{"id":15664,"date":"2015-05-16T03:52:18","date_gmt":"2015-05-16T02:52:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=15664"},"modified":"2020-04-03T17:30:35","modified_gmt":"2020-04-03T16:30:35","slug":"cannes-2015-jour-4-pierre-rissient-parle-de-a-touch-of-zen-et-de-insiang-cannes-classics","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2015\/05\/16\/cannes-2015-jour-4-pierre-rissient-parle-de-a-touch-of-zen-et-de-insiang-cannes-classics\/","title":{"rendered":"Cannes 2015 Jour 4 : Pierre Rissient parle de A Touch of Zen et de Insiang (Cannes Classics)"},"content":{"rendered":"<p>Cin\u00e9phile aux multiples activit\u00e9s et infatigable d\u00e9couvreur de talents Pierre Rissient a rapport\u00e9 de ses voyages en Asie dans les ann\u00e9es 70 deux films majeurs qui furent pr\u00e9sent\u00e9s au Festival Cannes (<em>A Touch of Zen<\/em> en comp\u00e9tition, <em>Insiang<\/em> \u00e0 la Quinzaine des R\u00e9alisateurs) et constitu\u00e8rent chacun la premi\u00e8re entr\u00e9e cannoise de leur pays d\u2019origine (Hong Kong\/Taiwan pour le film de King Hu, les Philippines pour celui de Lino Brocka) et le d\u00e9but de la curiosit\u00e9 internationale pour le cin\u00e9ma asiatique.<\/p>\n<p>Pierre Rissient \u00e9voque pour nous les circonstances de ces deux rencontres, tandis que <em>Insiang<\/em> et <em>A Touch of Zen<\/em> sont de nouveau pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 Cannes dans de magnifiques copies restaur\u00e9es, en attendant leur distribution prochaine en salles par Carlotta.<\/p>\n<p><strong><em>A Touch of Zen<\/em> de King Hu<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0A l\u2019\u00e9poque \u2013 fin des ann\u00e9es 60 &#8211; ni moi ni personne parmi les cin\u00e9philes n\u2019\u00e9tait destin\u00e9 \u00e0 aller voir des films \u00e0 Hong Kong. En 1969 je connaissais Henry Miller. Un jour l\u2019agent de Miller, Georges Marton qui \u00e9tait un Hongrois de Paris et aussi l\u2019agent de Fritz Lang, Robert Siodmak et d\u2019autres cin\u00e9astes qui avaient travaill\u00e9 \u00e0 Hollywood dans les ann\u00e9es 40 m\u2019appelle et m\u2019informe que Henry Miller souhaite que je voie un film chinois intitul\u00e9 <em>L\u2019Arche<\/em>. Il m\u2019explique discr\u00e8tement que Henry Miller est secr\u00e8tement \u2013 et platoniquement \u2013 amoureux de l\u2019actrice chinoise Lisa Lu (dont le nom chinois est Yen Chun Lu) qui vit \u00e0 Los Angeles. Je vois le film et je l\u2019aime. Je le fais sortir aux 3 Luxembourg et il a un grand succ\u00e8s critique et m\u00eame un vrai succ\u00e8s public pour un film chinois totalement inconnu. La r\u00e9alisatrice de <em>L\u2019Arche<\/em> \u00e9tait Tong Shu Shuen, une h\u00e9riti\u00e8re de la dynastie Tang exil\u00e9e \u00e0 Los Angeles qui \u00e9tait aller tourner son film \u00e0 Taiwan. Le chef op\u00e9rateur en \u00e9tait Subatra Mitra qui faisait tous les films de Satyajit Ray \u00e0 l\u2019\u00e9poque, recommand\u00e9 \u00e0 Tong Shu Shuen par le couple Merchant \/ Ivory. Le monteur en \u00e9tait Les Blank qui avait fait la m\u00eame \u00e9cole de cin\u00e9ma que Tong Shu Shuen aux Etats-Unis.<\/p>\n<p>Elle a fait un deuxi\u00e8me long m\u00e9trage en 1972 et m\u2019a demand\u00e9 de la rejoindre \u00e0 Hong Kong pour l\u2019aider \u00e0 monter son film. Je n\u2019ai rien pu faire pour sauver le film qui n\u2019\u00e9tait pas r\u00e9ussi. Je vais donc \u00e0 Hong Kong pour la premi\u00e8re fois en juillet ao\u00fbt 1973. Je suis \u00e9merveill\u00e9 par la vie grouillante de la ville, ses cin\u00e9mas aux immenses fa\u00e7ades. Je me renseigne sur les films et en d\u00e9couvre quatre en salles qui \u00e9taient int\u00e9ressants\u00a0: <em>Illicit Love<\/em> de\u00a0Li Hanxang, <em>Story of Mother<\/em> de Song Cunsho, <em>Autumn Execution<\/em> de Lee Ching et <em>Call Girl <\/em>de\u00a0Lung Kong.