{"id":1545,"date":"2011-08-11T16:00:22","date_gmt":"2011-08-11T15:00:22","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=1545"},"modified":"2014-06-03T12:50:41","modified_gmt":"2014-06-03T11:50:41","slug":"locarno-2011-day-9-resurrection-de-lo-zio-di-brooklyn","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/08\/11\/locarno-2011-day-9-resurrection-de-lo-zio-di-brooklyn\/","title":{"rendered":"Locarno 2011 Day 9 : R\u00e9surrection de Lo zio di Brooklyn"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">En mars 2011, Maurizio Bassi \u00e0 la t\u00eate d\u2019un groupe de jeunes cin\u00e9philes italiens passionn\u00e9s du cin\u00e9ma de Cipr\u00ec et Maresco lance un appel \u00e0 l\u2019opinion internationale et \u00e9crit \u00e0 Aurelio de Laurentiis, directeur de la Filmauro, compagnie qui d\u00e9tient les droits de <em>Lo zio di Brooklyn<\/em>, premier long m\u00e9trage des deux auteurs palermitains. Sorti en 1995 avec un fort retentissement critique, le film est invisible depuis, seulement disponible dans une cassette vid\u00e9o sortie sans sous-titres (le film est principalement parl\u00e9 en sicilien) et dort dans les caves de la Filmauro, malgr\u00e9 son statut de film culte. Le message a \u00e9t\u00e9 entendu. <em>Lo zio di Brooklyn <\/em>a \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9, il sortira \u00e0 la rentr\u00e9e en DVD en Italie dans une copie digne de ses grandes qualit\u00e9s esth\u00e9tiques, et en salles en France (distribu\u00e9 par E.D. Distribution, qui avait d\u00e9j\u00e0 sorti <em>Toto qui v\u00e9cut deux fois <\/em>sur les \u00e9crans fran\u00e7ais avec succ\u00e8s en 2009, soit onze ans apr\u00e8s sa r\u00e9alisation.) Nous nous r\u00e9jouissons que <em>Lo zio de Brooklyn<\/em> fasse sa premi\u00e8re r\u00e9apparition publique au Festival del film Locarno, en pr\u00e9sence de Franco Maresco. La premi\u00e8re projection du film aujourd\u2019hui sera suivie d\u2019un d\u00e9bat avec Maresco et Enrico Ghezzi.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Cipr\u00ec et Maresco, enfants terribles du cin\u00e9ma italien<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Le bin\u00f4me Daniele Cipr\u00ec-Franco Maresco, aujourd\u2019hui dissous, demeure la plus notable apparition du cin\u00e9ma italien de ces vingt derni\u00e8res ann\u00e9es. N\u00e9s tous les deux \u00e0 Palerme, ils commencent \u00e0 travailler ensemble en 1986 en signant des courts m\u00e9trages et des vid\u00e9os exp\u00e9rimentales pour une cha\u00eene palermitaine. En 1990, ils rejoignent pour la t\u00e9l\u00e9vision publique Rai 3, gr\u00e2ce \u00e0 Enrico Ghezzi, figure importante de la cin\u00e9philie italienne, critique de cin\u00e9ma et surtout responsable de programmes nocturnes audacieux et d\u00e9lirants, unique enclave de libert\u00e9 et d&rsquo;intelligence dans le marasme sinistre du paysage audiovisuel transalpin.\u00a0 Cipr\u00ec et Maresco collaborent \u00e0 <em>Fuori Orario<\/em>, <em>Blob<\/em> et <em>Avanzi<\/em>, \u00e9missions devenues mythiques de Ghezzi, puis cr\u00e9\u00e8rent \u00ab\u00a0Cinico TV\u00a0\u00bb, programme de sayn\u00e8tes \u00e0 l&rsquo;humour volontiers scatologique, de sketches satiriques qui brocardent m\u00e9chamment les institutions italiennes (un homme veut se suicider en se jetant sous un train\u2026 mais aucun train n&rsquo;arrive) ou d\u00e9rivent vers l&rsquo;absurde (la s\u00e9rie des <em>Je suis<\/em>\u2026 o\u00f9 le m\u00eame acteur \u00ab\u00a0joue\u00a0\u00bb un sexe de violeur ou une capote usag\u00e9e). Proches de Jean-Christophe Averty et ses divagations surr\u00e9alistes, davantage port\u00e9s sur la cr\u00e9ation que la parodie ou l&rsquo;actualit\u00e9, Cipr\u00ec et Maresco r\u00e9volutionnent la t\u00e9l\u00e9 italienne et deviennent de v\u00e9ritables ph\u00e9nom\u00e8nes de soci\u00e9t\u00e9. Ils passent au long m\u00e9trage de cin\u00e9ma en 1995 avec <em>Lo zio di Brooklyn <\/em>(<em>L\u2019Oncle de Brooklyn<\/em>), com\u00e9die mafieuse interpr\u00e9t\u00e9e