> (1971), film plus personnel qui cl\u00f4t cette premi\u00e8re trilogie criminelle et mani\u00e9riste. En revanche, les films suivants sont ses \u0153uvres ma\u00eetresses. <em>Les Frissons de l\u2019angoisse<\/em> (<em>Profondo Rosso<\/em>, 1975), <em>Suspiria<\/em> (1977) et<em> Inferno <\/em>(1979) se r\u00e9v\u00e8lent passionnants, v\u00e9ritables visions sauvages et hallucin\u00e9es d\u2019un cin\u00e9aste sous diverses emprises\u00a0: la drogue, l\u2019occultisme, le rock progressif, la magie noire\u2026<\/p>\n<p><em>Les Frissons de l\u2019angoisse<\/em> est une enqu\u00eate polici\u00e8re rythm\u00e9e par des meurtres sanglants avec une mise en sc\u00e8ne baroque dans la grande tradition du \u00ab\u00a0giallo\u00a0\u00bb italien, mais qui revisite aussi <em>Blow Up<\/em> en empruntant David Hemmings au chef-d\u2019\u0153uvre d\u2019Antonioni et aussi ses jeux sur les pi\u00e8ges de l\u2019image, d\u00e9barass\u00e9s de leurs consid\u00e9rations m\u00e9taphysiques.<\/p>\n<p>Dans <em>Suspiria<\/em>, une jeune ballerine am\u00e9ricaine (Jessica Harper, l\u2019h\u00e9ro\u00efne de <em>Phantom of the Paradise<\/em>) arrive dans une \u00e9cole de danse de Fribourg en Allemagne et d\u00e9couvre que la terrifiante demeure abrite un repaire de sorci\u00e8res. Dario Argento, entre deux citations de Val Lewton et Fritz Lang, r\u00e9alise sa version gore et sous acide de <em>Blanche Neige et les sept nains<\/em> (motifs d\u00e9coratifs identiques dans les deux films), soit un conte sanglant aux \u00e9clairages surr\u00e9alistes et aux sc\u00e8nes de violence paroxystiques, proches du grand guignol et de la transe vaudou. <em>Suspiria<\/em> demeure l\u2019une des exp\u00e9riences cin\u00e9matographiques qui s\u2019apparente le plus \u00e0 un cauchemar, en raison de la rupture volontaire du cin\u00e9aste avec la logique narrative et l\u2019agressivit\u00e9 inou\u00efe de ses images, et ressemble davantage \u00e0 un op\u00e9ra rock psych\u00e9d\u00e9lique qu\u2019\u00e0 un film d\u2019horreur traditionnel. Chez Argento, cin\u00e9aste de la surface, la profondeur (psychologique ou visuelle) n\u2019existe pas. Cette obsession d\u00e9corative donne naissance \u00e0 des trouvailles de mise en sc\u00e8ne stup\u00e9fiantes et d\u00e9teint sur la direction des acteurs, figurines expressionnistes dont le jeu retrouve l\u2019intensit\u00e9 hyst\u00e9rique des dive du cin\u00e9ma muet italien. Le sc\u00e9nario tient sur le fil d\u2019une \u00e9nigme, dont la cl\u00e9 est bien s\u00fbr cach\u00e9e parmi les \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor, labyrinthe surcharg\u00e9 de motifs livr\u00e9s \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation de la fr\u00eale h\u00e9ro\u00efne. \u00c0 ce classique moderne de la peur succ\u00e9da <em>Inferno<\/em>, qui prolonge les d\u00e9lires d\u2019alchimiste d\u2019Argento. Le dernier volet de la trilogie des Trois M\u00e8res (trois terribles harpies veillant sur les portes de l\u2019enfer \u00e0 Fribourg, Rome et New York) fut pendant tr\u00e8s longtemps repouss\u00e9 par le cin\u00e9aste (en partie par superstition) avant qu\u2019il ne se d\u00e9cide enfin \u00e0 signer en 2007 <em>La terza madre<\/em> (<em>Mother of Tears<\/em>), sans doute son film le plus ridicule, qu\u2019il vaut mieux oublier. Dans <em>Inferno<\/em>, la \u00ab\u00a0suite\u00a0\u00bb de <em>Suspiria<\/em>, une