{"id":1156,"date":"2011-05-30T16:09:42","date_gmt":"2011-05-30T15:09:42","guid":{"rendered":"http:\/\/olivierpere.wordpress.com\/?p=1156"},"modified":"2020-04-12T10:56:01","modified_gmt":"2020-04-12T09:56:01","slug":"clint-eastwood-une-legende","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/30\/clint-eastwood-une-legende\/","title":{"rendered":"Clint Eastwood, une l\u00e9gende"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>Au-del\u00e0<\/em>, le nouveau film de Clint Eastwood, a rencontr\u00e9 en janvier sur les \u00e9crans fran\u00e7ais un succ\u00e8s public qui contrastait avec son \u00e9chec am\u00e9ricain et la ti\u00e9deur des critiques. Le film est sorti en DVD et en Blu-ray chez Warner Home Video le 19 mai. C\u2019est dans ce format que je l\u2019ai d\u00e9couvert, souvent en retard (ou en avance) par rapport \u00e0 la distribution en salles des films que j\u2019ai envie de voir.<br \/>\nAu d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, j\u2019avais lu une biographie non-autoris\u00e9e de Patrick McGilligan publi\u00e9e en poche chez Pocket\u00a0: \u00ab\u00a0Clint Eastwood, une l\u00e9gende\u00a0\u00bb.<br \/>\nAu-del\u00e0 de la l\u00e9gende justement, le critique am\u00e9ricain dresse le portrait peu flatteur et surtout d\u00e9sagr\u00e9ablement moralisateur d\u2019un Eastwood jouisseur, \u00e9go\u00efste et pingre, davantage occup\u00e9 \u00e0 trousser les jupons et saquer ses collaborateurs qu\u2019\u00e0 fignoler ses films (toujours selon McGilligan). McGilligan discr\u00e9dite l\u2019id\u00e9e selon laquelle Eastwood serait un grand cin\u00e9aste et un auteur majeur du cin\u00e9ma am\u00e9ricain. Il critique le comportement de la star dans l\u2019intimit\u00e9 mais aussi la qualit\u00e9 de ses films, jug\u00e9s b\u00e2cl\u00e9s et surestim\u00e9s par une critique conquise d\u2019avance, gr\u00e2ce aux suppos\u00e9es entreprises de s\u00e9duction et de manipulation d\u2019Eastwood.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Que McGilligan, en bon puritain, n\u2019appr\u00e9cie pas les \u00e9carts de conduite de Clint Eastwood, c\u2019est son probl\u00e8me. Il va de soi qu\u2019il montre beaucoup plus d\u2019empathie et de bienveillance \u00e0 l\u2019\u00e9gard d\u2019Alfred Hitchcock, dans sa r\u00e9cente et monumentale biographie traduite chez Actes Sud\/Institut Lumi\u00e8re (en cours de lecture). Hitchcock, impuissant \u00e0 la ville (c\u2019est du moins ce que McGilligan affirme) mettait ses fantasmes dans ses films, ou plut\u00f4t les sublimait gr\u00e2ce \u00e0 des histoires et des mises en sc\u00e8ne o\u00f9 le sexe, bien qu\u2019invisible, \u00e9tait partout.<br \/>\nEastwood est sans doute un cin\u00e9aste (et un homme) plus prosa\u00efque, mais la r\u00e9gularit\u00e9, la qualit\u00e9 et la vari\u00e9t\u00e9 de son \u0153uvre forcent le respect. