{"id":6089,"date":"2012-05-16T08:00:20","date_gmt":"2012-05-16T07:00:20","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=6089"},"modified":"2015-08-23T11:22:55","modified_gmt":"2015-08-23T10:22:55","slug":"cannes-2012-day-1-50-ans-de-james-bond-cinema-a-la-plage","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/05\/16\/cannes-2012-day-1-50-ans-de-james-bond-cinema-a-la-plage\/","title":{"rendered":"Cannes 2012 Day 1 : 50 ans de James Bond (Cin\u00e9ma \u00e0 la plage)"},"content":{"rendered":"<p>Le Festival de Cannes commence aujourd\u2019hui. Sur la plage, \u00e0 quelques m\u00e8tres du Palais, les spectateurs non accr\u00e9dit\u00e9s pourront profiter tous les soirs de projections gratuites et en plein air, avec des classiques restaur\u00e9s. Cette ann\u00e9e, on y c\u00e9l\u00e8bre les 50 ans de James Bond au cin\u00e9ma, avec cinq films de la s\u00e9rie. Bonne id\u00e9e de faire \u00e7a sur la plage, puisque le mythe James Bond est intimement li\u00e9 \u00e0 l\u2019apparition de la sculpturale Ursula Andress en maillot de bain blanc deux pi\u00e8ces, un couteau de p\u00eache \u00e0 la ceinture, surgissant des eaux \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une version pop et amazone de \u00ab\u00a0La Naissance de Venus\u00a0\u00bb par Botticelli (il ne manque m\u00eame pas le coquillage g\u00e9ant.)<\/p>\n<div id=\"attachment_6092\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6092\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\" wp-image-6092 \" title=\"Ursula Andress\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/ursula-andress.jpg\" alt=\"Ursula Andress\" width=\"640\" height=\"360\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/ursula-andress.jpg 1920w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/ursula-andress-497x280.jpg 497w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/ursula-andress-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/ursula-andress-580x326.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-6092\" class=\"wp-caption-text\">Ursula Andress dans James Bond 007 contre docteur No de Terence Young<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_6093\" style=\"width: 267px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6093\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6093\" title=\"James Bond contre docteur No (1962)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/james-bond-contre-docteur-no.jpg?w=257\" alt=\"James Bond contre docteur No (1962)\" width=\"257\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/james-bond-contre-docteur-no.jpg 878w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/james-bond-contre-docteur-no-240x280.jpg 240w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/james-bond-contre-docteur-no-658x768.jpg 658w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/james-bond-contre-docteur-no-580x676.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 257px) 100vw, 257px\" \/><p id=\"caption-attachment-6093\" class=\"wp-caption-text\">James Bond 007 contre docteur No (1962)<\/p><\/div>\n<p>N\u00e9 sous la plume de l\u2019ex espion Ian Fleming au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l&rsquo;agent secret britannique James Bond a vu son foudroyant succ\u00e8s de librairie transf\u00e9r\u00e9 avec bonheur sur le grand \u00e9cran. Ce cocktail explosif de sadisme, d\u2019exotisme et de chaste \u00e9rotisme a litt\u00e9ralement invent\u00e9 une mythologie moderne, battant des records de recettes, de c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et de long\u00e9vit\u00e9. Cinquante ans apr\u00e8s <em>James Bond 007 contre docteur No<\/em> (<em>Dr. No<\/em>, 1962) de Terence Young, le h\u00e9ros