Festival du livre Mouans-Sartroux

Débats, rencontres, cinéma, lectures, concerts, contes… Du 7 au 9 octobre, le Festival du livre de Mouans-Sartroux fête sa 29ème édition autour d’un thème en forme d’injonction : « vivre ».

Les noms de baptême sont parfois trompeurs. Quel « livre » est à l’honneur lors du festival de Mouans-Sartroux ? Une couverture enveloppant des pages serties d’encre pour faire émerger l’imaginaire… Est-ce seulement cela un « livre » ? Non, car ce que célèbre le Festival du livre de Mouans-Sartroux ce n’est pas tant l’objet en lui-même que la source d’enseignements, de réflexions et de connaissances qu’il représente pour qui s’aventure à son déchiffrage. Alors, avec cet amour de la littérature solidement harnaché à son ADN, le festival s’est ouvert à d’autres types d’arts jusqu’à devenir un véritable carrefour de créations et d’échanges autour de récits forts.

Sieste littéraire

 

Des livres délivrés des livres

Pour cette 29ème édition, près de 400 auteurs seront ainsi réunis, de Maylis de Kerangal à Richard Bohringer en passant par Jean Teulé, Olivier Py, Christine Ockrent ou encore Guy Bedos. Expositions, débats, projections et lectures se succèderont à un rythme effréné en suivant le fil rouge le plus riche (et vaste !) qui soit : « vivre ! ».

Car il ne suffit pas d’exister pour avoir la prétention de vivre. Alors, célébrons ces vivants d’une époque aux idées claires et à l’imaginaire vorace ; supportons ces artisans infatigables du vivre-ensemble ; militons pour ceux qui ne peuvent vivre décemment, pour ceux contraints de (sur)vivre !

Cette année, ARTE présentera de nombreuses créations. Le samedi 8 octobre marquera ainsi l’ouverture de l’exposition « Freedom Hospital », inspiré de la bande-dessinée d’Hamid Sulaiman qui y évoque les débuts de la guerre en Syrie, des manifestations pacifistes de 2002 à l’émergence de Daech. C’est un récit vrai et troublant, fait de poésie et de tourments, qui relate l’histoire d’un hôpital clandestin créé par une militante pacifiste. Malades, soignants et bien portants… toutes les âmes qui y errent figurent la diversité de la société syrienne. Malade à quel point ?

Voisin de cette thématique, le documentaire Kurdistan la guerre des filles, de Mylène Sauloy, sera également projeté le 8 octobre, décrivant la lutte singulière des militantes kurdes contre Daech pour une société égalitaire.

Enfin, le documentaire de Jérôme Prieur Les Jeux d’Hitler, nous inviteront à voir comment se structurent les spectacles sous le joug de la tyrannie en inspectant les jeux olympiques de Berlin de 1936 qui ont été façonnés par le nazisme.

 

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Qui veut l’appeau de Jack London ?

 A l’occasion du festival, ARTE a également tenu à consacrer une place inédite à Jack London. Une exposition intitulée Les Vies de Jack London, inspirée du livre éponyme, se présentée toute la durée du festival tandis que le documentaire Jack London, une aventure américaine (diffusion le 3 décembre à 20h50 sur ARTE) sera projeté le 9 octobre en compagnie de son réalisateur Michel Viotte. L’écrivain américain, connu pour les œuvres Croc Blanc, Martin Eden ou encore Le Vagabond des étoiles, a ancré ses récits dans un contexte tout particulier. A l’aube d’un XXème, siècle marqué par le progrès technique et l’industrialisation, il s’est évertué à perpétuer les fantasmes de la conquête de l’Ouest. Son œuvre se pose comme une ode à la vie sauvage, une existence affranchie des carcans et des prêts-à-penser. La nécessité suffisante de « vivre ».

 

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