{"id":15016,"date":"2015-03-31T02:18:33","date_gmt":"2015-03-31T01:18:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=15016"},"modified":"2020-04-03T18:08:00","modified_gmt":"2020-04-03T17:08:00","slug":"rabah-ameur-zaimeche-le-franc-tireur","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2015\/03\/31\/rabah-ameur-zaimeche-le-franc-tireur\/","title":{"rendered":"Rabah Ameur-Za\u00efmeche, le franc-tireur"},"content":{"rendered":"<p>Rabah Ameur-Za\u00efmeche (photo en t\u00eate de texte prise lors de la Berlinale cette ann\u00e9e o\u00f9 \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 son nouveau film) a r\u00e9alis\u00e9 cinq longs m\u00e9trages : <em>Wesh Wesh, qu\u2019est-ce qui se passe?<\/em> en 2002, <em>Bled Number One<\/em> en 2006, <em>Dernier maquis<\/em> en 2008, <em>Les Chants de Mandrin<\/em> en 2011, <em>Histoire de Judas<\/em> en 2014, qui sort en France le 8 avril 2015. Ses films ont \u00e9t\u00e9 montr\u00e9s avec succ\u00e8s dans des grands festivals internationaux (Berlin, Cannes, Locarno), ont obtenu plusieurs r\u00e9compenses et suscit\u00e9 l\u2019int\u00e9r\u00eat de la critique. Il demeure, \u00e0 notre avis, trop m\u00e9connu du grand public et en dehors de la France. En cinq films Rabah Ameur-Za\u00efmeche s\u2019est impos\u00e9 comme l\u2019un des meilleurs cin\u00e9astes de sa g\u00e9n\u00e9ration, proposant un cin\u00e9ma politique qui ose traiter de sujets sensibles comme la religion, l\u2019immigration ou le monde du travail sans jamais sombrer dans le manich\u00e9isme ou la d\u00e9monstration, et dont le discours s\u2019exprime avant tout par la mise en sc\u00e8ne, la po\u00e9sie et l\u2019observation du r\u00e9el, m\u00eame lorsqu\u2019il d\u00e9cide de traiter des sujets historiques ou mythologiques.<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1966 en Alg\u00e9rie, Rabah Ameur-Za\u00efmeche arrive en France en 1968, au moment de la deuxi\u00e8me grande vague d\u2019immigration alg\u00e9rienne, et grandit dans la cit\u00e9 des Bosquets en banlieue parisienne. Apr\u00e8s des \u00e9tudes en sciences humaines, il fonde sa propre soci\u00e9t\u00e9 en 1999, Sarrazink Productions situ\u00e9e en banlieue parisienne \u00e0 Montreuil, et produit ses films dont il est l\u2019auteur complet, metteur en sc\u00e8ne, sc\u00e9nariste et acteur. Cette ind\u00e9pendance est \u00e0 la fois un choix et une n\u00e9cessit\u00e9. Rabah Ameur-Za\u00efmeche fait des films libres et radicaux sans rien demander \u00e0 personne. Avec peu de moyens mais des grands r\u00e9sultats. Son regard sur la soci\u00e9t\u00e9 et sa fa\u00e7on de faire du cin\u00e9ma s\u2019accommodent mal des diktats esth\u00e9tiques et \u00e9conomiques du cin\u00e9ma fran\u00e7ais. Il fait donc un cin\u00e9ma de gu\u00e9rilla, chef de bande \u00e0 la t\u00eate d\u2019une petite tribu de collaborateurs et de techniciens, organisant des tournages de contrebande, avec une passion, une ferveur et un charisme qui compensent le manque d\u2019argent \u2013 m\u00eame si <em>Histoire de Judas<\/em> \u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 du soutien de l\u2019Avance sur recettes du CNC et d\u2019ARTE France, contrairement aux <em>Chants de Mandrin<\/em>, le tournage fut une aventure harassante. On ne peut qu\u2019admirer ce type de d\u00e9marche artistique et humaine, surtout lorsqu\u2019elles s\u2019accompagnent d\u2019un immense talent de cin\u00e9aste.<\/p>\n<p>Si <em>Wesh Wesh, qu\u2019est-ce qui se passe? <\/em>marquait l\u2019apparition d\u2019un cin\u00e9aste plus que prometteur, et<em> Bled Number One<\/em> \u00e9tait un second long m\u00e9trage magnifique, <em>Dernier maquis<\/em>, que nous avions montr\u00e9 \u00e0 la Quinzaine des r\u00e9alisateurs \u00e0 Cannes en 2008 quand nous en \u00e9tions le d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral, demeure sans doute le film de Rabah Ameur-Za\u00efmeche le plus abouti \u00e0 ce jour.