de Fleming s\u2019appr\u00eate \u00e0 f\u00eater sa vingt-troisi\u00e8me aventure avec <em>Skyfall <\/em>de Sam Mendes (sortie \u00e0 la fin de l\u2019ann\u00e9e) sous les traits de Daniel Craig pour la troisi\u00e8me fois cons\u00e9cutive. Comment une s\u00e9rie aussi commerciale et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9e, charg\u00e9e d&rsquo;une id\u00e9ologie et d&rsquo;un imaginaire aussi r\u00e9actionnaires et dat\u00e9s, a-t-elle pu traverser cinq d\u00e9cennies\u00a0? Tr\u00e8s vite menac\u00e9e par la d\u00e9su\u00e9tude et la ringardise, elle s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e finalement indestructible, sans abandonner les formules qui ont fait son succ\u00e8s, puisque c\u2019est justement la r\u00e9p\u00e9tition d\u2019\u00e9l\u00e9ments identiques de film en film qui a impos\u00e9 la s\u00e9rie comme une valeur s\u00fbre du box-office.<\/p>\n<p>Les premiers James Bond, interpr\u00e9t\u00e9s par Sean Connery et r\u00e9alis\u00e9s par Terence Young, apparurent comme la fiert\u00e9 du cin\u00e9ma commercial britannique, capable de rivaliser avec les superproductions hollywoodiennes gr\u00e2ce \u00e0 un h\u00e9ros et des techniciens du terroir. On sait que Ian Fleming r\u00eavait de voir son espion vivre \u00e0 l\u2019\u00e9cran sous les traits de Cary Grant, dirig\u00e9 par Alfred Hitchcock. Hitchcock avait fait entrer le cin\u00e9ma d\u2019espionnage dans l\u2019\u00e8re du soup\u00e7on et de l&rsquo;inqui\u00e9tude m\u00e9taphysique, gr\u00e2ce \u00e0 des chefs-d\u2019\u0153uvre comme <em>Les Encha\u00een\u00e9s<\/em> ou <em>La Mort aux trousses<\/em>. Hitchcock ne cacha jamais son m\u00e9pris pour cette litt\u00e9rature de gare, caricaturale, vulgaire, anticommuniste et misogyne mais surtout cr\u00e9atrice d&rsquo;un univers pu\u00e9ril, incarnation des fantasmes de puissance et de sexe de quadras citadins. L\u2019exact contraire du cin\u00e9ma sophistiqu\u00e9 et adulte de Hitchcock.<\/p>\n<p>On constate en effet dans la s\u00e9rie des James Bond un prolongement des p\u00e9rip\u00e9ties extraordinaires des serials du muet et autres feuilletons litt\u00e9raires puis cin\u00e9matographiques des deux c\u00f4t\u00e9s de l&rsquo;Atlantique (Fant\u00f4mas, Mabuse, Sherlock Holmes, Dick Tracy, Superman) h\u00e9las castr\u00e9es de leur dimension anarchisante, \u00e9rotique et surr\u00e9aliste. Toutes les outrances des aventures de l&rsquo;agent secret sont en effet dos\u00e9es par les sc\u00e9naristes qui respectent scrupuleusement un cahier des charges strict et \u00e9quilibr\u00e9. Le nombre de meurtres, de parties de jambes et l&rsquo;air, jusqu&rsquo;\u00e0 la quantit\u00e9 de gadgets utilis\u00e9s et de pays visit\u00e9s ne varie gu\u00e8re de film en film. Le comportement raciste et fasciste de James Bond a \u00e9t\u00e9 prudemment gomm\u00e9 d\u00e8s les premiers films. Mais dans <em>James Bond 007 contre docteur No<\/em> certains dialogues n\u00e9o-colonialistes lors du s\u00e9jour \u00e0 la Jama\u00efque, le typage g\u00eanant des com\u00e9diens de couleur, sans oublier le Docteur No, avatar postmoderne d&rsquo;un p\u00e9ril jaune \u00e0 la Fu Manchu bient\u00f4t relay\u00e9 par la menace mao\u00efste donne \u00e0 cette aventure, par ailleurs une des meilleures de la s\u00e9rie, une orientation tr\u00e8s droiti\u00e8re. Dans ce film James Bond abat de sang froid un adversaire d\u00e9sarm\u00e9, pour la premi\u00e8re et la derni\u00e8re fois. Lest\u00e9 de son agressivit\u00e9 et de son sadisme, Bond perd paradoxalement les derni\u00e8res traces d&rsquo;un comportement humain pour devenir un personnage de bande dessin\u00e9e pour adultes, de plus en plus creux, humoristique et politiquement correct, croisement