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019ind\u00e9pendance que lui procurent sa c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 et sa fortune, Eastwood a pu r\u00e9aliser, d\u00e8s ses d\u00e9buts en tant que cin\u00e9aste (on pense au magnifique <em>Breezy<\/em>) des films intimistes et audacieux, laissant entendre une voix originale dans le paysage hollywoodien. Apr\u00e8s quelques films r\u00e9cents tr\u00e8s r\u00e9ussis (le plus beau \u00e9tant <em>Lettres d\u2019Iwo Jima<\/em>, premier film am\u00e9ricain \u00e0 adopter le point de vue japonais pour narrer un \u00e9pisode dramatique de la Guerre du Pacifique), Eastwood signe l\u2019inattendu <em>Au-del\u00e0<\/em>, sorte de m\u00e9lodrame fantastique qui d\u00e9crit les destins crois\u00e9s de trois personnages d\u2019\u00e2ges, de sexes et de nationalit\u00e9s diff\u00e9rents confront\u00e9s au deuil, \u00e0 une exp\u00e9rience de mort imminente et \u00e0 un don (v\u00e9cu comme une mal\u00e9diction) permettant de communiquer avec les d\u00e9funts. Le film d\u00e9montre les pr\u00e9occupations intimes d\u2019Eastwood qui a r\u00e9cemment consacr\u00e9 plusieurs films tr\u00e8s sombres \u00e0 la mort ou \u00e0 la corruption d\u2019un enfant (<em>Mystic River<\/em>, <em>L\u2019Echange<\/em>), et aussi son attachement aux genres hollywoodiens. En effet <em>Au-del\u00e0<\/em> est moins un thriller new age qu\u2019une tr\u00e8s \u00e9mouvante histoire d\u2019amour qui d\u00e9passe les fronti\u00e8res entre la vie et la mort, s\u2019inscrivant dans une g\u00e9n\u00e9alogie qui va de Lang \u00e0 Borzage en passant par Dieterle. Souvent tr\u00e8s \u00e9mouvant, bien interpr\u00e9t\u00e9 et toujours audacieux et surprenant dans le d\u00e9roulement de son r\u00e9cit, <em>Au-del\u00e0<\/em> d\u00e9montre la libert\u00e9 et l\u2019intelligence d\u2019un cin\u00e9aste infatigable qui n\u2019a pas peur d\u2019aborder des sujets m\u00e9taphysiques sans renoncer \u00e0 sa conception, classique et romantique, de la mise en sc\u00e8ne. Il serait d\u2019ailleurs int\u00e9ressant de mettre en perspective <em>Au-del\u00e0<\/em> avec deux autres \u0153uvres admirables sorties cette ann\u00e9e, aux pr\u00e9occupations et aux th\u00e9matiques proches, elles aussi sign\u00e9es par de grands cin\u00e9astes en pleine possession de leurs moyens, mais prenant beaucoup de risques\u00a0: le prolifique Manoel de Oliveira (<em>L\u2019Etrange Affaire Angelica<\/em>) et le myst\u00e9rieux Terrence Malick (<em>The Tree of Life<\/em>).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Ce titre atypique et cet essai pol\u00e9mique nous invitent \u00e0 revoir quelques films des d\u00e9cennies pr\u00e9c\u00e9dentes sign\u00e9s Eastwood qui, loin du western ou du polar qui \u00e9tablirent sa l\u00e9gende, dressent le portrait complexe d\u2019un cin\u00e9aste passionnant m\u00eame et surtout lorsqu\u2019il \u0153uvre dans les genres populaires, et un des derniers r\u00e9alisateurs am\u00e9ricains \u00e0 s\u2019aventurer sur les terres du m\u00e9lodrame.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\"><em>Le Ma\u00eetre de guerre<\/em> (1986), sous ses apparences de gentille histoire de bidasses, est un grand film d&rsquo;Eastwood, quelque part entre <em>Battle Cry<\/em> de Walsh et <em>Full<\/em> <em>Metal Jacket<\/em> de Kubrick, qui ridiculise les structures militaires et se livre avant tout le monde \u00e0 une critique f\u00e9roce de la \u00ab\u00a0guerre propre\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s l\u2019extraordinaire <em>Sudden Impact, <\/em>quatri\u00e8me \u00e9pisode des aventures de l\u2019inspecteur Harry qu\u2019il met lui-m\u00eame en sc\u00e8ne,Eastwood d\u00e9montre qu\u2019il r\u00e8gne en ma\u00eetre sur les grands genres virils hollywoodiens (le western, le thriller, le film de guerre) auxquels il injecte un anarchisme tr\u00e8s personnel.