<\/p>\n<p><em>Dernier maquis<\/em> est l\u2019histoire d\u2019une communaut\u00e9 masculine perdue au fin fond d\u2019une zone industrielle \u00e0 l\u2019agonie. Mao (interpr\u00e9t\u00e9 par Rabah Ameur-Za\u00efmeche, qui joue toujours un personnage dans ses films \u2013 Belissard dans <em>Les Chants de Mandrin<\/em>, Judas dans <em>Histoire de Judas<\/em>) est le patron d\u2019une petite entreprise de r\u00e9paration de palettes, et d\u2019un garage. Les affaires vont mal, et la survie du groupe est menac\u00e9e par la fermeture probable de la fabrique. Tous ses employ\u00e9s sont des immigr\u00e9s, du Maghreb ou de l\u2019Afrique noire. Ils sont tous musulmans et Mao compte sur l\u2019islam pour imposer la paix sociale, \u00e9touffer les revendications et am\u00e9liorer la productivit\u00e9. C\u2019est la raison pour laquelle il d\u00e9cide de construire une mosqu\u00e9e. Mais il prend la d\u00e9cision de choisir lui-m\u00eame l\u2019imam en d\u00e9signant un homme parmi ses ouvriers. Cette absence de concertation va d\u00e9clencher la col\u00e8re et la division au sein des travailleurs. La crise qui secoue ce petit monde vivant en autarcie n\u2019est pas seulement religieuse, elle est aussi \u00e9conomique. Lorsqu\u2019il devient \u00e9vident que Mao va devoir r\u00e9duire ses activit\u00e9s et fermer le garage, ses relations s\u2019enveniment avec une partie de ses employ\u00e9s, jusqu\u2019au conflit et \u00e0 la gr\u00e8ve.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du film, Mao est seul dans la mosqu\u00e9e d\u00e9serte qu\u2019il a fait construire dans un garage.<\/p>\n<p><em>Dernier maquis <\/em>est un film auquel le r\u00e9alisateur pensait depuis 2002. En attendant de pouvoir le mettre en sc\u00e8ne, Rabah Ameur-Za\u00efmeche a fait un d\u00e9tour de la peinture pour arriver au film. Le r\u00e9alisateur s\u2019est mis \u00e0 la peinture pour pr\u00e9parer le film, pendant l\u2019\u00e9criture. Tr\u00e8s vite, des couleurs se sont impos\u00e9es pour d\u00e9finir le film. Le jaune, mais surtout le rouge, qui est la couleur des milliers de palettes qui structurent l\u2019espace du film.<\/p>\n<p>Pour Rabah Ameur-Za\u00efmeche, le rouge est la couleur du peuple de la r\u00e9volution, de la r\u00e9volte et de la passion. Le rouge a \u00e9galement une connotation communiste que le cin\u00e9aste n\u2019occulte pas. Le nom du patron, Mao, est \u00e0 la fois le diminutif de Mahomet le proph\u00e8te de la religion musulmane, et Mao Ts\u00e9-toung, le chef historique de la r\u00e9volution chinoise.<\/p>\n<p>Comme Jean-Luc Godard, Rabah Ameur-Za\u00efmeche entend faire dialoguer ses films avec l\u2019histoire du cin\u00e9ma mais aussi les autres arts. <em>Wesh Wesh, qu\u2019est-ce qui se passe?<\/em> entretenait un rapport tr\u00e8s \u00e9troit avec la langue et la parole, transformant les cours d\u2019une cit\u00e9 en v\u00e9ritable th\u00e9\u00e2tre en plein air (c\u2019est le c\u00f4t\u00e9 Pagnol de RAZ.) <em>Bled Number One<\/em> \u00e9tait un film construit autour de la musique et le chant, avec la participation du compositeur Rodolphe Burger dont les solos de guitare et la pr\u00e9sence physique intervenaient dans le d\u00e9roulement du r\u00e9cit. <em>Dernier maquis<\/em> est un film tr\u00e8s pictural, envahi de rouge. Cependant, il ne se limite pas \u00e0 une puissance plastique, puisque le corps et la parole de ses protagonistes y jouent un r\u00f4le tr\u00e8s important. Dans <em>Histoire de Judas<\/em> l\u2019influence de la peinture est de nouveau frappante, avec des corps, des visages, des clairs-obscurs et des drap\u00e9s \u00e9chapp\u00e9s de toiles de Caravage ou Rembrandt.<\/p>\n<p>Les palettes rouges de <em>Dernier maquis<\/em> n\u2019ont peut-\u00eatre pas la m\u00eame valeur que les petits livres rouges empil\u00e9s pour former une barricade dans l\u2019appartement de <em>La Chinoise<\/em> de Godard. Mais elles poss\u00e8dent une force symbolique qui est \u00e0 la fois politique et visuelle.