{"id":27495,"date":"2023-07-06T16:09:26","date_gmt":"2023-07-06T15:09:26","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=27495"},"modified":"2023-09-04T06:59:30","modified_gmt":"2023-09-04T05:59:30","slug":"la-cle-de-tinto-brass","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2023\/07\/06\/la-cle-de-tinto-brass\/","title":{"rendered":"La Cl\u00e9 de Tinto Brass"},"content":{"rendered":"<p><strong>Si <em>La Cl\u00e9<\/em> (<em>La chiave<\/em>, 1983) occupe une place \u00e0 part dans la carri\u00e8re de Tinto Brass, c\u2019est bien s\u00fbr en raison de son succ\u00e8s et du tournant \u00e9rotique qu\u2019il repr\u00e9sente, mais aussi parce qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un projet que le r\u00e9alisateur a longuement d\u00e9sir\u00e9 avant de pouvoir le mettre en sc\u00e8ne. En effet, tous les films de Brass avant <em>La Cl\u00e9<\/em> sont des \u0153uvres de circonstance, souvent produites dans la rapidit\u00e9, intimement li\u00e9es \u00e0 des ph\u00e9nom\u00e8nes de mode ou \u00e0 des m\u00e9thodes de travail reposant sur l\u2019improvisation, tandis que <em>Salon Kitty<\/em> et <em>Caligula<\/em> sont de pures commandes, objet de satisfaction dans le premier cas et de frustration dans le second. <em>La Cl\u00e9<\/em> est au contraire un projet personnel, que Brass va porter en lui pendant plus de vingt ans. Il remonte \u00e0 sa lecture du roman de Junichir\u00f4 Tanizaki lorsqu\u2019il est publi\u00e9 en Italie en 1964. Brass a aussit\u00f4t envie de l\u2019adapter pour le cin\u00e9ma. Il contacte l\u2019auteur pour obtenir les droits du livre, \u00e9crit un sc\u00e9nario et le propose \u00e0 Carlo Ponti et Dino De Laurentiis, avec l\u2019id\u00e9e de confier le r\u00f4le f\u00e9minin principal \u00e0 leurs \u00e9pouses respectives, Sophia Loren ou Silvana Mangano. Le sujet semble trop scabreux pour ces deux grands producteurs, qui d\u00e9clinent l\u2019offre du jeune r\u00e9alisateur. Tinto Brass raconte dans son autobiographie que Carlo Ponti lui aurait demand\u00e9, choqu\u00e9, s\u2019il avait du sperme \u00e0 la place du cerveau. L\u2019option que Brass avait pos\u00e9e sur les droits du roman arrivant \u00e0 \u00e9ch\u00e9ance, il se voit contraint d\u2019abandonner son projet. Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la mort de Tanizaki, survenue en juillet 1965, Brass obtient une nouvelle option sur les droits du roman accord\u00e9e par les h\u00e9ritiers de l\u2019\u00e9crivain, qui s\u2019ach\u00e8ve elle aussi sans qu\u2019il soit parvenu \u00e0 convaincre un producteur. Finalement, Brass d\u00e9cide d\u2019acheter avec ses propres deniers les droits du livre pour cinq ans. Peu de temps avant que les droits soient \u00e9chus, il r\u00e9ussit enfin \u00e0 arriver \u00e0 ses fins \u00e0 la faveur d\u2019un gigantesque bluff. Brass interpelle les producteurs italiens en s\u2019offusquant qu\u2019aucun d\u2019entre eux ne daignent financer l\u2019adaptation d\u2019un prix Nobel de litt\u00e9rature. Or Tanizaki n\u2019a jamais obtenu cette distinction. Il faudra attendre la sortie du film pour qu\u2019un journaliste r\u00e9v\u00e8le la supercherie.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le choix de Stefania Sandrelli dans le r\u00f4le de Teresa, parfois pr\u00e9sent\u00e9 comme une \u00e9vidence, ne survint qu\u2019apr\u00e8s le refus de nombreuses actrices italiennes, parmi lesquelles Laura Antonelli, Lisa Gastoni ou Sophia Loren, toutes effray\u00e9es par l\u2019\u00e9rotisme et la nudit\u00e9 contenus par le film. On peut se f\u00e9liciter que le r\u00f4le \u00e9chut finalement \u00e0 Stefania Sandrelli, moins prude que ses coll\u00e8gues et traversant une p\u00e9riode difficile de sa carri\u00e8re, o\u00f9 les propositions int\u00e9ressantes se faisaient rares. Elle accepte de jouer toutes les sc\u00e8nes de nu sans doublure.