Bron, le carton scandinave qui grandit

Bron3

Bron, plus connue sous son nom international « The Bridge« , d’ailleurs adaptée aux États-Unis sous ce titre, a effectué son retour le 27 septembre dernier dans les pays nordiques. Cette saison 3, particulièrement attendue du public suite aux événements qui se déroulent à la fin de la saison précédente, a de nouveau fait exploser les compteurs d’audience.

Diffusée simultanément sur DR1 (Danemark), SVT1 (Suède) et YLE1 (Finlande) et, le jour suivant, sur NRK1 (Norvège) et RUV (Islande), son premier épisode a réuni 3 330 000 téléspectateurs, selon les chiffres de Filmlance International, la société de production, cités par le site Nordic Film and TV Fund. Ces chiffres ne prennent pas en compte l’audience de RUV.

« Nous espérions égaler les chiffres de la saison 2, même si moins de téléspectateurs regardent la télévision aujourd’hui qu’il y a deux ans. Mais nous avons fait encore mieux ! » a indiqué Anders Landström, son producteur.

Ce résultat est particulièrement probant en Suède où le public a répondu présent. 1 400 000 téléspectateurs ont découvert les nouvelles aventures de Saga Nóren, interprétée par Sofia Helin, alors qu’ils étaient 268 000 en moins pour le début de saison 2 et 459 000 en moins pour le début de saison 1.

A l’occasion du Festival de la Fiction TV de La Rochelle, nous avions eu l’occasion de découvrir l’entame de cette nouvelle saison. Voilà ce que j’écrivais il y a quelques jours de cela :

Le festival a réussi le joli coup d’obtenir l’avant-première mondiale de la saison 3 de Bron, série dano-suédoise. Et comme je suis très professionnel, j’ai binge-watché les deux précédentes saisons quelques jours avant le début du festival. J’étais donc à jour. Verdict ? Mouais. Cette entame de saison 3 – nous n’avons vu que le premier épisode – est un peu lente et surtout assez peu claire sur l’orientation de la saison. Une thématique en revanche ressort très clairement des enjeux : l’homosexualité.

Une femme, retrouvée morte et mise en scène autour d’une table avec des mannequins (enfants et adulte masculin), est favorable à la législation mettant l’homosexualité au même niveau que l’hétérosexualité. Si ce thème ne s’en rapproche pas, la manière de mettre en scène le lieu du crime ressemblerait presque à la série de France 2, Les Témoins, où la reconstruction factice d’une famille devient un symbole.

Ceci dit, pas un mot, pour l’heure, sur les retournements de situations en fin de saison 2. La question de Martin, collègue danois de Saga, envoyé en prison est légèrement évoqué et, surtout, la question du grand méchant qui ajoutait une couche supplémentaire au complot écolo ne semble pas être encore le centre des préoccupations.

Cette projection s’accompagnait d’une discussions avec les producteurs et scénariste. On a appris au cours de celle-ci qu’ils tournent chaque saison en trois blocs : 4 épisodes, 4 épisodes puis 2 épisodes. Et chaque bloc est donc cross-boardé (toutes les scènes d’un décors sont tournées le même jour). Le tournage s’étale sur 7 mois et demi. Bref, j’attends de voir la suite pour pouvoir me prononcer sur cette saison 3. La thématique est passionnante et, par ailleurs, une partie de la vérité devrait être levée sur le passé de Saga, laquelle sera rejointe par un nouvel inspecteur danois particulièrement mystérieux.

Catégories : Actualité · Série suédoise