{"id":11885,"date":"2014-02-25T19:20:33","date_gmt":"2014-02-25T18:20:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=11885"},"modified":"2014-02-28T07:54:52","modified_gmt":"2014-02-28T06:54:52","slug":"entretien-inedit-avec-harold-ramis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2014\/02\/25\/entretien-inedit-avec-harold-ramis\/","title":{"rendered":"Entretien in\u00e9dit avec Harold Ramis"},"content":{"rendered":"<p>Harold Ramis (photo en t\u00eate de texte, en compagnie de Bill Murray et Dan Aykroyd dans <em>S.O.S. Fant\u00f4mes<\/em>) est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 hier \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 69 ans dans sa ville natale, Chicago, Illinois. Discret mais solide artisan (acteur, sc\u00e9nariste et r\u00e9alisateur) de la com\u00e9die am\u00e9ricaine des ann\u00e9es 80 et 90, Ramis est li\u00e9 \u00e0 plusieurs films tr\u00e8s dr\u00f4les et \u00e0 une grande r\u00e9ussite, <i>Un jour sans fin<\/i>, au sujet de laquelle il aura toujours eu la modestie de minimiser sa responsabilit\u00e9. Ramis fut l\u2019un des principaux auteurs de la nouvelle com\u00e9die am\u00e9ricaine des ann\u00e9es 80, membre permanent de la bande form\u00e9e par Chevy Chase, John Belushi, John Candy, Bill Murray, Dan Aykroyd, soit l\u2019\u00e9poque pr\u00e9historique o\u00f9 s\u2019illustra l\u2019humour d\u00e9vastateur des parrains des futurs talents de l\u2019humour anglo-saxon contemporain nomm\u00e9s les fr\u00e8res Farrelly, Adam Sandler, Adam McKay, Will Ferrell ou Judd Apatow, qui leur doivent beaucoup.<\/p>\n<div id=\"attachment_11887\" style=\"width: 1210px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11887\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11887\" alt=\"Chevy Chase dans Bonjour les vacances\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g.jpg\" width=\"1200\" height=\"820\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g-409x280.jpg 409w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g-1024x699.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bonjour-les-vacances-83-03-g-580x396.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11887\" class=\"wp-caption-text\">Chevy Chase et un policier dans Bonjour les vacances<\/p><\/div>\n<p>Au d\u00e9but de sa carri\u00e8re Ramis \u0153uvre en tant que sc\u00e9nariste dans la pochade pure et dure, des satires cr\u00e9tines, grivoises mais hilarantes de l\u2019American Way of Life comme <i>American College<\/i> (<i>National Lampoon\u2019s<\/i> <i>Animal House<\/i>, 1978) de John Landis sur des \u00e9tudiants blagueurs dans un campus en folie, <i>Les Bleus<\/i> (<i>Stripes<\/i>, 1981) de Ivan Reitman sur des trouffions blagueurs dans une caserne en folie. Les premi\u00e8res r\u00e9alisations de Ramis <i>Le Golf en folie\u00a0!<\/i> (<i>Caddyshack<\/i>, 1980) et <i>Bonjour les vacances<\/i> (<i>National Lampoon\u2019s Vacation<\/i>, 1983) film tr\u00e8s dr\u00f4le \u00e9crit par John Hughes sur les m\u00e9saventures d\u2019une famille en route pour un parc d\u2019attraction, tous deux avec Chevy Chase, sont des madeleines pour ceux qui fr\u00e9quentaient adolescents les salles obscures et les vid\u00e9oclubs dans les ann\u00e9es 80. Ramis y fait d\u00e9j\u00e0 preuve d\u2019un sens de l\u2019humour plus corrosif et efficace qu\u2019un t\u00e2cheron comme Ivan Reitman, avec lequel il collabora souvent en \u00e9crivant <i>Arr\u00eate de ramer, t\u2019es sur le sable<\/i> (<i>Meatballs<\/i>, 1979), <i>Les Bleus<\/i>, <i>S.O.S. Fant\u00f4mes<\/i> et sa suite dans lesquels il interpr\u00e8te aussi l\u2019un des quatre \u00ab\u00a0ghostbuster.