{"id":5965,"date":"2012-04-19T07:00:29","date_gmt":"2012-04-19T06:00:29","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=5965"},"modified":"2015-02-20T14:16:53","modified_gmt":"2015-02-20T13:16:53","slug":"william-finley-1942-2012","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/04\/19\/william-finley-1942-2012\/","title":{"rendered":"William Finley (1942 \u2013 2012)"},"content":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0We\u2019ll remember you forever, Eddie, trough the sacrifice you made, we can\u2019t believe the price you paid for love.\u00a0\u00bb (<em>Goodbye, Eddie, Goodbye<\/em>, The Juicy Fruits, g\u00e9n\u00e9rique de <em>Phantom of the Paradise<\/em>)<\/p>\n<div id=\"attachment_5966\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5966\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-5966\" title=\"Phantom of the Paradise\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/phantom-of-the-paradise1.jpg\" alt=\"Phantom of the Paradise\" width=\"640\" height=\"465\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/phantom-of-the-paradise1.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/phantom-of-the-paradise1-384x280.jpg 384w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/phantom-of-the-paradise1-1024x744.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/phantom-of-the-paradise1-580x421.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><p id=\"caption-attachment-5966\" class=\"wp-caption-text\">Phantom of the Paradise<\/p><\/div>\n<p>L\u2019acteur am\u00e9ricain William Finley est mort ce week-end. Son nom ne dit sans doute rien au grand public, mais c\u2019est une figure marquante d\u2019une certaine cin\u00e9philie qui dispara\u00eet. William Finley \u00e9tait ce que les Am\u00e9ricains appelle un \u00ab\u00a0character actor\u00a0\u00bb\u00a0: un habitu\u00e9 des seconds ou des troisi\u00e8mes r\u00f4les, parfois m\u00eame des apparitions, mais dont le visage, le physique, la voix ou la d\u00e9gaine marquent imm\u00e9diatement les spectateurs \u00e0 chacune de ses participations dans un film (grand r\u00f4le dans des petits films, ou petits r\u00f4les dans des grands films.) William Finley est entr\u00e9 au panth\u00e9on du cin\u00e9ma fantastique en interpr\u00e9tant le r\u00f4le de Winslow Leach, le compositeur malchanceux transform\u00e9 en fant\u00f4me de l\u2019op\u00e9ra moderne, dans le film culte de Brian De Palma <em>Phantom of the Paradise<\/em> en 1974. Film culte : ce terme galvaud\u00e9, devenu impronon\u00e7able, s\u2019il ne devait \u00eatre attribu\u00e9 qu\u2019\u00e0 un seul film, ce serait bien <em>Phantom of the Paradise<\/em>, du moins pour les cin\u00e9philes de ma g\u00e9n\u00e9ration. J\u2019ai d\u00e9couvert ce film \u00e0 treize ans, un peu par hasard, dans une salle art et essai de province (Le M\u00e9li\u00e8s), et il a chang\u00e9 ma vie. Hant\u00e9 par les images et les sons de ce film, j\u2019en guettais la moindre projection, allant jusqu\u2019\u00e0 voyager pour le revoir, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il y avait peu de cassettes vid\u00e9o, de cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision et o\u00f9 la cin\u00e9philie se vivait encore en contrebande. J\u2019\u00e9tais arriv\u00e9 \u00e0 voir le film une quinzaine de fois en quelques ann\u00e9es. Mais la premi\u00e8re vision, fondatrice de ma passion d\u00e9vorante et obsessionnelle pour le cin\u00e9ma, avait \u00e9t\u00e9 la bonne.<\/p>\n<p>M\u00eame s&rsquo;il contient d\u00e9j\u00e0 toutes les obsessions de Brian De Palma, <em>Phantom of the Paradise<\/em> est un titre \u00e0 part dans la filmographie du cin\u00e9aste, puisqu&rsquo;il emprunte la forme extravagante d&rsquo;un op\u00e9ra rock fantastique, et plonge dans la d\u00e9mesure visuelle la plus totale. Son mauvais go\u00fbt outr\u00e9 ne le rattache pourtant que superficiellement au courant du stupide cin\u00e9ma camp et kitsch, puisque <em>Phantom of the Paradise<\/em> reste, au-del\u00e0 de son d\u00e9corum et de sa musique disco, un vrai film de cin\u00e9aste. En grand parano\u00efaque, De Palma s&rsquo;identifie \u00e0 son antih\u00e9ros, fantasme de