{"id":26502,"date":"2021-06-17T15:27:55","date_gmt":"2021-06-17T14:27:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=26502"},"modified":"2021-06-28T15:33:06","modified_gmt":"2021-06-28T14:33:06","slug":"hommage-a-radu-jude-au-festival-de-la-rochelle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2021\/06\/17\/hommage-a-radu-jude-au-festival-de-la-rochelle\/","title":{"rendered":"Hommage \u00e0 Radu Jude au Festival de La Rochelle"},"content":{"rendered":"<p><strong>Le 49<sup>\u00e8me<\/sup> Festival de La Rochelle, du 25 juin au 4 juillet, propose la r\u00e9trospective int\u00e9grale de l&rsquo;oeuvre du cin\u00e9aste roumain Radu Jude, accompagn\u00e9e d\u2019une masterclass que j\u2019animerai avec Carlo Chatrian, directeur artistique de la Berlinale. Voici le texte \u00e9crit pour le catalogue du festival. <em>Bad Luck Banging or Loony Porn<\/em>, Ours d\u2019or \u00e0 Berlin cette ann\u00e9e, sortira en France le 15 d\u00e9cembre, distribu\u00e9 par M\u00e9t\u00e9ore Films. Nous y reviendrons.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Une cam\u00e9ra sauvage et libre pour comprendre le monde.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le renouveau du cin\u00e9ma roumain, au mitan des ann\u00e9es 2000, demeure l\u2019une des plus belles apparitions de m\u00e9moire r\u00e9cente de cin\u00e9philes. On ne saurait r\u00e9duire ce ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e0 une poign\u00e9e de cin\u00e9astes surdou\u00e9s mais isol\u00e9s, arrivant apr\u00e8s une p\u00e9riode d\u2019\u00e9clipse. Il ne correspond pas \u00e0 une parenth\u00e8se enchant\u00e9e ou un feu de paille mais marque au contraire le d\u00e9but d\u2019une \u00e9mulation qui va d\u00e9clencher un regain d\u2019int\u00e9r\u00eat durable pour la Roumanie sur la carte du cin\u00e9ma mondial, un flux r\u00e9gulier de r\u00e9v\u00e9lations de jeunes talents. Aux c\u00f4t\u00e9s de Cristi Puiu, Cristian Mungiu et Corneliu Porumboiu, d\u00e9couverts et prim\u00e9s au Festival de Cannes, il a fallu rapidement compter avec Radu Jude, n\u00e9 \u00e0 Bucarest en 1977. Les premiers courts m\u00e9trages de Radu Jude constituent un corpus suffisamment remarquable pour permettre de saluer la naissance d\u2019un auteur. Parmi eux, <em>La Lampe au chapeau<\/em> (2006) rencontre un immense succ\u00e8s qui s\u2019\u00e9tend au-del\u00e0 des fronti\u00e8res de la Roumanie. Radu Jude y exprime d\u2019embl\u00e9e, dans un style naturaliste, ses qualit\u00e9s d\u2019observateur d\u2019une certaine r\u00e9alit\u00e9 sociale et son go\u00fbt pour les personnages en lutte contre l\u2019adversit\u00e9, mus par une id\u00e9e fixe qui peut prendre les dimensions d\u2019une croisade. Les courts m\u00e9trages de Radu Jude s\u2019organisent d\u00e9j\u00e0 autour de la dialectique du dedans et du dehors, de la circulation et du confinement, de la parole et de l\u2019action, mouvements internes que l\u2019on va retrouver dans ses films suivants, sans exception. En 2005, <em>La Mort de Dante Lazarescu<\/em> de Cristi Puiu avait \u00e9tabli de mani\u00e8re durable les canons esth\u00e9tiques du nouveau cin\u00e9ma roumain : pr\u00e9dilection pour les tr\u00e8s longs plans, qui contribuent \u00e0 un sentiment d\u2019hyperr\u00e9alisme et \u00e0 la fabrication d\u2019un temps r\u00e9el ; capacit\u00e9 de m\u00ealer \u00e0 des destin\u00e9es individuelles la radioscopie d\u2019un pays tout entier. <em>La Fille la plus heureuse du monde<\/em>, premier long m\u00e9trage de Radu Jude, ne d\u00e9roge pas \u00e0 ces r\u00e8gles, que le cin\u00e9aste s\u2019approprie et prolonge par des m\u00e9thodes de travail personnelles. Le film est un huis-clos \u00e0 ciel ouvert, pendant le tournage d\u2019une publicit\u00e9. Le caract\u00e8re d\u00e9risoire, trivial