{"id":2393,"date":"2011-09-30T09:58:21","date_gmt":"2011-09-30T08:58:21","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=2393"},"modified":"2020-04-13T22:08:58","modified_gmt":"2020-04-13T21:08:58","slug":"twixt-de-francis-ford-coppola","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/09\/30\/twixt-de-francis-ford-coppola\/","title":{"rendered":"Twixt de Francis Ford Coppola"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>Twixt<\/em>, vingt-deuxi\u00e8me film de Francis Ford Coppola, le troisi\u00e8me r\u00e9alis\u00e9 en totale ind\u00e9pendance apr\u00e8s un silence et une absence des plateaux de dix ans, confirme que d\u00e9sormais le cin\u00e9aste habite seul une r\u00e9gion du cin\u00e9ma qui est une v\u00e9ritable utopie, cr\u00e9\u00e9e par lui et pour lui.<br \/>\nTrajectoire passionnante que celle de Coppola, qui r\u00e9alise aujourd\u2019hui les films qu\u2019il aurait aim\u00e9 mettre en sc\u00e8ne dans sa jeunesse, comme si le triomphe inattendu du <em>Parrain<\/em>, appr\u00e9hend\u00e9 par le cin\u00e9aste comme une commande commerciale, avait d\u00e9vi\u00e9 Coppola de sa trajectoire artistique et modifi\u00e9, malgr\u00e9 lui, son destin.<br \/>\nGr\u00e2ce aux deux <em>Parrain<\/em> couverts d&rsquo;Oscars, Francis Ford Coppola, un des auteurs les plus importants du cin\u00e9ma am\u00e9ricain contemporain, a relanc\u00e9 la carri\u00e8re vacillante de Marlon Brando, impos\u00e9 les d\u00e9butants Al Pacino et Robert De Niro avec les r\u00e9sultats que l&rsquo;on sait, et confi\u00e9 \u00e0 Lee Strasberg, directeur artistique de l&rsquo;Actors studio, son premier r\u00f4le au cin\u00e9ma. Devenu \u00e0 33 ans une star du Nouvel Hollywood, le cin\u00e9aste n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 avare d\u2019anecdotes autobiographiques qui enrichirent sa l\u00e9gende personnelle : les souvenirs d&rsquo;enfance d&rsquo;o\u00f9 resurgissent la beaut\u00e9 de la m\u00e8re et la musique du p\u00e8re, la polio qui contraindra le futur cin\u00e9aste \u00e0 rester alit\u00e9 un an, l&rsquo;incitant \u00e0 cultiver son go\u00fbt pour la r\u00eaverie, la lecture ou les marionnettes. Jeune intellectuel passionn\u00e9 par les sciences, Coppola suit le cursus de nombreux cin\u00e9astes de sa g\u00e9n\u00e9ration : pass\u00e9 l&rsquo;universit\u00e9 il entre dans le monde du cin\u00e9ma par la petite porte de la s\u00e9rie B, en filmant des \u00ab\u00a0nudies\u00a0\u00bb, bandes naturistes ineptes, puis en travaillant pour Roger Corman sur des films d&rsquo;horreur ou de science-fiction. Oscaris\u00e9 pour le sc\u00e9nario de <em>Patton <\/em>en 1970, Coppola conna\u00eet la gloire tr\u00e8s jeune gr\u00e2ce au <em>Parrain<\/em> (1972) et \u00e0 sa suite (1974), puis aux deux Palme d\u2019Or remport\u00e9es au Festival de Cannes avec <em>Conversation secr\u00e8te<\/em> (1974) et <em>Apocalypse Now<\/em> (1979). Coppola a r\u00e9p\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;il d\u00e9testait les films de gangsters et que le triomphe du <em>Parrain<\/em> avait en quelque sorte pes\u00e9 sur sa carri\u00e8re comme un fardeau, qu\u2019il avait d\u2019abord entrepris <em>Apocalypse Now<\/em> pour obtenir un succ\u00e8s commercial facile qui lui permettrait de financer des films plus ambitieux et artistiques. Adepte de la politique du crabe, le cin\u00e9aste prendra l&rsquo;habitude d&rsquo;accepter les commandes bien pay\u00e9es dans l&rsquo;espoir de cr\u00e9er ensuite des \u0153uvres personnelles. Coppola avoue que cette fa\u00e7on de penser n&rsquo;\u00e9tait peut-\u00eatre pas la bonne, comme le confirme l&rsquo;impasse dans laquelle il s\u2019est trouv\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 80, oblig\u00e9 