{"id":10400,"date":"2013-07-30T12:36:25","date_gmt":"2013-07-30T11:36:25","guid":{"rendered":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/?p=10400"},"modified":"2020-04-13T15:39:00","modified_gmt":"2020-04-13T14:39:00","slug":"retrospective-raffaello-matarazzo-a-la-cinematheque-francaise-3","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.arte.tv\/sites\/olivierpere\/2013\/07\/30\/retrospective-raffaello-matarazzo-a-la-cinematheque-francaise-3\/","title":{"rendered":"R\u00e9trospective Raffaello Matarazzo \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise (3)"},"content":{"rendered":"<p>La r\u00e9trospective Raffaello Matarazzo s\u2019et termin\u00e9e hier et restera comme l\u2019une des manifestations majeures organis\u00e9es par cette v\u00e9n\u00e9rable institution depuis son installation \u00e0 Bercy. En t\u00e9moignent la ferveur et l\u2019assiduit\u00e9 avec lesquelles elle fut suivie par de nombreux cin\u00e9philes et quelques cin\u00e9astes, \u00e0 la curiosit\u00e9 aiguis\u00e9e par la raret\u00e9 et la notori\u00e9t\u00e9 de certains de ces films invisibles depuis longtemps. Avant de revenir sur quelques titres essentiels du cin\u00e9aste italien que nous n\u2019avons pas pu voir ou revoir dans la salle Georges Franju et que nous commenterons plus tard (<i>Treno popolare<\/i>, <i>Le Navire des filles perdues<\/i>, <i>Maliconico autunno<\/i>\u2026 \u00e0 visionner en DVD) voici les plus beaux titres d\u00e9couverts \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise la semaine derni\u00e8re, dans une \u0153uvre forc\u00e9ment in\u00e9gale. Ils t\u00e9moignent de la richesse et de la diversit\u00e9 d\u2019inspiration de Matarazzo, avec toutefois la r\u00e9currence de certains motifs ou th\u00e8mes qui prennent une dimension obsessionnelle dans ses m\u00e9lodrames.<\/p>\n<p><i>\u00a0<\/i><\/p>\n<p><i>L\u2019albergo degli assenti<\/i> (1939)<\/p>\n<p>Traduction litt\u00e9rale du titre : l&rsquo;auberge des absents. C\u2019est sans doute la plus \u00e9tonnante r\u00e9v\u00e9lation de la r\u00e9trospective Matarazzo. Ce film in\u00e9dit en France (photo en t\u00eate de texte) \u00e9tait invisible depuis longtemps et inconnu de la plupart des cin\u00e9philes. Il s\u2019agit pourtant d\u2019un film extraordinaire, \u00e0 l\u2019\u00e9tranget\u00e9 incomparable. Cette histoire d\u2019hommes et de femmes port\u00e9s disparus et que l\u2019on retrouve s\u00e9questr\u00e9s dans un h\u00f4tel abandonn\u00e9 dont portes et fen\u00eatres ont \u00e9t\u00e9 mur\u00e9es, et qui reconstituent dans leur ge\u00f4le une sorte de micro soci\u00e9t\u00e9 mondaine et d\u00e9cadente, est hant\u00e9e par un sentiment d\u2019inqui\u00e9tude cauchemardesque et quasiment m\u00e9taphysique. Il est possible d\u2019appr\u00e9hender dans ce film sorti en 39 une forme de pr\u00e9monition des horreurs de la guerre, comme l\u2019a not\u00e9 le cin\u00e9aste Pascal Thomas apr\u00e8s la projection. Le climat d\u2019angoisse et d\u2019abstraction dans lequel baigne le film rappelle certaines productions de Val Lewton\u00a0; on songe aussi \u00e0 <i>L\u2019Ange exterminateur<\/i> r\u00e9alis\u00e9 vingt-trois ans plus tard ou aux serials de Fritz Lang. La destruction finale de l\u2019h\u00f4tel par le feu, semant la d\u00e9route parmi les victimes et les ge\u00f4liers, une bande de criminels patibulaires et difformes, est digne des grands films fantastiques. Matarazzo a m\u00eame l\u2019audace de parsemer cette \u0153uvre polici\u00e8re d\u2019une noirceur extr\u00eame de touches l\u00e9g\u00e8res et comiques. Voici le chef-d\u2019\u0153uvre secret de son auteur, mais aussi du cin\u00e9ma italien des ann\u00e9es 30.