l&rsquo;artiste g\u00e9nial et m\u00e9connu d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 de son \u0153uvre par l&rsquo;industrie hollywoodienne. Le film emprunte \u00e0 quatre sources litt\u00e9raires : <em>Le Fant\u00f4me de l&rsquo;Op\u00e9ra, La Belle et la B\u00eate, Faust, Le Portrait de Dorian Gray<\/em> et cite <em>Psychose <\/em>(la sc\u00e8ne de la douche d\u00e9tourn\u00e9e de mani\u00e8re hilarante) et <em>Le Cabinet du docteur Caligari<\/em>. D\u00e9bordant d&rsquo;\u00e9motions contradictoires, de l&rsquo;humour potache au romantisme noir, de l&rsquo;amour fou au Grand Guignol, <em>Phantom of the Paradise<\/em> est le grand film de notre adolescence, mais aussi un chef-d&rsquo;\u0153uvre de cin\u00e9ma adolescent.<\/p>\n<div id=\"attachment_5967\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5967\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5967\" title=\"Phantom of the Paradise\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/plan-secc81quence-en-camecc81ra-subjective-dans-phantom-of-the-paradise.jpg?w=300\" alt=\"Phantom of the Paradise\" width=\"300\" height=\"163\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/plan-secc81quence-en-camecc81ra-subjective-dans-phantom-of-the-paradise.jpg 1280w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/plan-secc81quence-en-camecc81ra-subjective-dans-phantom-of-the-paradise-514x280.jpg 514w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/plan-secc81quence-en-camecc81ra-subjective-dans-phantom-of-the-paradise-1024x557.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/plan-secc81quence-en-camecc81ra-subjective-dans-phantom-of-the-paradise-580x315.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-5967\" class=\"wp-caption-text\">Phantom of the Paradise<\/p><\/div>\n<p>Avec sa trogne de binoclard, sa timidit\u00e9, sa maladresse, sa m\u00e9tamorphose en monstre d\u00e9figur\u00e9 assoiff\u00e9 de vengeance, sangl\u00e9 dans une combinaison de cuir et coiff\u00e9 d\u2019un casque en forme d\u2019oiseau, Winslow Leach \u00e9tait l\u2019incarnation des fantasmes romantiques et violents de notre adolescence, pourtant peu marqu\u00e9e par le mouvement gothique. Nous r\u00eavions avec De Palma de ce personnage inou\u00ef, magnifiquement interpr\u00e9t\u00e9 par Finley, m\u00e9lange de Jerry Lewis p\u00e9riode <em>The Nutty Professor <\/em>et de Lon Chaney. L\u2019extase, la transe solitaire. <em>Phantom of the Paradise<\/em> restera le seul grand r\u00f4le de William Finley, qui y partageait la vedette avec deux autres figures inoubliables et pourtant vite disparues de la circulation, le chanteur acteur compositeur Paul Williams (Swan) et Jessica Harper (Phoenix) qui trois ans plus tard tiendra le r\u00f4le principal d\u2019un autre titre mythique des ann\u00e9es 70, <em>Suspiria<\/em> de Dario Argento. Le film fut un \u00e9chec aux Etats-Unis o\u00f9 personne ne le prit au s\u00e9rieux, tandis qu\u2019il allait bient\u00f4t devenir un petit ph\u00e9nom\u00e8ne en Europe et surtout en France, remportant le grand prix au Festival d\u2019Avoriaz et restant \u00e0 l\u2019affiche \u00e0 Paris une dizaine d\u2019ann\u00e9es cons\u00e9cutives, avant l\u2019apparition des \u00e9ditions DVD collector.<\/p>\n<p>La carri\u00e8re erratique de William Finley (\u00e0 peine vingt films en cinquante ans) est intimement li\u00e9e \u00e0 celle de Brian De Palma, fid\u00e8le en amiti\u00e9 avec l\u2019acteur. Ils partagent leurs d\u00e9buts puisque Finley est de presque tous les essais underground du jeune De Palma\u00a0: <em>Woton\u2019s Wake<\/em>, <em>The Wedding Party<\/em>, \u00a0<em>Dyonisus<\/em> ou le film potache <em>Murder \u00e0 la Mod <\/em>(1967), brouillon des futurs thrillers hitchcockiens de De Palma o\u00f9 Finley incarne, d\u00e9j\u00e0, une figure inqui\u00e9tante qui annonce ses r\u00f4les de d\u00e9traqu\u00e9s dans <em>S\u0153urs de sang<\/em> (<em>Sisters<\/em>, 1973) et <em>Le Dahlia noir <\/em>(<em>The Black Dahlia<\/em>, 2006).