d\u2019accepter des films commerciaux (avec des r\u00e9sultats presque immanquablement magnifique, car c\u2019est un grand metteur en sc\u00e8ne, son <em>Parrain 3<sup>\u00e8me<\/sup> partie<\/em> ou son <em>Dracula<\/em> le prouvent) pour rembourser les dettes contract\u00e9es apr\u00e8s la faillite de son propre studio, American Zoetrope. Hollywood n&rsquo;a pas pardonn\u00e9 \u00e0 Coppola son g\u00e9nie et son ambition de r\u00e9volutionner le cin\u00e9ma. Apr\u00e8s son superbe et m\u00e9connu <em>L\u2019Id\u00e9aliste<\/em> d\u2019apr\u00e8s John Grisham (1997), il d\u00e9cida de ne plus mettre en sc\u00e8ne de film et de s\u2019occuper uniquement de production, et cela semblait contenter tout le monde. Ses admirateurs l&rsquo;avaient statufi\u00e9 vivant et l&rsquo;int\u00e9ress\u00e9, qui avait entre-temps fait fortune gr\u00e2ce \u00e0 ses vignes en Californie, n&rsquo;\u00e9tait pas en manque d&rsquo;excuses pour reporter son retour derri\u00e8re la cam\u00e9ra. Apr\u00e8s les zigzags d&rsquo;une carri\u00e8re fr\u00e9n\u00e9tique, puis le silence, Coppola avan\u00e7ait \u00e0 reculons. Se profilait alors l&rsquo;ombre du mod\u00e8le de Coppola, Orson Welles, l&rsquo;autre grand g\u00e9nie de l&rsquo;\u00e9chec du cin\u00e9ma am\u00e9ricain, transform\u00e9 en amuseur public et en l\u00e9gende vivante. Et lorsque l&rsquo;ex wonder boy en retraite anticip\u00e9e, devenu gourou de toute une g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;\u00e9tudiants, de cin\u00e9astes et de cin\u00e9philes, dispensait la bonne parole sur l&rsquo;art et la cr\u00e9ation, on ne pouvait s&#8217;emp\u00eacher de penser \u00e0 un autre visionnaire r\u00e9duit \u00e0 l&rsquo;impuissance, Abel Gance. Pourtant, aucune impuissance chez Coppola, juste la patience d\u2019attendre le moment juste. En revenant au cin\u00e9ma avec <em>Youth Without Youth<\/em> en 2007, Coppola prend tout le monde, y compris ses plus fervents admirateurs, au d\u00e9pourvu. Il fait exactement ce qu\u2019il disait vouloir faire depuis dix ans et r\u00e9ussit ce qu\u2019aucun cin\u00e9aste maudit, Welles, Ray, Gance &#8211; faillite oblige &#8211; n\u2019avait pu faire avant lui\u00a0: r\u00e9aliser les films de ses r\u00eaves, gr\u00e2ce \u00e0 sa seule richesse personnelle \u00e0 une \u00e9chelle qui soit \u00e0 la fois industrielle (des longs m\u00e9trages distribu\u00e9s dans le monde entier, avec des acteurs connus) et exp\u00e9rimentale (ce sont des essais technologiques et artistiques aux sc\u00e9narios anti conventionnels que personne n\u2019aurait voulu produire, m\u00eame hors du syst\u00e8me hollywoodien.)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Coppola s\u2019est toujours r\u00eav\u00e9 en cin\u00e9aste visionnaire et exp\u00e9rimentateur, sur le mod\u00e8le d\u2019Orson Welles et d\u2019Abel Gance, de Kurosawa ou de Fellini. C\u2019est lui qui d\u00e8s le d\u00e9but des ann\u00e9es 80 et avant tous les autres avait proph\u00e9tis\u00e9 l\u2019av\u00e8nement de la vid\u00e9o et du cin\u00e9ma num\u00e9rique, au sortir du tournage dantesque d\u2019<em>Apocalypse Now<\/em>. S\u2019il est parvenu \u00e0 mettre en sc\u00e8ne des films g\u00e9niaux d\u2019ambitions diverses au sein du syst\u00e8me hollywoodien, au prix de nombreux combats et de plusieurs faillites, Coppola a toujours voulu \u00eatre un cr\u00e9ateur ind\u00e9pendant, n\u2019ob\u00e9issant qu\u2019\u00e0 ses propres d\u00e9sirs. Paradoxalement, c\u2019est sa fortune personnelle acquise gr\u00e2ce \u00e0 ses vignes et ses h\u00f4tels qui lui permet de financer ce retour au cin\u00e9ma, un des plus singuliers et originaux de l\u2019histoire. <em>Youth Without Youth<\/em> (2007), tourn\u00e9 en Roumanie avec