{"id":3451,"date":"2012-01-17T08:00:25","date_gmt":"2012-01-17T07:00:25","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=3451"},"modified":"2020-05-03T20:08:19","modified_gmt":"2020-05-03T19:08:19","slug":"retrospective-robert-altman-a-la-cinematheque-francaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2012\/01\/17\/retrospective-robert-altman-a-la-cinematheque-francaise\/","title":{"rendered":"R\u00e9trospective Robert Altman \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">La Cin\u00e9math\u00e8que montre tous les films de Robert Altman, du 16 janvier au 3 mars.<br \/>\nFigure embl\u00e9matique du cin\u00e9ma am\u00e9ricain des ann\u00e9es 70, cin\u00e9aste iconoclaste et anticonformiste, Robert Altman demeure avant tout un des rares francs-tireurs du cin\u00e9ma hollywoodien contemporain qui a su conserver son ind\u00e9pendance et sa fougue cr\u00e9atrice au sein du syst\u00e8me, au risque de la marginalisation. Son statut de rebelle et sa tr\u00e8s forte personnalit\u00e9 lui ont permis de surmonter de nombreuses d\u00e9convenues artistiques, survivre \u00e0 une longue travers\u00e9e du d\u00e9sert et finir en beaut\u00e9 une carri\u00e8re en dent de scie.<br \/>\nL\u2019\u0153uvre d\u2019Altman est si foisonnante qu\u2019elle peut susciter des sentiments contradictoires, y compris et surtout dans le registre de l\u2019admiration. On a l\u2019embarras du choix lorsqu\u2019il s\u2019agit de d\u00e9signer ses meilleurs films.<br \/>\nBien qu&rsquo;il ait atteint la cons\u00e9cration aupr\u00e8s de la critique avec ses fresques chorales (de <em>Nashville<\/em> \u00e0 <em>Short Cuts<\/em>), c&rsquo;est pourtant dans la relecture des genres hollywoodiens qu&rsquo;Altman a su le mieux exprimer son talent de conteur ironique et de scrutateur d\u00e9sabus\u00e9 de la civilisation am\u00e9ricaine, et aussi son individualisme \u00e0 travers des figures anachroniques de \u00ab\u00a0losers\u00a0\u00bb chevaleresques comme Philip Marlowe dans <em>Le Priv\u00e9<\/em> ou John McCabe, petit entrepreneur victime du grand capitalisme. Altman a tr\u00e8s vite pris ses distances avec la narration classique, pass\u00e9 ma\u00eetre dans l\u2019\u00e9tude de caract\u00e8re (le tr\u00e8s beau <em>California Split<\/em>, film sur le jeu mais surtout l\u2019amiti\u00e9 masculine), amateur d\u2019intrigues polici\u00e8res pr\u00e9textes o\u00f9 il peut donner libre cours \u00e0 son humour noir et \u00e0 sa lucidit\u00e9 sur la nature humaine, souvent dissimul\u00e9s derri\u00e8re une misanthropie de fa\u00e7ade.<br \/>\nRobert Altman na\u00eet en 1925 \u00e0 Kansas City dans le Missouri. C\u2019est dans sa ville natale qu\u2019il apprend la technique cin\u00e9matographique, en r\u00e9alisant une soixantaine de courts m\u00e9trages industriels pour la Calvin Company. A la m\u00eame \u00e9poque il tente plusieurs fois sa chance \u00e0 Hollywood (figurant dans <em>La Vie secr\u00e8te de Walter Mitty<\/em>, cosc\u00e9nariste de <em>Bodyguard<\/em> de Richard Fleischer) mais ces exp\u00e9riences sont sans lendemain. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 50, il r\u00e9alise deux longs m\u00e9trages, <em>The Delinquents<\/em> (1955) tourn\u00e9 \u00e0 Kansas City et le documentaire <em>The James Dean Story<\/em> (1957). Il continue pendant dix ans de travailler \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision o\u00f9 il r\u00e9alise de nombreux \u00e9pisodes de s\u00e9ries (d\u2019<em>Alfred Hitchcock Presents <\/em>\u00e0 <em>Bonanza<\/em>). Un emploi sans grand prestige, de longues ann\u00e9es d\u2019apprentissage ingrat, d\u2019anonymat et d\u2019insucc\u00e8s distinguent Altman des wonder boys du Nouvel Hollywood comme Coppola ou Scorsese, qui ont vingt ans de moins que lui et conna\u00eetront des carri\u00e8res plus fulgurantes. Ses tentatives suivantes au cin\u00e9ma (<em>Countdown<\/em> en 1968 et <em>That Cold Day in the Park <\/em>en 1969) se solderont par de nouveaux \u00e9checs. En 1970, Il accepte de mettre en sc\u00e8ne <em>M*A*S*H*<\/em> apr\u00e8s que le film a essuy\u00e9 le refus d\u2019une douzaine de cin\u00e9astes. Il a quarante-quatre ans et c\u2019est la gloire, enfin. Cette com\u00e9die antimilitariste se d\u00e9roulant pendant la Guerre de Cor\u00e9e obtient la Palme d\u2019Or au festival de Cannes, remporte un triomphe et consacre Altman comme un des auteurs les plus originaux du nouveau cin\u00e9ma am\u00e9ricain. Le film joue la carte de la contestation, en phase avec la mode hippie et l&rsquo;infiltration de la contre-culture jusque dans les grands studios hollywoodiens. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>M*A*S*H*<\/em> relate la vie dans un h\u00f4pital de campagne en Cor\u00e9e, mais il fut tourn\u00e9 alors que les combats s&rsquo;intensifiaient au Vi\u00eat-Nam et personne ne fut dupe sur la nature de la guerre d\u00e9crite par Altman. Le film s&rsquo;inscrit dans la tradition des r\u00e9cits guerriers insistant sur la truculence de la vie de garnison, dans la lign\u00e9e de ceux de Walsh par exemple. L&rsquo;antimilitarisme devient une valeur ajout\u00e9e, ainsi que l&rsquo;anticl\u00e9ricalisme \u00e0 la faveur d&rsquo;une parodie de la C\u00e8ne et des portraits d&rsquo;un aum\u00f4nier ridicule et d&rsquo;un officier bigot, stupide et hypocrite. Si le film est r\u00e9volutionnaire, c\u2019est avant tout par ses partis-pris formels extr\u00eamement audacieux. La mise en sc\u00e8ne et les innovations sonores et visuelles d&rsquo;Altman se r\u00e9v\u00e8lent passionnantes. Altman pousse \u00e0 son paroxysme un proc\u00e9d\u00e9 d\u00e9j\u00e0 employ\u00e9 par Hawks, l&rsquo;\u00ab\u00a0overlapping dialogue\u00a0\u00bb, qui consiste \u00e0 faire parler plusieurs personnages en m\u00eame temps, jusqu\u2019\u00e0 la cacophonie. Renforc\u00e9e par l\u2019utilisation de nombreuses pistes sonores, associ\u00e9e \u00e0 de tr\u00e8s longs plans d\u2019ensemble aux actions multiples, cette superposition installe un brouillage du sens qui rend parfaitement compte du chaos et de l&rsquo;anarchie que le cin\u00e9aste, t\u00e9moin cynique de son temps, s&rsquo;amuse \u00e0 enregistrer avec la complicit\u00e9 d&rsquo;une troupe d&rsquo;excellents com\u00e9diens, parmi lesquels Elliott Gould (qui r\u00e9appara\u00eetra dans le cin\u00e9ma d\u2019Altman) et Donald Sutherland, d\u00e9cha\u00een\u00e9s. Ces inventions formelles d\u00e9j\u00e0 en place dans le titre \u00e9talon du syst\u00e8me Altman se retrouveront dans presque tous ses films suivants, qui confirment son talent et son souci de perturber les mythologies hollywoodiennes par une bonne dose d\u2019ironie et de r\u00e9alisme. Iconoclaste, Altman critique les valeurs fondatrices de l\u2019Am\u00e9rique dans la fable <em>Brewster McCloud <\/em>(1970), le western <em>John McCabe <\/em>(1971), le film noir <em>Le Priv\u00e9 <\/em>(1973), la chronique criminelle <em>Nous sommes tous des voleurs <\/em>(1974) qui comptent parmi ses plus grandes r\u00e9ussites. Entre <em>M*A*S*H*<\/em> (1970) et <em>Popeye<\/em> (1980), Altman n\u2019a cess\u00e9 de tourner, dans un fi\u00e8vre cr\u00e9atrice extraordinaire. Il rassemble autour de lui une troupe fid\u00e8le de com\u00e9diens (exceptionnel directeur d\u2019acteurs, il d\u00e9couvre la longiligne Shelley Duvall), de sc\u00e9naristes et de techniciens. Les plans s\u00e9quences, l\u2019emploi presque exclusif de la Panavision, les dialogues improvis\u00e9s, les effets de t\u00e9l\u00e9objectifs et de zooms conf\u00e8rent \u00e0 ses films un style imm\u00e9diatement reconnaissable.