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>Gi\u00f9 il sipario<\/i> (1940)<\/p>\n<p>Cette r\u00e9trospective aura permis de v\u00e9rifier que les com\u00e9dies de Matarazzo essentiellement r\u00e9alis\u00e9s dans les ann\u00e9es 30 et 40 sont souvent plaisantes, parfois p\u00e9nibles mais toujours mineures par rapport \u00e0 ses m\u00e9lodrames. Disons qu\u2019elles semblent anodines et impersonnelles, alors que Matarazzo semblait les porter dans son c\u0153ur, et leur accorder davantage d\u2019importance que ses films lacrymaux. On compte cependant de grandes r\u00e9ussites comiques dans la carri\u00e8re de Matarazzo, comme <i>Giorno di nozze<\/i> ou <i>Gi\u00f9 il sipario<\/i> (traduction litt\u00e9rale\u00a0: \u00ab\u00a0baisser de rideau\u00a0\u00bb ou quelque chose comme \u00e7a) situ\u00e9 dans le monde du th\u00e9\u00e2tre. Un jeune auteur ridiculement d\u00e9nu\u00e9 de talent s\u2019arrache les cheveux devant les pr\u00e9paratifs d\u00e9sordonn\u00e9s de la premi\u00e8re de sa pi\u00e8ce, un drame historique ampoul\u00e9. Le directeur du th\u00e9\u00e2tre est ruin\u00e9, les acteurs sont d\u2019affreux cabotins\u2026 La repr\u00e9sentation d\u00e9bute de mani\u00e8re catastrophique, sous les hu\u00e9es des spectateurs. A l\u2019entracte le directeur \u2013 lui aussi un fieff\u00e9 cabot &#8211; a l\u2019id\u00e9e g\u00e9niale de s\u2019adresser au public en leur expliquant que la pi\u00e8ce n\u2019est pas un drame, mais une farce. Le spectacle se termine alors en triomphe, le th\u00e9\u00e2tre est sauv\u00e9 et le jeune dramaturge comprend qu\u2019il est pr\u00e9f\u00e9rable de renoncer \u00e0 ses ambitions artistiques. Com\u00e9die men\u00e9e tambour battant, riche en situations cocasses et jeux sur les paradoxes de l\u2019illusion th\u00e9\u00e2trale et de la r\u00e9alit\u00e9, de la sc\u00e8ne et des coulisses, de l\u2019\u00e9chec et du succ\u00e8s dans une tradition qui va de Guitry \u00e0 Rozier.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>Le Fils de personne<\/i> (<i>I figli di nessuno<\/i>, 1952)<\/p>\n<p>Sans doute le sommet du cycle Sanson-Nazzari (dont c\u2019est le troisi\u00e8me titre) et de la filmographie de Matarazzo, <i>Le Fils de personne<\/i> pousse \u00e0 son paroxysme la belle contradiction des m\u00e9lodrames du cin\u00e9aste\u00a0: plus les situations sont excessives, baroques et lacrymales, plus la mise en sc\u00e8ne de Matarazzo excelle dans la retenue, le classicisme, l\u2019\u00e9pure. Cela ne veut pas dire que les films soient remarquables par leur sobri\u00e9t\u00e9\u00a0; les acteurs, encourag\u00e9s par Matarazzo, n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 exprimer leurs tourments, \u00e0 laisser exploser une douleur et une angoisse longtemps refoul\u00e9es. Mais le style de Matarazzo se caract\u00e9rise par sa s\u00e9r\u00e9nit\u00e9, un lyrisme discret qui est celui d\u2019un authentique cin\u00e9ma spiritualiste, transcendant les clich\u00e9s du feuilleton. Dans une avalanche de coup de th\u00e9\u00e2tre, de drames, de deuils et d\u2019acharnement du destin (Matarazzo et ses sc\u00e9naristes parviennent \u00e0 faire mourir un enfant deux fois, multipliant le calvaire de sa m\u00e8re), une sc\u00e8ne \u2013 