par des nains, des handicap\u00e9s, des vieillards plus ou moins d\u00e9biles. Leur seconde r\u00e9alisation, <em>Tot\u00f2 qui v\u00e9cut deux fois<\/em> (1998), les impose d\u00e9finitivement comme les grands auteurs iconoclastes que l&rsquo;Italie n&rsquo;attendait plus mais dont elle avant pourtant grand besoin. Le film est compos\u00e9 de trois histoires qui m\u00ealent priapisme, folklore sicilien, mafia, m\u00e9t\u00e9orisme, homosexualit\u00e9 et religion. Les deux films de Cipr\u00ec et Maresco, sous la forme de pastiches pasoliniens, sont les derniers avatars d&rsquo;un cin\u00e9ma r\u00e9gionaliste moribond. Leur projet d&rsquo;associer le sacr\u00e9, le sexe et la com\u00e9die basse, dans des d\u00e9serts urbains d&rsquo;une Palerme apocalyptique s&rsquo;accompagne d&rsquo;un regard d\u00e9capant sur la Sicile. \u00c0 ce titre, leur documentaire <em>Enzo, Domani a Palermo<\/em> (1999) est un r\u00e9gal. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un reportage \u00ab\u00a0cynique\u00a0\u00bb sur Enzo Castagna, organisateur omnipotent des spectacles musicaux et des tournages de cin\u00e9ma \u00e0 Palerme. Un petit bonhomme \u00e0 l&rsquo;allure d&rsquo;\u00e9picier respect\u00e9 par tous ses concitoyens (il a d\u00e9j\u00e0 plac\u00e9 des milliers de Siciliens comme figurants ou techniciens sur les tournages et a m\u00eame lanc\u00e9 plusieurs vedettes locales de cin\u00e9ma ou de vari\u00e9t\u00e9s), mais dont les liens avec la mafia (il a gagn\u00e9 son monopole gr\u00e2ce \u00e0 sa \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9\u00a0\u00bb avec les cin\u00e9astes \u00e9trangers, et l&rsquo;origine de ses financements ne fait aucun doute) ont attir\u00e9 l&rsquo;attention de la justice. Castagna, bless\u00e9 dans son orgueil de \u00ab\u00a0showman\u00a0\u00bb par cette \u00ab\u00a0campagne de diffamation\u00a0\u00bb est un personnage si caricatural que l&rsquo;on pense d&rsquo;abord \u00e0 un canular (il organise chaque ann\u00e9e la c\u00e9r\u00e9monie des Oscars siciliens). Mais l&rsquo;authenticit\u00e9 du reportage ne le rend que plus hilarant, surtout lorsque Castagna \u00e9voque \u00ab\u00a0Franzi\u00a0\u00bb Coppola (?!), Cimino et Tornatore, et s&rsquo;obstine \u00e0 appeler Pasolini Pasolino. Cipr\u00ec et Maresco ont d\u00e9cid\u00e9ment beaucoup de culot et d&rsquo;humour. Ils ne se consid\u00e8rent pourtant pas comme des auteurs satiriques, et militent pour un comique tragique, \u00e2pre et dur, typique en cela de la ville de Palerme qui reste leur principale source d&rsquo;inspiration. Alors qu&rsquo;on pourrait penser en regardant leurs films \u00e0 Pasolini ou au Bunuel mexicain, en beaucoup plus trash et impur, Cipr\u00ec et Maresco se r\u00e9f\u00e8rent essentiellement au cin\u00e9ma classique am\u00e9ricain (Ford, Walsh et Hawks) mais aussi les Marx Brothers, Keaton, Laurel et Hardy. Le recours fr\u00e9quent au noir et blanc pour leurs films de cin\u00e9ma, ainsi qu&rsquo;\u00e0 de longs plans qui mettent en sc\u00e8ne des gags \u00e0 retardement \u00e0 la mani\u00e8re de c\u00e9r\u00e9monies triviales, participent \u00e0 une esth\u00e9tique du d\u00e9pouillement et de la pauvret\u00e9 qui renvoie elle aussi \u00e0 l&rsquo;identit\u00e9 sicilienne. Ce projet artistique, qui s&rsquo;int\u00e9resse au statut de l&rsquo;image vid\u00e9o ou cin\u00e9ma d\u00e9note dans la production italienne de son \u00e9poque. Cipr\u00ec et Maresco, \u00e0 la mani\u00e8re de Carmelo Bene avant eux, s&#8217;emparent du cin\u00e9ma non pas comme d&rsquo;un outil pour parler de l&rsquo;Italie mais pour r\u00e9inventer un m\u00e9dium, puiser dans la culture populaire et savante et accomplir ainsi un geste critique et politique. Dans l&rsquo;abondante filmographie de Cipr\u00ec et Maresco, on compte surtout de nombreux courts m\u00e9trages, humoristiques, documentaires ou po\u00e9tiques. La grande passion des deux cin\u00e9astes pour le free jazz est une des cl\u00e9s pour appr\u00e9cier leur travail, car leur cin\u00e9ma