{"id":343,"date":"2011-03-22T10:30:00","date_gmt":"2011-03-22T09:30:00","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=343"},"modified":"2020-04-17T08:21:32","modified_gmt":"2020-04-17T07:21:32","slug":"stanley-kubrick-1-laube-de-lhumanite","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/03\/22\/stanley-kubrick-1-laube-de-lhumanite\/","title":{"rendered":"Stanley Kubrick 1 \u2013 l&rsquo;aube de l&rsquo;humanit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">La Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise propose du 23 mars au 31 juillet une r\u00e9trospective compl\u00e8te des films de Stanley Kubrick, accompagn\u00e9e d&rsquo;une exposition cr\u00e9\u00e9e par le Deutsches Filmmuseum de Francfort en 2004 et qui a d\u00e9j\u00e0 fait une tourn\u00e9e triomphale \u00e0 travers le monde (Berlin, Zurich, Rome&#8230;) et qui arrive enfin jusqu&rsquo;\u00e0 la capitale fran\u00e7aise. L&rsquo;exposition a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue en \u00e9troite collaboration avec Christiane Kubrick (la veuve du cin\u00e9aste) et Jan Harlan (son beau-fr\u00e8re, plus proche assistant et producteur ex\u00e9cutif de ses quatre derniers films.) Elle rassemble de nombreux objets, maquettes, installations vid\u00e9o et audio, archives et documents sur les projets du cin\u00e9aste, et des photographies de plateau. Cet \u00e9v\u00e9nement cin\u00e9phile promis \u00e0 un succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal nous offre l&rsquo;occasion de revenir sur l\u2019un des artistes les plus secrets du XXe si\u00e8cle, myst\u00e8re encourag\u00e9 aussi bien par son \u0153uvre, de plus en plus opaque, que par sa vie de reclus et ses multiples phobies. Kubrick fut le cr\u00e9ateur d\u2019inoubliables univers pass\u00e9s, pr\u00e9sents ou futurs, illustra presque tous les genres cin\u00e9matographiques sans jamais cesser de placer l\u2019homme, ses peurs, sa folie et ses faiblesses au centre de ses pr\u00e9occupations. C\u2019est un visionnaire et un moraliste dont les treize longs m\u00e9trages constituent un ensemble d\u2019une coh\u00e9rence, d\u2019une ambition et d\u2019une originalit\u00e9 sans \u00e9quivalent dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma, m\u00eame si ses meilleurs films choqu\u00e8rent, d\u00e9rout\u00e8rent ou d\u00e9\u00e7urent au moment de leurs sorties avant de devenir immanquablement des classiques.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Stanley Kubrick na\u00eet \u00e0 Manhattan le 26 juillet 1928, et passe sa jeunesse dans le Bronx, o\u00f9 vivent ses parents. Son p\u00e8re est un m\u00e9decin prosp\u00e8re. Les Kubrick sont une famille juive (Mais Stanley Kubrick ne recevra aucune \u00e9ducation religieuse) originaire d\u2019Europe centrale. \u00c9l\u00e8ve m\u00e9diocre, renferm\u00e9 et sans int\u00e9r\u00eat pour les \u00e9tudes, Kubrick \u00e9prouve tr\u00e8s vite une passion pour la photographie et les \u00e9checs, sous l\u2019impulsion de son p\u00e8re. Kubrick est employ\u00e9 par le magazine Look et r\u00e9alise plusieurs photo-reportages tr\u00e8s remarqu\u00e9s (l&rsquo;exposition permet de d\u00e9couvrir en exclusivit\u00e9 ce travail de photographe.) Kubrick, \u00e0 23 ans, r\u00eave d\u00e9j\u00e0 de faire du