{"id":21040,"date":"2017-07-22T17:39:21","date_gmt":"2017-07-22T16:39:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=21040"},"modified":"2020-04-12T10:11:01","modified_gmt":"2020-04-12T09:11:01","slug":"george-a-romero-1940-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/","title":{"rendered":"George A. Romero (1940-2017)"},"content":{"rendered":"<p>Avec John Carpenter, David Cronenberg (premi\u00e8re p\u00e9riode), Tobe Hooper, Dario Argento et quelques autres George A. Romero (photo en t\u00eate de texte sur le tournage de <em>Day of the Dead<\/em>) fut un ma\u00eetre de l\u2019horreur moderne, dont l\u2019entr\u00e9e dans le genre \u2013 <em>La Nuit des morts-vivants<\/em> en 1968 \u2013 fut un v\u00e9ritable coup de tonnerre. Malgr\u00e9 la gloire que lui a apport\u00e9e ce premier long m\u00e9trage, ph\u00e9nom\u00e8ne des s\u00e9ances de minuit bient\u00f4t \u00e9lev\u00e9 au rang de classique, Romero est demeur\u00e9 toute sa vie un ind\u00e9pendant, voire un marginal. Mis \u00e0 l\u2019\u00e9cart des studios comme de la respectabilit\u00e9 critique, il a continu\u00e9 \u00e0 exprimer son talent et son regard acerbe sur le monde contemporain et la soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine dans des films modestes, mais int\u00e8gres et r\u00e9ussis. N\u00e9 en 1940 \u00e0 New York, George A. Romero s\u2019installe tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 Pittsburgh, Pennsylvanie, une ville qu\u2019il ne quittera plus et qui deviendra le symbole de son ind\u00e9pendance vis-\u00e0-vis des deux p\u00f4les de la production cin\u00e9matographique aux Etats-Unis, New York et surtout Los Angeles. Fid\u00e8le \u00e0 ses origines populaires, \u00e0 sa ville, \u00e0 ses id\u00e9aux de jeunesse, Romero resta un cin\u00e9aste irr\u00e9ductible, insensible aux sir\u00e8nes de la gloire, un des seuls de sa g\u00e9n\u00e9ration \u00e0 m\u00e9riter l\u2019appellation de franc-tireur. Son int\u00e9grit\u00e9, ses convictions politiques et son mode de vie l\u2019ont sans doute marginalis\u00e9 sur le plan professionnel, mais elles lui ont permis de mener \u00e0 bien une v\u00e9ritable \u0153uvre, \u00e0 contre-courant de la pens\u00e9e et de l\u2019industrie dominantes. Romero n\u2019est donc pas le r\u00e9alisateur d\u2019un seul film, <em>La Nuit des morts-vivants<\/em>, et sa carri\u00e8re est jalonn\u00e9e de r\u00e9ussites. On ne peut non plus r\u00e9duire sa filmographie \u00e0 la seule saga des zombies (six films entre 1968 et 2009) puisque Romero s\u2019est illustr\u00e9 avec talent dans d\u2019autres courant du fantastique, avec quelques grands films secrets, comme Incident de parcours en 1988.<\/p>\n<p>La preuve en neuf jalons importants dans l\u2019\u0153uvre de George A. Romero, pour rendre hommage \u00e0 l&rsquo;une des voix les plus originales du cin\u00e9ma ind\u00e9pendant am\u00e9ricain, qui vient de s&rsquo;\u00e9teindre.<\/p>\n<p><em>La Nuit des morts-vivants<\/em> sera diffus\u00e9 lundi 24 juillet \u00e0 23h45 sur ARTE. Le film sera \u00e9galement disponible en t\u00e9l\u00e9vision de rattrapage pendant sept jours sur ARTE+7.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Martin<\/em> (1976)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21042\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/martin-george-romero-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Apr\u00e8s le retentissement mondial de <em>La Nuit des morts-vivants, <\/em>Romero peine \u00e0 encha\u00eener avec d\u2019autres succ\u00e8s. <em>The Crazies<\/em> et <em>Season of the Witch<\/em>, avec lesquels il r\u00e9cidive dans le fantastique politique, connaissent des diffusions limit\u00e9es et souffrent de leurs budgets modestes, qui leur conf\u00e8rent une facture proche de l\u2019amateurisme. <em>Martin<\/em> propose une vision tr\u00e8s originale du vampirisme, trait\u00e9 comme une maladie mentale. Martin, un jeune homme de dix-sept ans est obs\u00e9d\u00e9 par le sang\u00a0: il viole et tue des femmes et des hommes dont il boit le sang en leur entaillant les membres au rasoir. Son oncle tr\u00e8s croyant qui l&rsquo;h\u00e9berge est persuad\u00e9 qu&rsquo;il est un vampire. Martin est-il un v\u00e9ritable vampire, ou bien seulement un marginal en proie \u00e0 la folie\u00a0? George A. Romero signe avec <em>Martin <\/em>un film d\u2019horreur social. Les reliquats tenaces des superstitions religieuses devant certains comportements d\u00e9viants rencontrent l\u2019antipsychiatrie et la sociologie dans la grisaille des banlieues am\u00e9ricaines. Un film d\u00e9pressif, punk, qui va acqu\u00e9rir une belle r\u00e9putation aupr\u00e8s d\u2019une petite chapelle de cin\u00e9philes.