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Apr\u00e8s le petit miracle d\u2019<i>Un jour sans fin (Groundhog Day<\/i>, 1993) o\u00f9 triomphe Bill Murray, <i>Mes doubles, ma femme et moi<\/i> (<i>Multiplicity<\/i>, 1996) marquait les limites de Ramis dans la com\u00e9die conceptuelle. Plus terre \u00e0 terre, <i>Mafia blues<\/i> (<i>Analyze This<\/i>, 1999) est la derni\u00e8re r\u00e9ussite du cin\u00e9aste. S\u2019il recense tous les clich\u00e9s de la mafia v\u00e9hicul\u00e9s dans les films, et annonce la fameuse s\u00e9rie \u00ab\u00a0Les Sopranos\u00a0\u00bb\u00a0 &#8211; un mafioso au bout du rouleau s\u2019essaie \u00e0 la psychoth\u00e9rapie \u2013 avec tout un folklore mafieux g\u00e9n\u00e9rateur de gags particuli\u00e8rement efficaces, le film distille, l\u2019air de rien, des allusions aussi subtiles que pernicieuses sur la famille, osant des rapprochements assez os\u00e9es entre les rites familiaux traditionnels (mariages, r\u00e9unions) et ceux d\u2019une Famille un peu particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>Nous avons crois\u00e9 deux fois Harold Ramis, \u00e0 Deauville et \u00e0 New York, \u00e0 l\u2019occasion de la promotion de ses films <i>Mafia blues<\/i> et <i>Endiabl\u00e9 (Bedazzled<\/i>, 2000), remake compl\u00e8tement format\u00e9 et sans int\u00e9r\u00eat de <i>Fantasmes <\/i>de Stanley Donen dont il n\u2019avait aucune raison d\u2019\u00eatre fier. Voici l\u2019entretien rest\u00e9 in\u00e9dit qu\u2019il nous avait accord\u00e9 lors du Festival du film am\u00e9ricain de Deauville en septembre 1999, o\u00f9 il \u00e9tait venu pr\u00e9senter <i>Mafia blues<\/i>, sa derni\u00e8re bonne com\u00e9die. En effet, la fin de carri\u00e8re de Ramis sera particuli\u00e8rement faible, avec des films rat\u00e9s et paresseux comme <i>Endiabl\u00e9<\/i>, la suite inutile <i>Mafia blues 2<\/i>, le polar <i>Faux Amis<\/i> ou <i>L\u2019An 1<\/i>. Dommage, mais Ramis nous aura quand m\u00eame beaucoup fait rire (<i>Bonjour les vacances<\/i> est un must dont on ne se lasse pas) et <i>Un jour sans fin<\/i> reste sans conteste un titre marquant des ann\u00e9es 90, tous genres confondus \u2013 bient\u00f4t sur ARTE\u00a0!<\/p>\n<p><b>Vous \u00e9tiez \u00e0 la fin des ann\u00e9es 60 journaliste \u00e0 \u00ab\u00a0Playboy.\u00a0\u00bb Quelle \u00e9tait la nature de vos articles ?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019ai commenc\u00e9 comme journaliste ind\u00e9pendant. Je travaillais pour des revues culturelles dans lesquelles je faisais des comptes rendus de concerts de rock, de ballets de danse classique ou de vernissages. Et j\u2019annon\u00e7ais aussi les films en cours de production. J\u2019ai \u00e9cris dans une douzaine de magazines avant que \u00ab\u00a0Playboy\u00a0\u00bb ne fasse appel \u00e0 mes services pour leurs pages spectacles. Je leur \u00e9crivais \u00e9galement des blagues. Je n\u2019ai jamais \u00e9t\u00e9 critique de cin\u00e9ma, sauf une fois : la nouvelle petite amie du patron de Playboy, Hugh Heffner &#8211; une playmate, \u00e9videmment &#8211; faisait ses d\u00e9buts \u00e0 l\u2019\u00e9cran dans un film europ\u00e9en avec Klaus Kinski. Le film \u00e9tait atroce, et donc personne au journal n\u2019osait \u00e9crire dessus. C\u2019est tomb\u00e9 sur moi, et je m\u2019en suis tir\u00e9 de fa\u00e7on tr\u00e8s diplomatique, en expliquant que c\u2019\u00e9tait une actrice prometteuse, et qu\u2019on \u00e9tait impatient de la voir dans des films \u00e0 la hauteur de son talent !<\/p>\n<p><b>Vous avez ensuite particip\u00e9 \u00e0 l\u2019aventure de \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb (\u00ab\u00a0lampoon\u00a0\u00bb veut dire \u00ab\u00a0vanne\u00a0\u00bb en anglais), une revue satirique qui est devenue une institution aux Etats-Unis.