cin\u00e9ma. Depuis l\u2019adolescence, il a acquis une cin\u00e9philie boulimique et quasi exhaustive, et v\u00e9n\u00e8re Max Ophuls. En 1951, il r\u00e9alise ses deux premiers courts m\u00e9trages documentaires, <em>Day of the Fight <\/em>et <em>Flying Padre<\/em>. Kubrick rassemble ensuite 9000 dollars et tourne dans des conditions pr\u00e9caires son premier long m\u00e9trage. <em>Fear and Desire<\/em>, sur des soldats perdus au milieu d\u2019une guerre imaginaire, laisse &#8211; faute d\u2019exp\u00e9rience et surtout de moyens &#8211; le jeune metteur en sc\u00e8ne dans un terrible \u00e9tat d\u2019insatisfaction (le cin\u00e9aste Curtis Harrington se souvient qu\u2019il a vu Kubrick, r\u00e9put\u00e9 pour ses nerfs d\u2019acier, pleurer en public lors de la projection officielle de <em>Fear and Desire<\/em>.)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Le grand Stanley Kubrick a donc commenc\u00e9 tout petit. Apr\u00e8s <em>Fear and Desire<\/em>, premier et maladroit essai en 1953, Kubrick ne se d\u00e9courage pas et r\u00e9alise deux ans plus tard, avec un budget de mis\u00e8re, <em>Le Baiser du tueur<\/em>, toujours en totale ind\u00e9pendance. Kubrick y assure seul les principales fonctions : producteur, monteur, directeur de la photographie et r\u00e9alisateur. C&rsquo;est aussi lui qui a l&rsquo;id\u00e9e du sc\u00e9nario racont\u00e9 de fa\u00e7on morcel\u00e9e. Devant ce film noir plut\u00f4t anecdotique dans lequel Kubrick fait ses gammes, on d\u00e9c\u00e8le l&rsquo;ambition du cin\u00e9aste de raconter une histoire de la fa\u00e7on la plus cin\u00e9matographique possible, avec la lumi\u00e8re comme principale protagoniste. <em>Le Baiser du tueur <\/em>propose le brouillon d&rsquo;une m\u00e9thode qui consistera \u00e0 organiser un r\u00e9cit autour d&rsquo;une poign\u00e9e de moments inoubliables, et une compilation h\u00e9t\u00e9roclite et pr\u00e9monitoire de visions kubrickiennes. La derni\u00e8re sc\u00e8ne o\u00f9 le h\u00e9ros livre un combat \u00e0 mort contre son rival dans un hangar rempli de mannequins accumule les motifs visuels de nombreux films suivants de Kubrick (<em>Lolita, Spartacus, 2001: l&rsquo;odyss\u00e9e de l&rsquo;espace<\/em>). Ce d\u00e9tail extr\u00eamement troublant vient confirmer la dimension obsessionnelle de l&rsquo;univers du cin\u00e9aste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\">\n<p style=\"text-align: left\"><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Les recettes de ces deux essais, discr\u00e8tement distribu\u00e9s dans le circuit art et essai, sont insuffisantes, mais Kubrick attire l\u2019attention de la critique et de la profession, intrigu\u00e9es par la ma\u00eetrise et l\u2019originalit\u00e9 de ce jeune autodidacte sorti de nulle part. La carri\u00e8re de Kubrick prend son v\u00e9ritable envol \u00e0 partir de sa rencontre avec James B. Harris. Les deux hommes s\u2019entendent si bien qu\u2019ils d\u00e9cident de monter une soci\u00e9t\u00e9 de production ind\u00e9pendante, Harris-Kubrick. Leur premier projet est l\u2019adaptation d\u2019un roman policier, <em>Clean Break<\/em> de Lionel White. Ils font appel au romancier Jim Thompson, \u00e0 l\u2019\u00e9poque en pleine d\u00e9ch\u00e9ance, pour porter cette s\u00e9rie noire \u00e0 