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Zombie<\/em> (<em>Dawn of the Dead<\/em>, 1978)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21043\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/1490422029_zombie3-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Les morts reviennent \u00e0 la vie et d\u00e9vorent les vivants. Un groupe de survivants, trois hommes et une femme, fuit la ville en h\u00e9licopt\u00e8re et se r\u00e9fugie dans un centre commercial d\u00e9saffect\u00e9, bient\u00f4t cern\u00e9 par les zombies. Second volet de la saga de George A. Romero consacr\u00e9e aux morts-vivants, <em>Zombie<\/em> est un titre essentiel du nouveau cin\u00e9ma fantastique des ann\u00e9es 70, et un chef-d\u2019\u0153uvre indiscutable du cin\u00e9ma \u00ab\u00a0gore\u00a0\u00bb. Ici l\u2019horreur se pare des atours du film d\u2019action et du western urbain. Romero conserve l\u2019id\u00e9e de huis clos mais la couleur succ\u00e8de au noir et blanc, un vaste espace \u00e0 une simple maison isol\u00e9e, et <em>Zombie<\/em> est cent fois plus spectaculaire que <em>La Nuit des morts-vivants<\/em>. Dans les deux films, le personnage central est un homme noir. Romero continue d\u2019inscrire la question raciale au centre de ses films. Au th\u00e8me du racisme il ajoute ceux du consum\u00e9risme et de l\u2019ali\u00e9nation. Romero met en sc\u00e8ne une succession d\u2019attaques et de tueries \u00e0 la violence nihiliste, digne de Sam Peckinpah, avec des d\u00e9bordements sanguinolents orchestr\u00e9s par le maquilleur fou Tom Savini. La participation de Dario Argento \u00e0 la production donnera naissance \u00e0 une version europ\u00e9enne plus nerveuse et b\u00e9n\u00e9ficiant de la musique angoissante et fr\u00e9n\u00e9tique du groupe rock Goblin, d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u0153uvre sur <em>Suspiria<\/em>. Le film ne sortira en France qu\u2019en 1983, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 totalement interdit par la censure. L\u2019\u00e9dition VHS (chez Ren\u00e9 Ch\u00e2teau, dans la fameuse collection \u00ab\u00a0les films que vous ne verrez jamais \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision\u00a0\u00bb) conna\u00eetra un grand succ\u00e8s et hantera longtemps les vid\u00e9oclubs. L\u2019ambiance apocalyptique de <em>Zombie<\/em>, avec ses hordes sinistres de zombies d\u00e9boussol\u00e9s qui reviennent hanter un ancien lieu de vie aura un impact consid\u00e9rable sur la culture populaire. Et traumatisera plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de spectateurs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Knightriders <\/em>(1981)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21044\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/knightriders_10-hr-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Apr\u00e8s <em>Zombie<\/em>, Romero r\u00e9alise le beau et \u00e9trange <em>Knightriders<\/em>, film maudit de sa carri\u00e8re. D\u00e9laissant pour la premi\u00e8re \u2013 et derni\u00e8re &#8211; fois le fantastique, Romero imagine les p\u00e9r\u00e9grinations d\u2019une troupe itin\u00e9rante de motards qui vit selon le code de chevalerie et organise des spectacles inspir\u00e9s des r\u00e9cits de la Table ronde. Ce qui ne constitue pour certains qu\u2019une forme d\u00e9voy\u00e9e et d\u00e9risoire de \u00ab\u00a0show business\u00a0\u00bb repr\u00e9sente au contraire pour le directeur de la troupe un v\u00e9ritable art de vivre. R\u00e9flexion sur les mouvements communautaires des ann\u00e9es 70, tr\u00e8s repr\u00e9sentatif des id\u00e9es de Romero sur l\u2019utopie, le r\u00eave et l\u2019ind\u00e9pendance, <em>Knightriders <\/em>essuie un rejet cinglant de la critique et du public. Il ne sera jamais distribu\u00e9 en France mais on peut maintenant se le procurer dans une \u00e9dition blu-ray am\u00e9ricaine. \u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma fantastique n\u2019est pas mon seul centre d\u2019int\u00e9r\u00eat, et je ne me consid\u00e8re pas comme un cin\u00e9aste de genre. Mais chaque fois que le t\u00e9l\u00e9phone a sonn\u00e9, c\u2019\u00e9tait pour me demander de r\u00e9aliser un film d\u2019horreur. J\u2019ai fini par me r\u00e9signer.