<\/b><\/p>\n<p>Le principe de l\u2019humour de \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb \u00e9tait : \u00ab\u00a0rien n\u2019est sacr\u00e9.\u00a0\u00bb \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb excellait dans les plaisanteries les plus cruelles, sadiques et sacril\u00e8ges possibles. C\u2019\u00e9tait un magazine extr\u00eamement populaire, qui s\u2019imposait comme le successeur de \u00ab\u00a0Mad\u00a0\u00bb (c\u00e9l\u00e8bre revue parodique des ann\u00e9es 50.) \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 par des \u00e9tudiants de l\u2019universit\u00e9 de Harvard et s\u2019appelait \u00e0 l\u2019origine le \u00ab\u00a0Harvard Lampoon.\u00a0\u00bb Au d\u00e9but des ann\u00e9es 70, j\u2019ai mont\u00e9 avec l\u2019\u00e9quipe de \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb un spectacle de cabaret \u00e0 New York, le \u00ab\u00a0National Lampoon Show.\u00a0\u00bb Tous les participants sont devenus c\u00e9l\u00e8bres, au cin\u00e9ma ou \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision : le show \u00e9tait anim\u00e9 par John Belushi, Bill Murray et Gilda Radner (future vedette de la t\u00e9l\u00e9), et je l\u2019avais \u00e9crit pour Ivan Reitman.<\/p>\n<p><b>\u00c0 partir de 1978, le mauvais esprit de \u00ab\u00a0National Lampoon\u00a0\u00bb a engendr\u00e9 une s\u00e9rie de films comiques r\u00e9alis\u00e9s par John Landis, Ivan Reitman ou vous-m\u00eame.<\/b><\/p>\n<p>On s\u2019est tous rencontr\u00e9 au milieu des ann\u00e9es 70, en travaillant sur des \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9, avant de faire notre premier film <i>American College<\/i>. Ensuite, on a continu\u00e9 \u00e0 jouer ensemble dans de nombreux films. Les titres qui ont suivis ont \u00e9t\u00e9 qualifi\u00e9s de \u00ab\u00a0nouvelle com\u00e9die\u00a0\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9poque aux \u00c9tats-Unis, peut-\u00eatre parce qu\u2019ils \u00e9taient plus provocants, avec des aspects anti institutionnels et antisociaux, que les films de divertissement habituellement produits.<\/p>\n<div id=\"attachment_11888\" style=\"width: 1610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11888\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11888\" alt=\"John Belushi dans American College\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto.jpg\" width=\"1600\" height=\"861\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto.jpg 1600w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto-520x280.jpg 520w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto-1024x551.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto-580x312.jpg 580w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/bluto-280x150.jpg 280w\" sizes=\"(max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11888\" class=\"wp-caption-text\">John Belushi et des crayons dans American College<\/p><\/div>\n<p><b>\u00cates-vous un cin\u00e9phile compulsif, un amoureux et un connaisseur fou de cin\u00e9ma comme John Landis ou Joe Dante?<\/b><\/p>\n<p>Non. Landis a toujours \u00e9t\u00e9 obs\u00e9d\u00e9 par le cin\u00e9ma. Je n\u2019ai pas fait d\u2019\u00e9cole de cin\u00e9ma, je n\u2019ai jamais \u00e9tudi\u00e9 les films. Je viens du cabaret et de la com\u00e9die et mon seul objectif est aujourd\u2019hui encore de faire rire le public. En vieillissant, j\u2019en ai eu assez de le faire rire toujours de la m\u00eame fa\u00e7on et j\u2019ai cherch\u00e9 \u00e0 faire des com\u00e9dies diff\u00e9rentes, plus matures.