Tim Roth d\u2019apr\u00e8s une nouvelle de Mircea Eliade, conte philosophique sur le th\u00e8me de la connaissance et de la jeunesse \u00e9ternelle qui n\u2019\u00e9tait pas sans relation avec son <em>Dracula<\/em>, avait permis \u00e0 Coppola d\u2019exp\u00e9rimenter pour la premi\u00e8re fois un tournage l\u00e9ger en num\u00e9rique, avec un travail tr\u00e8s expressionniste sur l\u2019image, proche d\u2019un cin\u00e9ma des origines. <em>Tetro<\/em>, tourn\u00e9 \u00e0 Buenos Aires en noir et blanc, avec Vincent Gallo, \u00e9tait un drame familial baroque et lyrique o\u00f9 Coppola \u00e9voquait la figure paternelle et la cr\u00e9ation artistique en incluant de nombreux \u00e9l\u00e9ments autobiographiques.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>Twixt<\/em>, tourn\u00e9 en Californie, non loin de la maison de Coppola, est un retour en Am\u00e9rique (et ses mythologies) mais aussi un retour aux sources cin\u00e9matographiques. Coppola a d\u00e9but\u00e9 avec Roger Corman, bricolant des sc\u00e9narios et des bouts de films pour American International Pictures (<em>The Terror<\/em> avec Boris Karloff et Jack Nicholson en 1963) et r\u00e9alisant la m\u00eame ann\u00e9e un petit film d\u2019horreur produit par Corman en Irlande, <em>Dementia 13<\/em>. Coppola a d\u00e9clar\u00e9 que <em>Twixt <\/em>lui avait \u00e9t\u00e9 inspir\u00e9 par une r\u00eaverie. <em>Twixt <\/em>baigne en effet dans un climat onirique, et convoque Edgar Allan Poe, la litt\u00e9rature gothique am\u00e9ricaine, Roger Corman mais aussi William Castle, avec deux s\u00e9quences en 3D o\u00f9 le spectateur est invit\u00e9 \u00e0 chausser les lunettes par un signal sur l\u2019\u00e9cran. Le cin\u00e9ma et le r\u00eave, le fantastique et la cr\u00e9ation\u2026 Tous les films de Coppola sont le reflet de sa vie au moment o\u00f9 il les tourne. Celui-ci en particulier.<br \/>\nComme dans <em>Tetro<\/em>, le h\u00e9ros de <em>Twixt <\/em>est \u00e9crivain. Un \u00e9crivain au succ\u00e8s d\u00e9clinant. Apr\u00e8s des d\u00e9buts prometteurs, Hall Baltimore (Val Kilmer, acteur tr\u00e8s sous-estim\u00e9 qui ressemble aujourd\u2019hui \u00e0 un croisement entre Marlon Brando et G\u00e9rard Depardieu) est d\u00e9sormais cantonn\u00e9 dans une veine fantastique bon march\u00e9 et il \u00e9crit \u00e0 la chaine des histoires de sorci\u00e8res qui ont fait de lui un Stephen King au rabais. Le d\u00e9clin de son ambition correspond \u00e0 la mort accidentelle de sa fille ador\u00e9e, et il a depuis sombr\u00e9 dans l\u2019alcool. Dans une petite ville de province \u00e0 l\u2019occasion de la promotion de son nouveau livre, il d\u00e9couvre gr\u00e2ce \u00e0 ses conversations avec le sh\u00e9rif (Bruce Dern, l\u2019\u00e9ternel excentrique du cin\u00e9ma am\u00e9ricain) l\u2019existence d\u2019un meurtre myst\u00e9rieux impliquant une jeune fille. La nuit, lors d\u2019un r\u00eave \u00e9thylique, une adolescente fant\u00f4me (magnifique Elle Fanning, qui passe de la fille au p\u00e8re, apr\u00e8s <em>Somewhere<\/em>) lui raconte une \u00e9trange histoire, d\u00e9but d\u2019une enqu\u00eate entre songe et r\u00e9alit\u00e9, o\u00f9 l\u2019\u00e9crivain croisera aussi Edgar Allan Poe en personne (Ben Chaplin). <em>Twixt <\/em>est un film beaucoup plus ludique que <em>Youth Without Youth<\/em> et <em>Tetro<\/em>. Coppola s\u2019amuse avec l\u2019imagerie fantastique, se permet de nombreuses touches d\u2019ironie, bricole un film artisanal o\u00f9 s\u2019entrechoquent diverses influences esth\u00e9tiques, un peu comme dans <em>Dracula <\/em>mais sur un mode mineur, budget mais surtout intentions obligent. <em>Twixt<\/em> n\u2019a pas honte d\u2019\u00eatre une s\u00e9rie B totalement anachronique, plus proche des adaptations de Poe par Roger Corman dans les ann\u00e9es 60 que de <em>Twilight<\/em>. M\u00eame l\u2019usage de la 3D est totalement diff\u00e9rent de celui des films d\u2019horreur contemporains. Il est ici purement po\u00e9tique et atmosph\u00e9rique.