{"id":23456,"date":"2019-05-12T11:12:13","date_gmt":"2019-05-12T10:12:13","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=23456"},"modified":"2020-04-06T12:50:12","modified_gmt":"2020-04-06T11:50:12","slug":"adieu-jean-claude-brisseau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2019\/05\/12\/adieu-jean-claude-brisseau\/","title":{"rendered":"Adieu Jean-Claude Brisseau"},"content":{"rendered":"<p><strong>Jean-Claude Brisseau, cin\u00e9phile d\u00e8s l\u2019enfance, est n\u00e9 le 17 juillet 1944 \u00e0 Paris. Devenu cin\u00e9aste, auteur de 18 films courts et longs, pour le cin\u00e9ma ou la t\u00e9l\u00e9vision, c\u2019est dans la m\u00eame ville qu\u2019il est mort le 11 mai 2019, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 74 ans.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>La Vie comme \u00e7a<\/em>, son premier long m\u00e9trage professionnel, fut tourn\u00e9 \u00e0 l\u2019origine pour la t\u00e9l\u00e9vision. Brisseau, enseignant et cin\u00e9aste amateur, avait d\u2019abord tourn\u00e9 un film en super 8, <em>La Crois\u00e9e des chemins<\/em> qui avait \u00e9t\u00e9 remarqu\u00e9 par Pialat et Rohmer. Le film avait \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9 il y a quelques ann\u00e9es. On avait pu alors constater que tous les \u00e9l\u00e9ments de son \u0153uvre \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents dans cet essai qui se proposait de dresser le bilan de la France de l\u2019apr\u00e8s 68, et s\u2019aventurait sur les territoires du surnaturel et de l\u2019inconscient. <em>La Vie comme \u00e7a<\/em>, d\u00e9j\u00e0 un chef-d\u2019\u0153uvre, fut en 1978 le premier film \u00e0 montrer la violence et la d\u00e9shumanisation des grandes cit\u00e9s, avec un r\u00e9alisme et une cruaut\u00e9 qui n\u2019\u00e9taient pas sans \u00e9voquer Bu\u00f1uel. Le regard politique de Brisseau sur un sujet qu\u2019il connaissait tr\u00e8s bien pour l\u2019avoir lui-m\u00eame v\u00e9cu de l\u2019int\u00e9rieur se teintait de fantastique et \u00e9vitait le naturalisme pur. <em>Un jeu brutal<\/em> (thriller m\u00e9taphysique o\u00f9 il rencontre son acteur f\u00e9tiche Bruno Cremer) et <em>De bruit et de fureur<\/em> (qui \u00e9voque avec po\u00e9sie mais sans d\u00e9tour un climat de violence insoutenable dans les banlieues) l\u2019imposent comme l\u2019une des r\u00e9v\u00e9lations majeures du cin\u00e9ma fran\u00e7ais des ann\u00e9es 80.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Noce blanche <\/em>(photo en t\u00eate de texte), malgr\u00e9 la gravit\u00e9 des th\u00e8mes abord\u00e9s et l\u2019exigence sans concession de la mise en sc\u00e8ne de Brisseau, obtint un immense succ\u00e8s commercial en 1989, en grande partie gr\u00e2ce \u00e0 Vanessa Paradis, alors consid\u00e9r\u00e9e comme une petite chanteuse idiote et qui se r\u00e9v\u00e9la sous la direction de Brisseau une excellente actrice. <em>Noce blanche<\/em>, histoire d\u2019un amour impossible, propose comme tous les autres films de Brisseau une interrogation philosophique sur le sens de la vie, en \u00e9motions et en actes. Un prof de philo guett\u00e9 par l\u2019ennui et la solitude, malgr\u00e9 sa r\u00e9ussite professionnelle et sentimentale, tombe sous le charme d\u2019une jeune lyc\u00e9enne brillante mais en situation d\u2019\u00e9chec scolaire en raison d\u2019une existence d\u00e9sordonn\u00e9e et d\u2019un pass\u00e9 myst\u00e9rieux. Elle repr\u00e9sente son double apparu sous la forme d\u2019un ange exterminateur, et il va passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la chance que lui offre le Destin, par peur.