<\/p>\n<p><b>\u00a0Comme <i>Un jour sans fin<\/i>, le film qui vous a r\u00e9ellement fait conna\u00eetre hors des \u00c9tats-Unis, gr\u00e2ce \u00e0 un sc\u00e9nario tr\u00e8s original qui contraignait Bill Murray \u00e0 vivre la m\u00eame journ\u00e9e ind\u00e9finiment.<\/b><\/p>\n<p>Je ne suis pas \u00e0 l\u2019origine d\u2019<i>Un jour sans fin<\/i>, puisque je ne suis ni l\u2019auteur du script ni l\u2019inventeur du concept du film (c\u2019est Danny Rubin, ndr.) Quand on m\u2019a soumis le projet, j\u2019ai ador\u00e9 l\u2019id\u00e9e. Ensuite, le film a re\u00e7u un accueil incroyable aupr\u00e8s du public. J\u2019ai re\u00e7u des lettres de bouddhistes, de yogis, de chr\u00e9tiens, de juifs hassidiques, de psychanalystes&#8230; Tous avaient interpr\u00e9t\u00e9 le film \u00e0 un niveau personnel ou selon leurs croyances.<\/p>\n<div id=\"attachment_11889\" style=\"width: 1834px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11889\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11889\" alt=\"Bill Murray et une marmotte dans Un jour sans fin\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day.jpg\" width=\"1824\" height=\"1078\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day.jpg 1824w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day-473x280.jpg 473w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day-1024x605.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/groundhog-day-580x342.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1824px) 100vw, 1824px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11889\" class=\"wp-caption-text\">Bill Murray et une marmotte dans Un jour sans fin<\/p><\/div>\n<p><b>En 1995, vous r\u00e9alisez <i>Stuart Saves His Family<\/i>, inconnu en France mais que certains critiques consid\u00e8rent comme votre meilleur film.<\/b><\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 \u00e0 peine distribu\u00e9 aux \u00c9tats-Unis. Sur le tournage, j\u2019avais l\u2019habitude de plaisanter avec l\u2019acteur principal, Al Franken, un comique de la t\u00e9l\u00e9, en lui disant que ce film allait faire un million de dollars, ce qui n\u2019est rien sur le territoire am\u00e9ricain. En fin de compte, il a fait moins d\u2019un million. C\u2019\u00e9tait un film sur les dysfonctionnements d\u2019une famille, avec un p\u00e8re alcoolique, et un fils lui aussi alcoolique qui suivait des programmes de r\u00e9insertion sociale et des cures de d\u00e9sintoxication. Le film racontait l\u2019histoire de ce fils, Stuart, \u00ab\u00a0la personne la plus d\u00e9pendante du monde\u00a0\u00bb &#8211; \u00e0 l\u2019alcool, au jeu, \u00e0 la kleptomanie &#8211; qui essaie par tous les moyens de rester sain d\u2019esprit et de gu\u00e9rir sa famille. C\u2019\u00e9tait une com\u00e9die avec des moments tr\u00e8s graves, contrairement \u00e0 <i>Mafia blues<\/i> o\u00f9 j\u2019ai voulu jouer le s\u00e9rieux contre le comique et les maintenir constamment en \u00e9quilibre.<\/p>\n<div id=\"attachment_11890\" style=\"width: 1610px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11890\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11890\" alt=\"Al Franken dans Stuart Saves His Family\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original.jpg\" width=\"1600\" height=\"900\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original.jpg 1600w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original-497x280.jpg 497w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/stuart-saves-his-family-original-580x326.