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>La Cl\u00e9<\/em> met en sc\u00e8ne les mouvements contraires d\u2019une d\u00e9ch\u00e9ance (celle de Nino, surnom affectueux de John Brian Rolf, professeur \u00e0 l\u2019\u00e9cole des beaux-arts d\u2019origine britannique) et d\u2019une renaissance (celle de son \u00e9pouse Teresa), produits d\u2019une relation \u00e9pistolaire crois\u00e9e initi\u00e9 par le mari vieillissant, soucieux de raviver le d\u00e9sir dans son couple, quitte \u00e0 en mourir de jalousie et d\u2019\u00e9puisement \u00e9rotique. La cl\u00e9 du titre est celle qui ferme le tiroir o\u00f9 Nino a rang\u00e9 son journal intime, prenant soin d\u2019en permettre l\u2019acc\u00e8s \u00e0 Teresa. C\u2019est aussi, m\u00e9taphoriquement, la cl\u00e9 qui permet aux conjoints de comprendre leurs libidos, et pour Teresa de s\u2019ouvrir \u00e0 de nouvelles exp\u00e9riences sexuelles. Lisa, la fille de Teresa et Nino, jeune fasciste d\u2019abord choqu\u00e9e par le comportement de sa m\u00e8re, finit par tol\u00e9rer et m\u00eame encourager les infid\u00e9lit\u00e9s de Teresa avec son propre fianc\u00e9 Laszlo, en se rendant complice des deux amants.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Brass adapte avec subtilit\u00e9 le r\u00e9cit de Tanizaki et en transpose l\u2019action dans l\u2019Italie fasciste de 1940, p\u00e9riode puritaine et r\u00e9pressive qui rend plus scandaleuse encore la machination \u00e9rotique ourdie par Nino. Le film se d\u00e9roule durant les jours qui pr\u00e9c\u00e9dent l\u2019entr\u00e9e en guerre du pays. Il s\u2019ouvre et se conclut sur la pr\u00e9sence envahissante des chemises brunes. Dans un geste provocateur, Brass oppose l\u2019instinct de mort du fascisme et son virilisme aux jouissances joyeuses et secr\u00e8tes du lit conjugal et de la chambre d\u2019h\u00f4tel des amants. D\u00e8s la premi\u00e8re sc\u00e8ne, un \u00ab\u00a0vaffanculo\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0va te faire foutre\u00a0\u00bb) intempestif \u00e9ruct\u00e9 hors champ vient perturber la prise de parole d\u2019un dirigeant fasciste lors de la f\u00eate du Nouvel An 1940. Nul doute que chez Brass, cette expression est \u00e0 prendre au pied de la lettre.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le film suit ainsi les chemins parall\u00e8les du mari et de la femme. Nino assouvit ses fantasmes en photographiant son \u00e9pouse nue pendant son sommeil et r\u00e9veille son d\u00e9sir, aiguis\u00e9 par la jalousie, en l\u2019imaginant dans les bras de son amant, tandis que Teresa, en proie au d\u00e9mon de midi, go\u00fbte aux joies de l\u2019adult\u00e8re et prend conscience de sa libert\u00e9 et de son pouvoir de s\u00e9duction. L\u2019homme s\u2019engouffre dans l\u2019antichambre de la mort, malade du c\u0153ur et victime de ses exc\u00e8s passionnels. La femme voit une nouvelle vie s\u2019ouvrir devant elle, malgr\u00e9 l\u2019ombre mena\u00e7ante de la guerre. Au-del\u00e0 du voyeurisme sexuel, le motif du regard se r\u00e9v\u00e8le central dans <em>La Cl\u00e9<\/em>. Nino est un \u00ab\u00a0homme qui regarde\u00a0\u00bb, d\u00e8s son entr\u00e9e dans le film o\u00f9 il observe sa femme danser avec un autre invit\u00e9. Plus tard, il \u00e9pie de sa fen\u00eatre, avec une longue-vue, des v\u00e9nitiens vaquant \u00e0 leurs occupations dans la rue, mais aussi des \u00e9bats \u00e9rotiques entre deux femmes chez un voisin. La sc\u00e8ne est film\u00e9e en noir et blanc, comme un petit film licencieux clandestin, et la femme blonde occup\u00e9e \u00e0 satisfaire sa partenaire, en se retournant, prend le visage de Teresa dans les fantasmes de Nino. La r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la place du spectateur de cin\u00e9ma, \u00e0 la fois t\u00e9moin et participant, est \u00e9vidente. La scopophilie s\u2019accompagne d\u2019une satisfaction esth\u00e9tique associ\u00e9e \u00e0 l\u2019image photographique et picturale. Photographe amateur (et l\u2019apparition des premiers polaro\u00efds va ouvrir de perspectives nouvelles \u00e0 l\u2019\u00e9rotisme priv\u00e9), Nino est un amoureux des beaux-arts auxquels il a consacr\u00e9 