{"id":391,"date":"2011-03-02T15:26:53","date_gmt":"2011-03-02T14:26:53","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=391"},"modified":"2020-04-10T18:25:37","modified_gmt":"2020-04-10T17:25:37","slug":"retrospective-marco-bellocchio-a-la-cinematheque-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/03\/02\/retrospective-marco-bellocchio-a-la-cinematheque-suisse\/","title":{"rendered":"R\u00e9trospective Marco Bellocchio \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que suisse"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Du 1<sup>er<\/sup> mars au 15 avril, la Cin\u00e9math\u00e8que suisse rendra hommage au cin\u00e9aste italien avec la projection de ses films et l&rsquo;avant-premi\u00e8re de <em>Vincere<\/em>, son dernier long m\u00e9trage en date d\u00e9couvert au Festival de Cannes en 2009 et encore in\u00e9dit en Suisse. Marco Bellocchio viendra \u00e0 Lausanne le 11 mars pour pr\u00e9senter son premier et magnifique film <em>Les Poings dans les poches<\/em> (prim\u00e9 au Festival del film Locarno, photo en t\u00eate de texte), <em>Vincere<\/em> et participer \u00e0 une discussion \u00e0 l\u2019ECAL.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Rescap\u00e9 de l&rsquo;effervescence cr\u00e9atrice des ann\u00e9es 60 dont l&rsquo;h\u00e9ritage semble avoir malheureusement du mal \u00e0 survivre en Italie, malgr\u00e9 de courageuses poches de r\u00e9sistance dans la fiction et surtout le documentaire, Marco Bellocchio est devenu aujourd&rsquo;hui le seul cin\u00e9aste classique d&rsquo;un pays cin\u00e9matographiquement sinistr\u00e9, le dernier et le meilleur grand auteur italien en activit\u00e9 (avec le v\u00e9t\u00e9ran Ermanno Olmi.)<br \/>\nMarco Bellocchio est d\u2019abord un cin\u00e9aste politique. N\u00e9 en 1939 \u00e0 Piacenza en Emilie-Romagne, Bellocchio est \u00e9tudiant en cin\u00e9ma au Centro Sperimentale de Rome. En 1965, son premier long m\u00e9trage <em>Les Poings dans les poches<\/em>, salu\u00e9 par Luis Bu\u00f1uel, fait l\u2019effet d\u2019une bombe et propulse son auteur au rang de jeune homme en col\u00e8re du nouveau cin\u00e9ma italien. Le film est un cri de rage contre la famille bourgeoise et r\u00e9v\u00e8le Lou Castel, jeune acteur qui deviendra l\u2019alter ego du cin\u00e9aste. Dans ses films suivants le cin\u00e9aste s\u2019attaque aux institutions et alterne fictions et documentaires engag\u00e9s. Dans les ann\u00e9es 80 et 90, Bellocchio conna\u00eet un passage \u00e0 vide et une longue p\u00e9riode erratique. Sous forte influence psychanalytique, il signe des films psychologico-\u00e9rotiques pas toujours tr\u00e8s l\u00e9gers et parfois rat\u00e9s o\u00f9 il d\u00e9nude les actrices fran\u00e7aises \u00e0 la mode du moment (<em>Le Diable au corps<\/em>, <em>La Sorci\u00e8re<\/em>, <em>La condanna<\/em>.) A la fin des ann\u00e9es 90, Bellocchio retrouve heureusement l\u2019inspiration, le go\u00fbt du romanesque et de la mise en sc\u00e8ne sans renoncer \u00e0 sa virulence critique vis-\u00e0-vis de l\u2019Italie et de sa soci\u00e9t\u00e9. Puisant les sujets de ses films dans le th\u00e9\u00e2tre, la litt\u00e9rature comme l\u2019histoire contemporaine et l\u2019actualit\u00e9, Il encha\u00eene alors les belles r\u00e9ussites\u00a0: <em>Le Prince de Hombourg<\/em> (pass\u00e9 h\u00e9las relativement inaper\u00e7u, d\u2019apr\u00e8s Kleist), <em>La Nourrice <\/em>(d\u2019apr\u00e8s Pirandello), <em>Le Sourire de ma m\u00e8re<\/em> (encore une histoire puissante de r\u00e8glement de comptes avec la famille et la religion), <em>Buongiorno, notte<\/em> (r\u00e9flexion sur l\u2019affaire Aldo Moro, brisant un tabou politique en Italie), <em>Le Metteur en sc\u00e8ne de mariages<\/em>, <em>Vincere<\/em> (sur le jeune Mussolini et sa ma\u00eetresse cach\u00e9e Ida Dalser.)<br \/>\nJe me souviens avoir assist\u00e9 \u00e0 cette renaissance artistique et cette vitalit\u00e9 retrouv\u00e9e au Festival de Cannes lors de la pr\u00e9sentation en s\u00e9lection officielle du <em>Prince de Hombourg<\/em> en 1997 et surtout de <em>La Nourrice <\/em>deux ans plus tard, sans doute un des meilleurs films de son auteur, un peu occult\u00e9 par le succ\u00e8s critique des ses titres suivants.