<\/p>\n<p>Subitement une cin\u00e9matographie existe en face de moi. On me parle d\u2019un autre cin\u00e9aste important, King Hu, mais on n\u2019avait pas acc\u00e8s \u00e0 ses copies et il se trouvait \u00e0 ce moment \u00e0 Paris. On r\u00e9ussit quand m\u00eame \u00e0 me montrer en projection priv\u00e9e son dernier film en date <em>The Fate of Lee Khan<\/em> (<em>L\u2019Auberge du printemps<\/em>), et je suis absolument sid\u00e9r\u00e9, avec des r\u00e9serves sur la derni\u00e8re s\u00e9quence. <em>Come Drink With Me<\/em> (<em>L\u2019Hirondelle d\u2019or<\/em>) qui avait rencontr\u00e9 un tr\u00e8s grand succ\u00e8s n\u2019\u00e9tait pas visible car il \u00e9tait bloqu\u00e9 par la Shaw Brothers.<\/p>\n<p>J\u2019ai voulu en savoir plus sur King Hu et la fois suivante o\u00f9 je suis all\u00e9 \u00e0 Hong Kong j\u2019ai vu <em>A Touch of Zen<\/em> d\u2019une fa\u00e7on particuli\u00e8re. Le film avait \u00e9t\u00e9 un \u00e9chec consid\u00e9rable \u00e0 Hong Kong et \u00e0 Taiwan et chaque exploitant avait coup\u00e9 dans la copie pour en r\u00e9duire la dur\u00e9e. Il n\u2019existait plus que des copies d\u2019environ 2h alors que le film durait originellement 3h05. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00e9merveill\u00e9 par ce que j\u2019ai vu. J\u2019ai voulu le faire venir au Festival de Cannes en 1974 mais je n\u2019avais pas conscience que King Hu \u00e9tait en tr\u00e8s mauvais terme avec son producteur. J\u2019\u00e9tais encore jeune et na\u00eff et croyais que le r\u00e9alisateur avait toujours raison contre le producteur, mais j\u2019ai appris par la suite que c\u2019\u00e9tait beaucoup plus complexe que cela, en g\u00e9n\u00e9ral et surtout dans ce cas pr\u00e9cis.<\/p>\n<p>Il a fallu attendre 1975 pour pouvoir reconstituer une version compl\u00e8te du film et ajouter le g\u00e9n\u00e9rique que King Hu n\u2019avait jamais mont\u00e9, car il avait peur que le public soit d\u00e9sorient\u00e9.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re fois que j\u2019ai rencontr\u00e9 King Hu je lui ai dit que je voulais tout faire pour que <em>A Touch of Zen<\/em> soit connu en Occident et qu\u2019il soit invit\u00e9 \u00e0 Cannes. Un jour je lui demand\u00e9 pourquoi il n\u2019y avait pas de g\u00e9n\u00e9rique plus \u00e9labor\u00e9 dans son film et c\u2019est ainsi que nous avons pu r\u00e9int\u00e9grer le g\u00e9n\u00e9rique initialement pr\u00e9vu que nous avons retrouv\u00e9 dans un laboratoire et qui \u00e9tait \u00e9blouissant. C\u2019est comme cela que <em>A Touch of Zen<\/em> est pass\u00e9 de 3h \u00e0 3h05.<\/p>\n<p>Le film n\u2019\u00e9tait sorti qu\u2019\u00e0 Hong Kong, Taiwan et les Chinatowns de grandes villes aux Etats-Unis, en Australie, en Indon\u00e9sie\u2026 Mais c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois que l\u2019on d\u00e9couvrait la version compl\u00e8te, et c\u2019est cela qui a convaincu Maurice Bessy le directeur du Festival de Cannes. Il a vu une heure du film avec Gilles Jacob qui \u00e9tait \u00e0 ce moment-l\u00e0 son assistant et ils ont \u00e9t\u00e9 emball\u00e9s.<\/p>\n<p>C\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu\u2019un film chinois \u00e9tait montr\u00e9 \u00e0 Cannes, \u00e0 ma connaissance.<\/p>\n<p><strong>King Hu avait-il des influences cin\u00e9matographiques occidentales\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Au risque de vous surprendre les seuls films dont il parlait comme d\u2019une influence sur <em>Dragon Gate Inn<\/em> \u00e9taient les \u00ab\u00a0James Bond.