{"id":19622,"date":"2016-12-02T14:38:55","date_gmt":"2016-12-02T13:38:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=19622"},"modified":"2020-04-10T18:56:46","modified_gmt":"2020-04-10T17:56:46","slug":"fantomes-souvenir-rencontre-serge-toubiana","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2016\/12\/02\/fantomes-souvenir-rencontre-serge-toubiana\/","title":{"rendered":"Les fant\u00f4mes du souvenir : rencontre avec Serge Toubiana"},"content":{"rendered":"<p>Serge Toubiana vient de publier ses m\u00e9moires, <em>Les Fant\u00f4mes du souvenir<\/em>, aux \u00e9ditions Grasset. C&rsquo;est un livre \u00e9mouvant, fluide et stimulant, qui retrace un itin\u00e9raire personnel mais aussi une p\u00e9riode passionnante pour tous ceux qui s&rsquo;int\u00e9ressent \u00e0 l&rsquo;aventure des id\u00e9es et du cin\u00e9ma contemporain, o\u00f9 l&rsquo;on croise quelques grandes figures intellectuelles et artistiques de la seconde moiti\u00e9 du XX\u00e8me si\u00e8cle, en France et ailleurs.<\/p>\n<p>De son enfance \u00e0 son d\u00e9part de la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise, dont il a \u00e9t\u00e9 le directeur g\u00e9n\u00e9ral de 2003 \u00e0 2015, Serge Toubiana raconte son parcours professionnel. Celui d\u2019un jeune cin\u00e9phile n\u00e9 \u00e0 Sousse, en Tunisie, puis scolaris\u00e9 \u00e0 Grenoble avant de poursuivre ses \u00e9tudes \u00e0 Paris et rencontrer \u00e0 Censier Serge Daney qui allait l\u2019inviter \u00e0 rejoindre la r\u00e9daction des Cahiers du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>Dans ce livre Serge Toubiana s\u2019\u00e9panche rarement en confidences intimes ou en anecdotes mais revient sur ses d\u00e9cisions, ses doutes et ses engagements, au fil d\u2019une vie marqu\u00e9e par des rencontres inoubliables, des amiti\u00e9s d\u00e9cisives, toujours li\u00e9es \u00e0 sa passion pour le cin\u00e9ma et les cin\u00e9astes. La lecture des <em>Fant\u00f4mes du souvenir <\/em>nous a donn\u00e9 envie de le rencontrer pour discuter avec lui de plusieurs moments importants de sa vie. Propos rapport\u00e9s.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La cin\u00e9philie<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a pas de f\u00e9tichisme chez moi. Ma cin\u00e9philie s\u2019est \u00e9panouie dans les ann\u00e9es 60, qui a \u00e9t\u00e9 une d\u00e9cennie magnifique, une grande aventure du regard li\u00e9e \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019engagement. On faisait de la politique et c\u2019\u00e9tait naturel. Nous \u00e9tions tous tr\u00e8s jeunes. J\u2019avais seize ans lorsque je suis entr\u00e9 au Parti Communiste, et j\u2019ai rejoint plus tard l\u2019extr\u00eame gauche. La coexistence entre l\u2019amour de la musique, de la litt\u00e9rature, du cin\u00e9ma et l\u2019engagement politique ne cr\u00e9ait aucun hiatus. Aujourd\u2019hui c\u2019est diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir tout de suite choisi mon camp avant m\u00eame qu\u2019on me dise que ces camps existaient au sein de la cin\u00e9philie. C\u2019\u00e9tait naturel. Le cin\u00e9ma qui a rencontr\u00e9 mon d\u00e9sir lorsque j\u2019\u00e9tais au lyc\u00e9e Champollion \u00e0 Grenoble, c\u2019est <em>Pierrot le fou<\/em>, <em>La guerre est finie<\/em>, <em>Les Poings dans les poches<\/em>, <em>Prima della rivoluzione<\/em>. Je craignais de revoir <em>Prima della rivoluzione<\/em> cinquante ans apr\u00e8s et je l\u2019ai retrouv\u00e9 intact, dans sa puret\u00e9 romanesque tel que je l\u2019ai vu quand j\u2019avais seize ans. Le film m\u2019avait subjugu\u00e9, parce que c\u2019\u00e9tait l\u2019Italie, Stendhal, l\u2019amour, la d\u00e9couverte du d\u00e9sir, l\u2019engagement politique\u2026<\/p>\n<p>Mais je n\u2019ai jamais fait de ces films des objets priv\u00e9s, j\u2019ai toujours consid\u00e9r\u00e9 que la cin\u00e9philie \u00e9tait un v\u00e9hicule de curiosit\u00e9 et de d\u00e9sir \u00e0 partager avec les autres.