et path\u00e9tique des situations subies par les protagonistes \u2013 l\u2019adolescente actrice occasionnelle, mais aussi ses parents et l\u2019\u00e9quipe technique \u2013 instaure un petit th\u00e9\u00e2tre de l\u2019absurde et de la cruaut\u00e9. Derri\u00e8re une fiction anecdotique et de longues joutes verbales se d\u00e9voile une r\u00e9flexion sur le n\u00e9ocapitalisme, les rapports de force et d\u2019humiliation qui se perp\u00e9tuent dans la Roumanie post-Ceau\u0219escu. Il n\u2019est question que de manque d\u2019argent chez les uns, de d\u00e9sir de libert\u00e9 chez les autres. Jude a choisi de situer l\u2019action dans un espace bien d\u00e9limit\u00e9, la Place de l\u2019Universit\u00e9 dans le centre-ville de Bucarest, o\u00f9 se d\u00e9roul\u00e8rent toutes les manifestations importantes de ces trente derni\u00e8res ann\u00e9es. Il conf\u00e8re ainsi \u00e0 son film la valeur d\u2019une m\u00e9taphore, et l\u2019inscrit dans un mouvement historique. Ce rapport \u00e0 l\u2019Histoire ne cessera de s\u2019accentuer dans l\u2019\u0153uvre de Jude, sans jamais se restreindre aux cons\u00e9quences de la chute du bloc sovi\u00e9tique. Le cin\u00e9aste poussera bien plus loin le champ de ses investigations, en s\u2019int\u00e9ressant particuli\u00e8rement au racisme et \u00e0 l\u2019antis\u00e9mitisme \u00e0 travers les \u00e2ges, de la tyrannie des boyards au d\u00e9but du XIX\u00e8me si\u00e8cle (<em>Aferim!<\/em>) \u00e0 l\u2019\u00e9vocation des massacres d\u2019Odessa en 1941 (<em>Peu m\u2019importe si l\u2019histoire nous consid\u00e8re comme des barbares<\/em>). Le resurgissement de sujets historiques encore sensibles ou carr\u00e9ment occult\u00e9s par une amn\u00e9sie collective devient l\u2019un des enjeux majeurs du travail de Radu Jude, qui va pour l\u2019occasion d\u00e9ployer un v\u00e9ritable arsenal de dispositifs cin\u00e9matographiques, de l\u2019essai documentaire \u00e0 la fiction, de l\u2019analyse critique au conte moral, en passant par l\u2019invention de formes hybrides mariant images d\u2019archives et th\u00e9\u00e2tralit\u00e9 (par exemple <em>Uppercase Print<\/em>, sur la vie d\u2019un adolescent roumain bris\u00e9e par la police secr\u00e8te du r\u00e9gime de Ceau\u0219escu, ou <em>Bad Luck Banging or Loony Porn <\/em>qui d\u00e9bute par une sex-tape). Tandis que <em>Papa vient dimanche<\/em> semblait repousser les limites du psychodrame conjugal, dans une escalade anxiog\u00e8ne de violence et de folie, le long m\u00e9trage suivant de Radu Jude, <em>Aferim!<\/em> ouvre des perspectives aussi nouvelles qu\u2019inattendues, tout en prolongeant l\u2019exploration d\u2019une humanit\u00e9 tragique : <em>Aferim!<\/em> se situe dans la campagne de Valachie, et d\u00e9nonce le traitement inhumain r\u00e9serv\u00e9 au peuple tzigane, r\u00e9duit en esclavage. Avec des p\u00e9rip\u00e9ties et des personnages dignes d\u2019un western italien, cette fable picaresque et violente offre un voyage dans le pass\u00e9 capable d\u2019\u00e9clairer le pr\u00e9sent. Ce va-et-vient entre diff\u00e9rentes \u00e9poques se poursuit avec <em>C\u0153urs cicatris\u00e9s<\/em>, autre film de rupture qui brille d\u2019un \u00e9clat particulier et d\u00e9montre que Radu Jude n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 prisonnier d\u2019un genre ou d\u2019un style cin\u00e9matographique. Loin de l\u2019esth\u00e9tique du documentaire ou du cin\u00e9ma d\u2019aventure, le cin\u00e9aste opte dans <em>C\u0153urs cicatris\u00e9s<\/em> pour une mise en sc\u00e8ne raffin\u00e9e et po\u00e9tique. La fixit\u00e9 des cadres, l\u2019aust\u00e8re beaut\u00e9 des plans nous ram\u00e8nent au cin\u00e9ma des origines. Il s\u2019agit pour Jude de ressusciter un monde ancien (la Roumanie de 1937) par