sublime \u2013 r\u00e9sume \u00e0 elle seule l\u2019art de Matarazzo\u00a0: un enfant fugueur croise sur son chemin une religieuse et lui donne \u00e0 boire dans ses mains. Les deux \u00eatres solitaires \u00e9prouvent un trouble myst\u00e9rieux lors de cette fugace rencontre, a point de se retourner chacun \u00e0 leur tour pour voir s\u2019\u00e9loigner l\u2019autre. Ni la m\u00e8re ni le fils ne peuvent savoir qu\u2019ils viennent de se voir et de se parler. L\u2019ironie d\u2019un sort cruel n\u2019est absolument pas soulign\u00e9e et quelques plans d\u2019une absolue d\u00e9licatesse, dignes de Mizoguchi, nous emplissent d\u2019\u00e9motion. C\u2019est le seul m\u00e9lo de Matarazzo qui finit mal, et son plus grand succ\u00e8s populaire, ce qui encouragera la production d\u2019une suite folle et g\u00e9niale, <i>La Femme aux deux visages<\/i>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>Guai ai vinti<\/i> (1954)<\/p>\n<p>Un autre m\u00e9lodrame intense et d\u00e9chirant (traduction litt\u00e9rale du titre\u00a0: \u00ab\u00a0malheur aux vaincus\u00a0\u00bb), cette fois-ci situ\u00e9 dans un contexte historique pr\u00e9cis. Pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale, tandis que les hommes sont au front et que les troupes austro-hongroises envahissent la V\u00e9n\u00e9tie, Luisa une femme mari\u00e9e et Clara sa jeune ni\u00e8ce n\u2019ont pas le temps d\u2019abandonner leur maison et sont viol\u00e9es par des soldats autrichiens, tandis que la petite fille de Luisa est en \u00e9tat de choc et perd l\u2019usage de la parole. Les deux femmes se retrouvent enceintes et doivent affronter la honte de leur condition. Luisa pr\u00e9f\u00e8re avorter de peur de r\u00e9v\u00e9ler la v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 son mari, tandis que Clara donne naissance \u00e0 un enfant et subit l\u2019opprobre de la population qui l\u2019accuse de connivence avec l\u2019ennemi. Comme toujours dans les m\u00e9lodrames de Matarazzo la maternit\u00e9 est au c\u0153ur du r\u00e9cit, avec ici le dilemme moral et religieux de l\u2019avortement, banni par l\u2019Eglise catholique. On assiste \u00e0 une curieuse sym\u00e9trie entre le destin des deux h\u00e9ro\u00efnes\u00a0: l\u2019une choisit que son enfant issu d\u2019un viol ne naisse pas pour continuer \u00e0 vivre comme avant le drame\u00a0; l\u2019autre, plus jeune, meurt parce qu\u2019elle a choisi de donner la vie. Le final r\u00e9unit une m\u00e8re et un b\u00e9b\u00e9, conclusion qui rappelle que toujours chez Matarazzo (voir <i>L\u2019Esclave du p\u00e9ch\u00e9<\/i>) les liens du c\u0153ur sont aussi forts \u2013 voire davantage \u2013 que les liens du sang, et que l\u2019amour se d\u00e9place d\u2019une \u00e2me \u00e0 l\u2019autre, d\u2019un corps \u00e0 l\u2019autre, comme par r\u00e9incarnation.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>L\u2019Esclave du p\u00e9ch\u00e9<\/i> (<i>La schiava del peccato<\/i>, 1954)<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019un des plus beaux m\u00e9lodrames de Matarazzo, et pourtant il n\u2019est pas interpr\u00e9t\u00e9 par Yvonne Sanson et Amedeo\u00a0Nazzari. C\u2019est Silvana Pampanini qui incarne une entra\u00eeneuse sauvant par hasard la vie d\u2019une petite fille polonaise lors d\u2019un d\u00e9sastre ferroviaire. L\u2019attachement imm\u00e9diat et presque surnaturel de l\u2019enfant \u00e0 la jeune femme r\u00e9pond au souvenir de cette derni\u00e8re