\u00a0\u00bb (George A. Romero)<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Creepshow<\/em> (1982)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21045\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/creepshow2-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Apr\u00e8s l\u2019\u00e9chec de <em>Knightriders<\/em>, Romero s\u2019attele \u00e0 un projet plus commercial, avec la complicit\u00e9 de Stephen King dont le nom est \u00e0 l\u2019\u00e9poque synonyme de succ\u00e8s au box-office. D\u00e9pourvu des implications politiques et libertaires des meilleurs films de Romero, <em>Creepshow<\/em> est un hommage aux E. C. Comics, ces bandes dessin\u00e9es horrifiques des ann\u00e9es 50 et 60 qui ont construit l&rsquo;imaginaire de plusieurs g\u00e9n\u00e9rations de gar\u00e7ons am\u00e9ricains passionn\u00e9s de fantastique et de science-fiction, parmi lesquels Stephen King (sc\u00e9nariste et acteur dans <em>Creepshow<\/em>), Tom Savini (sp\u00e9cialiste des effets sp\u00e9ciaux sanglants) et Romero lui-m\u00eame. Le cin\u00e9aste transpose \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran de fa\u00e7on convaincante les couleurs criardes, les situations macabres et les personnages grotesques caract\u00e9ristiques des E. C. Comics, dans cinq sketches reli\u00e9s par des interm\u00e8des anim\u00e9s. Un mort-vivant revient \u00e9liminer les membres de sa famille et r\u00e9clamer son g\u00e2teau d&rsquo;anniversaire (\u00ab\u00a0La F\u00eate des p\u00e8res\u00a0\u00bb), un paysan solitaire se transforme en monstre v\u00e9g\u00e9tal au contact d&rsquo;un m\u00e9t\u00e9ore (\u00ab\u00a0La Mort de Jordy Verrill\u00a0\u00bb, inspir\u00e9 de <em>La Couleur tomb\u00e9e du ciel<\/em> de H.P. Lovecraft), un mari jaloux filme la noyade de sa femme et de son amant (\u00ab\u00a0Un truc pour se marrer\u00a0\u00bb), un professeur d&rsquo;universit\u00e9 se d\u00e9barrasse de son \u00e9pouse gr\u00e2ce \u00e0 un monstre oubli\u00e9 dans une caisse (\u00ab\u00a0La Caisse\u00a0\u00bb), un vieillard obs\u00e9d\u00e9 par la propret\u00e9 lutte contre une invasion de cafards (\u00ab\u00a0\u00e7a grouille de partout\u00a0\u00bb). Comme souvent, le dernier sketch est le meilleur, portrait d&rsquo;un misanthrope reclus et phobique (on pense \u00e0 Howard Hughes). Ces portraits grotesques jettent un regard corrosif sur l&rsquo;humanit\u00e9 (tous les personnages sont moralement et physiquement hideux, rong\u00e9s de vices : misogynie, cupidit\u00e9, alcoolisme, sadisme, &#8230;), fid\u00e8les aux B.D. originales qui flattaient leur lectorat adolescent par une description vengeresse du monde des adultes. <em>Creepshow <\/em>est un titre \u00e0 part dans la carri\u00e8re de Romero, un peu occult\u00e9 par les autres films majeurs du cin\u00e9aste qui privil\u00e9gient une approche s\u00e9rieuse et r\u00e9aliste de l\u2019horreur. Mais c\u2019est un excellent souvenir de jeunesse, une petite madeleine pour les amateurs de fantastique qui fr\u00e9quentaient les vid\u00e9oclubs dans les ann\u00e9es 80.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Le Jour des morts-vivants<\/em> (<em>Day of the Dead<\/em>, 1985)<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me volet, apr\u00e8s <em>La Nuit des morts-vivants<\/em> et <em>Zombie<\/em>, de la saga horrifique et politique de George A. Romero. Les fans des sc\u00e8nes sanglantes qui firent la r\u00e9putation de ce cin\u00e9aste trouv\u00e8rent au moment de sa sortie le film trop bavard et s\u00e9rieux. Ils avaient tort. Le film est admirable, anxiog\u00e8ne et tendu. Il baigne dans une atmosph\u00e8re \u00e9touffante. Et les moments d\u2019horreur supportent la comparaison avec ceux des deux pr\u00e9c\u00e9dents films. Romero, gr\u00e2ce \u00e0 qui le gore pense, filme une nouvelle fois un groupe assi\u00e9g\u00e9 : \u00e0 la maison de <em>La Nuit&#8230;<\/em> et au centre commercial de <em>Zombie <\/em>succ\u00e8de un laboratoire militaire souterrain, propice \u00e0 une charge contre l\u2019arm\u00e9e et la science. Mais surtout, Romero inverse les donn\u00e9es de ses films pr\u00e9c\u00e9dents : le futur de l\u2019humanit\u00e9 est d\u00e9sormais dans le camp des zombies, et l\u2019animalit\u00e9 dans celui des derniers vivants. Un postulat passionnant qui fait de <em>Day of the Dead<\/em>, avec <em>La Mouche<\/em> de Cronenberg, un des derniers grand film d\u2019horreur moderne, r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 une \u00e9poque \u2013 le milieu des ann\u00e9es 80 \u2013 o\u00f9 le genre \u00e9tait rong\u00e9 par la parodie.