<\/p>\n<p>De Palma fait ses gammes, et le film contient en germes de nombreuses sc\u00e8nes de ses films suivants : un mannequin assassin\u00e9 au rasoir (comme dans <em>Pulsions<\/em>), des essais d\u2019actrices (comme dans <em>Le Dahlia noir<\/em>), beaucoup de voyeurisme, de cadrages tordus et d\u2019humour potache, et d\u00e9j\u00e0 la pr\u00e9sence dans le r\u00f4le du tueur psychopathe de William Finley, l\u2019acteur f\u00e9tiche de la premi\u00e8re p\u00e9riode de De Palma qui cabotine comme un malade et interpr\u00e8te la chanson du g\u00e9n\u00e9rique. Une curiosit\u00e9.<\/p>\n<div id=\"attachment_5969\" style=\"width: 310px\" class=\"wp-caption alignright\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-5969\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-medium wp-image-5969\" title=\"Soeurs de sang\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/soeurs-de-sang.jpg?w=300\" alt=\"Soeurs de sang\" width=\"300\" height=\"187\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/soeurs-de-sang.jpg 1280w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/soeurs-de-sang-448x280.jpg 448w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/soeurs-de-sang-1024x640.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2012\/04\/soeurs-de-sang-580x362.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><p id=\"caption-attachment-5969\" class=\"wp-caption-text\">Soeurs de sang<\/p><\/div>\n<p>Lorsqu\u2019il r\u00e9alise son premier film de genre, <em>S\u0153urs de sang<\/em> produit comme <em>Phantom of the Paradise<\/em> par Edward R. Pressman, De Palma confie le r\u00f4le de l\u2019effrayant docteur Emile Breton \u00e0 Finley, qui livre une composition outranci\u00e8re, avec b\u00e9ret, cheveux luisants, petite moustache et lunettes \u00e0 gros foyer.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s <em>Phantom of the Paradise<\/em>, Finley fera des apparitions sporadiques dans l\u2019\u0153uvre de De Palma : il est l\u2019individu louche qui suit Amy Irving dans la rue dans <em>Furie<\/em> (<em>The Fury<\/em>, 1978), fait la voix de Bobbi le travelo assassin dans <em>Pulsions<\/em> (<em>Dressed to Kill<\/em>, 1980) sans \u00eatre cr\u00e9dit\u00e9 au g\u00e9n\u00e9rique et, \u00e0 la surprise g\u00e9n\u00e9rale, r\u00e9apparait en tueur fou, v\u00eatu de noir comme dans un vieux giallo de Sergio Martino, le temps de la meilleure sc\u00e8ne du <em>Dalhia noir<\/em> (tr\u00e8s belle chute mortelle du haut d\u2019un escalier.)<\/p>\n<p>L\u2019autre cin\u00e9aste qui emploiera plusieurs fois William Finley est Tobe Hooper dont on a d\u00e9j\u00e0 parl\u00e9 ici. Le style excessif et carnavalesque de Hooper s\u2019accorde avec les compositions outranci\u00e8res de William Finley. Si les acteurs am\u00e9ricains ont invent\u00e9 \u00ab\u00a0l\u2019underacting\u00a0\u00bb et optent g\u00e9n\u00e9ralement pour un jeu r\u00e9aliste, Finley tourne le dos \u00e0 la sobri\u00e9t\u00e9\u00a0: il appara\u00eet en magicien poudr\u00e9 et grima\u00e7ant dans <em>Massacres dans le train fant\u00f4me<\/em> (1981), et aussi dans <em>Night Terrors <\/em>en 1995 (pas vu.) Mais William Finley se fait surtout remarquer dans <em>Le Crocodile de la mort<\/em> (1977), dans lequel il pique une m\u00e9morable crise d\u2019hyst\u00e9rie qui fait vraiment froid dans le dos, au milieu d\u2019une distribution qui collectionne les tronches de cauchemar (Neville Brand, Robert Englund, Stuart Whitman, Carolyn Jones). Sp\u00e9cialiste des films \u00e9tranges, Finley a m\u00eame jou\u00e9 dans le seul long m\u00e9trage fantastique de Chuck Norris, <em>Horreur dans la ville<\/em> (<em>Silent Rage<\/em>, 1982) de Michael Miller qui jouit d\u2019une bonne r\u00e9putation. A d\u00e9couvrir, pour un ultime hommage au Fant\u00f4me du Paradis.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0We\u2019ll remember you forever, Eddie, trough the sacrifice you made, we can\u2019t believe the price you paid for love.\u00a0\u00bb (Goodbye,\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":14847,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>William Finley (1942 \u2013 2012) - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/04\/19\/william-finley-1942-2012\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"William Finley (1942 \u2013 2012) - 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