entre le parfait soldat de Sa Gracieuse Majest\u00e9 et une version publicitaire du surhomme des mythologies indo-europ\u00e9ennes. Il est vrai qu\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9 de James Bond, Indiana Jones ressemble au h\u00e9ros d&rsquo;un roman de Michel Houellebecq. Excellant dans tous les domaines, capable de conduire tous les appareils, de parler toutes les langues, de d\u00e9crypter tous les codes, James Bond est \u00e9galement infaillible dans les techniques de l&rsquo;amour et de la s\u00e9duction, les arts de combats et l&rsquo;estimation de l&rsquo;authenticit\u00e9 d&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art ou de l\u2019\u00e2ge de grands crus. Cette perfection faite homme, vision suspecte \u00e0 la limite du ridicule du h\u00e9ros au cin\u00e9ma, supporte heureusement sa critique au sein m\u00eame de la s\u00e9rie, souvent sous la forme d&rsquo;une ironie b\u00eatasse et de lourds clins d&rsquo;\u0153il au public.<\/p>\n<p>Pendant des ann\u00e9es, la s\u00e9rie des James Bond incarne la norme du divertissement cin\u00e9matographique haut de gamme, \u00e0 la pointe des effets sp\u00e9ciaux et fi\u00e8re d&rsquo;exhiber le luxe de ses d\u00e9cors, l\u2019originalit\u00e9 de ses gadgets et la plastique irr\u00e9prochable de ses girls. Le seul v\u00e9ritable auteur de la s\u00e9rie, jusque dans les ann\u00e9es 80, sera en effet le g\u00e9nial d\u00e9corateur Ken Addam, pass\u00e9 ma\u00eetre dans la construction de bases souterraines futuristes, si bien que Kubrick lui demandera de cr\u00e9er l&rsquo;inoubliable salle de contr\u00f4le de <em>Docteur Folamour<\/em>. James Bond devient la r\u00e9f\u00e9rence explicite de tout film d&rsquo;espionnage, ou son contre-exemple salutaire. Ainsi, la fin de carri\u00e8re de Hitchcock semble r\u00e9pondre \u00e0 la fameuse saga, qui a d\u00e9tourn\u00e9 le public de ses films. Les spectateurs pr\u00e9f\u00e8rent d\u00e9sormais se ruer \u00e0 <em>Goldfinger<\/em> plut\u00f4t qu\u2019aux derniers chefs-d\u2019\u0153uvre malades du ma\u00eetre. Hitchcock va emprunter Sean Connery aux producteurs Saltzman et Broccoli pour son magnifique <em>Pas de printemps pour Marnie<\/em>. Alors que dans les James Bond les femmes sont des objets d\u2019\u00e9rotisme publicitaire, r\u00e9duites \u00e0 la dimension de mannequins pour maillot de bain et lingerie fine, mais sans v\u00e9ritable sensualit\u00e9 physique, le s\u00e9ducteur au charme viril est confront\u00e9 chez Hitchcock \u00e0 une voleuse frigide qu&rsquo;il \u00e9pouse pour percer les myst\u00e8res. Connery pris \u00e0 contre-emploi peut enfin \u00e9largir sa palette d\u2019acteur. <em>Le Rideau d\u00e9chir\u00e9<\/em> puise dans l\u2019actualit\u00e9 de la Guerre Froide et les histoires de formules secr\u00e8tes pour se d\u00e9tourner de l\u2019imagerie du film d\u2019espionnage et demeure c\u00e9l\u00e8bre pour une longue et sordide sc\u00e8ne de meurtre. Quant \u00e0 <em>L\u2019\u00c9tau<\/em>, un des films les plus difficiles \u00e0 aimer de Hitchcock, c\u2019est une invraisemblable salade espionite dont le h\u00e9ros est Frederick Stafford, un non acteur c\u00e9l\u00e8bre pour avoir incarn\u00e9 OSS 117, ersatz continental de James Bond. Parmi les rares v\u00e9ritables mythes cin\u00e9matographiques de la seconde moiti\u00e9 du si\u00e8cle, James Bond engendre bien s\u00fbr de nombreuses parodies. Les sous James Bond espagnols, fran\u00e7ais et italiens pullulent. On assiste \u00e0 un d\u00e9tournement officiel, <em>Casino Royale<\/em>, adaptation dissidente et irr\u00e9v\u00e9rencieuse d\u2019un roman de Ian Fleming, avec David Niven, Peter Sellers et Woody Allen, com\u00e9die lourdingue qui inspirera Mike Myers et ses poussifs Austin Powers. Les Matt Helm (avec Dean Martin) et les Flint (avec James Coburn) sont les r\u00e9ponses du cool am\u00e9ricain \u00e0 la d\u00e9contraction britannique, et des ripostes comme le maussade Harry Palmer, l\u2019anti James Bond \u00e0 lunettes et imperm\u00e9able interpr\u00e9t\u00e9 par Michael Caine tentent de profiter du succ\u00e8s de leur ind\u00e9tr\u00f4nable rival, le temps de deux ou trois \u00e9pisodes.