<\/p>\n<p>Elles constituent un bon exemple de l\u2019intervention artistique et po\u00e9tique de Rabah Ameur-Za\u00efmeche sur le monde qu\u2019il filme. Les palettes rouges existaient d\u00e9j\u00e0 dans le d\u00e9cor naturel o\u00f9 le cin\u00e9aste d\u00e9cida de s\u2019installer avec son \u00e9quipe. Il suffit juste d\u2019en multiplier le nombre pour construire l\u2019architecture visuelle du film. C\u2019est la force \u00e9l\u00e9mentaire du cin\u00e9ma de Rabah Ameur-Za\u00efmeche, qui cr\u00e9e un univers po\u00e9tique et th\u00e9\u00e2tral avec des mat\u00e9riaux extraits de la vie la plus concr\u00e8te et laborieuse.<\/p>\n<p>La dimension plastique est aussi importante que la dimension politique. Il n\u2019est pas question de sacrifier la beaut\u00e9 du film \u00e0 son efficacit\u00e9 didactique. Il en r\u00e9sulte une \u0153uvre parfois onirique, pourtant solidement ancr\u00e9e dans une r\u00e9alit\u00e9 sociale jamais abord\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran, par peur, ignorance ou indiff\u00e9rence.<\/p>\n<p>Le film s\u2019adapte au d\u00e9cor, une zone industrielle, et non l\u2019inverse. Si le cin\u00e9aste et son \u00e9quipe s\u2019invitent dans une v\u00e9ritable fabrique, ils travaillent c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te avec les ouvriers, qui participent au film en tant qu\u2019acteurs tout en continuant \u00e0 effectuer leur labeur quotidien. C\u2019est un exemple singulier d\u2019int\u00e9gration d\u2019un projet artistique dans le monde du travail, d\u2019un respect pour ce et ceux qui sont film\u00e9s. Il s\u2019agit de partager un espace, un th\u00e9\u00e2tre o\u00f9 se m\u00ealent les com\u00e9diens professionnels et occasionnels, la fiction et la r\u00e9alit\u00e9. C\u2019est dans cette fusion harmonieuse entre la fiction (politique, mythologique ou po\u00e9tique) et la r\u00e9alit\u00e9, le dispositif et l\u2019enregistrement, que RAZ rejoint \u00e0 sa mani\u00e8re des cin\u00e9astes tels que Albert Serra, Miguel Gomes ou Lisandro Alonso. Il ne s\u2019agit plus, comme dans le cin\u00e9ma traditionnel, d\u2019introduire des \u00ab\u00a0petits faits vrais\u00a0\u00bb pour donner un surcro\u00eet de r\u00e9alisme \u00e0 une fiction artificielle, mais au contraire d\u2019injecter une histoire, des id\u00e9es, au monde qui nous entoure et \u00e0 ses habitants. Ce n\u2019est plus le r\u00e9el qui s\u2019invite dans la fiction, comme dans tous les films (chaque film, m\u00eame hollywoodien est un documentaire sur son tournage), mais la fiction qui contamine, enrichit le monde tel qu\u2019il est devant la cam\u00e9ra.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Dernier Maquis<\/em> est tout sauf un film social, un cin\u00e9ma de la bonne conscience qui repose sur un processus d\u2019identification du spectateur aux personnages, d\u00e9signe les maux et propose des rem\u00e8des, en suivant un projet sc\u00e9naristique tr\u00e8s conventionnel, quasiment hollywoodien.<\/p>\n<p>Rabah Ameur-Za\u00efmeche pratique un cin\u00e9ma qui au contraire exprime la complexit\u00e9 de la vie et des hommes. Le cin\u00e9aste r\u00e9ussit un film politique sans id\u00e9ologie, qui pose les probl\u00e8mes du travail et de la religion, aborde la question cruciale de l\u2019instrumentalisation de l\u2019islam dans le monde ouvrier, sans pr\u00e9tendre apporter de solutions ou de r\u00e9ponses. Le film ne veut rien d\u00e9montrer, il est hostile \u00e0 la moindre tentation manich\u00e9enne. Dans un film \u00e0 la gloire des exclus et des opprim\u00e9s, Mao le patron n\u2019est jamais pr\u00e9sent\u00e9 comme un salaud ou un exploiteur. C\u2019est un homme seul qui doit affronter les probl\u00e8mes d\u2019un patron de petite entreprise. Rabah Ameur-Za\u00efmeche s\u2019approprie l\u2019adage renoirien selon lequel tous les personnages ont leurs raisons, qu\u2019il est impossible de les juger ou de les condamner. Si on pense beaucoup \u00e0 Marcel Pagnol et \u00e0 Jean Renoir (en particulier <em>Toni<\/em>) devant <em>Dernier maquis<\/em>, Rabah Ameur-Za\u00efmeche ne cache pas son admiration pour John Ford, barde des communaut\u00e9s probl\u00e9matiques, et Howard Hawks, le cin\u00e9aste qui filmait \u00e0 hauteur d\u2019hommes. Rabah Ameur-Za\u00efmeche partage avec ces grands cin\u00e9astes le go\u00fbt de la digression incongrue (la d\u00e9couverte d\u2019un ragondin dans le garage offre au film un apart\u00e9 burlesque), la bienveillance pour le moindre figurant, le sens du burlesque. Car <em>Dernier maquis<\/em> n\u2019est jamais un film aust\u00e8re et th\u00e9orique, mais d\u00e9borde de vitalit\u00e9, d\u2019\u00e9nergie et aussi d\u2019humour.