{"id":2141,"date":"2011-10-01T08:00:22","date_gmt":"2011-10-01T07:00:22","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=2141"},"modified":"2020-03-28T13:22:36","modified_gmt":"2020-03-28T12:22:36","slug":"retrospective-nicholas-ray-a-la-cinematheque-suisse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/10\/01\/retrospective-nicholas-ray-a-la-cinematheque-suisse\/","title":{"rendered":"R\u00e9trospective Nicholas Ray \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que suisse"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Du 1<sup>er<\/sup> au 31 octobre, la Cin\u00e9math\u00e8que suisse pr\u00e9sentera l\u2019essentiel de l\u2019\u0153uvre de Nicholas Ray (photo en t\u00eate de texte, circa 1945), plus deux films de Wim Wenders\u00a0: <em>L\u2019Ami am\u00e9ricain<\/em> o\u00f9 il joue un peintre (avec un bandeau noir sur un \u0153il) et <em>Nick\u2019s Movie<\/em>, essai cin\u00e9matographique o\u00f9 le cin\u00e9aste allemand filme l\u2019agonie de Ray (qui mourra en 1979, avant la sortie du film). On pourra aussi d\u00e9couvrir <em>Don\u2019t Expect Too Much<\/em>, documentaire r\u00e9alis\u00e9 par Susan Ray, la veuve du cin\u00e9aste, et pr\u00e9sent\u00e9 en premi\u00e8re mondiale lors de la derni\u00e8re Mostra de Venise, concentr\u00e9 sur les derni\u00e8res ann\u00e9es de Ray, quand il donnait des le\u00e7ons de cin\u00e9ma et tournait son ultime film <em>We Can\u2019t Go Home Again<\/em> avec ses \u00e9tudiants.<br \/>\nMais ce sera surtout l\u2019occasion si vous \u00eates \u00e0 Lausanne de revoir 17 films de Ray, de son premier, les sublimes <em>Amants de la nuit <\/em>(1949), jusqu\u2019\u00e0 sa fin erratique dans les ann\u00e9es 70, apr\u00e8s avoir sign\u00e9 deux superproductions in\u00e9gales en Espagne pour le nabab ind\u00e9pendant Samuel Bronston, <em>Le Roi des rois<\/em> et <em>Les 55 Jours de P\u00e9kin<\/em> (manque \u00e0 la programmation les magnifiques et sous-estim\u00e9es <em>Dents du diable<\/em>, coproduction europ\u00e9enne tourn\u00e9e aux studios Pinewood de Londres avec Anthony Quinn, sur la vie d\u2019un eskimo, d\u2019une grande po\u00e9sie et qui retrouve la puret\u00e9 des films de Murnau et de Flaherty).<br \/>\nLa carri\u00e8re de Ray \u00e0 Hollywood sera relativement br\u00e8ve (14 ans) mais intense (deux films par an en moyenne) et brillante. Il a commenc\u00e9 \u00e0 faire des films \u00e0 l\u2019\u00e9poque du dernier \u00e2ge d\u2019or du cin\u00e9ma hollywoodien (les ann\u00e9es 50) mais il sera peut-\u00eatre le premier grand cin\u00e9aste \u00e0 \u00eatre victime de son d\u00e9clin \u00e0 la fin de la m\u00eame d\u00e9cennie. Ray appartient \u00e0 la famille des po\u00e8tes maudits d\u2019Hollywood. C\u2019\u00e9tait un artiste romantique, un rebelle qui parvint \u00e0 r\u00e9aliser des films admirables au sein des studios \u2013 gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intelligence du syst\u00e8me et au talent de ses artisans et techniciens &#8211; mais dont les incessantes luttes avec les producteurs et les d\u00e9cideurs des majors mirent un terme anticip\u00e9 \u00e0 sa carri\u00e8re, ajout\u00e9s aux exc\u00e8s et \u00e0 la fragilit\u00e9 du cin\u00e9aste. La d\u00e9cadence pr\u00e9matur\u00e9e de Ray, \u00e0 la fois artiste et cin\u00e9aste hollywoodien, correspond \u00e0 la d\u00e9cadence de tout le cin\u00e9ma am\u00e9ricain qui survient au d\u00e9but des ann\u00e9es 60.