{"id":22817,"date":"2018-11-03T20:43:52","date_gmt":"2018-11-03T19:43:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=22817"},"modified":"2020-04-03T17:21:28","modified_gmt":"2020-04-03T16:21:28","slug":"la-trilogie-optimiste-de-dino-risi","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2018\/11\/03\/la-trilogie-optimiste-de-dino-risi\/","title":{"rendered":"La trilogie optimiste de Dino Risi"},"content":{"rendered":"<p><strong>La \u00ab\u00a0com\u00e9die \u00e0 l\u2019italienne\u00a0\u00bb s\u2019est souvent distingu\u00e9e par sa cruaut\u00e9. Il s\u2019agissait dans les ann\u00e9es 60 et 70 de traiter sur un ton grotesque des sujets dramatiques, d\u2019oser des conclusions malheureuses \u00e0 des odyss\u00e9es d\u00e9risoires. <em>Le Pigeon<\/em> de Mario Monicelli ou <em>Le Fanfaron<\/em> de Dino Risi pos\u00e8rent les bases de ces com\u00e9dies \u00ab\u00a0n\u00e9gatives\u00a0\u00bb o\u00f9 le rire \u00e9tait la manifestation d\u2019un profond d\u00e9sespoir, ou d\u2019un regard particuli\u00e8rement critique sur la soci\u00e9t\u00e9 et l\u2019homme italiens. Pourtant tout n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 toujours aussi sombre. Il y eut aussi, quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t, des com\u00e9dies italiennes l\u00e9g\u00e8res et joyeuses, souvent sign\u00e9es par les m\u00eames cin\u00e9astes, qui posaient un regard bienveillant sur des personnages gentiment ben\u00eats ou ridicules\u00a0: la trilogie des <em>Pain, amour\u2026<\/em> avec Gina Lollobrigida et Vittorio De Sica, les com\u00e9dies napolitaines avec Tot\u00f2 et Sophia Loren, ou ces trois films de Dino Risi qui marquent les r\u00e9els d\u00e9buts d\u2019un cin\u00e9aste majeur dont l\u2019\u0153uvre future se distinguera par un pessimisme grin\u00e7ant ou un d\u00e9senchantement morbide.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Pauvres mais beaux<\/em>\u00a0(<em>Poveri ma belli<\/em>, 1956) est le premier film important de Dino Risi en d\u00e9but de carri\u00e8re et l\u2019un des titres les plus significatifs de la vague du \u00ab\u00a0n\u00e9or\u00e9alisme rose\u00a0\u00bb qui va s\u2019imposer dans la production transalpine \u00e0 la fin des ann\u00e9es 50 et au d\u00e9but des ann\u00e9es 60. Apr\u00e8s les heures tragiques de l\u2019imm\u00e9diat apr\u00e8s-guerre il s\u2019agit encore pour les cin\u00e9astes italiens de porter un regard sociologique sur les m\u0153urs et coutumes de leurs concitoyens, mais au travers d\u2019histoires sentimentales ou comiques, en phase avec le \u00ab\u00a0boom\u00a0\u00bb \u00e9conomique. Cette prosp\u00e9rit\u00e9 retrouv\u00e9e va aiguiser la verve ironique, et satirique des auteurs de com\u00e9dies qui vont \u00e9pingler les travers des Italiens, se moquer d\u2019eux avec cruaut\u00e9 ou gentillesse.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Dino Risi a souvent fait preuve de f\u00e9rocit\u00e9 et m\u00eame de cynisme dans certains de ces meilleurs films. Il est d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s en verve dans\u00a0<em>Pauvres mais beaux<\/em>\u00a0et certaines sc\u00e8nes annoncent l\u2019esprit des\u00a0<em>Monstres<\/em>\u00a0\u2013 le bal o\u00f9 presque tous les jeunes participants poss\u00e8dent des physiques disgracieux, mais cette com\u00e9die romaine sans exc\u00e8s de cruaut\u00e9 est une farce critique sur le m\u00e2le italien et son obsession pour le sexe oppos\u00e9. Romolo (Maurizio Arena) et Salvatore (Renato Salvatori) sont deux amis ins\u00e9parables issus des milieux populaires de Rome, m\u00eame s\u2019ils ont la chance d\u2019habiter \u00e0 deux pas de la Piazza Navona, au c\u0153ur de la Cit\u00e9 Eternelle. Insouciants et charmeurs, ils vivotent de petits boulots (l\u2019un est vendeur dans le magasin de disques de son oncle, l\u2019autre est gar\u00e7on de cabine dans une guinguette sur les bords du Tibre) et consacrent la majeure partie de leur temps \u00e0 draguer \u2013 maladroitement \u2013 les filles. Ils tombent tous les deux amoureux de la plus belles de toutes, Giovanna (Marisa Allasio) et vont de disputer les faveurs de la jeune femme, elle-m\u00eame h\u00e9sitante et aguicheuse. <em>Pauvres mais beaux<\/em> est co\u00e9crit par Risi avec Pasquale Festa Campanile et Massimo Franciosa, sc\u00e9naristes duettistes qui ne tarderont pas \u00e0 passer \u00e0 la mise en sc\u00e8ne. Les