l\u2019\u00e9cran (rebaptis\u00e9e <em>The Killing &#8211; Ultime Razzia<\/em>, photo en t\u00eate de texte), et engagent le chef op\u00e9rateur Jim Ballard, un v\u00e9t\u00e9ran hollywoodien qui avait d\u00e9but\u00e9 avec Josef von Sternberg dans les ann\u00e9es 30. Cela n\u2019emp\u00eachera pas Kubrick, qui avait jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent \u00e9clair\u00e9 lui-m\u00eame ses films, de s\u00e9v\u00e8rement critiquer le travail de Ballard. Le casting est compos\u00e9 de vieux habitu\u00e9s du film noir comme Sterling Hayden, qui jouait dans<em> Quand la ville dort <\/em>de John Huston, r\u00e9f\u00e9rence majeure d&rsquo;<em>Ultime Razzia<\/em>, avec <em>En quatri\u00e8me vitesse<\/em> de Robert Aldrich. Cette histoire de casse est classique : des gangsters organisent un hold-up dans un hippodrome pendant une course de chevaux. La pr\u00e9paration, puis l&rsquo;ex\u00e9cution du coup se d\u00e9roulent \u00e0 merveille jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;op\u00e9ration rencontre plusieurs incidents de parcours, provoqu\u00e9s par le \u00ab\u00a0facteur humain\u00a0\u00bb et la malchance, jusqu&rsquo;au fiasco final. Le film de casse, fiction du d\u00e9r\u00e8glement par excellence, offre \u00e0 Kubrick l&rsquo;occasion de faire ses gammes autour d&rsquo;un sujet (la naissance du chaos) qui n&rsquo;a pas fini de le passionner. Kubrick n&rsquo;est pas encore tout \u00e0 fait Kubrick, mais on trouve dans <em>Ultime Razzia<\/em> certaines particularit\u00e9s dans la direction d&rsquo;acteurs (l&rsquo;interpr\u00e9tation grima\u00e7ante et outr\u00e9e des seconds r\u00f4les) et le sens du d\u00e9tail inoubliable (les masques de carnaval des truands, r\u00e9utilis\u00e9s dans <em>Orange m\u00e9canique<\/em> et <em>Eyes Wide Shut<\/em>) qui n&rsquo;appartiennent d\u00e9j\u00e0 qu&rsquo;au futur cin\u00e9aste de <em>Docteur Folamour<\/em>. Sur le tournage, Kubrick impressionne tout le monde par son exigence et sa pr\u00e9cision, mais aussi sa froideur. Les r\u00e9sultats critiques et commerciaux sont d\u00e9cevants. Le prochain film de Harris-Kubrick sera <em>Les Sentiers de la gloire<\/em>, sur un \u00e9pisode honteux dans les tranch\u00e9es fran\u00e7aises lors de la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Hollywood a d\u00e9j\u00e0 produit des films antimilitaristes, mais le sujet devient entre les mains de Kubrick un pr\u00e9texte pour adopter une vision surplombante de la guerre, de la violence, de l&rsquo;absurdit\u00e9 militaire. D\u2019abord propos\u00e9 \u00e0 Gregory Peck, puis \u00e0 Richard Burton et James Mason, le r\u00f4le principal suscite le vif int\u00e9r\u00eat de Kirk Douglas, qui d\u00e9sire \u00e9galement produire le film. Tourn\u00e9 en Allemagne pour des raisons diplomatiques (Le film sera condamn\u00e9 par le gouvernement fran\u00e7ais, totalement interdit chez nous jusqu\u2019en 1976), le sc\u00e9nario diff\u00e8re en cours de tournage selon les d\u00e9cisions de Kubrick (une future habitude du cin\u00e9aste) sans que le principal concern\u00e9, Kirk Douglas, en soit averti. La star pr\u00e9tendra que Kubrick, sans doute \u00e9chaud\u00e9 par ses pr\u00e9c\u00e9dents \u00e9checs, avait d\u00e9cid\u00e9 de rendre le film \u201cplus commercial\u201d. Il