<br \/>\n<em>La Nourrice<\/em> est une \u0153uvre apais\u00e9e qui ne renonce pourtant en rien aux exigences esth\u00e9tiques et politiques du cin\u00e9aste. Cette adaptation d&rsquo;une nouvelle de Pirandello, parfaitement aboutie, venait en effet apr\u00e8s quelques films d\u00e9cevants. Le dernier chef-d&rsquo;\u0153uvre de Bellocchio remontait \u00e0 <em>Les Yeux, la bouche<\/em> en 1982, o\u00f9 il retrouvait Lou Castel, et le cin\u00e9aste s&rsquo;\u00e9tait ensuite fourvoy\u00e9 dans une veine psychanalytique contemporaine assez d\u00e9courageante.<br \/>\n<em>La Nourrice<\/em> se r\u00e9clame d&rsquo;une ligne dure ignor\u00e9e par un cin\u00e9ma italien en liqu\u00e9faction (la ligne molle Tornatore qui a finit par triompher.) Ici peu d&rsquo;artifices (\u00e0 peine deux ou trois brefs ralentis assez jolis), une reconstitution historique qui frappe par son aust\u00e9rit\u00e9, un jeu chuchot\u00e9 des acteurs, une r\u00e9tention psychologique impressionnante et, miracle \u00e0 l&rsquo;italienne, une prise de son direct sur la terre de la dictature du doublage et de la post-synchronisation. Sinon, Bellocchio creuse toujours le m\u00eame sillon : lutte des classes et psychiatrie, bourgeoisie et hyst\u00e9rie, avec en plus le th\u00e8me de la nature contre la culture. Dans la bourgeoisie romaine du d\u00e9but du si\u00e8cle, un m\u00e9decin ali\u00e9niste engage une jeune nourrice de la campagne car sa femme semble rejeter son nouveau n\u00e9 et refuse d&rsquo;allaiter l&rsquo;enfant. Dans le r\u00f4le de la jeune \u00e9pouse qui a perdu tous ses r\u00e9flexes instinctifs devant les ph\u00e9nom\u00e8nes les plus \u00e9l\u00e9mentaires de la vie, Valeria Bruni Tedeschi est g\u00e9niale et trouve le meilleur r\u00f4le de sa carri\u00e8re. <em>La Nourrice<\/em> est un film th\u00e9orique (comme toujours chez Bellocchio), mais aussi profond\u00e9ment sensuel, subtil et \u00e9mouvant.<br \/>\nSept ans plus tard, Bellocchio r\u00e9alise <em>Le Metteur en sc\u00e8ne de mariages<\/em>, v\u00e9ritable retour de flamme et com\u00e9die empreinte d\u2019humour, de po\u00e9sie et de sensualit\u00e9, moins bien re\u00e7ue par le public et la critique que ses films plus \u00ab\u00a0s\u00e9rieux\u00a0\u00bb.<br \/>\nUn r\u00e9alisateur c\u00e9l\u00e8bre, Franco Elica (Sergio Castellitto), est afflig\u00e9 par le mariage de sa fille avec un catholique fervent. Il doit porter \u00e0 l\u2019\u00e9cran une \u00e9ni\u00e8me adaptation du c\u00e9l\u00e8bre roman <em>Les Fianc\u00e9s<\/em> (<em>I promessi sposi<\/em>), d\u2019Alessandro Manzoni, chef-d\u2019\u0153uvre de la litt\u00e9rature italienne, sans que le projet n\u2019\u00e9veille en lui de r\u00e9el enthousiasme. Son angoisse est accentu\u00e9e par la d\u00e9couverte d\u2019un scandale sexuel qui pourrait lui tomber dessus \u00e0 tout moment. Il d\u00e9cide de prendre la fuite et se retrouve au fin fond de la Sicile. Il y rencontre un coll\u00e8gue, vid\u00e9aste sans talent qui gagne sa vie en filmant des mariages. Un aristocrate ruin\u00e9 (Sami Frey, ici prince sicilien gr\u00e2ce \u00e0 la magie des coproductions et du doublage) propose au cin\u00e9aste en vill\u00e9giature de mettre en sc\u00e8ne les noces de sa fille avec un riche h\u00e9ritier de la r\u00e9gion. Mais Elica va tomber amoureux de la belle jeune femme (Donatella Finocchiaro), et tenter par tous les moyens d\u2019emp\u00eacher ce mariage arrang\u00e9 qui lui fait horreur.<br \/>\n<em>Le Metteur en sc\u00e8ne de mariages<\/em> est un film dissonant, aussi bien par son style et sa forme que par sa situation dans l\u2019\u0153uvre de Bellocchio. S\u2019il entretient avec ce nouveau long m\u00e9trage les pr\u00e9occupations et les th\u00e8mes de ses pr\u00e9c\u00e9dents films, et plus particuli\u00e8rement <em>Le Sourire de ma m\u00e8re<\/em> \u2013 dans les deux cas Sergio Castellitto y interpr\u00e8te un artiste \u00e0 la recherche de sa place dans une vaste mascarade sociale \u2013, Bellocchio semble s\u2019\u00e9loigner des grands sujets politiques fr\u00e9quents dans sa filmographie. Le ton adopt\u00e9, par sa dimension farcesque, satirique et parfois grotesque, semble amorcer un rapprochement du cin\u00e9ma de Bellocchio avec la fameuse tradition de la com\u00e9die italienne, et sa galerie de personnages et de situations caricaturales.