<br \/>\nLe cin\u00e9ma d\u2019Altman se d\u00e9finit par un m\u00e9lange paradoxal d\u2019hyperr\u00e9alisme et de distanciation. Le cin\u00e9aste aime en effet accompagner ses films de commentaires et de ponctuations, souvent sonores et musicales, parfois visuelles (les affiches de films dans <em>The Player<\/em>) qui scandent le d\u00e9roulement du r\u00e9cit, le critiquent de l\u2019int\u00e9rieur\u00a0: les messages du haut-parleur de <em>M*A*S*H*, <\/em>les interventions du conf\u00e9rencier sur les oiseaux dans <em>Brewster McCloud,<\/em> le conte pour enfant \u00e9crit par l\u2019h\u00e9ro\u00efne schizophr\u00e8ne de <em>Images, <\/em>les chansons de Leonard Cohen dans<em> John McCabe, <\/em>mais aussi celles du<em> Priv\u00e9, de Nashville, Popeye, Un couple parfait, Short Cuts, Kansas City, The Last Show\u2026 <\/em>La musique populaire est essentielle au cin\u00e9ma d\u2019Altman, qui accorde fr\u00e9quemment au spectacle, et \u00e0 la repr\u00e9sentation spectaculaire ou th\u00e9\u00e2tralis\u00e9e de la soci\u00e9t\u00e9 et de l\u2019Histoire am\u00e9ricaine une importance centrale (<em>Nashville<\/em>, <em>Buffalo Bill et les Indiens<\/em>, <em>Secret Honor<\/em>&#8230;)<br \/>\nLa vari\u00e9t\u00e9 de son inspiration impressionne. Adepte d\u2019un cin\u00e9ma naturaliste, sarcastique et viril, il est \u00e9galement l\u2019auteur de films oniriques et purement mentaux comme le thriller fantastique <em>Images <\/em>(1972) ou <em>Trois Femmes <\/em>(1977), qui plongent dans la psych\u00e9 de personnages f\u00e9minins fragiles et tourment\u00e9s. Altman avouera que ce dernier film est n\u00e9 d\u2019un r\u00eave. Federico Fellini et Ingmar Bergman sont \u00e0 la fois des cin\u00e9astes admir\u00e9s et des sources d\u2019inspiration, pour une veine \u00e9sot\u00e9rique moins f\u00e9conde et aboutie que sa veine satirique ou chorale.<br \/>\nAltman propose aussi dans les ann\u00e9es 70 une nouvelle fa\u00e7on de mettre en sc\u00e8ne le chaos du monde, avec des films polyphoniques qui rassemblent plusieurs r\u00e9cits et des dizaines de personnages diff\u00e9rents dans un lieu ou une ville uniques. C\u2019est la veine la plus originale d\u2019Altman, qui apr\u00e8s avoir pass\u00e9 en revue les principaux genres hollywoodiens \u2013 y compris la science-fiction avec <em>Quintet<\/em> (1979) \u2013 invente son propre genre, avec <em>Nashville <\/em>(1975), fresque virtuose sur les destins crois\u00e9s de vingt-quatre personnages, artistes, politiciens ou aspirants chanteurs dans la capitale de la musique country. Altman renouvelle l\u2019exp\u00e9rience avec <em>Un mariage <\/em>(1978), film sur la grande bourgeoisie qui ne laisse percer aucune tendresse pour ses protagonistes, en doublant arbitrairement le nombre de personnages de <em>Nashville<\/em>.