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-21046\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7.jpg\" alt=\"\" width=\"1920\" height=\"1080\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7.jpg 1920w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7-498x280.jpg 498w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/maxresdefault-7-580x326.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Incidents de parcours<\/em> (<em>Monkey Shines<\/em>, 1988)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21047\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/image-w1280-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Un des films les moins connus de Romero, qui compte pourtant parmi ses meilleurs. <em>Incidents de parcours<\/em> prolonge la r\u00e9flexion sur l\u2019humanit\u00e9 et l\u2019animalit\u00e9 de <em>Day of the Dead<\/em>. Un jeune scientifique dou\u00e9 qui voit son brillant avenir bris\u00e9 par un accident qui le laisse parapl\u00e9gique. Il sombre alors dans la d\u00e9pression et fait une tentative de suicide. Un ami lui offre un singe capucin pr\u00e9nomm\u00e9 Ella, pour l\u2019aider et lui tenir compagnie dans sa vie quotidienne. Avec ce singe, le jeune homme reprend go\u00fbt \u00e0 la vie, mais l&rsquo;animal domestique d\u00e9veloppe bient\u00f4t un comportement agressif envers tous ceux qui s&rsquo;approchent de lui. Ce thriller est riche en \u00e9motion fortes et se r\u00e9v\u00e8le le film le plus hitchcockien de Romero, avec plusieurs sc\u00e8nes de suspens et d\u2019angoisse magistrales. Comme \u00e0 son habitude Romero ne se contente pas de faire frissonner le spectateur, et l\u2019invite \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les sentiments de d\u00e9pendance et de possessivit\u00e9, et sur l\u2019intelligence animale. Cette relation d\u2019amour et de mort inter-esp\u00e8ces d\u00e9livre un malaise profond et durable, et se termine sur une note bouleversante.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Bruiser<\/em> (2000)<\/p>\n<p>George A. Romero est pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des ann\u00e9es 90. Apr\u00e8s un segment d&rsquo;un m\u00e9diocre film \u00e0 sketches italo-am\u00e9ricain cor\u00e9alis\u00e9 avec Dario Argento (<em>Deux Yeux Mal\u00e9fiques<\/em>, 1990), et l\u2019adaptation anonyme d\u2019un roman de Stephen King (<em>La Part des t\u00e9n\u00e8bres<\/em>, 1993), George A. Romero est r\u00e9duit au silence par les studios qui refusent de lui confier les projets fantastiques auxquels il pourrait l\u00e9gitimement aspirer : <em>La Momie<\/em>, ou <em>Resident Evil<\/em>, d&rsquo;apr\u00e8s un jeu vid\u00e9o lui-m\u00eame inspir\u00e9 par <em>La Nuit des morts-vivants<\/em>. Les d\u00e9cideurs n&rsquo;entendent pas prendre le moindre risque avec ce cin\u00e9aste \u00e0 forte t\u00eate et volontairement en marge du cin\u00e9ma dominant. En 2000, apr\u00e8s dix ans d&rsquo;inactivit\u00e9, de ch\u00f4mage et de projets avort\u00e9s, Romero parvient \u00e0 mettre en sc\u00e8ne <em>Bruiser<\/em>, un film \u00e0 tout petit budget lointainement inspir\u00e9 d&rsquo;un conte d&rsquo;Hoffmann et de \u00ab\u00a0La M\u00e9tamorphose\u00a0\u00bb de Kafka. Il s\u2019agit avant tout de rester en vie professionnellement, en attendant la production du quatri\u00e8me volet de sa saga des morts-vivants, longtemps retard\u00e9e. Le sc\u00e9nario de <em>Bruiser<\/em> t\u00e9moigne des convictions politiques de Romero, et assouvit son go\u00fbt de la satire. Un employ\u00e9 de bureau timor\u00e9 se r\u00e9veille un matin le visage effac\u00e9, ses traits remplac\u00e9s par un masque lisse et crayeux. Il d\u00e9cide de prendre sa revanche sur la soci\u00e9t\u00e9, et plus particuli\u00e8rement sa compagne infid\u00e8le et son patron tyrannique. H\u00e9las, <em>Bruiser <\/em>fait peine \u00e0 voir. C\u2019est le nadir de la carri\u00e8re de Romero. Acteur principal m\u00e9diocre, direction artistique hideuse, \u2026 Le film transpire l\u2019absence de conviction et d\u2019inspiration. On devine ce qui a pu int\u00e9resser