<\/p>\n<p>Personne ne m\u2019a dit d\u2019aller voir <em>Pierrot le fou <\/em>en 1965. Cette d\u00e9couverte, elle est pour moi, \u00e0 moi.<\/p>\n<p>Mon professeur de lettres \u00e0 Grenoble Jean-Louis Leutrat, qui \u00e9tait de l\u2019\u00e9cole Positif, avait une adoration pour Alain Resnais, Julien Gracq, Jerry Lewis&#8230; Il d\u00e9testait Godard \u00e0 l\u2019\u00e9poque avant de changer d\u2019avis plus tard. A l\u2019\u00e9poque il n\u2019a pas du tout valid\u00e9 mon engouement pour <em>Pierrot le fou<\/em>.<\/p>\n<p><em>Masculin f\u00e9minin<\/em> est un film qui m\u2019a permis de comprendre le monde moderne.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L\u2019engagement politique<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Au milieu des ann\u00e9es 60 j\u2019\u00e9tais encore au lyc\u00e9e mais vivais surtout au milieu des adultes.<\/p>\n<p>Dans Clart\u00e9, le journal des \u00e9tudiants communistes, les grands d\u00e9bats portaient sur Godard. L\u2019article d\u2019Aragon sur <em>Pierrot fou<\/em>, \u00ab Qu\u2019est-ce que l\u2019art, Jean-Luc Godard\u00a0?\u00a0\u00bb (publi\u00e9 dans Les Lettres fran\u00e7aises en septembre 1965) a \u00e9t\u00e9 pour moi une sorte de Graal, je l\u2019ai lu avec \u00e9merveillement.<\/p>\n<p>Ma cin\u00e9philie \u00e9tait en permanence confront\u00e9e \u00e0 un regard artistique et esth\u00e9tique mais aussi \u00e0 une vision politique.<\/p>\n<p>A un moment donn\u00e9 mon engagement \u00e0 l\u2019extr\u00eame gauche m\u2019a contraint, et je l\u2019ai accept\u00e9, \u00e0 nier le cin\u00e9ma, y compris aux Cahiers du cin\u00e9ma. Le cin\u00e9ma \u00e9tait devenu l\u2019affaire de la petite bourgeoisie, il ne fallait plus y toucher. Le d\u00e9but des ann\u00e9es 70 a \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode tr\u00e8s dure. Il y a eu une confrontation au sein des Cahiers, avec des gens comme Serge Daney, Pascal Bonitzer, Pascal Kan\u00e9, qui avaient une passion ind\u00e9niable pour le cin\u00e9ma mais qui comme moi s\u2019\u00e9taient fourvoy\u00e9 dans le marxisme-l\u00e9ninisme. Il a fallu quasiment se d\u00e9senvouter de cette pr\u00e9gnance de l\u2019id\u00e9ologie. Cela nous a pris 4 ou 5 ans.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le retour au cin\u00e9ma<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Dans le livre, je raconte la rencontre avec Fran\u00e7ois Truffaut qui a \u00e9t\u00e9 pour moi essentielle, comme celle avec Jean Eustache ou Marco Ferreri. C\u2019\u00e9tait le retour au cin\u00e9ma, avec les cin\u00e9astes les plus marquants de cette \u00e9poque, comme Oshima par exemple. Il y avait encore un aveuglement sur le cin\u00e9ma am\u00e9ricain, dont il fallait se m\u00e9fier. Cela a dur\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 70.<\/p>\n<p>J\u2019ai convaincu Serge Daney de mettre <em>Apocalypse Now<\/em> en couverture des Cahiers en 1979. J\u2019avais rencontr\u00e9 Coppola en 1978 \u00e0 San Francisco. J\u2019avais pu voir l\u00e0-bas une copie de travail de <em>Apocalypse Now<\/em> gr\u00e2ce \u00e0 Tom Luddy, qui \u00e9tait alors le patron du Pacific Film Archive et m\u2019avait emmen\u00e9 avec lui \u00e0 une avant-premi\u00e8re priv\u00e9e du film.<\/p>\n<p>J\u2019avais aussi rencontr\u00e9 tr\u00e8s longuement Paul Schrader chez lui \u00e0 Los Angeles en 1978. Il venait de r\u00e9aliser son premier film <em>Blue Collar<\/em>. Il poss\u00e9dait la collection compl\u00e8te des Cahiers du cin\u00e9ma et de Positif, m\u00eame s\u2019il ne parlait pas fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>Les Cahiers avaient laiss\u00e9 le cin\u00e9ma am\u00e9ricain \u00e0 Positif. Le ratage a dur\u00e9 dix ans.