<\/p>\n<p>Trois ans plus tard Rabah Ameur-Za\u00efmeche consacra un film aux compagnons de Louis Mandrin, c\u00e9l\u00e8bre brigand, r\u00e9volutionnaire et contrebandier du XVIIIe si\u00e8cle, ador\u00e9 par le peuple et craint par les puissants. Apr\u00e8s la mort de Mandrin, \u00e9cartel\u00e9 en place publique, ses amis continu\u00e8rent son projet utopique, cr\u00e9ant une \u00e9conomie parall\u00e8le dans les campagnes fran\u00e7aises, en volant des marchandises aux riches et en les vendant \u00e0 bas prix aux paysans, pourchass\u00e9s par l\u2019arm\u00e9e. Avec aussi la volont\u00e9 de propager ses id\u00e9es, \u00e0 la mani\u00e8re des ap\u00f4tres en cherchant \u00e0 faire \u00e9diter de mani\u00e8re clandestine les \u00e9crits de Mandrin. Le film s\u2019intitule <em>Les Chants de Mandrin<\/em>. D\u2019une certaine mani\u00e8re il anticipe <em>Histoire de Judas<\/em> en \u00e9voquant aussi un chef spirituel et ses disciples. Comme RAZ le dit lui-m\u00eame, il pourrait aussi avoir pour titre <em>Dernier maquis <\/em>: les deux films sont tr\u00e8s proches, mais <em>Les Chants de Mandrin <\/em>ouvrent une perspective historique et lyrique, pour mieux parler du monde actuel plut\u00f4t que d\u2019illustrer une \u00e9poque r\u00e9volue. C\u2019est le film le plus optimiste de RAZ, pour la simple raison sans doute qu\u2019il se situe dans le pass\u00e9, avant les autres films tr\u00e8s contemporains, du cin\u00e9aste, donc \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 le r\u00eave, l\u2019utopie, la r\u00e9volte et l\u2019espoir \u00e9taient encore possibles. Mais cela reste un film film\u00e9 au pr\u00e9sent, avec un m\u00e9lange de licence po\u00e9tique et de recherches historiques scrupuleuses (il y a dans le film un travail sur la langue fran\u00e7aise, avec des r\u00e9sonances tr\u00e8s actuelles, tout \u00e0 fait extraordinaire.) Si <em>Dernier maquis<\/em> \u00e9voquait le Renoir de <em>Toni<\/em>, nous sommes ici dans une filiation directe avec <em>La Marseillaise<\/em> de Renoir. Et si <em>Dernier maquis<\/em> \u00e9tait un western en huis clos, comme <em>Rio Bravo<\/em> de Hawks, <em>Les Chants de Mandrin<\/em> go\u00fbte \u00e0 l\u2019ivresse des grands espaces, des chevauch\u00e9es et de la vie sauvage, comme dans les westerns d\u2019Anthony Mann. Quant \u00e0 <em>Histoire de Judas<\/em>, c&rsquo;est un film \u00e0 la fois spirituel et charnel, po\u00e9tique et incarn\u00e9 comme ceux de Dreyer et Pasolini.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Wesh Wesh, qu\u2019est-ce qui se passe?,<\/em> <em>Bled Number One<\/em> et <em>Dernier maquis<\/em> sont disponibles en DVD et VOD chez ARTE vid\u00e9o.<\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Les Chants de Mandrin<\/em> est disponible en DVD chez MK2 vid\u00e9o.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Histoire de Judas<\/em> sort le 8 avril 2015 dans les salles fran\u00e7aises, distribu\u00e9 par Potemkine. C\u2019est une coproduction ARTE France Cin\u00e9ma.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rabah Ameur-Za\u00efmeche (photo en t\u00eate de texte prise lors de la Berlinale cette ann\u00e9e o\u00f9 \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 son nouveau film)\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9,6],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Rabah Ameur-Za\u00efmeche, le franc-tireur - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2015\/03\/31\/rabah-ameur-zaimeche-le-franc-tireur\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Rabah Ameur-Za\u00efmeche, le franc-tireur - 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