trois hommes se moquent du machisme pu\u00e9ril de leurs personnages principaux, mais on les devine complices dans le d\u00e9sir de filmer et de s\u00e9duire de jeunes et jolies starlettes. Les auteurs \u2013 et par la m\u00eame occasions les spectateurs masculins \u2013 sont ici particuli\u00e8rement bien servis puisque Giovanna est interpr\u00e9t\u00e9e par la spectaculaire Marisa Allosio, dont les robes d\u2019\u00e9t\u00e9 et le bikini blanc mettent en valeur l\u2019\u00e9rotisme ing\u00e9nu et les formes g\u00e9n\u00e9reuses. La Allasio \u00e9tait une sorte de Sophia Loren blonde ou de Brigitte Bardot italienne, en beaucoup moins scandaleuse que le sex-symbol fran\u00e7ais. Dans\u00a0<em>Pauvres mais beaux<\/em>\u00a0les polissonneries sont bon enfant et la morale catholique est sauve. Giovanna restera fid\u00e8le \u00e0 son grand amour. Las de courir en vain apr\u00e8s tout ce qui porte un jupon, les deux copains trouveront le futur bonheur conjugal \u00e0 leur porte. Les jeunes rebelles prol\u00e9taires aspirent eux aussi au conformisme de la petite bourgeoisie, rattrap\u00e9s par le consum\u00e9risme et le confort d\u2019une vie sans histoire.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Risi pointe du doigt une forme de veulerie ordinaire, de triomphe de la m\u00e9diocrit\u00e9 sur un mode badin \u2013 il poursuivra dans cette voie avec davantage de violence dans les ann\u00e9es 70, signant des films plus noirs et cyniques sur la soci\u00e9t\u00e9 italienne.\u00a0<em>Pauvres mais beaux\u00a0<\/em>est un Risi tr\u00e8s dr\u00f4le, plein d\u2019insolence. Maurizio Arena et Renato Salvatori dans son premier grand r\u00f4le sont parfaits, entour\u00e9s de seconds r\u00f4les truculents \u2013 comme les fr\u00e8res Memmo et Mario Carotenuto, respectivement en conducteur de tram de nuit qui loue le lit de Salvatore pour pouvoir dormir la journ\u00e9e et en oncle de Romolo, myope et amateur de chair fraiche. La photographie noir et blanc de Tonino Delli Colli offre de magnifiques prises de vues de Rome, ce qui ne g\u00e2che rien.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Le succ\u00e8s du film entrainera une suite imm\u00e9diate sortie en 1957, avec la m\u00eame \u00e9quipe devant et derri\u00e8re la cam\u00e9ra\u00a0:\u00a0<em>Belles mais pauvres<\/em>\u00a0(<em>Belle ma povere<\/em>) qui fut d\u2019abord exploit\u00e9 en France sous le titre, mal traduit de l\u2019original, de <em>Beaux mais pauvres<\/em>. C\u2019est une suite de circonstance r\u00e9alis\u00e9e en vitesse, dans laquelle Risi et ses collaborateurs se montrent moins inspir\u00e9s et encha\u00eenent les gags potaches et les situations amusantes avec les m\u00eames protagonistes qu\u2019on retrouve fianc\u00e9s, et dans l\u2019obligation de trouver un emploi et de l\u2019argent pour pouvoir se marier. Mais le charme op\u00e8re toujours, et le comique d\u2019observation sociale demeure tr\u00e8s pertinent.<\/strong><\/p>\n<p><strong><em>Pauvres Millionnaires<\/em>\u00a0(<em>Poveri milionari<\/em>, 1959) est la troisi\u00e8me partie de la s\u00e9rie de com\u00e9dies populaires initi\u00e9e par\u00a0<em>Pauvres mais beaux<\/em>\u00a0et\u00a0<em>Beaux mais pauvres<\/em>\u00a0en 1957, une fois de plus entreprise en raison du formidable succ\u00e8s des deux premiers films.<\/strong><\/p>\n<p><strong>On y retrouve Risi et les duettistes Massimo Franciosa et Pasquale Festa Campanile (futur r\u00e9alisateur) au sc\u00e9nario, ainsi que la plupart des membres des \u00e9quipes technique et artistique d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents sur\u00a0<em>Pauvres mais beaux<\/em>.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Au d\u00e9but de\u00a0<em>Pauvres Millionnaires\u00a0<\/em>les deux comp\u00e8res Salvatore et Romolo se sont enfin mari\u00e9s. Devenus beaux-fr\u00e8res ils partent avec leurs moiti\u00e9s en voyage de noces \u00e0 Florence. En raison des maladresses de Salvatore et d\u2019actes manqu\u00e9s \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition le d\u00e9part en train tourne au d\u00e9sastre et les jeunes mari\u00e9s ratent compl\u00e8tement leur escapade matrimoniale.