jeune femme r\u00e9v\u00e8le \u00e0 son fr\u00e8re l\u2019existence de palaces \u00e0 Rome, Fribourg et New York, construits par le m\u00eame architecte et abritant les Trois M\u00e8res, sorci\u00e8res gardiennes des Portes de l\u2019Enfer. <em>Inferno<\/em> est un v\u00e9ritable op\u00e9ra psych\u00e9d\u00e9lique sur le th\u00e8me de l\u2019alchimie, sans doute le chef-d\u2019\u0153uvre le plus d\u00e9mentiel d\u2019Argento, visuellement somptueux et ob\u00e9issant \u00e0 la logique des cauchemars. Sans doute notre film pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 d\u2019Argento. Les meilleurs films d\u2019Argento font une utilisation spectaculaire de la couleur. C\u2019est particuli\u00e8rement vrai avec<em> Inferno<\/em> dont les variations de rose et d\u2019orange sont inspir\u00e9es par la peinture pr\u00e9rapha\u00e9lite, et constituent des cr\u00e9ations chromatiques extraordinaires du directeur de la photographie Romano Albani, \u00e0 l\u2019oppos\u00e9 des couleurs agressives de <em>Suspiria<\/em>, dont la photo \u00e9tait sign\u00e9e Luciano Tovoli.<\/p>\n<p>Dans <em>T\u00e9n\u00e8bres<\/em> (<em>Tenebre<\/em>, 1982) un \u00e9crivain am\u00e9ricain de romans policier \u00e0 succ\u00e8s, lors d\u2019un s\u00e9jour \u00e0 Rome, est m\u00eal\u00e9 \u00e0 une s\u00e9rie de meurtres sanglants commis par un lecteur fanatique. L\u2019hyper-r\u00e9alisme de <em>T\u00e9n\u00e8bres<\/em>, sa lumi\u00e8re inspir\u00e9e par les s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es am\u00e9ricaines des ann\u00e9es 80 ne font qu\u2019accentuer la cruaut\u00e9, la froideur et la violence du film, o\u00f9 tous les personnages sont antipathiques et p\u00e9rissent sous des coups de couteau ou de hache. <em>Phenomena<\/em> (1984) fut sous-estim\u00e9 par les fans d\u2019Argento \u00e0 sa sortie, notamment en raison des exc\u00e8s \u00ab\u00a0heavy metal\u00a0\u00bb de la bande sonore. Le film est pourtant tr\u00e8s beau. Dans un coll\u00e8ge suisse, une jeune fille capable de communiquer avec les insectes retrouve la trace d&rsquo;un assassin sadique. Cette id\u00e9e de d\u00e9part insolite bien que bas\u00e9e sur une r\u00e9alit\u00e9 scientifique donne naissance \u00e0 des images stup\u00e9fiantes et po\u00e9tiques.<\/p>\n<p><em>Phenomena<\/em> marque un tournant dans la carri\u00e8re du cin\u00e9aste italien, qui puise comme \u00e0 son habitude dans le cin\u00e9ma expressionniste et les productions de Val Lewton (une sc\u00e8ne enti\u00e8re est calqu\u00e9e sur l&rsquo;introduction de <em>La Mal\u00e9diction des hommes chats<\/em>), mais d\u00e9laisse les outrances baroques et sanglantes d\u2019<em>Inferno<\/em> ou <em>T\u00e9n\u00e8bres<\/em> et oriente son film du c\u00f4t\u00e9 de Lewis Carroll et du conte de f\u00e9e, malgr\u00e9 des sc\u00e8nes de meurtres violents comme d\u2019habitude. Sa fr\u00eale h\u00e9ro\u00efne, qui poss\u00e8de la beaut\u00e9 lunaire d\u2019une Jennifer Connelly adolescente (elle avait \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9e par Argento dans le film de son ami Sergio Leone <em>Il \u00e9tait une fois en Am\u00e9rique<\/em>) traverse en somnambule un univers terrifiant peupl\u00e9 d&rsquo;humains monstrueux et d&rsquo;animaux bienveillants. Argento compose avec les \u00e9l\u00e9ments naturels (l&rsquo;eau, le vent, la nuit, la for\u00eat) un fascinant jeu de piste onirique, travers\u00e9 de pi\u00e8ges, d&rsquo;\u00e9nigmes visuelles et d&rsquo;instants magiques.