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Contrairement au <em>Ma\u00eetre de guerre<\/em>, <em>Bird<\/em> deux ans plus tard poss\u00e8de toutes les caract\u00e9ristiques d\u2019un film audacieux dans la carri\u00e8re d\u2019Eastwood. Il s\u2019agit d\u2019une biographie film\u00e9e exemplaire respectueuse mais pas simplificatrice, et un des films les plus personnels de Clint Eastwood, cin\u00e9aste m\u00e9lomane. Cette biographie film\u00e9e du jazzman Charlie Parker sonna en 1988 l&rsquo;heure de la reconnaissance critique d\u00e9finitive pour Clint Eastwood, en France et aux \u00c9tats-Unis. Le cin\u00e9aste d\u00e9laisse en effet le cin\u00e9ma de genre, ne joue pas avec son image de star devant la cam\u00e9ra et prend le pari risqu\u00e9 d&rsquo;un film interpr\u00e9t\u00e9 majoritairement par des acteurs noirs, o\u00f9 il est question de jazz et de drogue. Mais seuls les plus ing\u00e9nus ont vu dans <em>Bird<\/em> un souci de respectabilit\u00e9 et un sursaut tardif d&rsquo;ambition chez Eastwood alors qu&rsquo;il ne s&rsquo;agissait que d&rsquo;une \u00e9tape &#8211; certes importante &#8211; vers la maturit\u00e9 et la ma\u00eetrise artistique d&rsquo;un cin\u00e9aste chevronn\u00e9 qui a toujours fait \u0153uvre originale. D\u00e8s son premier film en tant que r\u00e9alisateur, le thriller <em>Un frisson dans la nuit <\/em>(1971), Clint Eastwood int\u00e8gre une s\u00e9quence digressive et quasi documentaire montrant son personnage assister \u00e0 un concert de musique noire. Eastwood aime filmer ce qu&rsquo;il aime et ce qu&rsquo;il conna\u00eet : le western, la musique country et le jazz qu&rsquo;il consid\u00e8re comme les seules v\u00e9ritables manifestations culturelles de l&rsquo;Am\u00e9rique. Il avait d\u00e9j\u00e0 film\u00e9 avant <em>Bird <\/em>la vie d&rsquo;un musicien am\u00e9ricain, de country cette fois, inspir\u00e9 par le l\u00e9gendaire Hank Williams. <em>Honkytonk Man<\/em> (1982) est d&rsquo;ailleurs le chef-d&rsquo;\u0153uvre de la veine intimiste de l&rsquo;auteur. <em>Bird <\/em>poss\u00e8de l&rsquo;immense avantage de ne jamais sombrer dans l&rsquo;acad\u00e9misme ou les clich\u00e9s des biographies hollywoodiennes d&rsquo;artistes maudits. Eastwood ne verse pas dans la d\u00e9magogie bien-pensante ou le paternalisme rampant, comme lorsque certains cin\u00e9astes blancs se penchent sur la communaut\u00e9 noire. En fin m\u00e9lomane, le cin\u00e9aste a obtenu un maximum d&rsquo;authenticit\u00e9 musicale en utilisant de v\u00e9ritables enregistrements de Charlie Parker. La mise en sc\u00e8ne adopte une structure \u00e9clat\u00e9e qui parvient \u00e0 \u00e9voquer la complexit\u00e9 douloureuse de la personnalit\u00e9 de Parker mais aussi de sa musique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Lorsque <em>Sur la route de Madison<\/em> sortit sur les \u00e9crans fran\u00e7ais en 1995, les m\u00eame soup\u00e7ons que pour <em>Au-del\u00e0<\/em> entour\u00e8rent ce film qui \u00e9tait adapt\u00e9 d\u2019un roman \u00e0 l\u2019eau de rose.