<\/p>\n<div id=\"attachment_6097\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6097\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6097\" title=\"Les diamants sont \u00e9ternels (1971)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/les-diamants-sont-c3a9ternels.jpg?w=300\" alt=\"Les diamants sont \u00e9ternels (1971)\" width=\"300\" height=\"197\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/les-diamants-sont-c3a9ternels.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/les-diamants-sont-c3a9ternels-425x280.jpg 425w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/les-diamants-sont-c3a9ternels-1024x673.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/les-diamants-sont-c3a9ternels-580x381.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-6097\" class=\"wp-caption-text\">Les diamants sont \u00e9ternels (1971)<\/p><\/div>\n<p>Quant aux films de la s\u00e9rie James Bond, ils sont trop format\u00e9s pour d\u00e9passer le statut de produits destin\u00e9s \u00e0 d\u00e9clencher un enthousiasme passager. Ce consum\u00e9risme spectaculaire se retrouve \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des films, puisque James Bond est rapidement devenu le symbole de la soci\u00e9t\u00e9 du divertissement et du luxe facile, le mod\u00e8le du nouveau riche \u00e0 l\u2019aff\u00fbt de la panoplie \u00e0 acqu\u00e9rir, du nouveau gadget \u00e0 acheter. James Bond, c\u2019est le tourisme contre le voyage, la frime contre l\u2019\u00e9l\u00e9gance, la drague contre la s\u00e9duction. Les publicistes et les producteurs de la s\u00e9rie vont bient\u00f4t se servir de l\u2019agent secret comme d\u2019un homme-sandwich dont chaque nouvelle aventure peut facilement accueillir commanditaires et marques. La s\u00e9rie des James Bond est la premi\u00e8re franchise cin\u00e9matographique \u00e0 d\u00e9velopper le merchandising\u00a0des produits d\u00e9riv\u00e9s mais surtout \u00e0 int\u00e9grer la publicit\u00e9 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des films : les marques de montres, voitures, alcools et v\u00eatements sont ostensiblement exhib\u00e9es au d\u00e9tour d\u2019un plan. James Bond n\u2019est plus seulement un phantasme masculin, une ic\u00f4ne de la virilit\u00e9 triomphante, c\u2019est un portemanteau et un pr\u00e9sentoir. Tragique destin pour l\u2019acteur. Dans cette optique, les spectateurs assistent presque indiff\u00e9rents au remplacement de com\u00e9diens, le viril Sean Connery, le fade Roger Moore, Timothy Dalton (erreur malheureuse de casting), le lisse Pierce Brosnan puis l\u2019excellent Daniel Craig (accueilli l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re au Festival del film Locarno). D\u00e8s les ann\u00e9es 70, on assiste \u00e0 un vieillissement terrible de la s\u00e9rie, d\u00e9sorient\u00e9e par le triomphe au box-office de <em>La Guerre des \u00e9toiles<\/em> et des films de Spielberg, et l\u2019arriv\u00e9e en force d\u2019un super cin\u00e9ma d\u2019auteur pessimiste et r\u00e9aliste (<em>Le Parrain<\/em>, <em>French Connection<\/em>)<\/p>\n<div id=\"attachment_6095\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6095\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6095\" title=\"Bons Baisers de Russie (1963)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/bons-baisers-de-russie.jpg?w=300\" alt=\"Bons Baisers de Russie (1963)\" width=\"300\" height=\"235\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/bons-baisers-de-russie.