<br \/>\nOr Bellocchio est loin de partager les pr\u00e9ceptes moraux et esth\u00e9tiques des grands t\u00e9nors de la com\u00e9die italienne et ne souhaite pas r\u00e9animer ce courant d\u00e9sormais moribond. Il s\u2019agit pour lui de rester fid\u00e8le \u00e0 des id\u00e9es qu\u2019il met en sc\u00e8ne depuis plusieurs films (notamment la question de la repr\u00e9sentation et de l\u2019interpr\u00e9tation du monde par l\u2019art et la culture) tout en se permettant une certaine licence, des folies qui sont celles des cin\u00e9astes en pleine possession de leurs moyens.<br \/>\nLa rigueur de la d\u00e9monstration de Bellocchio et la complexe subtilit\u00e9 de la mise en abyme organis\u00e9e par le cin\u00e9aste autour du roman de Manzoni sont sans cesse dynamit\u00e9es par des gags et des intrigues annexes (le vieux r\u00e9alisateur aigri se fait passer pour mort afin de r\u00e9colter enfin plusieurs nominations aux \u00ab\u00a0Donatello\u00a0\u00bb, les \u00ab\u00a0C\u00e9sar\u00a0\u00bb italiens.) La construction du film, qui s\u2019autorise de discr\u00e8tes incartades oniriques, brouille les pistes ou accueille le plus naturellement du monde les anomalies les plus saugrenues (une course en sac dans un couloir, une cam\u00e9ra miniature dissimul\u00e9e dans la doublure d\u2019une veste), n\u2019est pas sans \u00e9voquer le surr\u00e9alisme ludique de Bu\u00f1uel.<br \/>\nBellocchio n\u2019est plus le jeune intellectuel enrag\u00e9 qui exterminait une famille enti\u00e8re d\u00e8s son premier film, <em>Les Poings dans les poches<\/em>, et pilonnait l\u2019arm\u00e9e, l\u2019\u00e9cole ou l\u2019Eglise dans des films br\u00fblots. Mais la saine col\u00e8re du cin\u00e9aste \u00e0 l\u2019encontre des grandes structures ali\u00e9nantes est toujours l\u00e0, et s\u2019exprime d\u00e9sormais par l\u2019humour, la po\u00e9sie, et surtout un formidable d\u00e9sir, moteur v\u00e9ritable de la r\u00e9volte dionysiaque du h\u00e9ros de Bellocchio \u2013 personnage \u00e9teint soudain rallum\u00e9 par la beaut\u00e9 et l\u2019ardeur de la jeune princesse et qui va peu \u00e0 peu retrouver la jouissance dans l\u2019amour, et vice versa. On a entendu dire que l\u2019Italie avait cess\u00e9 de penser le jour de la mort de Pasolini, et ce n\u2019est pas tout \u00e0 fait vrai : un cin\u00e9aste comme Bellocchio est encore l\u00e0 pour emp\u00eacher de filmer en rond, pour extirper d\u2019un pays en crise des histoires morales et vivantes plut\u00f4t que des sujets de lamentations.\u00a0On notera enfin que Bellocchio (\u00ab\u00a0bel \u0153il\u00a0\u00bb en italien, pas mal pour un nom de cin\u00e9aste) n\u2019a pas les yeux dans sa poche. Auteur d\u00e9sirant, il a choisi, film\u00e9 et parfois d\u00e9couvert ces derni\u00e8res ann\u00e9es les meilleures et les plus belles actrices italiennes de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, et leur a offert des r\u00f4les magnifiques o\u00f9 elles ont brill\u00e9 au firmament\u00a0: Barbora Bobulova\u00a0(<em>Le Prince de Hombourg<\/em>), Maya Sansa (<em>La Nourrice<\/em>, <em>Buongiorno, notte<\/em> et peut-\u00eatre dans <em>Lacrime<\/em>, le prochain film de Bellocchio en pr\u00e9paration, si la rumeur se confirme), Donatella Finocchiaro (<em>Le Metteur en sc\u00e8ne de mariages<\/em>), Giovanna Mezzogiorno (<em>Vincere<\/em>.)<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Du 1er mars au 15 avril, la Cin\u00e9math\u00e8que suisse rendra hommage au cin\u00e9aste italien avec la projection de ses films\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - 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