l\u2019interm\u00e9diaire de l\u2019\u00e9crivain avant-gardiste Max Blecher, confront\u00e9 tr\u00e8s jeune \u00e0 la maladie et \u00e0 la mort. Pl\u00e2tr\u00e9 des pieds \u00e0 la t\u00eate, condamn\u00e9 \u00e0 la position horizontale pendant les ann\u00e9es que retrace le film, Blecher ne peut pr\u00e9tendre au statut de t\u00e9moin de son temps. Le bruit de l\u2019Histoire parvient pourtant \u00e0 franchir les murs du sanatorium o\u00f9 il est soign\u00e9, avec l\u2019\u00e9vocation de l\u2019antis\u00e9mitisme et la mont\u00e9e de la Garde de Fer \u00e0 la veille de la Seconde Guerre mondiale. Blecher a \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9 Emanuel, mais le film s\u2019ouvre et se ferme par des documents photographiques, des dessins, des images de la tombe de l\u2019\u00e9crivain aujourd\u2019hui dans un cimeti\u00e8re juif qui ne laissent aucun doute sur l\u2019identit\u00e9 de ce dandy qui m\u00e9prise la maladie pour se jeter dans plusieurs liaisons sentimentales et \u00e9rotiques. <em>C\u0153urs cicatris\u00e9s<\/em> bouscule la conception \u00e9troite d\u2019un cin\u00e9ma litt\u00e9raire pour proposer une c\u00e9l\u00e9bration de la vie, de l\u2019amour et des corps d\u00e9sirants.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Avec <em>Peu m\u2019importe si l\u2019histoire nous consid\u00e8re comme des barbares<\/em>, Radu Jude se livre \u00e0 une synth\u00e8se audacieuse de ses films pr\u00e9c\u00e9dents, et s\u2019impose comme un brillant essayiste du cin\u00e9ma. La chronique de la pr\u00e9paration d\u2019un spectacle th\u00e9\u00e2tral cens\u00e9 d\u00e9noncer la responsabilit\u00e9 du mar\u00e9chal Antonescu dans les massacres d\u2019Odessa durant la Seconde Guerre mondiale, avec des dizaines de milliers de Juifs et de Roms extermin\u00e9s sur ordre du r\u00e9gime fasciste de Roumanie, soul\u00e8ve les questions du devoir m\u00e9moriel, des mensonges officiels et de l\u2019inqui\u00e9tant antis\u00e9mitisme qui s\u00e9vit encore aujourd\u2019hui. Dans ce film se t\u00e9lescopent le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, la cr\u00e9ation et la vie priv\u00e9e, la col\u00e8re et la r\u00e9flexion, la gravit\u00e9 et la bouffonnerie. Jude proc\u00e8de \u00e0 une mise en abyme o\u00f9 le travail obstin\u00e9 de la metteuse en sc\u00e8ne Mariana est l\u2019occasion d\u2019innombrables disputes, d\u00e9bats et argumentations qui montrent le fonctionnement d\u2019une pens\u00e9e en marche, g\u00eanante et dangereuse pour les garants d\u2019un roman national r\u00e9confortant. Les essais cin\u00e9matographiques de Jude l\u2019ont conduit \u00e0 analyser les cons\u00e9quences de la fin de l\u2019\u00e8re communiste et de l\u2019apparition d\u2019un n\u00e9o-lib\u00e9ralisme sauvage dans son pays, ou \u00e0 lutter contre le r\u00e9visionnisme et le n\u00e9gationisme qui entourent la Shoah \u00ab oubli\u00e9e \u00bb en Roumanie. Cin\u00e9aste de l\u2019intelligence et de l\u2019impertinence confront\u00e9 au chaos du monde, il se r\u00e9v\u00e8le aussi un m\u00e9morialiste du temps pr\u00e9sent, capable de trouver le ton juste, celui de la farce, pour railler nos vanit\u00e9s et nos hypocrisies contemporaines.<\/strong><\/p>\n<p><strong>En utilisant le ton de la com\u00e9die sarcastique et sans suivre une narration traditionnelle, son dernier film en date, structur\u00e9 en trois parties distinctes, est d\u00e9di\u00e9 au th\u00e8me de l\u2019intimit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e8re d\u2019internet et offre au cin\u00e9aste l\u2019occasion d\u2019explorer la confusion de la soci\u00e9t\u00e9 pr\u00e9sente, en particulier celle de l\u2019Est de l\u2019Europe post-totalitaire. Mais son propos, de plus en plus iconoclaste, n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 