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">L\u2019\u0153uvre de Ray a la particularit\u00e9 de commencer avec ce qui demeure sans doute son plus beau film, le plus pur, le plus parfait, o\u00f9 s\u2019expriment \u00e0 la perfection le talent et les intentions du cin\u00e9aste, grand directeur d\u2019acteurs, anticonformiste et hypersensible : <em>Les Amants de la nuit<\/em> (<em>They Live by Night<\/em>) avec Cathy O\u2019Donnell et Farley Granger. Objet de culte aupr\u00e8s des cin\u00e9philes europ\u00e9ens, le film ne conna\u00eetra qu\u2019un succ\u00e8s d\u2019estime et une sortie tardive aux Etats-Unis, mais cela suffit pour attirer l\u2019attention sur le cin\u00e9aste d\u00e9butant, qui avait \u00e9tudi\u00e9 la musique, l\u2019architecture et beaucoup travaill\u00e9 au th\u00e9\u00e2tre, notamment avec John Houseman et Elia Kazan dont il avait \u00e9t\u00e9 l\u2019assistant sur <em>Le Lys de Brooklyn<\/em>. Apr\u00e8s <em>Les Amants de la nuit<\/em>, Ray va alterner avec un rythme soutenu les films de commande et les films plus ambitieux.<br \/>\nHumphrey Bogart, dans sa deuxi\u00e8me collaboration avec Nicholas Ray apr\u00e8s <em>Les Ruelles du malheur<\/em>, trouve dans <em>Le Violent<\/em> (1950) un des plus beaux r\u00f4les de sa carri\u00e8re. Ce personnage de sc\u00e9nariste malmen\u00e9 par l\u2019usine hollywoodienne et victime de crises incontr\u00f4lables de violence, bouscule son image de force et de dignit\u00e9 et le montre sous un jour effrayant et path\u00e9tique. Le titre fran\u00e7ais souligne le th\u00e8me de la violence, le titre am\u00e9ricain (<em>In A Lonely Place<\/em>) \u00e9voque celui de la solitude. Le film parle \u00e9galement de l\u2019humiliation et de la f\u00ealure, et Ray s\u2019identifie plus que jamais avec son antih\u00e9ros. Faux polar (il y a pourtant un meurtre et une enqu\u00eate polici\u00e8re), faux film sur Hollywood (m\u00eame s\u2019il d\u00e9crit avec pr\u00e9cision le travail ingrat du sc\u00e9nariste hollywoodien anonyme, charg\u00e9 d\u2019\u00e9crire une histoire qui n\u2019est pas la sienne, adapt\u00e9 d\u2019un roman de gare, pour un film qui ne sera pas le sien non plus), <em>Le Violent<\/em> est un psychodrame d\u2019une intensit\u00e9 et d\u2019une densit\u00e9 extraordinaires. Parmi les premiers films personnels de Ray, c\u2019est un condens\u00e9 pr\u00e9coce de son univers peupl\u00e9 de perdants bless\u00e9s par la vie et tortur\u00e9s par des d\u00e9mons int\u00e9rieurs. Contrairement \u00e0 James Mason dans <em>Derri\u00e8re le miroir <\/em>(un autre chef-d\u2019\u0153uvre de Ray, r\u00e9alis\u00e9 en 1956), transform\u00e9 par l\u2019abus de cortisone, Bogart porte en lui des acc\u00e8s pathologiques de violence qui perturbent ses relations professionnelles et amicales et mettent en p\u00e9ril sa relation avec sa voisine (Gloria Grahame), une femme amoureuse qui repr\u00e9sente sa derni\u00e8re chance de bonheur et d\u2019\u00e9quilibre. Nick Ray signe avec <em>Le Violent<\/em> un de ses films les plus sombres, sans espoir de salut, mais aussi le plus libre, affranchi des conventions et de l\u2019optimisme falsificateur des productions des grands studios.