Romero dans cette histoire de vengeance sociale. Mais le cin\u00e9aste n&rsquo;en fait rien, par manque de moyens sans doute mais aussi par fatigue. Le film sortira directement en vid\u00e9o aux \u00c9tats-Unis et conna\u00eetra en France une distribution technique, deux ans apr\u00e8s sa r\u00e9alisation. Embarrass\u00e9s par de film indigne de Romero, les admirateurs du cin\u00e9aste se consoleront avec l\u2019excellent <em>Land of the Dead<\/em>, retour inesp\u00e9r\u00e9 aux affaires qui d\u00e9montrera que le dernier grand ma\u00eetre du cin\u00e9ma d\u2019horreur am\u00e9ricain n\u2019avait pas encore dit son dernier mot, ni perdu son \u00e9nergie et son talent derri\u00e8re la cam\u00e9ra.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Le Territoire des morts <\/em>(<em>Land of the Dead<\/em>, 2005)<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-21048\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/arton216-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Un film digne des pr\u00e9c\u00e9dents titres de la saga des zombies, intelligent, efficace et sans compromis. Apr\u00e8s une travers\u00e9e du d\u00e9sert, des films \u00e0 moiti\u00e9 r\u00e9ussis ou victimes des contingences du march\u00e9, Romero revient en pleine forme avec un br\u00fblot horrifique, nerveux et stylis\u00e9 comme une bonne s\u00e9rie B postclassique des ann\u00e9es 80, presque sans effets num\u00e9riques mais ancr\u00e9 dans le contexte sociopolitique des Etats-Unis de l\u2019apr\u00e8s 11 septembre 2001 et de la guerre en Irak. <em>Land of the Dead<\/em>, formellement et id\u00e9ologiquement, se situe aux antipodes de la mode du cin\u00e9ma fantastique mainstream. Impossible de ne pas penser, devant le spectacle d\u2019un v\u00e9hicule blind\u00e9 d\u00e9truisant tout sur son passage, et des soldats de fortune mitraillant des zombies par \u00e9crans de contr\u00f4le interpos\u00e9s, aux images des guerres retransmises par les journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s. Les allusions au probl\u00e8me des sans-abris, au terrorisme, au foss\u00e9 qui se creuse entre une \u00e9lite coup\u00e9e du monde et les couches les plus d\u00e9munies de la soci\u00e9t\u00e9 font de <em>Land of the Dead<\/em> un film toujours d\u2019actualit\u00e9 plus de dix ans apr\u00e8s sa r\u00e9alisation, et m\u00eame proph\u00e9tique \u00e0 bien des \u00e9gards \u2013 Dennis Hopper y incarne un odieux milliardaire tout-puissant qui fait furieusement penser \u00e0 Donald Trump.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Survival of the Dead <\/em>(2009)<\/p>\n<p>R\u00e9alis\u00e9 apr\u00e8s <em>Chronique des morts-vivants<\/em> (<em>Diary of the Dead<\/em>, 2007) qui s\u2019inspirait de la mode du found-footage lanc\u00e9e par <em>Le Projet Blair Witch<\/em>, le dernier opus de Romero est enthousiasmant et spectaculaire. <em>Survival of the Dead<\/em> renoue avec la s\u00e9rie B classique. Cette all\u00e9gorie sur le bellicisme humain ob\u00e9it aux codes du western, venant confirmer l\u2019hypoth\u00e8se selon laquelle Romero est un cin\u00e9aste hawksien. Celui qui aimait transformer ses films d\u2019horreur en satire du consum\u00e9risme ou de la politique am\u00e9ricaine semble ici s\u2019int\u00e9resser davantage \u00e0 l\u2019action pure. Cin\u00e9phile, mais aussi h\u00e9ritier de la culture pop, Romero n\u2019oublie pas l\u2019influence de la bande dessin\u00e9e et temp\u00e8re le d\u00e9sespoir de son propos par beaucoup d\u2019humour macabre, notamment dans les diff\u00e9rentes mani\u00e8res de mettre un zombie hors d\u2019\u00e9tat de nuire, et l\u2019inventivit\u00e9 des nombreuses morts violentes qui pars\u00e8ment le r\u00e9cit. A l\u2019univers du western vient s\u2019ajouter une touche d\u2019\u00e9pouvante gothique, avec les visions d\u2019une magnifique jeune morte vivante chevauchant un \u00e9talon noir.<\/p>\n<div id=\"attachment_21049\" style=\"width: 1930px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-21049\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-21049\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1.jpg\" alt=\"Zombie de George A. Romero\" width=\"1920\" height=\"1080\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1.jpg 1920w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1-498x280.jpg 498w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/dawnofthedead1-580x326.