<\/strong><\/p>\n<p><strong>R\u00e9alis\u00e9 apr\u00e8s le triomphe de <em>Noce blanche<\/em>, <em>C\u00e9line<\/em> (1992) avec Isabelle Pasco et Lisa H\u00e9r\u00e9dia \u2013 sa muse et sa compagne de toute une vie, pr\u00e9sente d\u00e8s ses premiers films en super 8 \u2013 est un autre film magnifique de Brisseau qui aborde des questions m\u00e9taphysiques et philosophiques \u00e0 travers l\u2019histoire d\u2019une jeune fille suicidaire qui revient \u00e0 la vie gr\u00e2ce \u00e0 la m\u00e9ditation transcendantale et au yoga. <em>L\u2019Ange noir<\/em> (1994) avec une surprenante Sylvie Vartan est le grand film maudit de Brisseau, incompris en son temps, qui appara\u00eet aujourd\u2019hui comme un sublime m\u00e9lodrame post hollywoodien, o\u00f9 s\u2019affirme la vision tourment\u00e9e du cin\u00e9aste de l\u2019amour, du d\u00e9sir et de la corruption. Le film s\u2019inspire librement de <em>La Lettre<\/em> (1940) de William Wyler et m\u00eale \u00e0 une critique implacable du monde du pouvoir et de l\u2019argent les fantasmes cin\u00e9philiques et \u00e9rotiques d\u2019un cin\u00e9aste qui sera de plus en plus hant\u00e9 par son obsession de la jouissance f\u00e9minine et des rapports entre sexe, mysticisme et lutte des classes.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Les Savates du bon dieu <\/em>(2000) est une sorte de po\u00e8me \u00e9l\u00e9giaque sur la recherche de l\u2019absolu. Le film proc\u00e8de d\u2019un audacieux m\u00e9lange des genres que tentera \u00e9galement le cin\u00e9aste sur ses films suivants, <em>Choses secr\u00e8tes<\/em> et <em>Les Anges exterminateurs<\/em>. M\u00e9lodrame, enqu\u00eate sociale, polar, thriller \u00e9rotique\u2026 Dans une cit\u00e9 de province, un m\u00e9canicien amoureux fou de sa femme est quitt\u00e9 par cette derni\u00e8re qui r\u00eave de luxe et de richesse. Commence alors une poursuite effr\u00e9n\u00e9e dans laquelle il entra\u00eene son amie d\u2019enfance, secr\u00e8tement \u00e9prise de lui. Les deux jeunes gens commettent plusieurs braquages, croisent sur leur chemin un griot africain, traversent les diff\u00e9rentes strates de la France, de la petite d\u00e9linquance sordide \u00e0 la bourgeoisie clinquante et corruptrice. Jean-Claude Brisseau, \u00e0 l\u2019\u00e9cart des modes et des discours dominants, s\u2019isole un peu plus avec ce film magnifique qui ne rencontrera pas le succ\u00e8s au moment de sa sortie. <em>Les Savates du bon dieu<\/em>, condens\u00e9 des obsessions et des convictions qui fondent le cin\u00e9ma de Brisseau, est son titre le plus exalt\u00e9, un m\u00e9lodrame au lyrisme torrentiel qui charrie des id\u00e9es et des sentiments plus grands que la vie. <em>Les Savates du bon dieu<\/em>\u00a0embrasse d\u2019un m\u00eame et sublime \u00e9lan la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, le cin\u00e9ma et l\u2019amour fou. Le film sublime ses jeunes actrices par une image sensuelle et fantasmatique, ose confronter l\u2019esth\u00e9tisme de la s\u00e9rie B (un plan cite <em>Gun Crazy<\/em> de Joseph H. Lewis, d\u2019autres \u00e9voquent Nicholas Ray) ou du roman-photo \u00e0 une critique marxiste de la soci\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Jean-Claude Brisseau s\u2019est souvent attaqu\u00e9 aux tabous.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans <em>La Vie comme \u00e7a<\/em>, il parlait de la vie dans les banlieues, dans <em>De bruit et de fureur<\/em>, il s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la d\u00e9linquance. Avant tout le monde.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dans ses trois films des ann\u00e9es 2000 (<em>Choses secr\u00e8tes<\/em>, <em>Les Anges exterminateurs<\/em>, <em>A l\u2019aventure<\/em>), il a pris le risque de s\u2019approcher du plus grands des tabous : le sexe, et plus particuli\u00e8rement la jouissance f\u00e9minine.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Il s\u2019y br\u00fblera les ailes. Jean-Claude Brisseau est condamn\u00e9 par le tribunal correctionnel de Paris le 15 d\u00e9cembre 2005 \u00e0 un an de prison avec sursis et \u00e0 15000 euros d&rsquo;amende pour harc\u00e8lement sexuel sur deux actrices lors d&rsquo;auditions pour son film <em>Choses secr\u00e8tes<\/em>. A l\u2019issue d\u2019un proc\u00e8s o\u00f9 sa d\u00e9fense est maladroite, il refuse de faire appel et accepte la condamnation. Cette marque inf\u00e2mante le poursuivra toute sa vie. Elle resurgira en pleine affaire Weinstein, lorsque les m\u00e9dias recherchent des \u00e9quivalences fran\u00e7aises aux agissements criminels du producteur am\u00e9ricain.