est rythm\u00e9 par de longues temporisations, des \u00ab\u00a0lamentos\u00a0\u00bb d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s. Apr\u00e8s <em>Le Retour de Cagliostro<\/em>, nouvelle d\u00e9claration d&rsquo;amour au cin\u00e9ma et \u00e0 la Sicile, avec l\u2019acteur am\u00e9ricain Robert Englund, Cipr\u00ec et Maresco ont r\u00e9alis\u00e9 un documentaire, projet de longue date d\u00e9di\u00e9 au c\u00e9l\u00e8bre duo de comiques siciliens Franco et Ciccio : <em>Come inguaiammo il cinema italiano. La vera storia di Franco et Ciccio<\/em>. Franco Franchi et Ciccio Ingrassia furent les rois des comiques mal \u00e9lev\u00e9s, \u00e9ructant, torrentiels et d\u00e9mentiels, ap\u00f4tres d&rsquo;un humour trop dr\u00f4le et excessif pour \u00eatre acceptable. Nul doute que ce nouveau duo sicilien, Cipr\u00ec et Maresco, derri\u00e8re la cam\u00e9ra cette fois, leur doive beaucoup. C&rsquo;est depuis toujours la dure loi du burlesque. Toutes les bassesses (grimaces, m\u00e9chancet\u00e9, sadisme, travestissement, idiotie, r\u00e9gression infantile) sont permises si elles font rire de bon c\u0153ur un public \u00e0 l&rsquo;estomac solide et aux zygomatiques ultrasensibles. Dans la lign\u00e9e des Trois Stooges, Franco Franchi (le petit nerveux) et Ciccio Ingrassia (la grande asperge lymphatique) form\u00e8rent dans les ann\u00e9es 60 le duo comique le plus c\u00e9l\u00e8bre d&rsquo;Italie. Ces deux siciliens d&rsquo;origine tr\u00e8s modestes, \u00e9lev\u00e9s \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole du caf\u00e9-concert et du th\u00e9\u00e2tre de rue ont parodi\u00e9 au cin\u00e9ma tous les films \u00e0 succ\u00e8s dans des bandes fauch\u00e9es et b\u00e2cl\u00e9es qui reposent enti\u00e8rement sur leurs \u00e9paules de duettistes tar\u00e9s. Franco et Ciccio, dop\u00e9s \u00e0 la laideur et la b\u00eatise, font presque peur. On en oublierait presque de se tordre de rire tellement ces deux stooges siciliens sont les champions de l&rsquo;agression visuelle et mentale. Un peu comme les films de Cipr\u00ec et Maresco dont l&rsquo;\u00e9tranget\u00e9 nous permet toujours d&rsquo;h\u00e9siter sur leur statut ou leurs intentions : franche com\u00e9die, d\u00e9tournement, essai ou simple blague ? Ador\u00e9 par le peuple et les enfants, m\u00e9pris\u00e9s par les autres (au m\u00eame titre que Jerry Lewis aux \u00c9tats-Unis), Franco et Ciccio furent pourtant courtis\u00e9s par la fine fleur des auteurs italiens (Risi, Comencini, Pasolini dans un sublime sketch avec Tot\u00f2, le g\u00e9nie de la com\u00e9die napolitaine) et parvinrent m\u00eame \u00e0 d\u00e9rider les aust\u00e8res Taviani (dans le meilleur \u00e9pisode de <em>Kaos<\/em> coup\u00e9 par le distributeur fran\u00e7ais !) avant de se s\u00e9parer au d\u00e9but des ann\u00e9es 80 et de mourir (d&rsquo;abord Franco, puis Ciccio). Plut\u00f4t conventionnel dans sa forme, le film de Cipr\u00ec et Maresco est un hommage sinc\u00e8re aux deux clowns, et retrace de mani\u00e8re s\u00e9rieuse et document\u00e9e la vie et la carri\u00e8re des deux comiques, avec des entretiens de cin\u00e9astes, de critiques ou de parents, plus quelques interm\u00e8des moqueurs qui brocardent l&rsquo;interview\u00e9 et des plans en noir et blanc tout droit sortis de l&rsquo;univers des cin\u00e9astes. Nulle r\u00e9cup\u00e9ration intellectuelle, aucun plaisir ricanant devant la ringardise ou le ratage, mais une belle d\u00e9claration d&rsquo;amour \u00e0 deux acteurs souvent pass\u00e9s sous silence dans les histoires officielles du cin\u00e9ma italien et qui sont entr\u00e9s dans la mythologie \u00e0 la fois d&rsquo;une cin\u00e9philie internationale d\u00e9viante et du patrimoine sicilien. Si la forme du documentaire est plus proche de la t\u00e9l\u00e9vision que du cin\u00e9ma, le ton d&rsquo;une grande tristesse g\u00e9n\u00e9rale, malgr\u00e9 la prolif\u00e9ration d&rsquo;extraits de films rigolos et de documents d&rsquo;\u00e9poque, confirme que l&rsquo;\u0153uvre de Cipr\u00ec et Maresco, depuis <em>Le Retour de Cagliostro<\/em>, semble avoir renonc\u00e9 \u00e0 la provocation pour se laisser envahir par la m\u00e9lancolie. On ne peut que regretter que <em>Le Retour de Cagliostro <\/em>soit destin\u00e9 \u00e0 rester le dernier film du duo. Ces trois longs m\u00e9trages en noir et blanc resteront \u00e0 jamais un \u00eelot de r\u00e9sistance, malcommode et irr\u00e9ductible, dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma italien.