\u00a0 Pour ses d\u00e9tracteurs Eastwood serait donc aussi racoleur dans le registre des sentiments que dans celui de la violence. Le r\u00e9sultat vint d\u00e9truire toutes les id\u00e9es fausses ou pr\u00e9con\u00e7ues. <em>Sur la route de Madison<\/em> est aujourd\u2019hui unanimement consid\u00e9r\u00e9, \u00e0 juste titre, comme un des plus beaux films du cin\u00e9aste.<br \/>\nAu fin fond de l&rsquo;Iowa, 1965. Une m\u00e8re de famille, Francesca (Meryl Streep) m\u00e8ne une existence monotone confin\u00e9e aux taches m\u00e9nag\u00e8res, p\u00e9trie d&rsquo;ennui domestique et champ\u00eatre. Alors que son mari et ses deux enfants s&rsquo;absentent quatre jours, Francesca rencontre un photographe de la revue <em>National Geographic<\/em> (Clint Eastwood), de passage dans la r\u00e9gion \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un reportage. Apr\u00e8s avoir sacrifi\u00e9 ses r\u00eaves et ses illusions, elle retrouve au contact de cet homme libre la flamme de la passion et de l&rsquo;aventure. <em>Sur la route de Madison<\/em> est la conclusion d&rsquo;une s\u00e9rie de films intimistes dans lesquels Eastwood c\u00e9l\u00e8bre la figure de l&rsquo;artiste solitaire et exprime une vision profond\u00e9ment m\u00e9lancolique, voire fun\u00e8bre, des relations humaines. \u00ab\u00a0Nous avons mieux que toute la vie, nous avons deux jours\u00a0\u00bb, d\u00e9clarait Sacha Guitry \u00e0 sa ma\u00eetresse mari\u00e9e \u00e0 la fin de <em>Faisons<\/em> <em>un r\u00eave<\/em>. Dans <em>Sur la route de Madison<\/em>, deux \u00eatres faits l&rsquo;un pour l&rsquo;autre mais contrari\u00e9s par le destin n&rsquo;ont d&rsquo;autre choix que de conna\u00eetre en quatre jours la passion de toute une vie. Car le film de Clint Eastwood, une des plus poignante histoire d&rsquo;amour du cin\u00e9ma contemporain, est aussi une histoire de temps. Dans la tradition du m\u00e9lodrame am\u00e9ricain, les deux amants, faute de pouvoir vivre ensemble, se retrouveront apr\u00e8s la vie. La br\u00e8ve et intense relation amoureuse de Francesca, d\u00e9couverte par ses enfants apr\u00e8s sa mort gr\u00e2ce \u00e0 la lecture de son journal secret, leur permettra peut-\u00eatre de m\u00e9diter enfin sur le sens de leur propre vie. Classique instantan\u00e9, Sur la route de Madison appartient \u00e0 cette cat\u00e9gorie des film (<em>Elle et Lui<\/em>, <em>Umberto D<\/em>, &#8230;) qui nous serre la gorge et embue le regard \u00e0 chaque nouvelle &#8211; et un brin masochiste &#8211; vision.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Le temps, au c\u0153ur d\u2019une \u0153uvre ma\u00eetresse comme <em>Sur la route de Madison<\/em>, est \u00e9galement le sujet d\u2019un film r\u00e9put\u00e9 mineur dans la carri\u00e8re d\u2019Eastwood, <em>Jug\u00e9 coupable<\/em> (<em>True Crime<\/em>) en 1999. \u00c9loge du film mineur donc, surtout quand il est sign\u00e9 Eastwood. Ce petit thriller raconte la course contre la montre pour un journaliste qui a quelques heures pour prouver l\u2019innocence d\u2019un condamn\u00e9 \u00e0 mort. Derri\u00e8re sa banalit\u00e9 de fa\u00e7ade, <em>Jug\u00e9 coupable<\/em> est remarquable par sa gestion de la dur\u00e9e et sa fin \u00e0 l\u2019optimiste illusoire.<em><br \/>\nJug\u00e9 coupable<\/em>, beau film mal aim\u00e9, fustige les failles de la machine judiciaire, mais raconte avant tout une histoire de temps, une lutte d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e contre la montre et la mort.