<br \/>\nDans <em>Les Indomptables <\/em>(<em>The Lusty Men<\/em>), r\u00e9alis\u00e9 deux ans et cinq films plus tard, Robert Mitchum pr\u00eate sa fatigue naturelle au romantisme suicidaire de Nicholas Ray le temps d&rsquo;un beau film triste sur le monde du rod\u00e9o. <em>Les Indomptables<\/em> ne compte pas parmi les films les plus c\u00e9l\u00e8bres de Nick Ray ni ses plus aim\u00e9s. Produit par Jerry Wald et Norman Krasna lors du r\u00e8gne du milliardaire Howard Hugues \u00e0 la RKO, son \u00e9laboration un brin hasardeuse (le sc\u00e9nario fut \u00e9crit au jour le jour par plusieurs sc\u00e9naristes) n&rsquo;a pas emp\u00each\u00e9 Ray de signer un film personnel et \u00e9mouvant, dans lequel sa sensibilit\u00e9 d&rsquo;\u00e9corch\u00e9 vif et la modernit\u00e9 de son travail brillent de leur \u00e9vidence. Nicholas Ray semble toujours avoir cherch\u00e9 l&rsquo;accident, l&rsquo;improvisation, la mise en danger au sein m\u00eame d&rsquo;un syst\u00e8me hollywoodien dont on va assister, la d\u00e9cennie suivante, au rapide d\u00e9labrement. En qu\u00eate d&rsquo;humanit\u00e9 et de v\u00e9rit\u00e9, Ray accorde une attention particuli\u00e8re \u00e0 la direction d&rsquo;acteurs. Tourn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9conomie, dans le d\u00e9cor quotidien de l&rsquo;Am\u00e9rique rurale, <em>Les Indomptables<\/em> permet \u00e0 Ray de dresser le portrait d&rsquo;un personnage comme il les affectionne, autodestructeur, marginal, d\u00e9phas\u00e9. Ici, Robert Mitchum campe un champion de rod\u00e9o au bout du rouleau qui accepte d&rsquo;entra\u00eener un employ\u00e9 de ranch avide de victoires et tombe amoureux de sa femme. La mort et l&rsquo;\u00e9chec r\u00f4dent autour de l&rsquo;ar\u00e8ne. Le rod\u00e9o symbolise le simulacre du r\u00eave am\u00e9ricain, la domestication sous forme de kermesse de la vie dangereuse des pionniers et des cow-boys, sa d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence. Dans une tr\u00e8s belle sc\u00e8ne, Mitchum visite la nuit une baraque en ruine, o\u00f9 il a pass\u00e9 son enfance et \u00e9voque avec un vieil homme le temps pass\u00e9 et son souhait de racheter la maison. Vingt ans plus tard Ray tournera un film exp\u00e9rimental avec ses \u00e9tudiants, <em>We Can&rsquo;t Go Home Again<\/em>, dont le titre est inspir\u00e9 par cette sc\u00e8ne.<em><br \/>\nJohnny Guitare<\/em> (1954) et <em>La Fureur de vivre<\/em> (1955) sont certainement les deux titres les plus mythiques de la filmographie de Nicholas Ray. Le premier est un western paroxystique tr\u00e8s loin des conventions du genre (on pense seulement \u00e0 <em>L\u2019Ange des maudits<\/em> de Fritz Lang, r\u00e9alis\u00e9 deux ans plus t\u00f4t), v\u00e9ritable histoire d\u2019amour fou entre une femme de t\u00eate vieillissante, Vienna (Joan Crawford) et un aventurier joueur de guitare (Sterling Hayden) sur fond de haine et d\u2019hyst\u00e9rie. D\u00e9chirante histoire d\u2019amour (deux amants bless\u00e9s par la vie se retrouvent quand il est trop tard pour tout recommencer), trag\u00e9die baroque (la jalousie psychotique d\u2019une harpie \u00e0 l\u2019encontre de la tenanci\u00e8re d\u2019un saloon provoquera d\u00e9sastres et meurtres en s\u00e9rie), po\u00e8me \u00e9l\u00e9giaque&#8230; <em>Johnny Guitare<\/em> est tout cela, et plus encore. Accessoirement, il s\u2019agit d\u2019un western fauch\u00e9 tourn\u00e9 pour la Republic, un des plus modestes studios d\u2019Hollywood, pour lequel Walsh, Dwan, Ford et Lang eurent tout de m\u00eame l\u2019opportunit\u00e9 de r\u00e9aliser eux aussi quelques films g\u00e9niaux.<em><br \/>\nLa Fureur de vivre<\/em>, le plus grand succ\u00e8s de la carri\u00e8re de Ray, fixera la l\u00e9gende de James Dean, qui mourra un mois avant la sortie du film aux Etats-Unis, dans un accident de voiture \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 24 ans. Le film consacre aussi Nicholas Ray, entour\u00e9 sur le tournage de Dean mais aussi de Natalie Wood, Sal Mineo, Dennis Hopper, comme le cin\u00e9aste de la jeunesse, de la r\u00e9volte et du romantisme adolescent. Francis Coppola (<em>Outsiders<\/em>, <em>Rusty James<\/em>), Gus Van Sant et Larry Clark s\u2019en souviendront.