<br \/>\nLa plupart des films d\u2019Altman, y compris ses meilleurs comme <em>John McCabe<\/em>, <em>Le Priv\u00e9, California Split <\/em>(1974), ne rencontrent qu\u2019un faible \u00e9cho aupr\u00e8s du public au moment de leurs sorties. Une entreprise plus modeste mais n\u00e9anmoins remarquable comme <em>Un couple parfait<\/em> (1979), relecture de la com\u00e9die romantique hollywoodienne classique, ponctu\u00e9e de s\u00e9quences musicales, passe injustement inaper\u00e7ue. L\u2019ambitieuse production de Robert Evans (pour Disney) <em>Popeye<\/em> aboutit \u00e0 un film tr\u00e8s \u00e9trange, mariant le r\u00e9alisme inh\u00e9rent au cin\u00e9ma d\u2019Altman et son int\u00e9r\u00eat pour la culture populaire am\u00e9ricaine.<br \/>\nAffaibli par une longue s\u00e9rie de d\u00e9convenues commerciales, victime du changement d\u2019\u00e9poque o\u00f9 les artistes ne sont plus tol\u00e9r\u00e9s \u00e0 Hollywood, Altman conna\u00eet dans les ann\u00e9es 80 une longue travers\u00e9e du d\u00e9sert qui le conduit \u00e0 nouveau vers la t\u00e9l\u00e9vision puis l\u2019Europe o\u00f9 il tournera quelques films mineurs. Altman quitte Los Angeles pour New York (une ville qu\u2019il n\u2019a jamais film\u00e9e, pas assez am\u00e9ricaine \u00e0 ses yeux), contraint d\u2019abandonner sa soci\u00e9t\u00e9 Lions Gate avec laquelle il avait produit ses films des ann\u00e9es 70 et aussi ceux d\u2019autres r\u00e9alisateurs comme Alan Rudolph. Il filme surtout des captations ou des adaptations th\u00e9\u00e2trales, pour le cin\u00e9ma ou la t\u00e9l\u00e9vision. Cette p\u00e9riode difficile lui offre cependant une grande satisfaction avec la s\u00e9rie <em>Tanner 88\u2019<\/em>, dix \u00e9pisodes de trente minutes qui sous la forme d\u2019un faux reportage sur un faux candidat d\u00e9mocrate \u00e0 l\u2019\u00e9lection pr\u00e9sidentielle dressent un portrait satirique des m\u00e9dias et du monde politique. <em>The Player <\/em>(1992), un portrait au vitriol d\u2019Hollywood, et <em>Short Cuts <\/em>(1993), d\u2019apr\u00e8s Raymond Carver, lui permettent d\u2019effectuer un des plus spectaculaires come-backs du cin\u00e9ma am\u00e9ricain.<br \/>\nApr\u00e8s ces deux films magistraux, sans doute les plus f\u00e9roces de son \u0153uvre, Altman acc\u00e8de avec <em>Cookie\u2019s Fortune<\/em> (1999) ou <em>Docteur T et les femmes<\/em> (2000) \u00e0 une s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 qui le rend encore plus libre et plus s\u00fbr de lui par rapport au sc\u00e9nario et au tournage et lui permet de se soucier davantage de l\u2019ensemble que du d\u00e9tail, de privil\u00e9gier la chor\u00e9graphie du film plut\u00f4t que son sujet propre.<br \/>\nRobert Altman n\u2019a jamais cach\u00e9 son admiration pour Jean Renoir, affirmant que <em>La R\u00e8gle du jeu<\/em> lui avait tout appris sur le m\u00e9tier de cin\u00e9aste. \u00c0 la fin de sa carri\u00e8re, Robert Altman a sign\u00e9 avec <em>Gosford Park<\/em> (2001) un hommage explicite au chef-d\u2019\u0153uvre de Renoir.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Son dernier film est peut-\u00eatre son plus beau et son plus \u00e9mouvant. <em>The Last Show <\/em>sort en France quelques semaines apr\u00e8s la mort de Robert Altman le 20 novembre 2006. C\u2019est un v\u00e9ritable testament artistique o\u00f9 le cin\u00e9aste clame pour la derni\u00e8re fois sa tendresse pour les marginaux, les artistes, les d\u00e9class\u00e9s et les petites gens de l\u2019Am\u00e9rique profonde.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cin\u00e9math\u00e8que montre tous les films de Robert Altman, du 16 janvier au 3 mars. 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