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/bons-baisers-de-russie-356x280.jpg 356w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/bons-baisers-de-russie-978x768.jpg 978w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/bons-baisers-de-russie-580x455.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-6095\" class=\"wp-caption-text\">Bons Baisers de Russie (1963)<\/p><\/div>\n<p>La s\u00e9rie des James Bond va passer du statut de divertissement high-tech \u00e0 celui de franchise \u00e0 la tra\u00eene des modes et des tendances, victime de la baisse progressive du charisme de ses interpr\u00e8tes et du savoir-faire de ses metteurs en sc\u00e8ne. Roger Moore fait peine \u00e0 voir dans <em>Dangereusement V\u00f4tre<\/em> et le r\u00e9alisateur John Glen encha\u00eene des navets de plus en plus mous et d\u00e9mod\u00e9s. Il faudra attendre l\u2019arriv\u00e9e de Pierce Brosnan, apr\u00e8s le grave passage \u00e0 vide des trois films avec Timothy Dalton, pour que la s\u00e9rie fasse \u00e0 nouveau illusion. Sans aucun g\u00e9nie, <em>Goldeneye<\/em>, <em>Demain ne meurt jamais<\/em> et <em>Le monde de suffit pas<\/em> encaissent de l\u2019argent sans laisser de trace. Ils sont surtout symptomatiques du nouveau positionnement de la s\u00e9rie dans le paysage des blockbusters. Incapable de rivaliser avec les ma\u00eetres du cin\u00e9ma d\u2019action de l&rsquo;\u00e9poque, James Cameron, John McTiernan et John Woo, elle s\u2019inspire tr\u00e8s sagement de leur style, afin de maintenir James Bond en survie artificielle et de ne pas le rel\u00e9guer d\u00e9finitivement au rayon des antiquit\u00e9s. James Bond profite des tendances du moment : <em>Goldeneye<\/em> emprunte Tcheky Karyo et Eric Serra aux films de Luc Besson, <em>Demain ne meurt jamais<\/em> surfe sur la vague de l\u2019engouement occidental pour le cin\u00e9ma asiatique, invite Michelle Yeoh et propose quelques chor\u00e9graphies martiales. Plus dr\u00f4le et inattendue, la sc\u00e8ne finale du <em>monde ne suffit pas<\/em> recopie en miniature le naufrage de <em>Titanic<\/em>. Le vingti\u00e8me opus, <em>Meurs un autre jour<\/em>, profite de la mode du world cinema et du m\u00e9tissage ethnique, comme <em>Vivre et laisser mourir<\/em> avait utilis\u00e9 le folklore de la Blaxploitation dans les ann\u00e9es 70. On y voit la belle Hale Berry dans le bikini d\u2019Ursula Andress, la premi\u00e8re James Bond Girl iconique \u2013 et Suisse \u2013 de la s\u00e9rie, et on s\u2019\u00e9tonne encore qu\u2019une James Bond Girl \u00e0 la peau noire fut per\u00e7ue comme une audace des producteurs, en 2002). Les cin\u00e9astes qui ont sign\u00e9 un James Bond, de Terence Young \u00e0 Michael Apted, n\u2019ont jamais laiss\u00e9s transpirer la moindre originalit\u00e9 ou touche personnelle. Si cela fait belle lurette qu\u2019un film de la s\u00e9rie n\u2019a pas d\u00e9clench\u00e9 d\u2019enthousiasme critique (malgr\u00e9 Sophie Marceau), certains ont acquis avec les ans le statut de petits classiques, comme <em>Bon Baisers de Russie<\/em>, <em>Op\u00e9ration Tonnerre<\/em> ou <em>Goldfinger<\/em>, sauv\u00e9 par la beaut\u00e9 des starlettes de l\u2019\u00e9poque (Daniela Bianchi, Claudine Auger), la musique de John Barry, les g\u00e9n\u00e9riques de Maurice Binder et les performances vocales de Shirley Bassey. Pour les cin\u00e9philes et les bondophiles, le plus beau film de la s\u00e9rie demeure sans conteste <em>Au service secret de sa majest\u00e9<\/em> (<em>On Her Majesty\u2019s Secret Service<\/em>, 1969) de Peter Hunt, un des plus graves \u00e9checs commerciaux de l\u2019histoire des Bond, mais dont la r\u00e9putation n\u2019a cess\u00e9 de grandir depuis sa sortie.