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><p id=\"caption-attachment-21049\" class=\"wp-caption-text\"><em>Zombie<\/em> de George A. Romero<\/p><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec John Carpenter, David Cronenberg (premi\u00e8re p\u00e9riode), Tobe Hooper, Dario Argento et quelques autres George A. Romero (photo en t\u00eate\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"Avec John Carpenter, David Cronenberg (premi\u00e8re p\u00e9riode), Tobe Hooper, Dario Argento et quelques autres George A. Romero (photo en t\u00eate\u2026\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2017-07-22T16:39:21+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2020-04-12T09:11:01+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/martin-george-romero-150x150.jpg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"\u00c9crit par\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"Olivier P\u00e8re\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"14 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\/\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/\",\"name\":\"George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\"},\"datePublished\":\"2017-07-22T16:39:21+00:00\",\"dateModified\":\"2020-04-12T09:11:01+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/\"]}]},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Home\",\"item\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"George A. Romero (1940-2017)\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website\",\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":\"required name=search_term_string\"}],\"inLanguage\":\"fr-FR\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558\",\"name\":\"Olivier P\u00e8re\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"fr-FR\",\"@id\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/\",\"url\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g\",\"caption\":\"Olivier P\u00e8re\"},\"url\":\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/","og_locale":"fr_FR","og_type":"article","og_title":"George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re","og_description":"Avec John Carpenter, David Cronenberg (premi\u00e8re p\u00e9riode), Tobe Hooper, Dario Argento et quelques autres George A. Romero (photo en t\u00eate\u2026","og_url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/","og_site_name":"Olivier P\u00e8re","article_published_time":"2017-07-22T16:39:21+00:00","article_modified_time":"2020-04-12T09:11:01+00:00","og_image":[{"url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/martin-george-romero-150x150.jpg"}],"author":"Olivier P\u00e8re","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Olivier P\u00e8re","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"14 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/","name":"George A. Romero (1940-2017) - Olivier P\u00e8re","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website"},"datePublished":"2017-07-22T16:39:21+00:00","dateModified":"2020-04-12T09:11:01+00:00","author":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2017\/07\/22\/george-a-romero-1940-2017\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Home","item":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"George A. Romero (1940-2017)"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#website","url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/","name":"Olivier P\u00e8re","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/dc32cd6c79be95e52d43b97a74182558","name":"Olivier P\u00e8re","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/bdea7b6a2c195e2c41772429a9694758?s=96&d=mm&r=g","caption":"Olivier P\u00e8re"},"url":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/author\/pereolivier\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21040"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/users\/116"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=21040"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21040\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":21055,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21040\/revisions\/21055"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=21040"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=21040"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=21040"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}