<br \/>\n\u00c0 la suite de la mort de sa jeune coll\u00e8gue dans un accident de voiture, un reporter en pleine d\u00e9ch\u00e9ance professionnelle h\u00e9rite d&rsquo;un papier sur un condamn\u00e9 \u00e0 mort qui va \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9 dans la nuit. Bient\u00f4t persuad\u00e9 que le prisonnier est innocent, il ne dispose que de quelques heures pour tenter de trouver une faille dans son dossier. \u00c0 sa sortie, nombreuses furent les critiques adress\u00e9es au film et au caract\u00e8re improbable de son intrigue. Mais si l&rsquo;on accepte le principe du compte \u00e0 rebours, on ne peut qu&rsquo;\u00eatre admiratif de la fa\u00e7on dont Eastwood, sans avoir recours au proc\u00e9d\u00e9 superficiel du film en temps r\u00e9el, g\u00e8re le tempo de son r\u00e9cit. Contraint de r\u00e9gler dans une seule journ\u00e9e les conflits engendr\u00e9s par son existence dissolue de coureur de jupons, p\u00e8re absent et alcoolique repenti, auxquels s&rsquo;ajoute la mission de sauver la vie d&rsquo;un homme, Eastwood laisse filer le temps dans des digressions extravagantes (la visite express du zoo avec sa petite fille) pour mieux affirmer sa ma\u00eetrise lors d&rsquo;acc\u00e9l\u00e9rations et des coups de th\u00e9\u00e2tre. Eastwood peaufine son autoportrait de \u00ab\u00a0loser\u00a0\u00bb path\u00e9tique et d\u00e9cati, mais accentue surtout l&rsquo;\u00e9volution de son cin\u00e9ma et de son image, signant un plaidoyer contre la peine de mort et les proc\u00e8s h\u00e2tifs dont sont victimes aux \u00c9tats-Unis les Noirs d\u00e9favoris\u00e9s. Le \u00ab\u00a0happy end\u00a0\u00bb b\u00e9at qui cl\u00f4t le film, tout droit sorti d&rsquo;un conte de No\u00ebl ou d&rsquo;un r\u00eave, laisse d&rsquo;ailleurs planer un doute sur la v\u00e9ritable issue de cette bouleversante derni\u00e8re journ\u00e9e d&rsquo;un condamn\u00e9 \u00e0 mort, coupable d\u00e9sign\u00e9 d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 raciste, deux fois victime des caprices du temps.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: arial;font-size: 10pt\">Un num\u00e9ro hors-s\u00e9rie Clint Eastwood des \u00ab\u00a0Inrockuptibles\u00a0\u00bb est paru au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e, qui reprend mes articles \u00e9crits pour l\u2019hebdomadaire sur <em>L\u2019Homme des autres plaines<\/em>, <em>Josey Wales hors-la-loi<\/em>, <em>Honkytonk Man<\/em> et <em>Un monde parfait. <\/em><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; Au-del\u00e0, le nouveau film de Clint Eastwood, a rencontr\u00e9 en janvier sur les \u00e9crans fran\u00e7ais un succ\u00e8s public qui\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[9],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>Clint Eastwood, une l\u00e9gende - Olivier P\u00e8re<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2011\/05\/30\/clint-eastwood-une-legende\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"fr_FR\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"Clint Eastwood, une l\u00e9gende - Olivier P\u00e8re\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"&nbsp; 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