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Les jeunes h\u00e9ros de\u00a0<em>Pauvres millionnaires<\/em>\u00a0apparaissent d\u00e8s la s\u00e9quence initiale comme des enfants mal d\u00e9grossis \u00e0 peine sortis du giron familial et lanc\u00e9s de fa\u00e7on hasardeuse dans le monde des adultes. Leur installation dans un appartement moderne en banlieue, loin de leurs parents habitant Piazza Navona, au c\u0153ur de Rome, confirme cette impression. L\u2019appartement situ\u00e9 \u00e0 un rez-de-chauss\u00e9e dans un immeuble en construction se r\u00e9v\u00e8le invivable, sans fen\u00eatres ni meubles et en pleins travaux. Plus encore que dans les films pr\u00e9c\u00e9dents Salvatore est pr\u00e9sent\u00e9 comme un v\u00e9ritable empot\u00e9, gaffeur et incomp\u00e9tent, suscitant la consternation de son \u00e9pouse et de son meilleur ami \u00e0 chacune de ses initiatives. Avec ce troisi\u00e8me film Risi et ses cosc\u00e9naristes changent de registre. Ils att\u00e9nuent la chronique sociale et l\u2019\u00e9tude de m\u0153urs \u2013 toujours pr\u00e9sentes \u2013 pour amplifier les effets comiques, les quiproquos et les gags burlesques. Le coup sur la t\u00eate qui provoque l\u2019amn\u00e9sie de Salvatore ne le rend pas plus intelligent mais lui permet en quelque sorte de traverser le miroir et de d\u00e9couvrir la haute soci\u00e9t\u00e9, passant du statut de petit employ\u00e9 \u00e0 directeur du grand magasin o\u00f9 il travaillait avec son ami Romolo. Ce postulat improbable rompt avec le n\u00e9or\u00e9alisme rose et se rapproche de la fantaisie des com\u00e9dies am\u00e9ricaines. Risi encha\u00eene les situations irr\u00e9sistibles n\u00e9es du d\u00e9calage permanent du comportement lunaire de Salvatore propuls\u00e9 dans l\u2019univers luxueux de l\u2019aristocratie industrielle de Rome, tandis que Romolo continue \u00e0 patauger dans la mouise. Les probl\u00e8mes d\u2019argent, de logement, les d\u00e9sillusions professionnelles\u2026 Risi parle encore de la soci\u00e9t\u00e9 italienne et des probl\u00e8mes des nouvelles g\u00e9n\u00e9rations, mais il le fait sans se prendre au s\u00e9rieux ni appuyer ses intentions satiriques.\u00a0<em>Pauvres Millionnaires<\/em>\u00a0permet \u00e0 Renato Salvatori de donner libre cours \u00e0 sa verve comique dans le r\u00f4le de Salvatore, avec un festival de mines ahuries. Dans ce troisi\u00e8me film de la s\u00e9rie Renato Salvatori se d\u00e9tache enfin de ses camarades, s\u2019empare du devant de la sc\u00e8ne. Sylva Koscina, toujours aussi s\u00e9duisante, est tr\u00e8s dr\u00f4le en h\u00e9riti\u00e8re farfelue qui s\u2019amourache de Salvatore.\u00a0<em>Pauvres Millionnaires<\/em>\u00a0vient clore la p\u00e9riode inaugurale de la filmographie de Risi, l\u00e9g\u00e8re et insouciante, avant que le r\u00e9alisateur n\u2019exprime sa m\u00e9lancolie ou sa cruaut\u00e9 dans des com\u00e9dies grin\u00e7antes (<em>Le Veuf<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 la m\u00eame ann\u00e9e) ou des drames plus intimes (<em>L\u2019Inassouvie<\/em>\u00a0en 1960, son premier chef-d\u2019\u0153uvre). C\u2019est un feu d\u2019artifice d\u2019humour et d\u2019\u00e9nergie, une com\u00e9die sans pr\u00e9tention mais o\u00f9 l\u2019on ne s\u2019ennuie jamais, et qui poss\u00e8de un charme fou. C\u2019est surtout un film o\u00f9 l\u2019on sent constamment le plaisir qu\u2019ont pu prendre ses auteurs et ses acteurs sur le tournage, et aux diff\u00e9rentes \u00e9tapes de sa fabrication.<\/strong><\/p>\n<p><strong>La Trilogie optimiste de Dino Risi<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un coffret Blu-ray + 3 DVD + 1 DVD de Bonus + 1 livret in\u00e9dit de 24 pages (M6 vid\u00e9o, disponible \u00e0 la vente depuis le 3 octobre)<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-22820\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige.png\" alt=\"\" width=\"965\" height=\"1280\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige.png 965w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige-211x280.png 211w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige-768x1019.png 768w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige-579x768.png 579w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/0010422_dino-risi-la-trilogie-optimiste-coffret-edition-prestige-580x769.png 580w\" sizes=\"(max-width: 965px) 100vw, 965px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La \u00ab\u00a0com\u00e9die \u00e0 l\u2019italienne\u00a0\u00bb s\u2019est souvent distingu\u00e9e par sa cruaut\u00e9. 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