<\/p>\n<p><em>Opera<\/em> et <em>Trauma<\/em> (qui marque l\u2019entr\u00e9e d\u2019Asia Argento dans les films de son p\u00e8re) d\u00e9\u00e7oivent et d\u00e9concertent les admirateurs fran\u00e7ais du cin\u00e9aste.<\/p>\n<p>En 2001, apr\u00e8s un d\u00e9sastre commercial (<em>Le Syndrome de Stendhal<\/em>, son chef-d\u2019\u0153uvre inconnu) et un d\u00e9sastre artistique (<em>Le Fant\u00f4me de l\u2019op\u00e9ra<\/em>), Argento revient \u00e0 ses premi\u00e8res amours, le \u00ab\u00a0giallo\u00a0\u00bb (thriller \u00e0 l\u2019italienne). <em>Le Sang des innocents<\/em> (<em>Non ho sonno<\/em>, ce qui veut dire \u00ab\u00a0j\u2019ai pas sommeil\u00a0\u00bb) lui offrait l\u2019opportunit\u00e9 de se refaire une sant\u00e9 cin\u00e9matographique et reconqu\u00e9rir la bienveillance des fans de la premi\u00e8re heure. Annonc\u00e9 comme un remake de <em>Profondo rosso<\/em>, son giallo le plus accompli, car tourn\u00e9 \u00e9galement \u00e0 Turin, avec le m\u00eame second r\u00f4le (Gabriele Lavia) et marquant la reformation du groupe Goblin dont les musiques obs\u00e9dantes ont largement contribu\u00e9 \u00e0 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 du piccolo maestro, <em>Le Sang des innocents<\/em> ressemble davantage \u00e0 une compilation laborieuse des effets de style et de sc\u00e9nario utilis\u00e9s dans tous les succ\u00e8s pr\u00e9c\u00e9dents d\u2019Argento. Ainsi, son fameux f\u00e9tichisme morbide se transforme ici en une succession de gros plans d\u2019objets h\u00e9t\u00e9roclites (du stylo \u00e0 la chope de bi\u00e8re) dont on sait qu\u2019ils vont annoncer dans les trente secondes soit une sc\u00e8ne gore, soit un coup de th\u00e9\u00e2tre. L\u2019intrigue avance ainsi sur le principe \u00ab\u00a0marabout bout de ficelle\u00a0\u00bb, les arabesques inventives du cin\u00e9aste c\u00e8dent la place \u00e0 une mise en sc\u00e8ne un peu m\u00e9canique et pr\u00e9visible, qui ne parvient plus \u00e0 masquer l\u2019ineptie du sc\u00e9nario, l\u2019ancienne grande faiblesse d\u2019Argento. Dans <em>Le Sang des innocents<\/em>, il est question de crimes sadiques perp\u00e9tr\u00e9s par un nain (attention, c\u2019est une fausse piste) et il n\u2019est pas n\u00e9cessaire d\u2019en dire plus pour comprendre que l\u2019histoire n\u2019a aucune esp\u00e8ce d\u2019int\u00e9r\u00eat. Pourtant, malgr\u00e9 ses trop nombreuses scories et faiblesses, <em>Le Sang des innocents<\/em> n\u2019est pas un ratage total. Max Von Sidow est bien en flic \u00e0 la retraite et surtout Argento a particuli\u00e8rement soign\u00e9 le d\u00e9but de son film, qui comporte une s\u00e9quence tr\u00e8s belle et terrifiante : une prostitu\u00e9e traqu\u00e9e par le tueur dans les couloirs d\u00e9serts d\u2019un train de nuit. Vingt minutes assez virtuoses qui r\u00e9sument l\u2019impasse dans laquelle se trouve Argento, encore capable de chor\u00e9graphier une s\u00e9quence d\u2019anthologie, mais r\u00e9duit \u00e0 sa propre caricature lorsqu\u2019il s\u2019agit de r\u00e9aliser un film entier. Les films sont comme des trains qui avancent dans la nuit. Celui d\u2019Argento a d\u00e9raill\u00e9 \u00e0 la fin de la premi\u00e8re bobine. Sa carri\u00e8re aussi.