{"id":14198,"date":"2014-11-16T15:40:07","date_gmt":"2014-11-16T14:40:07","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=14198"},"modified":"2014-11-17T18:07:04","modified_gmt":"2014-11-17T17:07:04","slug":"trois-films-de-seijun-suzuki","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2014\/11\/16\/trois-films-de-seijun-suzuki\/","title":{"rendered":"Trois films de Seijun Suzuki"},"content":{"rendered":"<p>Elephant d\u00e9laisse provisoirement le cin\u00e9ma britannique pour proposer \u00e0 la vente depuis le 4 novembre trois titres embl\u00e9matiques d\u2019un ma\u00eetre du cin\u00e9ma de genre japonais dans des combos DVD \/ Blu-ray pour la premi\u00e8re fois en version restaur\u00e9e en haute d\u00e9finition, avec des pr\u00e9sentations du critique Charles Tesson.<\/p>\n<div id=\"attachment_14203\" style=\"width: 1930px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-14203\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-14203\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/1MAVjqfo1qGNZIBhfKhBKoQwsK4.jpg\" alt=\"La Marque du tueur\" width=\"1920\" height=\"1080\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/1MAVjqfo1qGNZIBhfKhBKoQwsK4.jpg 1920w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/1MAVjqfo1qGNZIBhfKhBKoQwsK4-497x280.jpg 497w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/1MAVjqfo1qGNZIBhfKhBKoQwsK4-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/1MAVjqfo1qGNZIBhfKhBKoQwsK4-580x326.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1920px) 100vw, 1920px\" \/><p id=\"caption-attachment-14203\" class=\"wp-caption-text\">La Marque du tueur<\/p><\/div>\n<p>Le cin\u00e9ma japonais regorge de cin\u00e9astes plus ou moins oubli\u00e9s cantonn\u00e9s dans la s\u00e9rie B polici\u00e8re, fantastique ou \u00e9rotique et il ne se passe pas une ann\u00e9e sans que le public occidental d\u00e9couvre avec \u00e9merveillement tel nouveau petit-ma\u00eetre du film de samoura\u00ef ou de yakusa. Aux c\u00f4t\u00e9s de Kato Tai, Kenji Misumi et Hideo Gosha, loin devant Koji Wakamatsu, Kinji Fukazaku ou Tatsumi Kumashiro, Seijun Suzuki demeure le cin\u00e9aste embl\u00e9matique du cin\u00e9ma de genre japonais. Il occupe une place cruciale dans l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma nippon des ann\u00e9es 60 car il symbolise la vague de contestation formelle et politique qui secoua l&rsquo;industrie cin\u00e9matographique \u00e0 cette \u00e9poque. Suzuki signa des films d&rsquo;avant-garde tout en continuant \u00e0 \u0153uvrer, avec des fortunes diverses, au sein du syst\u00e8me le plus commercial, industriel et hi\u00e9rarchis\u00e9 qui soit, en l&rsquo;occurrence la soci\u00e9t\u00e9 de production Nikkatsu. Suzuki, par le caract\u00e8re exp\u00e9rimental et provocateur de ses s\u00e9ries B, mais aussi son discours politique virulent, devint une ic\u00f4ne de la contre-culture japonaise, le cin\u00e9aste \u00e9tendard de toute une g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;\u00e9tudiants gauchistes, de cin\u00e9philes contestataires appel\u00e9s \u00e0 devenir les auteurs de demain. Suzuki a sign\u00e9 quelques films au contenu ouvertement historique et politique, mais il a toujours fait, pour reprendre l&rsquo;expression de Godard, politiquement du cin\u00e9ma. Nul paradoxe alors dans le fait que ses mises en sc\u00e8ne aient suscit\u00e9 plus que d&rsquo;autres l&rsquo;enthousiasme du public populaire mais aussi des \u00e9tudiants et de la jeune critique. \u00c0 l&rsquo;instar des westerns italiens ou de certains films sexy r\u00e9alis\u00e9s en Europe \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque (soit autour de 1968), le cin\u00e9ma de genre japonais, entre les mains d&rsquo;agitateurs tels que Suzuki, sait parler aux masses et aux intellectuels. Il est r\u00e9volutionnaire car il a d\u00e9cid\u00e9 de faire voler en \u00e9clats des valeurs qui sont \u00e0 la fois celles de la narration et de la mise en sc\u00e8ne classiques, mais aussi celles de la soci\u00e9t\u00e9 japonaise, de ses traditions et de ses tabous. Le cin\u00e9ma de Suzuki tourne en d\u00e9rision les dogmes et les r\u00e8gles de toutes sortes, et il invente de surcro\u00eet de sombres h\u00e9ros, nouvelles idoles qui prennent l&rsquo;identit\u00e9 de tueurs brutaux ou de voyous des faubourgs. Un vent de r\u00e9bellion souffle sur le Japon, et Suzuki capte les \u00e9lans de la jeunesse comme il r\u00e9ussit \u00e0 retranscrire avec justesse et intelligence l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit du peuple japonais au lendemain des pages les plus tragiques de son histoire. Un esprit aussi frondeur que Suzuki n&rsquo;allait pouvoir s&rsquo;exprimer qu&rsquo;une br\u00e8ve d\u00e9cennie. Son