<br \/>\nR\u00e9alis\u00e9 en 1957<em> Le Brigand bien-aim\u00e9<\/em> (<em>The True Story of Jesse James<\/em>) est un film plut\u00f4t mal-aim\u00e9. Par Nicholas Ray lui-m\u00eame qui ne pardonna pas aux producteurs d\u2019avoir refus\u00e9 ses choix esth\u00e9tiques et massacr\u00e9 au montage sa vision ambitieuse de la vie de Jesse James. Par le spectateur d\u2019aujourd\u2019hui, qui peut juger dat\u00e9s les retours en arri\u00e8re annonc\u00e9s par des nuages roses et des voix-off (proc\u00e9d\u00e9s ajout\u00e9s par le studio contre l\u2019avis du cin\u00e9aste). Pourtant <em>Le Brigand bien-aim\u00e9<\/em>, film malade, demeure une \u0153uvre personnelle de Nicholas Ray, o\u00f9 l\u2019on retrouve sa fascination pour les personnages juv\u00e9niles, rebelles et n\u00e9vrotiques. Avec ce film aux accents troubles, profond\u00e9ment d\u00e9senchant\u00e9, le western abandonne l\u2019\u00e2ge classique et entre dans l\u2019\u00e8re du soup\u00e7on.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">R\u00e9alis\u00e9 en 1958, <em>La For\u00eat interdite<\/em> (<em>Wind Across the Everglades<\/em>) est l\u2019autre grand film malade de Nicholas Ray, cin\u00e9aste g\u00e9nial mais fragile qui venait de tourner un beau film de guerre sur la trahison en Europe (<em>Am\u00e8re Victoire<\/em>) apr\u00e8s le triomphe mondial de <em>La Fureur de vivre<\/em>. <em>La For\u00eat interdite <\/em>est initialement un projet du sc\u00e9nariste et producteur Budd Schulberg, connu pour sa collaboration avec Elia Kazan (<em>Sur les quais<\/em>, <em>Un homme dans la foule<\/em>). Le film est une des premi\u00e8res \u0153uvres \u00e9cologistes, d\u00e9crivant la destruction dans les mar\u00e9cages de Floride par des hors-la-loi, pour alimenter la mode des chapeaux \u00e0 plume chez les bourgeoises de Miami. Un jeune ornithologue id\u00e9aliste, missionn\u00e9 par le gouvernement, tente d\u2019enrayer le massacre. Situ\u00e9 dans les Everglades, le tournage est \u00e9prouvant et surtout Nicholas Ray n\u2019est pas dans son \u00e9tat normal. Malade, sous l\u2019emprise de l\u2019alcool, de la drogue, et d\u2019une jeune ma\u00eetresse franco-libyenne, il surprend l\u2019\u00e9quipe par son comportement erratique et ses m\u00e9thodes de travail non conventionnelles. Avec le souci d\u2019\u00e9viter d\u00e9sastre et scandale, Schulberg termine le film, dont le montage et la postproduction \u00e9chappent \u00e9galement au contr\u00f4le du cin\u00e9aste. De retour \u00e0 Hollywood, Nicholas Ray fait des suggestions pour am\u00e9liorer le film, mais il n\u2019est pas \u00e9cout\u00e9. Warner sort le film \u00e0 la sauvette et c\u2019est un gros \u00e9chec commercial. La r\u00e9putation de Ray aux Etats-Unis ne s\u2019en rel\u00e8vera pas, malgr\u00e9 un ultime chef-d\u2019\u0153uvre l\u2019ann\u00e9e suivante, <em>Traquenard<\/em>. Son d\u00e9clin personnel co\u00efncide avec celui d\u2019Hollywood et du syst\u00e8me tout-puissant des studios, \u00e0 la fin des ann\u00e9es 50. Pour la critique fran\u00e7aise qui compte les plus fervents admirateurs de Ray, le film est magnifique, malgr\u00e9 des scories facilement imputables \u00e0 un tournage et une production chaotiques. Difficile de lui donner tort. On retrouve dans <em>La For\u00eat interdite<\/em> la sensibilit\u00e9 d\u2019\u00e9corch\u00e9 vif et le romantisme d\u2019un cin\u00e9aste qui sut si bien filmer les r\u00eaveurs, les parias, et les paradis perdus d\u2019une Am\u00e9rique en voie de modernisation.