toute sa vie \u2013 il a \u00e9t\u00e9 commissaire d\u2019une exposition de son peintre pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, Gustav Klimt, \u00e0 la Biennale de Venise, comme en t\u00e9moigne l\u2019affiche dans son bureau. Il proc\u00e8de \u00e9galement \u00e0 des expertises et authentifie des \u0153uvres, d\u00e9livrant parfois de faux certificats \u00e0 un escroc. L\u2019\u00e9pisode \u00e0 cours duquel Nino photographie Teresa nue, puis propose \u00e0 Laszlo de d\u00e9velopper la bobine de pellicule dans son labo personnel, propose un cas de voyeurisme doubl\u00e9 de candaulisme qui n\u2019est pas sans rappeler la nouvelle de Luciano Biancardi <em>Il complesso di Loth<\/em> adapt\u00e9 au cin\u00e9ma en 1971 par Pasquale Festa Campanile sous le titre <em>Il merlo maschio<\/em> (<em>Ma femme est un violon<\/em>). Mais Nino n\u2019est pas le seul personnage scrutateur dans <em>La Cl\u00e9<\/em>. Si ce dernier contemple \u00e0 son insu sa femme se soulager dans une ruelle nocturne au bord du canal, Teresa devient \u00e0 son tour spectatrice, en compagnie de Laszlo, de la petite com\u00e9die humaine que r\u00e9serve l\u2019observation de Venise. Attabl\u00e9 \u00e0 la fen\u00eatre du fameux Caf\u00e9 Florian, dans un premier moment d\u2019intimit\u00e9, le couple ill\u00e9gitime s\u2019amuse du spectacle des badauds surpris par une averse, sur la Place Saint-Marc transforme en sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre. L\u2019emploi fr\u00e9quent du zoom, \u00e9rection de l\u2019\u0153il qui isole un d\u00e9tail \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du plan, participe \u00e0 cette esth\u00e9tique de la pulsion scopique que d\u00e9veloppe le cin\u00e9aste.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les deux autres motifs r\u00e9currents du film de Brass, directement associ\u00e9s \u00e0 celui du regard, sont ceux du reflet et de l\u2019\u00e9l\u00e9ment liquide. Le cin\u00e9aste multiplie les occurrences de miroirs, glaces ou vitres dans les plans. D\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sente dans <em>Salon Kitty<\/em>, cette abondance des surfaces r\u00e9fl\u00e9chissantes va participer \u00e0 l\u2019\u00e9laboration du style visuel du cin\u00e9aste dans la derni\u00e8re partie de sa filmographie. Les images de corps d\u00e9doubl\u00e9es, tripl\u00e9es ou quadrupl\u00e9es \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du cadre clos de la chambre ou de la salle de bain permettent \u00e0 Brass d\u2019exposer sous toutes leurs facettes les \u00e9bats sexuels ou la beaut\u00e9 charnelle de Teresa, mais aussi d\u2019illustrer les premiers signes de la maladie de Nico, d\u00e9crite de la m\u00eame mani\u00e8re dans le roman de Tanizaki \u2013 la vision qui se trouble. Le cin\u00e9aste remplace le f\u00e9tichisme des pieds de l\u2019\u00e9crivain japonais par celui des fesses f\u00e9minines, objet d\u2019une attention particuli\u00e8re. Le cul, d\u00e9fini par Brass comme le miroir de l\u2019\u00e2me, devient un deuxi\u00e8me visage que l\u2019on filme en gros plan et qui enflamme les sens du cin\u00e9aste-voyeur. Brass s\u2019inscrit dans la tradition du blason, genre po\u00e9tique qui d\u00e9taille une partie du corps f\u00e9minin pour en faire l\u2019\u00e9loge. L\u2019ovale est la forme pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e de Brass. Les miroirs ovales au-dessus du lit renvoie \u00e0 l\u2019intimit\u00e9 corporelle de Teresa (la\u00a0\u00ab\u00a0mona\u00a0\u00bb en dialecte du Trentin, mot ador\u00e9 par Brass) et propose une contamination du d\u00e9cor par l\u2019univers f\u00e9minins. Hormis quelques s\u00e9quences sur la plage du Lido ou dans Venise, <em>La Cl\u00e9<\/em> reste un film d\u2019int\u00e9rieurs, d\u2019alc\u00f4ves protectrices qui dissimulent les secrets des libertins. Quant \u00e0 l\u2019eau, elle ruisselle partout dans <em>La Cl\u00e9<\/em>, expuls\u00e9e par les \u00e9gouts de la place Saint-Marc dans l\u2019un des plans les plus \u00e9vocateurs du film, comme du corps de Teresa quelques instants plus tard, qui urine dans une ruelle tandis que Nino r\u00e9cite des vers du po\u00e8te (et archev\u00eaque\u00a0!) v\u00e9nitien du XVI\u00e8me si\u00e8cle Maffio Vernier\u00a0: \u00ab\u00a0Mon amour pisse-moi dessus, car ta pisse doit \u00eatre comme de l\u2019eau de rose, ch\u00e8re, ch\u00e8re amoureuse\u00a0\u00bb. Pluie, neige, vagues de la mer Adriatique, eau de la lagune, des canaux, des baignoires et des bidets, l\u2019\u00e9l\u00e9ment liquide revoie aux fluides corporels, \u00e0 la toison pubienne humide comme au paysage aquatique de la Cit\u00e9 des Doges. Venise a souvent \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite au cours de son histoire comme la Cit\u00e9 des femmes. On doit \u00e0 Guillaume Apollinaire, apr\u00e8s qu\u2019il a d\u00e9couvert la traduction des sonnets \u00e9rotiques de Giorgio Baffo, magistrat, \u00ab\u00a0po\u00e8te priapique\u00a0\u00bb et s\u00e9nateur de la R\u00e9publique de Venise au XVIIIe si\u00e8cle, la r\u00e9flexion suivante\u00a0: \u00ab\u00a0Le Baffo \u00e9tait content de son \u00e9poque. Il \u00e9tait heureux de vivre \u00e0 Venise, ville amphibie, cit\u00e9 humide, sexe femelle de l\u2019Europe\u00a0\u00bb<sup>1<\/sup>. Tinto Brass s\u2019est empar\u00e9 de cette maxime, qu\u2019il aimait citer avec gourmandise, et s\u2019en est souvenu en mettant en sc\u00e8ne <em>La Cl\u00e9<\/em>, v\u00e9ritable illustration du commentaire d\u2019Apollinaire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Venise, ville d\u00e9cadente par excellence, longtemps capitale du libertinage et de la prostitution, se r\u00e9v\u00e8le le d\u00e9cor id\u00e9al pour une transposition europ\u00e9enne du roman de Tanizaki. Le g\u00e9n\u00e9rique se d\u00e9roule sur une prise de vue de La Pallo d\u2019or (\u00ab\u00a0la boule d\u2019or\u00a0\u00bb), une girouette \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du Grand Canal qui surmonte le beffroi de la Pointe de la Douane. Les rondeurs architecturales annoncent celle de l\u2019h\u00e9ro\u00efne du r\u00e9cit qui va nous \u00eatre cont\u00e9. Les nombreuses sc\u00e8nes d\u2019int\u00e9rieurs du film ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9es au Studio De Paolis \u00e0 Rome, mais cela n\u2019emp\u00eache pas <em>La Cl\u00e9<\/em> de demeurer l\u2019un des titres les plus c\u00e9l\u00e8bres montrant Venise mais aussi son atmosph\u00e8re \u00e0 l\u2019\u00e9cran, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019amour que l\u2019auteur porte \u00e0 la ville de son enfance, de sa jeunesse et de ses premiers \u00e9mois \u00e9rotiques.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><sup>1 <\/sup>in Introduction \u00e0 l\u2019anthologie des \u00ab Ma\u00eetres de l\u2019amour \u00bb, 1910, reprise dans\u00a0<em>les Diables amoureux<\/em>, Gallimard, 1964, Paris.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Texte extrait du livret\u00a0 de 60 pages \u00ab Tinto Brass, toutes les couleurs de l\u2019\u00e9rotisme \u00bb \u00e9crit pour le combo BR\/DVD de <em>La Cl\u00e9<\/em>, qui vient de para\u00eetre aux \u00e9ditions Calysta\/Sidonis.<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-27496\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1.jpg\" alt=\"\" width=\"928\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1.jpg 928w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1-254x280.jpg 254w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1-696x768.jpg 696w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1-768x847.jpg 768w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/br-6-928x1024-1-580x640.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 928px) 100vw, 928px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si La Cl\u00e9 (La chiave, 1983) occupe une place \u00e0 part dans la carri\u00e8re de Tinto Brass, c\u2019est bien s\u00fbr\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - 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