travail est en effet marqu\u00e9 par de perp\u00e9tuels conflits avec ses employeurs, qu&rsquo;il ne cessa d&rsquo;indisposer et de scandaliser. Apr\u00e8s avoir dynamit\u00e9 les conventions du film de yakusa durant les ann\u00e9es 60, avec des polars violents et stylis\u00e9s prenant de plus en plus de libert\u00e9 avec le sc\u00e9nario, comme si en Occident Samuel Fuller et Jean-Luc Godard n&rsquo;avaient fait qu&rsquo;une seule personne, Suzuki est licenci\u00e9 de la Nikkatsu. Le pr\u00e9sident de la compagnie a vu <em>La Marque du tueur<\/em>, n&rsquo;y a rien compris et est entr\u00e9 dans une rage folle. Malgr\u00e9 la cr\u00e9ation d&rsquo;un groupe de soutien au cin\u00e9aste compos\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudiants, de critiques et d&rsquo;intellectuels et un proc\u00e8s contre la Nikkatsu que Suzuki finira par gagner en 1971, cet incident brise la carri\u00e8re de Suzuki. Il est interdit de tournage \u00e0 la suite d&rsquo;un accord pass\u00e9 entre les cinq \u00ab\u00a0majors\u00a0\u00bb du Japon et survit en tournant des publicit\u00e9s. Suzuki travaillera pour la t\u00e9l\u00e9vision et signera quelques films dans les ann\u00e9es 80 et 90, sans jamais retrouver l&rsquo;inspiration de sa p\u00e9riode pop. En 2001, <em>Pistol Opera<\/em>, nouvelle version pour la t\u00e9l\u00e9vision de sa c\u00e9l\u00e8bre Marque du tueur a constern\u00e9 la plupart de ses fans. Suzuki, n\u00e9 en 1923, a pris sa retraite en 2005.<\/p>\n<p>Les trois films propos\u00e9s par Elephant comptent parmi les plus r\u00e9ussis et les plus repr\u00e9sentatifs d&rsquo;une filmographie abondante et in\u00e9gale. Ils sont tous situ\u00e9s entre 1963 et 1967, soit la p\u00e9riode la plus faste du cin\u00e9aste et t\u00e9moignent de la diversit\u00e9 de l&rsquo;inspiration de Suzuki, tant \u00e0 propos du style que des sujets abord\u00e9s.<\/p>\n<p><em>D\u00e9tective Bureau 2-3<\/em> (<em>Kutabare akut\u00f4-domo &#8211; Tantei jimusho 23<\/em>, 1963, photo en t\u00eate de texte), parfois sous-titr\u00e9 \u00ab\u00a0Crevez vermines\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0Go to Hell Bastards\u00a0\u00bb), est une histoire polici\u00e8re irr\u00e9v\u00e9rencieuse qui frise \u00e0 plusieurs reprises la parodie pure et simple. Suzuki malm\u00e8ne les sempiternelles histoires de d\u00e9tectives qui commencent \u00e0 lasser le public. Il s\u2019amuse \u00e0 truffer son film de symboles sexuels et d\u2019allusions scabreuses, plonge son h\u00e9ros dans des situations plus rocambolesques les unes que les autres. Ce dernier est interpr\u00e9t\u00e9 par Joe Shishido, qui sera la vedette de plusieurs films de Suzuki. Tour \u00e0 tour d\u00e9tective, yakuza ou tueur \u00e0 gages, Shishido poss\u00e8de une d\u00e9gaine assez surprenante et surtout une tronche inoubliable, puisqu\u2019il eut recours \u00e0 la chirurgie esth\u00e9tique pour faire saillir ses pommettes, afin d\u2019\u00eatre plus s\u00e9duisant\u00a0: le r\u00e9sultat (ses joues enfl\u00e9es lui donne l\u2019aspect permanent de quelqu\u2019un qui sort de chez le dentiste apr\u00e8s une extraction douloureuse des molaires) laisse sceptique mais chacune de ses prestations d\u00e9clenche l\u2019enthousiasme des amateurs de com\u00e9diens excentriques.<\/p>\n<div id=\"attachment_14200\" style=\"width: 1391px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-14200\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-14200\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/detectivebureau232.jpg\" alt=\"Joe Shishido dans D\u00e9tective bureau 2-3\" width=\"1381\" height=\"1378\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/detectivebureau232.jpg 1381w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/detectivebureau232-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/detectivebureau232-280x280.jpg 280w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/detectivebureau232-769x768.jpg 769w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/detectivebureau232-580x578.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1381px) 100vw, 1381px\" \/><p id=\"caption-attachment-14200\" class=\"wp-caption-text\">Joe Shishido dans D\u00e9tective bureau 2-3<\/p><\/div>\n<p><em>La Jeunesse de la b\u00eate<\/em> (<em>Yaj\u00fb no seishun<\/em>, 1963) survient juste apr\u00e8s le succ\u00e8s ph\u00e9nom\u00e9nal de <em>D\u00e9tective Bureau 2-3<\/em>. Joe Shishido, l\u2019homme au visage de hamster, reprend du service dans un polar plac\u00e9 sous le signe de la surench\u00e8re dans le mani\u00e9risme et la violence. Suzuki \u00e9tablit avec ce film le cha\u00eenon manquant entre la production commerciale de s\u00e9rie B et la nouvelle vague japonaise repr\u00e9sent\u00e9e par les br\u00fblots agressifs et d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s de Nagisa Oshima, dont les <em>Contes cruels de la jeunesse<\/em> avaient fait sensation trois ans auparavant. Si l\u2019histoire du film de Suzuki est incompr\u00e9hensible (une caract\u00e9ristique que partagera d\u00e8s lors la quasi-totalit\u00e9 de ses films), le cin\u00e9aste accorde un souci \u00e9vident \u00e0 des recherches formelles et de jeux sur la couleur qui font du film un sommet du cin\u00e9ma pop.