<br \/>\nCe qui devient fascinant, et m\u00eame bouleversant, c\u2019est la fa\u00e7on dont Coppola ne peut s\u2019emp\u00eacher d\u2019investir son film d\u2019\u00e9l\u00e9ments intimes, comme un exorcisme. Lorsque Hal revit en compagnie de Poe, du haut d\u2019un pr\u00e9cipice, la mort de sa fille en regardant l\u2019eau d\u2019une rivi\u00e8re qui se m\u00e9tamorphose en \u00e9cran de cin\u00e9ma, nous assistons \u00e0 la reconstitution par Coppola de la mort de son fils Giancarlo, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 22 ans, survenue en 1986 dans un accident de bateau o\u00f9 le jeune homme p\u00e9rit d\u00e9capit\u00e9 par une corde. Giancarlo travaillait avec son p\u00e8re sur <em>Jardins de pierre, <\/em>bouleversant film sur la guerre du Vietnam v\u00e9cue par ceux qui n\u2019y partent pas, o\u00f9 les adultes enterrent leurs enfants partis mourir \u00e0 leur place, porte le deuil de ce fils ch\u00e9ri. Ce drame familial resurgit de mani\u00e8re troublante au c\u0153ur d\u2019un film lui-m\u00eame inspir\u00e9 par Poe, hant\u00e9 par le th\u00e8me r\u00e9current d\u2019une jeune femme morte pr\u00e9matur\u00e9ment, \u00e0 l\u2019instar de sa cousine \u00e9pouse Virginia. D\u00e9j\u00e0 <em>Dementia 13<\/em> (premier film officiel de Coppola, qui laissait mal pr\u00e9sager les titres g\u00e9niaux qui allaient suivre) d\u00e9butait par un meurtre et un cadavre jet\u00e9 dans l\u2019eau, puis on y voyait le fant\u00f4me d\u2019une jeune femme couch\u00e9e sur son lit mortuaire au fond d\u2019un \u00e9tang. Coppola reprend dans <em>Twixt <\/em>les m\u00eames images fantastiques, h\u00e9rit\u00e9es de Poe mais aussi des analyses de Bachelard sur Poe (<em>L\u2019Eau et les R\u00eaves<\/em>, essai sur l\u2019imagination et la mati\u00e8re), enrichie d\u2019une mati\u00e8re r\u00e9flexive. Il y a quelque chose de fascinant \u00e0 voir aujourd\u2019hui Coppola r\u00e9aliser des films qui sont \u00e0 la fois les \u0153uvres de jeunesse d\u2019un cin\u00e9aste de 72 ans que beaucoup croyaient fini apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de ses films les plus personnels, et des essais testamentaires o\u00f9 Coppola dresse le bilan artistique et humain d\u2019une vie pleine de triomphes, de proph\u00e9ties et de trag\u00e9dies, sans jamais renoncer \u00e0 l\u2019exp\u00e9rimentation et toujours avec un \u00e9merveillement cin\u00e9matographique intact.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Le film (d\u00e9couvert au Festival de Toronto) sortira en France et en Europe l\u2019ann\u00e9e prochaine, distribu\u00e9 par Path\u00e9. Il devrait sortir aux Etats-Unis avant la fin de l\u2019ann\u00e9e, autour d\u2019Halloween. Coppola, devenu \u00e9galement son propre distributeur aux Etats-Unis, a annonc\u00e9 qu\u2019il souhaitait modifier le montage de <em>Twixt <\/em>apr\u00e8s chaque nouvelle projection, selon les r\u00e9actions du public.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Twixt, vingt-deuxi\u00e8me film de Francis Ford Coppola, le troisi\u00e8me r\u00e9alis\u00e9 en totale ind\u00e9pendance apr\u00e8s un silence et une absence des\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Twixt de Francis Ford Coppola - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/09\/30\/twixt-de-francis-ford-coppola\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Twixt de Francis Ford Coppola - 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