<br \/>\nDepuis leur s\u00e9paration artistique, les deux hommes ont poursuivi des carri\u00e8res parall\u00e8les. Cipr\u00ec poursuit ses activit\u00e9s de directeur de la photographie (on lui doit les images de <em>Vincere<\/em> de Marco Bellocchio) mais aussi de cin\u00e9aste de documentaires et de fictions (il tourne actuellement un nouveau film, <em>E stato il figlio<\/em> avec Toni Cervillo). Franco Maresco est sorti du silence l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re avec un beau documentaire consacr\u00e9 \u00e0 Tony Scott, brillant jazzman am\u00e9ricain qui v\u00e9cut une seconde partie de carri\u00e8re et une longue d\u00e9ch\u00e9ance en venant s\u2019installer \u00e0 Rome. Le film dressait le portrait \u00e9mouvant d\u2019un artiste maudit, mais gr\u00e2ce aux images d\u2019archives retra\u00e7ait \u00e9galement un morceau d\u00e9senchant\u00e9 d\u2019histoire de l\u2019Italie, du boom de l\u2019apr\u00e8s-guerre au triomphe de la t\u00e9l\u00e9vision. Le film, fruit de plusieurs ann\u00e9es de recherche et de montage, intitul\u00e9 <em>Io sono Tony Scott, ovvero come l&rsquo;Italia fece fuori il pi\u00f9 grande clarinettista del jazz<\/em>, a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 en premi\u00e8re mondiale, hors comp\u00e9tition, lors du 63<sup>\u00e8me<\/sup> Festival del film Locarno en 2010.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><a href=\"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/2011\/08\/11\/locarno-2011-day-9-resurrection-de-lo-zio-di-brooklyn\/s-foglio-1-2\/\" rel=\"attachment wp-att-1549\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1549\" title=\"Lo zio di Brooklyn.\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/07\/s-foglio-11.jpg\" alt=\"Lo zio di Brooklyn.\" width=\"640\" height=\"447\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/07\/s-foglio-11.jpg 2953w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/07\/s-foglio-11-400x280.jpg 400w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/07\/s-foglio-11-1024x716.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/07\/s-foglio-11-580x405.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>Lo zio di Brooklyn.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><a href=\"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/2011\/08\/11\/locarno-2011-day-9-resurrection-de-lo-zio-di-brooklyn\/franco-maresco\/\" rel=\"attachment wp-att-1897\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-1897\" title=\"Franco Maresco, Lo zio di Brooklyn\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/08\/franco-maresco.jpg\" alt=\"Franco Maresco, Lo zio di Brooklyn\" width=\"640\" height=\"472\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/08\/franco-maresco.jpg 2640w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/08\/franco-maresco-379x280.jpg 379w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/08\/franco-maresco-1024x756.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2011\/08\/franco-maresco-580x428.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 640px) 100vw, 640px\" \/><\/a><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Franco Maresco<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En mars 2011, Maurizio Bassi \u00e0 la t\u00eate d\u2019un groupe de jeunes cin\u00e9philes italiens passionn\u00e9s du cin\u00e9ma de Cipr\u00ec et\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":10187,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - 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