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Choses secr\u00e8tes<\/em>, l\u2019un de ses plus beaux films, montre comment deux jeunes filles jouent de leurs charmes comme d\u2019une arme pour p\u00e9n\u00e9trer les hautes sph\u00e8res de la soci\u00e9t\u00e9 et du pouvoir, dans un jeu dangereux qui se retournera contre elles.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Avec <em>Les Anges exterminateurs<\/em> (2006) il plonge dans les myst\u00e8res du d\u00e9sir et du plaisir f\u00e9minin, v\u00e9cus comme une forme de mysticisme, non pas comme un provocateur mais comme un explorateur et un exp\u00e9rimentateur, avec la complicit\u00e9 de ses magnifiques jeunes com\u00e9diennes, en proc\u00e9dant \u00e0 une audacieuse mise en ab\u00eeme et un jeu de miroirs (le film met en sc\u00e8ne un cin\u00e9aste pris au pi\u00e8ge de son propre dispositif, et fait directement allusion \u00e0 l\u2019affaire <em>Choses secr\u00e8tes<\/em>.)<\/strong><\/p>\n<p><strong>Apr\u00e8s un film un peu moins sulfureux mais moins convainquant aussi (<em>A l\u2019aventure),<\/em> <em>La Fille de nulle part<\/em> (2012) est un \u00e9mouvant retour aux sources. Le film est autoproduit, interpr\u00e9t\u00e9 par Brisseau, et essentiellement tourn\u00e9 dans son propre appartement, un peu \u00e0 la mani\u00e8re des films amateurs de ses d\u00e9buts, et le num\u00e9rique (employ\u00e9 pour la premi\u00e8re fois par Brisseau) remplace le super 8. Le film fait penser \u00e0 ces \u0153uvres de cin\u00e9astes qui n\u2019ont plus rien \u00e0 prouver mais ont toujours soif d\u2019exp\u00e9rimentations, comme les derniers films de Francis Ford Coppola, Jean-Luc Godard ou Alain Cavalier. Le confinement du sujet (la relation platonique entre un vieux professeur et une jeune fille sauvage) et la modestie des moyens apparaissent, davantage qu\u2019un aveu de r\u00e9signation, comme une authentique d\u00e9monstration de r\u00e9sistance politique et \u00e9conomique, un v\u00e9ritable manifeste de cin\u00e9ma gu\u00e9rilla. Car tournage l\u00e9ger et micro budget ne signifient pas amateurisme sous la direction d\u2019un cin\u00e9aste obs\u00e9d\u00e9 par le style et la forme. Chez Brisseau, tout est question de mise en sc\u00e8ne, et <em>La Fille de nulle part <\/em>est une v\u00e9ritable le\u00e7on de cin\u00e9ma, symptomatique de la fid\u00e9lit\u00e9 de Brisseau \u00e0 certains pr\u00e9ceptes esth\u00e9tiques de la Nouvelle Vague mais aussi du cin\u00e9ma am\u00e9ricain classique (surtout Hitchcock). Si l\u2019on retrouve les pr\u00e9occupations mystiques et morales du cin\u00e9aste, avec de nouveau des incursions du c\u00f4t\u00e9 du paranormal et du spiritisme, <em>La Fille de nulle part<\/em> s\u2019enrichit d\u2019une surprenante dimension \u00e9motionnelle qui le fait \u00e9chapper \u00e0 un simple expos\u00e9 th\u00e9orique. Avec le portrait de cet homme vieillissant, misanthrope et id\u00e9aliste, Brisseau se livre \u00e0 une \u00e9trange confession intime, sacrifiant pour la premi\u00e8re fois \u00e0 l\u2019autobiographie, sans renoncer \u00e0 sa passion pour le romanesque. Sa propre interpr\u00e9tation est touchante, et il confirme sa r\u00e9putation magistrale de directeur d\u2019actrice, obtenant des merveilles de Virginie Legeay, ancienne \u00e9tudiante du d\u00e9partement sc\u00e9nario de La f\u00e9mis qui ne se destinait pas au m\u00e9tier de com\u00e9dienne (malgr\u00e9 un petit r\u00f4le dans <em>Les Anges exterminateurs<\/em>.) <em>La Fille de nulle part<\/em> obtient le L\u00e9opard d\u2019or au Festival de Locarno, remis par un jury pr\u00e9sid\u00e9 