\u00a0\u00bb Mais pas pour <em>A Touch of Zen<\/em>, il se d\u00e9fendait m\u00eame de toute influence occidentale.<\/p>\n<p><strong>Qu\u2019est-ce qui vous avait s\u00e9duit dans <em>A Touch of Zen\u00a0?<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La magnificence visuelle, la composition, la dynamique des plans, l\u2019\u00e9nergie prodigieuse du film, l\u2019imaginaire et l\u2019imagination. La dynamique de <em>A Touch of Zen<\/em> est \u00e0 plusieurs niveaux\u00a0: au niveau du plan, de la structure, de la narration\u2026 Ce dont je me suis rendu compte plus tard c\u2019est que <em>A Touch of Zen<\/em> n\u2019\u00e9tait pas un film de Hong Kong ou de Taiwan mais avant tout un film mandarin. King Hu \u00e9tait impr\u00e9gn\u00e9 de culture chinoise mill\u00e9naire.<\/p>\n<p><strong>Le tournage du film a dur\u00e9 pr\u00e8s de trois ans\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019\u00e9tait certes pas pr\u00e9vu que le tournage dure aussi longtemps. C\u2019\u00e9tait essentiellement d\u00fb \u00e0 l\u2019exigence et au perfectionnisme de King Hu, et aussi \u00e0 cause de difficult\u00e9s technologiques \u00e0 surmonter. Les d\u00e9passements de budget et de temps \u00e9taient justifi\u00e9s et ils ont \u00e9t\u00e9 suivis par le producteur.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><em>Insiang<\/em> de Lino Brocka<\/strong><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0En 1974 et en 1977 je suis all\u00e9 en Australie car je m\u2019int\u00e9ressais au cin\u00e9ma muet australien qui dans les ann\u00e9es 10 et 20 jusqu\u2019\u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des circuits am\u00e9ricains \u00e9tait extr\u00eamement vivace. J\u2019avais entendu parl\u00e9 d\u2019un cin\u00e9aste Raymond Longford dont l\u2019\u0153uvre a malheureusement presque enti\u00e8rement disparu dont on disait qu\u2019il avait r\u00e9alis\u00e9 des choses int\u00e9ressantes m\u00eame avant Griffith.<\/p>\n<p>J\u2019avais aussi d\u00e9couvert une pionni\u00e8re du cin\u00e9ma australien Paulette McDonagh qui a fait un tr\u00e8s bon film en 1930 <em>The Cheaters<\/em> probablement inspir\u00e9 par le <em>Docteur Mabuse<\/em> de Lang.<\/p>\n<p>Pendant le festival de Sidney en juillet ao\u00fbt 1977, un peu d\u00e9s\u0153uvr\u00e9 et d\u00e9sorient\u00e9 dans la vie, je me suis dis que s\u2019il y avait un cin\u00e9aste comme King Hu \u00e0 Hong Kong, peut-\u00eatre y en avait-il d\u2019autres de cet acabit dans d\u2019autres pays d\u2019Asie. J\u2019ai donc d\u00e9cid\u00e9 de faire un p\u00e9riple qui a commenc\u00e9 par l\u2019Indon\u00e9sie puis Singapour puis la Malaisie, les Philippines et la Cor\u00e9e. J\u2019essayais de voir des films et souvent on me regardait comme un oiseau bizarre.<\/p>\n<p>C\u2019est comme cela que j\u2019ai vu <em>Insiang<\/em> \u00e0 Manille et que je l\u2019ai ador\u00e9. Le film \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 sorti et avait \u00e9t\u00e9 une catastrophe totale. Il avait coul\u00e9 la soci\u00e9t\u00e9 de production de Lino Brocka Cinemanila. Lino avait r\u00e9alis\u00e9 en 1974 le plus grand succ\u00e8s philippin de tous les temps <em>Tinimbang ka ngunit kulang<\/em> (<em>Weighed But Found Wanting<\/em>). Cela lui avait permis de fonder une soci\u00e9t\u00e9 Cinemanila qui a produit certains de ses films et de ses amis. Moins de deux ans apr\u00e8s \u00e0 cause de sa mauvaise gestion et de cinq ou six \u00e9checs \u2013 <em>Insiang<\/em> a \u00e9t\u00e9 le dernier \u2013 la