<\/p>\n<p>Le long et irr\u00e9versible d\u00e9clin artistique d\u2019Argento se poursuit avec <em>Il cartaio<\/em>, <em>Ti piace Hitchcock\u00a0?<\/em>, <em>La terza madre<\/em> et <em>Giallo<\/em> qui ressemblent \u00e0 de mauvais t\u00e9l\u00e9films (<em>Ti piace Hitchcock\u00a0?<\/em> fut d\u2019ailleurs r\u00e9alis\u00e9 pour la t\u00e9l\u00e9vision), laids incoh\u00e9rents et ennuyeux et finissent directement dans les bacs des soldeurs de DVD.<\/p>\n<p><em>Dracula 3D<\/em><\/p>\n<p>Ce fut sans doute l\u2019annonce la plus impr\u00e9visible et drolatique du Festival de Cannes cette ann\u00e9e : la projection en s\u00e9lection officielle, hors comp\u00e9tition et s\u00e9ance de minuit dans l\u2019amphith\u00e9\u00e2tre Lumi\u00e8re du nouveau film de Dario Argento, <em>Dracula 3D<\/em>. Le dernier bon film d\u2019Argento, le tr\u00e8s \u00e9trange <em>Syndrome de Stendhal<\/em> remonte \u00e0 1996 et depuis le cin\u00e9aste autrefois brillant (et allum\u00e9) encha\u00eene les navets embarrassants, laborieux et ridicules, victime de la crise du cin\u00e9ma italien et de sa propre inspiration, sans que son \u00e9toile ne palisse vraiment aupr\u00e8s de ses admirateurs qui lui seront toujours redevables de leurs plus beaux cauchemars cin\u00e9matographiques. Surprise de le retrouver en s\u00e9lection officielle \u00e0 Cannes alors qu\u2019il avait toujours hant\u00e9, avec ses meilleurs films comme avec ses pires, les salles du March\u00e9 du film, snob\u00e9 par les grands festivals du monde entier car n\u2019ayant jamais compt\u00e9 parmi les cin\u00e9astes respectables et s\u00e9rieux quand il \u00e9tait au sommet de sa forme (son statut \u00e9tait plut\u00f4t celui d\u2019une rock star). Canular, r\u00e9\u00e9valuation trop tardive ou enterrement de premi\u00e8re classe ? R\u00e9ponse : les trois. Le film, an\u00e9mique, ne procure m\u00eame pas cet effet de sid\u00e9ration et ce rel\u00e2chement des zygomatiques qui saisissaient les spectateurs imprudents de <em>La terza madre<\/em> (<em>Mother of Tears<\/em>) \u00e0 force de d\u00e9bilit\u00e9, de grand guignol et de sc\u00e8nes sanguinolentes accumul\u00e9es sur un rythme hyst\u00e9rique. Ici on a droit \u00e0 une tr\u00e8s plate \u2013 malgr\u00e9 la 3D \u2013 et illustrative \u00e9ni\u00e8me version de Dracula, avec acteurs, dialogues et d\u00e9cors en carton p\u00e2te. Seule id\u00e9e du sc\u00e9nario, m\u00eame si elle laisse \u00e0 d\u00e9sirer : Dracula se transforme souvent en animal (hibou, loup, mouche, et m\u00eame en mante religieuse g\u00e9ante \u2013 LA sc\u00e8ne du film). Perdu dans une dimension parall\u00e8le, ce film fauch\u00e9 et hideux surgit d\u2019une autre \u00e9poque, la fin des ann\u00e9es 60 et le d\u00e9but des ann\u00e9es 70 o\u00f9 les films de vampires de s\u00e9rie Z fleurissaient en Italie et en Espagne. Dario Argento que l\u2019on a parfois compar\u00e9 \u00e0 Antonioni \u00e0 ses d\u00e9buts a r\u00e9alis\u00e9 avec <em>Dracula 3D<\/em> une aberration anachronique qui, avec ses starlettes aux poitrines g\u00e9n\u00e9reusement d\u00e9nud\u00e9es, ses longues sc\u00e8nes o\u00f9 il ne se passe rien, ses trucages miteux, ses acteurs \u00e9gar\u00e9s ressemble \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 un film de Paul Naschy.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dario Argento est n\u00e9 le 7 septembre 1941 \u00e0 Rome. 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