<\/p>\n<p>Par exemple je me souviens de la g\u00eane qu\u2019avait Daney pour rendre compte du film de Michael Cimino <em>Voyage au bout de l\u2019enfer<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9 au Festival de Berlin, en 1978.<\/p>\n<p>Le grand retour du cin\u00e9ma am\u00e9ricain dans la revue, c\u2019est quand je d\u00e9cide en 1982 \u2013 j\u2019\u00e9tais devenu r\u00e9dacteur en chef \u2013 de faire un voyage aux Etats-Unis et de consacrer deux num\u00e9ros sp\u00e9ciaux, tellement nous avions de mati\u00e8re, au cin\u00e9ma am\u00e9ricain. J\u2019embarque avec moi Olivier Assayas, qui \u00e9tait tout jeune, Serge Le P\u00e9ron, Raymond Depardon. Daney va \u00e0 New York\u2026<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait une s\u00e9ance de rattrapage. Nous avons accumul\u00e9 les rencontres avec les cin\u00e9astes am\u00e9ricains, les nouveaux, les anciens, les oubli\u00e9s comme Jack Arnold\u2026 Cela correspond aussi \u00e0 mon bapt\u00eame en tant que r\u00e9dacteur en chef de la revue. Daney \u00e9tait parti \u00e0 Lib\u00e9ration l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente. J\u2019ouvre une nouvelle \u00e9poque et je mise sur la curiosit\u00e9. On arr\u00eate l\u2019id\u00e9ologie et on va voir, on regarde, on enqu\u00eate. Cela a \u00e9t\u00e9 pour moi la plus belle p\u00e9riode de ma vie de critique de cin\u00e9ma. Beaucoup de jeunes gens sont entr\u00e9s aux Cahiers \u00e0 cette \u00e9poque. On avait une \u00e9quipe de r\u00e9dacteurs tr\u00e8s polyvalente et tr\u00e8s ouverte sur le monde (le cin\u00e9ma indien, chinois) mais aussi la vid\u00e9o, la photographie, l\u2019\u00e9conomie du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>Il y a eu des moments douloureux aux Cahiers du cin\u00e9ma. Mais je n\u2019ai pas le d\u00e9sir de r\u00e9gler des comptes car cela a quand m\u00eame \u00e9t\u00e9 une p\u00e9riode \u00ab\u00a0positive\u00a0\u00bb o\u00f9 la revue a retrouv\u00e9 son rayonnement. Les ann\u00e9es 90 ont \u00e9t\u00e9 plus difficiles car j\u2019avais le d\u00e9sir de passer \u00e0 autre chose. J\u2019ai toujours pens\u00e9 qu\u2019on ne pouvait pas \u00eatre critique toute sa vie donc j\u2019ai saisi des opportunit\u00e9s, comme le centenaire du cin\u00e9ma. Ca a \u00e9t\u00e9 une aventure \u00e0 la fois int\u00e9ressante et lourde car tr\u00e8s institutionnelle, mais j\u2019ai pu faire mes preuves \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0. C\u2019est une exp\u00e9rience qui m\u2019a ensuite servi pour la Cin\u00e9math\u00e8que.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Truffaut<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai consacr\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment de temps \u00e0 r\u00e9habiliter Truffaut. Le sort que les Cahiers ont r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 Truffaut \u00e0 une \u00e9poque \u00e9tait profond\u00e9ment injuste. Dans les ann\u00e9es 70 on ne parlait plus de ses films, il n\u2019existait plus. Cela a \u00e9t\u00e9 aussi douloureux pour Eustache. Chabrol, \u00e7a le faisait rigoler que les Cahiers soient mao\u00efste. C\u2019\u00e9tait une souffrance pour Eustache qui nous a dit\u00a0: \u00ab\u00a0vous n\u2019\u00e9tiez pas l\u00e0 quand j\u2019avais besoin de vous.