soci\u00e9t\u00e9 a disparu. Lino a du recommencer sa carri\u00e8re en acceptant des films de commande. <em>Insiang<\/em> \u00e9tait financ\u00e9 par une riche investisseuse Ruby Tiong Tan que Lino avait convaincu de produire son film. Deux jours apr\u00e8s qu\u2019elle a accept\u00e9 le tournage commence. Le tournage dure onze jours. Dix-sept jours apr\u00e8s la fin du tournage le film est dans les salles\u00a0! Le ratio entre la longueur du film termin\u00e9 et le mat\u00e9riel tourn\u00e9 est de 1,17\u00a0! Quand on voit le film on ne peut pas se douter d\u2019une telle vitesse d\u2019ex\u00e9cution. En plus de ses activit\u00e9s de cin\u00e9aste Lino travaillait beaucoup au th\u00e9\u00e2tre et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision. Il avait fait une s\u00e9rie dans laquelle il avait d\u00e9j\u00e0 mis en sc\u00e8ne l\u2019histoire de <em>Insiang<\/em> et de <em>Bona<\/em>. Il pouvait tourner aussi vite car il avait un rapport formidable avec ses acteurs \u2013 qui appartenait \u00e0 sa troupe de th\u00e9\u00e2tre &#8211; et son directeur de la photographie Conrado Baltazar. <em>Insiang <\/em>\u00e9tait un film ambitieux comme toutes les productions Cinemanila. <em>Insiang<\/em> a \u00e9t\u00e9 le premier film philippin montr\u00e9 \u00e0 Cannes, \u00e0 la Quinzaine des R\u00e9alisateurs. Ensuite <em>Jaguar<\/em> et <em>Bayan Ko<\/em> de Lino Brocka ont \u00e9t\u00e9 s\u00e9lectionn\u00e9 en comp\u00e9tition.<\/p>\n<p><strong>Brocka avait-il une culture cin\u00e9matographique\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Il avait une boulimie de films. Quand il \u00e9tait petit gar\u00e7on il voyait beaucoup de films dans son village. Lino racontait que sa premi\u00e8re grande admiration cin\u00e9matographique \u00e9tait Esther Williams. Il s\u2019obligeait \u00e0 plonger et \u00e0 garder les yeux ouverts dans l\u2019eau de la rivi\u00e8re pour faire comme elle. Mais ce qui irrigue vraiment son cin\u00e9ma c\u2019est sans doute son travail au th\u00e9\u00e2tre. On pourrait le comparer \u00e0 Fassbinder. Quand j\u2019ai vu <em>Insiang<\/em> pour la premi\u00e8re fois en 1977 j\u2019ai pens\u00e9 \u00e0 deux cin\u00e9astes\u00a0: Luis Bunuel et Rainer Werner Fassbinder.<\/p>\n<p>Lino \u00e9tait un type prodigieux. Il a une grande responsabilit\u00e9 dans le succ\u00e8s de la r\u00e9volution qui a provoqu\u00e9 le d\u00e9part de Marcos. C\u2019est lui qui finan\u00e7ait les d\u00e9fil\u00e9s de 500 000 personnes avec les cachets qu\u2019il gagnait sur des tournages. Il achetait des hauts parleurs et faisait des discours devant la foule. Malheureusement ses espoirs dans le nouveau gouvernement et la d\u00e9mocratie ont \u00e9t\u00e9 profond\u00e9ment d\u00e9\u00e7us. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Propos recueillis \u00e0 Cannes le 13 mai 2015. Remerciements \u00e0 Pierre Rissient.<\/p>\n<h1><\/h1>\n<h1><\/h1>\n<h1><\/h1>\n<h1><\/h1>\n<h1><\/h1>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cin\u00e9phile aux multiples activit\u00e9s et infatigable d\u00e9couvreur de talents Pierre Rissient a rapport\u00e9 de ses voyages en Asie dans les\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Cannes 2015 Jour 4 : Pierre Rissient parle de A Touch of Zen et de Insiang (Cannes Classics) - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2015\/05\/16\/cannes-2015-jour-4-pierre-rissient-parle-de-a-touch-of-zen-et-de-insiang-cannes-classics\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Cannes 2015 Jour 4 : Pierre Rissient parle de A Touch of Zen et de Insiang (Cannes Classics) - 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