par Apichatpong Weerasethakul. Ce retour en gr\u00e2ce ne parvient pas \u00e0 freiner la marginalisation de Brisseau. Mauvais caract\u00e8re, mauvaise r\u00e9putation, mauvais karma. La derni\u00e8re p\u00e9riode de la vie de Brisseau montre un cin\u00e9aste reclus dans son appartement, mac\u00e9rant des id\u00e9es noires, en proie \u00e0 des angoisses et des probl\u00e8mes de sant\u00e9 de plus en plus persistants. La seule bou\u00e9e de ce colosse aux pieds d\u2019argile, en dehors d\u2019un petit cercle d\u2019amis, demeure le cin\u00e9ma. Fid\u00e8le aux films qu\u2019il avait aim\u00e9 enfant ou adolescent et qu\u2019il revoyait sans cesse, tels <em>Psychose<\/em> son Hitchcock pr\u00e9f\u00e9r\u00e9, Brisseau \u00e9tait aussi un visionneur compulsif de films am\u00e9ricains r\u00e9cents, attentif aux nouvelles technologies comme la 3D, qui le passionnait. Son salon se transformait souvent en salle de cin\u00e9ma, mais aussi en plateau de tournage, cocon protecteur o\u00f9 il n\u2019avait plus besoin d\u2019affronter le regard de la soci\u00e9t\u00e9 et du milieu du cin\u00e9ma qui l\u2019avaient rejet\u00e9. En 2014, il met en sc\u00e8ne une nouvelle version, en num\u00e9rique et en 3D, d\u2019un court m\u00e9trage qu\u2019il avait d\u2019abord film\u00e9 en 1973 en 8 mm noir et blanc muet, puis en 1975 en super 8 couleurs et sonore. Les trois films portent le m\u00eame titre, <em>Des jeunes femmes disparaissent<\/em>. Cette terrifiante histoire de crimes rituels permet \u00e0 Brisseau de revenir inlassablement sur ses obsessions de cin\u00e9aste, et de d\u00e9montrer une maestria imparable. Avec peu de moyens, et un art tr\u00e8s s\u00fbr de la suggestion, il parvient \u00e0 cr\u00e9er un suspens, et m\u00eame des sc\u00e8nes choc absolument gla\u00e7antes. <em>Que le diable nous emporte<\/em> (2017), testament cin\u00e9matographique de Jean-Claude Brisseau, renouait avec ses th\u00e8mes de pr\u00e9dilection, mais peut-\u00eatre de fa\u00e7on plus apais\u00e9e, et optimiste, que par le pass\u00e9. Il y pr\u00f4nait une utopie f\u00e9minine en chambre, o\u00f9 l\u2019amour pouvait vaincre l\u2019oppression sociale et d\u00e9passer la domination masculine, avec la complicit\u00e9 de ses actrices Fabienne Babe, Anna Sigalevitch et Isabelle Prim.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La croyance dans le cin\u00e9ma ne l\u2019a jamais abandonn\u00e9, comme en t\u00e9moignent les nombreux projets ambitieux qu\u2019il r\u00eavait de tourner mais qu\u2019il savait condamn\u00e9s d\u2019avance, faute de moyens de production d\u00e9sormais inaccessibles \u2013 un film sur la Bande \u00e0 Bonnot par exemple. Sa passion pour Hitchcock, Ford ou Bresson fut aussi un puissant carburant qui alimenta son existence de spectateur et de cin\u00e9aste, et l\u2019incitait \u00e0 communiquer sa compr\u00e9hension intime de la mise \u00e0 sc\u00e8ne de ses cin\u00e9astes de chevet \u00e0 quiconque avait la patience de l\u2019\u00e9couter parler des heures, habit\u00e9 par un feu sacr\u00e9. Il \u00e9tait rest\u00e9 un p\u00e9dagogue hors-pair. H\u00e9las d\u2019autres d\u00e9mons finirent par le consumer. Un jour viendra, esp\u00e9rons-le, o\u00f9 ses films pourront \u00eatre red\u00e9couverts et admir\u00e9s \u00e0 leur juste valeur, comme des soleils noirs inondant d\u2019une obscure clart\u00e9 un cin\u00e9ma fran\u00e7ais trop cart\u00e9sien, trop confortable.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Demain nous publierons un entretien in\u00e9dit que Jean-Claude Brisseau nous avait accord\u00e9 en juillet 2003. On peut retrouver sur ce blog les propos du cin\u00e9aste au sujet de ses films <em>Noce blanche<\/em> et <em>Que le diable nous emporte<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jean-Claude Brisseau, cin\u00e9phile d\u00e8s l\u2019enfance, est n\u00e9 le 17 juillet 1944 \u00e0 Paris. 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