n\u2019y parviendra pas vraiment mais <em>Les Sentiers de la gloire<\/em> propulse Kubrick au rang du cin\u00e9aste am\u00e9ricain le plus en vue de sa g\u00e9n\u00e9ration. Entre-temps, Harris-Kubrick a achet\u00e9 les droits cin\u00e9matographiques du roman sulfureux de Vladimir Nabokov, <em>Lolita<\/em>, en passe de devenir un best seller aux \u00c9tats-Unis. Mais Kirk Douglas rappelle Kubrick pour qu\u2019il remplace le metteur en sc\u00e8ne Anthony Mann apr\u00e8s une semaine de tournage de son p\u00e9plum <em>Spartacus<\/em>. Kirk Douglas est exc\u00e9d\u00e9 par les com\u00e9diens britanniques qui jouent les Romains (Laurence Olivier, Peter Ustinov, Charles Laughton) et se moquent de lui \u00e0 la moindre occasion. Il recherche en Kubrick un complice plus ob\u00e9issant qu&rsquo;Anthony Mann, en d\u00e9saccord avec sa vision du gladiateur r\u00e9volt\u00e9. Kubrick accepte cette aubaine commerciale et artistique (il se retrouve \u00e0 28 ans \u00e0 la t\u00eate d\u2019une superproduction hollywoodienne) en esp\u00e9rant ainsi faciliter le financement de sa future <em>Lolita<\/em>. S\u2019il s\u2019adapte sans aucun probl\u00e8me aux contraintes d\u2019un gros budget, il ne se soumet en aucune fa\u00e7on au contr\u00f4le de Douglas et se r\u00e9v\u00e8le bient\u00f4t aussi capricieux que la star. C\u2019est avec <em>Spartacus<\/em> qu\u2019il prend l\u2019habitude de diffuser de la musique sur le plateau, comme au temps du muet. Kubrick ajoute dans les sc\u00e8nes de bataille des d\u00e9tails sanglants inhabituels, et des allusions homosexuelles explicites dans les dialogues entre Laurence Olivier et Tony Curtis, censur\u00e9es puis r\u00e9tablies dans la version restaur\u00e9e de 1992. Spartacus sort enfin en 1960, et ne suscite qu\u2019un enthousiasme mod\u00e9r\u00e9 de la critique et du public, qui distinguent mal les ambitions politiques du projet (adapt\u00e9 d\u2019un roman de l\u2019\u00e9crivain marxiste Howard Fast, sc\u00e9naris\u00e9 par le blacklist\u00e9 Dalton Trumbo) des conventions kitsch du p\u00e9plum hollywoodien. C\u2019est le seul film que Kubrick reniera dans sa carri\u00e8re, puisqu\u2019il n\u2019a pas particip\u00e9 \u00e0 sa gen\u00e8se, m\u00eame s\u2019il se d\u00e9clara \u00e0 sa sortie tr\u00e8s fier du r\u00e9sultat.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left\"><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Les combats dans l&rsquo;ar\u00e8ne, la transformation des esclaves en machines \u00e0 tuer, l&rsquo;ordonnance quasi g\u00e9om\u00e9trique des sc\u00e8nes de batailles sont pourtant de purs moments de cin\u00e9ma kubrickien, qui anticipent les bagarres d&rsquo;<em>Orange m\u00e9canique<\/em>, les duels de <em>Barry Lyndon<\/em>, les ballets spatiaux de <em>2001: l&rsquo;odyss\u00e9e de l&rsquo;espace<\/em> ou l&rsquo;entra\u00eenement des recrues de <em>Full Metal Jacket<\/em>. En revanche, le message humaniste de Spartacus semble bien \u00e9tranger aux pr\u00e9occupations de Kubrick, qui pr\u00e9f\u00e9ra toujours s&rsquo;int\u00e9resser aux antih\u00e9ros grotesques ou n\u00e9vros\u00e9s plut\u00f4t qu&rsquo;aux chefs messianiques. Devenu un classique, <em>Spartacus <\/em>est aussi un grand film, r\u00e9sultat d&rsquo;une collaboration tr\u00e8s tendue entre l&rsquo;acteur aux id\u00e9es progressistes et le jeune et g\u00e9nial artiste, qui peine \u00e0 cacher son scepticisme devant la validit\u00e9 du projet.