dont le b\u00e9b\u00e9 est mort \u00e0 la naissance quelques ann\u00e9es plus t\u00f4t. Encore cette id\u00e9e de la circulation des \u00e2mes ch\u00e8re \u00e0 Matarazzo et son sc\u00e9nariste De Benedetti. Le film suit le long et laborieux chemin de la jeune femme pour retrouver la respectabilit\u00e9 sociale qui lui permettra d\u2019obtenir la garde de l\u2019enfant qu\u2019elle aime comme sa propre fille, jusqu\u2019\u00e0 un retournement de situation d\u2019une cruaut\u00e9 exceptionnelle. Un beau film sur la bont\u00e9 et le sacrifice de soi, qui montre que l\u2019amour maternel est plus fort que tout.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i>La Femme aux deux visages<\/i> (<i>L\u2019angelo bianco<\/i>, 1955)<\/p>\n<p>Cas particulier \u2013 \u00e0 plus d\u2019un titre\u00a0! \u2013 dans la s\u00e9rie des sept films interpr\u00e9t\u00e9s par Yvonne Sanson et Amedeo Nazzari, <i>La Femme aux deux visages<\/i> est la suite directe du <i>Fils de personne<\/i>, tandis que les autres longs m\u00e9trages proposent des histoires ind\u00e9pendantes. Fait notable, Yvonne Sanson y interpr\u00e8te deux r\u00f4les\u00a0: celui du premier film (Luisa, une femme bris\u00e9e par la mort de son fils et qui a choisit d\u2019entrer au couvent) et aussi Lina, une femme de mauvaise vie, artiste de music-hall au charme vulgaire et prostitu\u00e9e occasionnelle, que le h\u00e9ros Amedeo Nazzari va rencontrer par hasard dans une gare. L\u2019apparition de Lina \u00e0 la fen\u00eatre d\u2019un train est superbement mise en sc\u00e8ne. Impossible de ne pas songer \u00e0 <i>Vertigo<\/i>, r\u00e9alis\u00e9 trois ans plus tard, devant cette histoire d\u2019un homme rendu fou par la douleur (il perd son fils dans le premier film, son \u00e9pouse et sa fille dans le deuxi\u00e8me) et qui voit la femme de sa vie r\u00e9appara\u00eetre avec une nouvelle personnalit\u00e9\u2026 le d\u00e9doublement se substitue \u00e0 la r\u00e9incarnation. il s\u2019agit sans doute du sc\u00e9nario le plus d\u00e9lirant et le plus extr\u00eame jamais film\u00e9 par Matarazzo, tant par la surcharge m\u00e9lodramatique que l\u2019atmosph\u00e8re onirique et presque fantastique qui impr\u00e8gne ce r\u00e9cit qui ressemble \u00e0 un r\u00eave fi\u00e9vreux. Yvonne Sanson, habitu\u00e9e aux r\u00f4les de madones belles et tourment\u00e9es est aussi bouleversante et convaincante en religieuse qu\u2019en putain, personnage o\u00f9 elle peut exprimer une sensualit\u00e9 extraordinaire mais toujours brid\u00e9e par le poids de la faute et de la r\u00e9demption. Cette r\u00e9trospective nous aura permis de d\u00e9couvrir l\u2019\u00e9rotisme g\u00e9n\u00e9reux de cette actrice \u00e9tonnante, dont les deux grains de beaut\u00e9 sur le menton, plus ou moins mis en valeur selon les caract\u00e8res qu\u2019elle interpr\u00e8te, n\u2019ont pas fini de nous hanter.<\/p>\n<p>A suivre\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9trospective Raffaello Matarazzo s\u2019et termin\u00e9e hier et restera comme l\u2019une des manifestations majeures organis\u00e9es par cette v\u00e9n\u00e9rable institution depuis\u2026<\/p>\n","protected":false},"author":116,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v20.8 - https:\/\/yoast.com\/wordpress\/plugins\/seo\/ -->\n<title>R\u00e9trospective Raffaello Matarazzo \u00e0 la Cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise (3) - 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