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1600px) 100vw, 1600px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11890\" class=\"wp-caption-text\">Al Franken dans Stuart Saves His Family<\/p><\/div>\n<p><b><i>Mes doubles, ma femme et moi<\/i><\/b><b>, votre com\u00e9die suivante, reprend la recette d\u2019<i>Un jour sans fin <\/i>(romance plus fantastique) : un homme surmen\u00e9 d\u00e9cide d\u2019avoir recours au clonage&#8230;<\/b><\/p>\n<p>Je suis rest\u00e9 dans le m\u00eame registre de la com\u00e9die fantastique, mais aussi de l\u2019analyse humaine, avec comme d\u00e9nominateur commun aux deux films la r\u00e9p\u00e9tition. Mais il y a quand m\u00eame une grande diff\u00e9rence. Pour moi, <i>Un jour sans fin<\/i> pose la question : \u00ab\u00a0comment vivons-nous notre vie ?\u00a0\u00bb <i>Mes doubles, ma femme et moi<\/i> repose davantage sur l\u2019id\u00e9e de masculinit\u00e9, sur la cohabitation dans chaque homme de trois \u00e9tats : l\u2019homme viril, primitif; la femme, que la majorit\u00e9 des hommes refoule; et l\u2019enfant. Chaque copie conforme de Michael Keaton refl\u00e9tait un de ces trois stades. Ainsi, il s\u2019agissait moins d\u2019un film sur le clonage que sur l\u2019\u00e9quilibre d\u2019un homme qui doit se battre pour satisfaire en m\u00eame temps les diff\u00e9rentes facettes de sa personnalit\u00e9. Le film n\u2019a pas aussi bien fonctionn\u00e9 qu\u2019<i>Un jour sans fin<\/i>. Les projections tests \u00e9taient excellentes, mais le studio a \u00e9t\u00e9 incapable d\u2019\u00e9tablir une publicit\u00e9 convenable pour vendre le film. Les spectateurs ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9rout\u00e9s.<\/p>\n<div id=\"attachment_11891\" style=\"width: 1210px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11891\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11891\" alt=\"Michael Keaton et Michael Keaton dans Mes doubles, ma femme et moi\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g.jpg\" width=\"1200\" height=\"806\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g-416x280.jpg 416w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g-1024x687.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mes-doubles-ma-femme-et-ii04-g-580x389.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11891\" class=\"wp-caption-text\">Michael Keaton et Michael Keaton dans Mes doubles, ma femme et moi<\/p><\/div>\n<p><b>Apr\u00e8s ces films surprenants, <i>Mafia blues <\/i>marque-t-il un retour \u00e0 la com\u00e9die traditionnelle, plus r\u00e9aliste ?<\/b><\/p>\n<p>Je ne pense jamais \u00e0 un plan de carri\u00e8re, je cherche simplement \u00e0 faire du bon travail, \u00e0 me concentrer sur des projets de films qui signifient quelque chose pour moi. Et tant pis si le r\u00e9sultat s\u2019av\u00e8re d\u00e9cevant. Je pr\u00e9f\u00e8re rater un film qui me tient \u00e0 c\u0153ur que de r\u00e9ussir une commande impersonnelle. Le script de <i>Mafia blues<\/i> repr\u00e9sentait une aubaine, car il contenait deux aspects int\u00e9ressants. D\u2019une part j\u2019aime beaucoup les films sur la mafia, comme <i>Le Parrain<\/i> et les films de Scorsese, d\u2019autre part je suis particuli\u00e8rement concern\u00e9 par la psychanalyse; j\u2019ai consult\u00e9 un psychiatre \u00e0 chaque crise importante de ma vie. J\u2019ai suivi des th\u00e9rapies de groupe avec mes deux \u00e9pouses, mes parents et mes fr\u00e8res. J\u2019ai pens\u00e9 que ce serait dr\u00f4le de confronter ces deux mondes, voir ce qu\u2019un psy pourrait dire et apprendre \u00e0 un gangster, et vice versa.<\/p>\n<p><b>\u00a0M\u00eame dans une com\u00e9die truff\u00e9e d\u2019effets sp\u00e9ciaux comme <i>Mes doubles, ma femme et moi<\/i>, c\u2019est l\u2019attention aux situations et aux dialogues qui pr\u00e9domine dans vos films.