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Avec Truffaut, \u00e7a a \u00e9t\u00e9 comme une sorte d\u2019examen probatoire, et m\u00eame de psychanalyse. D\u2019ailleurs j\u2019ai commenc\u00e9 une psychanalyse en 1976. Quand Truffaut nous a dit \u00e0 Daney et \u00e0 moi : \u00ab\u00a0je serai dor\u00e9navant avec vous d\u2019une neutralit\u00e9 bienveillante\u00a0\u00bb, cela a sonn\u00e9 pour moi comme une phrase de psychanalyste\u00a0: \u00ab allongez-vous, parlez-moi et on verra si je m\u2019occupe de vous. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Maurice Pialat<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0J\u2019ai \u00e9t\u00e9 ami avec Pialat \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 c\u2019\u00e9tait impossible. Il ne voulait plus d\u2019amis. Il mettait un point d\u2019honneur \u00e0 d\u00e9courager toute volont\u00e9 d\u2019\u00eatre son ami.<\/p>\n<p>Il avait une capacit\u00e9 incroyable \u00e0 d\u00e9gager de l\u2019antipathie pour qu\u2019on s\u2019\u00e9loigne de lui. Malgr\u00e9 \u00e7a j\u2019ai voulu maintenir des liens, co\u00fbte que co\u00fbte. Et puis j\u2019aimais beaucoup sa femme, Sylvie. J\u2019ai eu une relation avec lui apr\u00e8s qu\u2019il se soit f\u00e2ch\u00e9 avec moi \u2013 pour des raisons que je n\u2019ai jamais comprises &#8211; au moment du <em>Gar\u00e7u<\/em>, que j\u2019aimais beaucoup. On s\u2019est r\u00e9concili\u00e9 et je l\u2019ai vu jusqu\u2019\u00e0 sa mort. J\u2019aimais bien le c\u00f4t\u00e9 rugueux du bonhomme.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>La Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La Cin\u00e9math\u00e8que a \u00e9t\u00e9 ma plus belle exp\u00e9rience. J\u2019aime le cin\u00e9ma plus que tout, c\u2019est le seul territoire o\u00f9 je me sens plein de doutes, de curiosit\u00e9, de peur mais je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 un \u00ab\u00a0langloisien\u00a0\u00bb pur et dur. C\u2019est cela qui m\u2019a donn\u00e9 ma libert\u00e9, je savais que le chemin de la Cin\u00e9math\u00e8que \u00e9tait d\u2019aller \u00e0 son emplacement actuel, Bercy, de continuer \u00e0 revisiter l\u2019histoire du cin\u00e9ma avec tous les atouts qu\u2019elle poss\u00e8de : ses collections, sa l\u00e9gitimit\u00e9\u2026<\/p>\n<p>J\u2019ai r\u00e9par\u00e9 deux institutions hautement symboliques, Les Cahiers et la Cin\u00e9math\u00e8que ; ce n\u2019est pas pour me flatter, mais j\u2019\u00e9tais sans doute vou\u00e9 \u00e0 \u00e7a. La Cin\u00e9math\u00e8que incarne la v\u00e9rit\u00e9 en cin\u00e9ma. Les intuitions artistiques, esth\u00e9tiques, archivistiques de Langlois en 1936 sont magnifiques et toujours d\u2019actualit\u00e9. Je suis tr\u00e8s mal parti des Cahiers, malheureux, trop tard. Il fallait que je r\u00e9ussisse mon d\u00e9part de la Cin\u00e9math\u00e8que, et \u00e7a a \u00e9t\u00e9 le cas. \u00c7a s\u2019est pass\u00e9 sans crise.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Propos de Serge Toubiana recueillis le 15 novembre 2016.<\/p>\n<p>Photo en t\u00eate de texte : Serge Toubiana et Serge Daney au Festival de Cannes en 1980 \u00a9 B\u00e9atrice Lagarde.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-full wp-image-19627\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0.jpg\" alt=\"\" width=\"1400\" height=\"2052\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0.jpg 1400w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0-191x280.jpg 191w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0-768x1126.jpg 768w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0-524x768.jpg 524w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/9782246861188-001-x_0-580x850.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1400px) 100vw, 1400px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Serge Toubiana vient de publier ses m\u00e9moires, Les Fant\u00f4mes du souvenir, aux \u00e9ditions Grasset. 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