<\/p>\n<div id=\"attachment_14201\" style=\"width: 1010px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-14201\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-14201\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/La_Jeunesse_de_la_bete.jpg\" alt=\"Affiche japonaise de La Jeunesse de la b\u00eate\" width=\"1000\" height=\"1363\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/La_Jeunesse_de_la_bete.jpg 1000w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/La_Jeunesse_de_la_bete-205x280.jpg 205w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/La_Jeunesse_de_la_bete-563x768.jpg 563w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/La_Jeunesse_de_la_bete-580x790.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><p id=\"caption-attachment-14201\" class=\"wp-caption-text\">Affiche japonaise de La Jeunesse de la b\u00eate<\/p><\/div>\n<div id=\"attachment_14202\" style=\"width: 1210px\" class=\"wp-caption alignnone\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-14202\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-14202\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/marque-du-tueur-1967-02-g.jpg\" alt=\"La Marque du tueur\" width=\"1200\" height=\"858\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/marque-du-tueur-1967-02-g.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/marque-du-tueur-1967-02-g-391x280.jpg 391w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/marque-du-tueur-1967-02-g-1024x732.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/marque-du-tueur-1967-02-g-580x414.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><p id=\"caption-attachment-14202\" class=\"wp-caption-text\">La Marque du tueur<\/p><\/div>\n<p><em>La Marque du tueur<\/em> (<em>Koroshi no rakuin<\/em>, 1967), dans un noir et blanc jazzy, est l\u2019un des principaux titres de gloire du cin\u00e9aste \u00e0 l&rsquo;apog\u00e9e de son style flamboyant et ironique. Irracontable, il privil\u00e9gie la sensation au sens et cultive un go\u00fbt de la confusion alli\u00e9 \u00e0 un soin extr\u00eame et volontiers tapageur accord\u00e9 la composition des plans, aux ruptures de tons et aux recherches picturales souvent sid\u00e9rantes. L&rsquo;histoire de bande dessin\u00e9e a encore moins d&rsquo;importance que d&rsquo;habitude et Suzuki se concentre sur des exp\u00e9rimentations qui tombent souvent juste. <em>La Marque du tueur<\/em> est une grande r\u00e9ussite car les d\u00e9lires visuels de Suzuki (au moins une id\u00e9e par plan, de pr\u00e9f\u00e9rence saugrenue) s&rsquo;accompagnent d&rsquo;un nihilisme sarcastique qui pi\u00e9tine le film noir au point de le r\u00e9duire en miettes. On ne lui pardonnera pas un tel acharnement iconoclaste et ce feu d&rsquo;artifices sera aussi un chant du cygne. Les champions actuels du cin\u00e9ma de genre postmoderne semblent condamn\u00e9s \u00e0 puiser jusqu&rsquo;au pillage dans leur petit Suzuki illustr\u00e9 la moindre de leurs audaces. Les nouveaux trublions du cin\u00e9ma nippon comme Takashi Miike ou Sono Sion lui doivent beaucoup sinon tout, sans parler de Quentin Tarantino (l\u2019\u00e9pisode tokyo\u00efte de <em>Kill Bill Vol. 1<\/em>) ou Jim Jarmusch, dont le <em>Ghost Dog, la voie du samoura\u00ef<\/em> rend directement hommage \u00e0 <em>La Marque du tueur<\/em>. Les cin\u00e9philes, quant \u00e0 eux, lui seront \u00e0 jamais reconnaissants pour quelques-unes des plus folles images du cin\u00e9ma japonais et en particulier celle ou le tueur \u00e0 gages jou\u00e9 par Joe Shishido dans <em>La Marque du tueur<\/em> rate sa cible \u00e0 cause du papillon qui s&rsquo;est pos\u00e9 sur le canon de son fusil.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Elephant d\u00e9laisse provisoirement le cin\u00e9ma britannique pour proposer \u00e0 la vente depuis le 4 novembre trois titres embl\u00e9matiques d\u2019un ma\u00eetre\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":14199,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Trois films de Seijun Suzuki - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2014\/11\/16\/trois-films-de-seijun-suzuki\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Trois films de Seijun Suzuki - 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