<br \/>\nApr\u00e8s cet interm\u00e8de hollywoodien, Kubrick revient aux choses s\u00e9rieuses, c\u2019est-\u00e0-dire <em>Lolita<\/em>. Il parvient \u00e0 convaincre Nabokov de travailler avec lui \u00e0 l\u2019adaptation de son roman. Sue Lyon, une jeune d\u00e9butante de 14 ans (au lieu de 12 dans le roman) est choisie et c\u2019est James Mason, alors au plus bas de sa carri\u00e8re, qui interpr\u00e8te Humbert Humbert. Afin d\u2019\u00e9viter les pressions des ligues de vertu, Kubrick part tourner<em> Lolita <\/em>en Grande-Bretagne, o\u00f9 il ne tardera pas \u00e0 s\u2019installer d\u00e9finitivement avec sa troisi\u00e8me femme, une com\u00e9dienne allemande devenue peintre, et ses trois filles. Le film conna\u00eet un gros succ\u00e8s de scandale et marque la rupture de Kubrick avec James B. Harris, occup\u00e9 \u00e0 passer \u00e0 son tour \u00e0 la r\u00e9alisation. Kubrick va d\u00e8s lors produire seul ses films, en totale ind\u00e9pendance \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des studios (un contrat exceptionnel le liera \u00e0 Warner Bros \u00e0 partir d\u2019<em>Orange m\u00e9canique<\/em>.) Kubrick d\u00e9cide d\u2019adapter avec l\u2019\u00e9crivain Terry Southern le roman <em>Red Alert<\/em> de Peter George, une farce sur une des plus anciennes phobies du cin\u00e9aste, la menace atomique. Un sujet br\u00fblant \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque qui permet au r\u00e9alisateur de signer une com\u00e9die tr\u00e8s noire et d\u00e9sopilante dans laquelle Kubrick explore les th\u00e8mes de la folie, de la technologie et de l&rsquo;angoisse du futur que l&rsquo;on retrouvera dans <em>2001: l&rsquo;odyss\u00e9e de l&rsquo;espace<\/em>, sur un mode plus m\u00e9taphysique que burlesque. C\u2019est Peter Sellers, qui avait fait des \u00e9tincelles dans <em>Lolita<\/em>, qui tient les trois (au d\u00e9part quatre) r\u00f4les principaux, dont le fameux docteur Folamour. Mais les autres acteurs, en particulier George C. Scott et Sterling Hayden, sont eux-aussi extraordinaires. Le film fut acclam\u00e9 dans le monde entier et ouvrit la trilogie futuriste de Kubrick. <em>2001: l&rsquo;odyss\u00e9e de l&rsquo;espace<\/em> et<em> Orange m\u00e9canique<\/em> suivront <em>Docteur Folamour<\/em> dans sa filmographie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">1. Les indications biographiques sont extraites des deux ouvrages principaux sur la vie de Stanley Kubrick, sign\u00e9s John Baxter et Vincent LoBrutto.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise propose du 23 mars au 31 juillet une r\u00e9trospective compl\u00e8te des films de Stanley Kubrick, accompagn\u00e9e d&rsquo;une\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[3],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Stanley Kubrick 1 \u2013 l&#039;aube de l&#039;humanit\u00e9 - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/03\/22\/stanley-kubrick-1-laube-de-lhumanite\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Stanley Kubrick 1 \u2013 l&#039;aube de l&#039;humanit\u00e9 - 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