aussi universel. Le regard que <em>Bad Luck Banging or Loony Porn <\/em>pose sur le monde dans lequel nous vivons s\u2019av\u00e8re d\u2019une lucidit\u00e9 presqu\u2019effrayante. Le film dresse un constat \u00e0 la fois dr\u00f4le et apocalyptique d\u2019une \u00e9poque en proie \u00e0 une d\u00e9faite de la raison \u00e0 peu pr\u00e8s totale. Comme dans <em>Aferim!,<\/em> c\u2019est le scandale d\u2019un rapport sexuel (consenti) qui d\u00e9clenche la vindicte haineuse d\u2019une machine sociale r\u00e9pressive. Comme dans <em>La Fille la plus heureuse du monde<\/em> et <em>Papa vient dimanche<\/em>, le brouhaha de la ville, son agressivit\u00e9 sonore et visuelle jouent un r\u00f4le essentiel dans le r\u00e9cit. Bucarest telle qu\u2019elle est film\u00e9e dans <em>Bad Luck Banging or Loony Porn <\/em>offre la vision cauchemardesque d\u2019une postmodernit\u00e9 plong\u00e9e dans le chaos, entre vulgarit\u00e9, mis\u00e8re et consum\u00e9risme d\u00e9brid\u00e9. Il suffit \u00e0 Jude de trimbaler une cam\u00e9ra faussement candide dans les rues de la capitale, le temps d\u2019un chapitre d\u00e9ambulatoire, pour constater \u00e0 quel point les signaux pornographiques ont contamin\u00e9 les images de l\u2019espace public, parasit\u00e9 par les affiches publicitaires et politiques. La derni\u00e8re partie met en sc\u00e8ne un tribunal d\u2019inquisition moderne, o\u00f9 des repr\u00e9sentants de la bourgeoisie roumaine laissent \u00e9clater leur b\u00eatise crasse et leurs r\u00e9flexes r\u00e9actionnaires devant une jeune femme bien d\u00e9cid\u00e9e \u00e0 leur tenir t\u00eate et d\u00e9truire une \u00e0 une leurs accusations vaseuses.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Entre ces deux blocs de temps, Jude ins\u00e8re une partie centrale, la plus exp\u00e9rimentale : un ab\u00e9c\u00e9daire constitu\u00e9 d\u2019images d\u2019archives emprunt\u00e9es \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, la publicit\u00e9 ou d\u2019autres sources extr\u00eamement vari\u00e9es qui passe en revue de A \u00e0 Z, avec un humour ravageur, tous les lieux communs et fixations de notre \u00e9poque, sans oublier de nous rappeler certaines des pages les plus honteuses du XX\u00e8me si\u00e8cle. Avec ses collages et raccourcis provocateurs, Jude se montre alors l\u2019\u00e9gal d\u2019un Godard ou d\u2019un Houellebecq, r\u00e9actualise le dictionnaire des id\u00e9es re\u00e7ues de Flaubert et parvient \u00e0 nous sid\u00e9rer par son imagination et l\u2019insolence de son propos.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Affranchi du moindre dogme narratif, Radu Jude r\u00e9ussit un formidable pamphlet qui est \u00e0 la fois le reflet gla\u00e7ant de notre \u00e9poque imm\u00e9diate et sa plus pertinente analyse. <em>Bad Luck Banging or Loony <\/em>a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 en pleine crise sanitaire et tous les com\u00e9diens portent un masque chirurgical du d\u00e9but \u00e0 la fin. Dans ce monde sans visage ni contact physique qui a \u00e9t\u00e9 le n\u00f4tre pendant de longs mois, Radu Jude continue de glorifier la puissance de la parole et du savoir, mais aussi la vie, l\u2019amour et le d\u00e9sir, avec une saine col\u00e8re et une ironie d\u00e9vastatrice, armes ultimes pour combattre l\u2019intol\u00e9rance, la tartufferie et les totalitarismes.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 49\u00e8me Festival de La Rochelle, du 25 juin au 4 juillet, propose la r\u00e9trospective int\u00e9grale de l&rsquo;oeuvre du cin\u00e9aste\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":26505,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Hommage \u00e0 Radu Jude au Festival de La Rochelle - 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