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Apr\u00e8s les lourdes productions de Samuel Bronston dont il sort lessiv\u00e9 (il fait un infarctus pendant le tournage des <em>55 Jours de P\u00e9kin<\/em>), Nicholas Ray, alcoolique et malade, n\u2019est plus que l\u2019ombre de lui-m\u00eame. Comble de la disgr\u00e2ce, Il attend presque dix ans pour approcher de nouveau une cam\u00e9ra, et c\u2019est pour un court m\u00e9trage pseudo pornographique d\u2019un film collectif hollandais, <em>R\u00eaves humides<\/em>. A l\u2019instar de Samuel Fuller, Nicholas Ray re\u00e7ut les derni\u00e8res ann\u00e9es de sa vie de nombreux t\u00e9moignages d\u2019admiration de ses amis cin\u00e9astes et cin\u00e9philes (Wenders et Scorsese en t\u00eate, comme d\u2019habitude), mais cela ne suffit pas \u00e0 effacer un vaste sentiment de tragique g\u00e2chis. A noter que le critique et historien du cin\u00e9ma Bernard Eisenschitz a consacr\u00e9 en 1990 \u00e0 Nicholas Ray un formidable essai biographique \u00ab\u00a0Roman am\u00e9ricain les vies de Nicholas Ray\u00a0\u00bb aux \u00e9ditions Christian Bourgoin, h\u00e9las \u00e9puis\u00e9 depuis belle lurette.<\/span><\/p>\n<div id=\"attachment_2165\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/2011\/10\/01\/retrospective-nicholas-ray-a-la-cinematheque-suisse\/in-a-lonely-place-006-1000018401\/\" rel=\"attachment wp-att-2165\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2165\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2165\" title=\"In a Lonely Place de Nicholas Ray (1950)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-006-1000018401.jpg\" alt=\"In a Lonely Place (1950)\" width=\"640\" height=\"500\" 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a Lonely Place de Nicholas Ray (1950)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-009-1000018404.jpg\" alt=\"In a Lonely Place (1950)\" width=\"640\" height=\"502\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-009-1000018404.jpg 2872w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-009-1000018404-356x280.jpg 356w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-009-1000018404-977x768.jpg 977w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/in-a-lonely-place-009-1000018404-580x455.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-2166\" class=\"wp-caption-text\"><em>In a Lonely Place<\/em> (1950)<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_2179\" style=\"width: 650px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/2011\/10\/01\/retrospective-nicholas-ray-a-la-cinematheque-suisse\/the-lusty-men-007-1000038488\/\" rel=\"attachment wp-att-2179\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-2179\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2179\" title=\"The Lusty Men de Nicholas Ray (1952)\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/the-lusty-men-007-1000038488.jpg\" alt=\"The Lusty Men (1952)\" width=\"640\" height=\"419\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/the-lusty-men-007-1000038488.jpg 3542w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/the-lusty-men-007-1000038488-427x280.jpg 427w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/the-lusty-men-007-1000038488-1024x671.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/09\/the-lusty-men-007-1000038488-580x380.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><p 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