<\/b><\/p>\n<p>Je viens du th\u00e9\u00e2tre, pas du cin\u00e9ma. Je m\u2019investis davantage dans l\u2019\u00e9criture de mes films que dans leur conception visuelle. Mes connaissances techniques \u00e9taient tr\u00e8s limit\u00e9es quand je suis devenu r\u00e9alisateur et j\u2019ai d\u00fb me forcer au d\u00e9but \u00e0 ne pas laisser la cam\u00e9ra immobile et \u00e0 ne pas positionner les acteurs au centre du plan comme si ils \u00e9taient sur la sc\u00e8ne d\u2019un th\u00e9\u00e2tre. J\u2019ai d\u00fb apprendre la signification des mouvements de cam\u00e9ra et l\u2019utilisation des diff\u00e9rents objectifs selon la sc\u00e8ne \u00e0 filmer. On ne peut toujours pas me consid\u00e9rer comme un grand styliste. Mes films sont cin\u00e9matographiquement aussi bons que mon directeur de la photo peut l\u2019\u00eatre. Dans le cas de <i>Mafia blues<\/i>, nous avons eu la chance de travailler avec Stuart Bryburgh (le chef-op attitr\u00e9 de Jane Campion, nrd.) Il a \u00e9clair\u00e9 magnifiquement le film.<\/p>\n<p><b>\u00cates-vous favorable \u00e0 l\u2019improvisation des dialogues sur le tournage ?<\/b><\/p>\n<p>J\u2019ai des id\u00e9es tr\u00e8s arr\u00eat\u00e9es sur le sujet. On peaufine les dialogues au maximum avant le tournage, mais il arrive qu\u2019une sc\u00e8ne ne soit pas encore au point. Je suis assez confiant pour savoir que la sc\u00e8ne pourra \u00eatre am\u00e9lior\u00e9e sur le plateau, surtout avec un acteur comme Billy Crystal, qui est lui-m\u00eame auteur. Il y a une longue sc\u00e8ne d\u2019improvisation dans <i>Mafia blues<\/i>, lorsque Billy Crystal doit faire un discours devant les gangsters, ainsi que de nombreuses modifications plus subtiles des r\u00e9pliques tout au long du film.<\/p>\n<div id=\"attachment_11892\" style=\"width: 1210px\" class=\"wp-caption alignnone\"><a href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g.jpg\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-11892\" decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-11892\" alt=\"Billy Cristal et Robert De Niro dans Mafia blues\" src=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/fr\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g.jpg\" width=\"1200\" height=\"793\" srcset=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g.jpg 1200w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g-423x280.jpg 423w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g-1024x676.jpg 1024w, https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/files\/2014\/02\/mafia-blues-1999-02-g-580x383.jpg 580w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/a><p id=\"caption-attachment-11892\" class=\"wp-caption-text\">Billy Crystal et Robert De Niro dans Mafia blues<\/p><\/div>\n<p><b>Et Robert De Niro ?<\/b><\/p>\n<p>De Niro nous a dit : \u00ab\u00a0Je me fiche d\u2019\u00eatre exploit\u00e9, mais je ne veux pas \u00eatre exploit\u00e9 d\u2019une fa\u00e7on stupide.\u00a0\u00bb J\u2019avais beaucoup de respect pour l\u2019acteur et nous n\u2019avions pas l\u2019intention de le ridiculiser ou de ruiner sa carri\u00e8re. Nous ne voulions pas que les spectateurs explosent de rire lors de sa prochaine interpr\u00e9tation de gangster dans un film s\u00e9rieux. Donc Billy Crystal s\u2019employait \u00e0 ce que le film soit constamment dr\u00f4le, et De Niro \u00e0 ce que son personnage reste cr\u00e9dible. Mon r\u00f4le \u00e9tait de concilier ces deux exigences au sein du film.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Harold Ramis (photo en t\u00eate de texte, en compagnie de Bill Murray et Dan Aykroyd dans S.O.S. 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