<\/p>\n<div id=\"attachment_6096\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6096\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6096\" title=\"Au service secret de sa majest\u00e9 (1969)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/au-service-secret-de-sa-majestc3a9.jpg?w=300\" alt=\"Au service secret de sa majest\u00e9 (1969)\" width=\"300\" height=\"200\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/au-service-secret-de-sa-majestc3a9.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/au-service-secret-de-sa-majestc3a9-418x280.jpg 418w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/au-service-secret-de-sa-majestc3a9-1024x685.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/au-service-secret-de-sa-majestc3a9-580x388.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-6096\" class=\"wp-caption-text\">Au service secret de sa majest\u00e9 (1969)<\/p><\/div>\n<p>Malgr\u00e9 un acteur en bois (l\u2019Australien George Lazenby rempla\u00e7a le temps d\u2019un film un Sean Connery frapp\u00e9 de lassitude), <em>Au service secret de sa majest\u00e9<\/em> entrouvre une orientation sombre et romantique (James Bond tombe amoureux, se marie et perd sa femme dans un attentat) qui sera malheureusement referm\u00e9e par la d\u00e9ception commerciale du film. C\u2019est \u00e9galement dans <em>Au service secret de sa majest\u00e9<\/em> que l\u2019on entend la plus belle B.O. de toute la s\u00e9rie, avec la chanson de Louis Armstrong et un John Barry plus inspir\u00e9 que jamais.<\/p>\n<div id=\"attachment_6094\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-6094\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-6094\" title=\"Casino Royale (2006)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/casino-royale-2006-58-g.jpg?w=300\" alt=\"Casino Royale (2006)\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/casino-royale-2006-58-g.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/casino-royale-2006-58-g-411x280.jpg 411w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/casino-royale-2006-58-g-1024x697.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/05\/casino-royale-2006-58-g-580x394.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-6094\" class=\"wp-caption-text\">Casino Royale (2006)<\/p><\/div>\n<p>Contre toute attente, c\u2019est cette orientation romantique qui fera toute la saveur de <em>Casino Royale<\/em> (2006) de Martin Campbell, qui s\u2019impose \u00e0 son tour comme l\u2019un des meilleurs Bond, et renvoie imm\u00e9diatement aux oubliettes la p\u00e9riode Brosnan. Les sc\u00e9naristes renouent \u00e0 la fois avec la dimension \u00ab\u00a0hard boiled\u00a0\u00bb de la franchise (fini les gadgets ringards et les blagues foireuses), un ton s\u00e9rieux et violent in\u00e9dit et osent raconter une histoire d\u2019amour tragique entre Bond et une jeune espionne v\u00e9n\u00e9neuse incarn\u00e9e par la tr\u00e8s belle actrice fran\u00e7aise Eva Green. Leur escapade amoureuse \u2013 moment de suspension dans un r\u00e9cit tendu &#8211; rappelle celle de Colin Farrell et Gong Li dans la version cin\u00e9ma de <em>Miami Vice<\/em>, et la mort de l\u2019amante de Bond dans l\u2019ascenseur d\u2019un palais v\u00e9nitien englouti par les eaux est une superbe s\u00e9quence d\u2019action et d\u2019\u00e9motion, comme la s\u00e9rie en a finalement offerte trop peu.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Festival de Cannes commence aujourd\u2019hui. 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